Seuls rescapés d’un accident d’avion en plein mer, Linda (du service stratégie et planification) et Bradley (son patron), doivent s’unir pour survivre, seuls sur une île déserte. Pour cela, ils vont devoir surmonter les griefs du passé.
Imaginez l’émission de télé-réalité "Naked and Afraid" (sauf qu’ici, ils ne sont pas nus), réunissant un homme et une femme, que tout oppose et qui doivent s’unir pour s’en sortir. Voilà le postulat de départ où, pour pimenter les choses, on se retrouve avec deux protagonistes diamétralement opposés, contraints et forcés de devoir cohabiter ensemble et où le dominé devient le soumis et inversement.
Sam Raimi (Evil Dead - 1981) nous embarque dans un séduisant et machiavélique jeu de dupes où les rapports de force sont inversés spoiler: (c’est assez jubilatoire d’y voir un . imbu de sa personne, né avec une cuillère en argent dans la bouche et misogyne, tomber aussi bas et être rabaissé de la sorte devant une femme si débrouillarde et survivaliste dans l’âme) .
16 ans après son dernier film d'horreur (Jusqu'en enfer - 2009), le réalisateur nous entraîne dans une relecture horrifico-rigolote de Robinson Crusoe spoiler: (avec quelques passages gore cartoonesques avec geysers d’hémoglobine et de vomi) où Rachel McAdams & Dylan O'Brien se complètent admirablement bien sur cette île pas si paradisiaque qu’elle en a l’air…
Le synopsis et le genre commercial annoncé font de ce film un objet d'intérêt (il n'est pas courant de rire et de frémir en même temps). De plus, la bande-annonce accroche bien. Et enfin, il y a le réalisateur, dont on connaît le nom depuis plus de quarante ans -que ce soit dans le cinéma fantastique (dont le premier Spider-Man) ou dans le cinéma d'horreur. C'est ainsi qu'on a envie de voir ce film.
Et l'on n'est pas déçu au début, c'est-à-dire avant que le huis-clos annoncé démarre. La Linda nous a enchanté avec sa perruche nymphique et l'on vote déjà pour elle ! On sent que ce sera un film féministe côté message social. Son patron (joué par l'acteur de la série Teen Wolf) sent le fils à papa pourri jusqu'au bout des ongles, d'ailleurs la bande-annonce disait tout... Et les deux personnages se présentent bel et bien, chacun, sous des apparences qui trahissent l'hystérie de leurs travers. On sent bien que ça pourra déraper entre eux. La caméra est maline, elle s'attarde sur des détails croustillants, on sent dès ce moment que les deux oiseaux sont indécrottables, chacun dans leurs genres et dans leurs excès. On jubile d'avance.
Mais cette excellente introduction mène à la déception (par contraste ?). Car après, tout nous semble un peu bancal, sans savoir vraiment où -sans doute l'horreur dans la comédie n'est pas un art facile ; ou bien le film vise le spectateur ado, adepte des jeux de survival et de gore qui éclabousse. Les deux acteurs (tous deux lauréats de Teen Choice Awards) devraient donc encore enchanter les ados avec ce film -il y a des destins comme ça. Mais on ne leur en veut pas d'enchanter les ados. On ne leur en veut même pas du tout. Ils font le job comme on dit. Le job assigné par le metteur en scène. C'est à lui qu'on en veut un peu. C'est surtout lui qu'on venait voir...
On sent poindre Misery ; on sent poindre aussi Bridget Jones. Le scénario ajoute un événement aux trois quarts du film qui n'avait rien à faire là. On finit par se poser la question de la vraisemblance (c'est toujours la question qui tue l'ambiance). On finit par s'ennuyer. Sauf la dernière minute, mais c'est trop tard.
Sam Raimi qui revient au film de genre, cela suffit à attiser ma curiosité et je ne regarde même pas la bande annonce. Send Help est un mélange de Misery de Seul au monde et de Sans filtre (mais en beaucoup plus divertissant et incisif que le dernier nommé). On suit une formidable Rachel McAdams en cadre totalement méprisée par sa hiérarchie qui se retrouve bloquée sur une île avec un boss aussi arrogant qu impotent. Cela donne lieu à un formidable mélange des genre entre film d aventure, Romcom trash, humour noir et potache et lutte des classes dans une ambiance jubilatoire. C est aussi une accumulation de petites idées et de retournements de situation qui fonctionnent et qui jouent tous le long avec nos attentes (la scène du rat m a bien eu). Je ne reprocherais au film que son esthétique qui ressemble par moment trop à un épisode de Koh Lanta et quelques Cgi ratés d autant plus décevants dans un film d un réalisateur dont une des principales qualités était la débrouille, mais en dehors de cela c est du pur plaisir.
Un melange de genre assez réussi , quelques moments amusant , d'autres un peu gore , une actrice principale pas mal du tout , au total un film assez divertissant.
Il nous avait manqué, le Sam Raimi sale et méchant. Depuis la sortie de Jusqu'en Enfer, la force du cinéaste s'est un peu dissipée dans les limbes du pays d'Oz et le carcan industriel de Marvel. Il y avait de quoi désespérer, après ce hiatus de 15 ans. Send Help revêt donc un double-sens, en cela qu'il représente le sauvetage inattendu d'un auteur perdu entre autoparodie et lassitude. Comme souvent, il suffit d'un bon pitch et de personnages bien caractérisés. Bien assez pour réveiller le Sam Raimi d'Evil Dead, passé maître dans l'art de vous accrocher en quelques minutes. On achète tout de suite Linda (Rachel McAdams, incroyable), employée marginale déconsidérée par son supérieur Bradley (excellent Dylan O'Brien), jeune ordure en chef à qui tout a été servi sur un plateau. Une fois que les deux tourtereaux se retrouvent seuls survivants d'un catastrophe aérienne, le script va se faire un malin plaisir de renverser le rapport de domination. Et Raimi de s'éclater à déboulonner les archétypes en mode Tex Avery. Face à l'adversité, Linda sort de sa chrysalide spoiler: et devient le monstre qu'on aime malgré tout . Quant à Bradley, il est tiraillé entre sa mentalité de crétin et son instinct de survie. En résulte à savoureux duel en terre inconnue, sadique et dégueu mais toujours drôle. Send Help ne se fait pas prier pour envoyer la sauce, spoiler: à base de giclées de sang, de vomi à répétition et d'échauffourée ultra-violente . Le rythme redescend un peu arrivé à mi-parcours, mais Raimi ne baisse pas les armes pour autant. Le voilà de retour en pleine possession de ses moyens, aussi virtuose (ce génie du montage) que vicelard. Ce serait dommage de s'en priver.
Des personnages caricaturaux mais cela est probablement un parti pris donc c'est ok. Franchement la salle a rit à plusieurs moments, un vrai côté humoristique assez inattendu. En revanche j'ai trouvé que certains passages étaient trop longs, et le côté comédie romantique est trop marqué. J'aurai aimé plus de scènes trash pour rendre le film plus piquant et percutant, cela aurait tellement collé au scénario. Niveau CGI ce n'est pas top top, dommage. J'ai malgré tout passé un bon moment mais je reste quand même un peu déçue, je m'attendais à mieux, à plus.
La bande-annonce donnait déjà envie de voir le film mais le film surpasse la bande-annonce ce qui est rare !
Après plusieurs années, Sam Raimi refait enfin un film d’horreur/thriller ! Le scénario est assez original et très bien ficelé avec plusieurs retournements de situation avec peu de longueur voir pas du tout !
Les décors tropicaux sont très sympathiques ! Puis, Dylan O’Brien et surtout Rachel McAdams jouent à la perfection ! Bien évidemment déconseillé au moins de 12 ans pour des scènes choquantes pour un jeune public ou un public sensible !
Un film aussi gore que drôle, qui surprend constamment grâce à ses retournements inattendus. L’histoire paraît classique mais est menée avec une vraie maîtrise. Les acteurs surjouent un peu, mais ça participe finalement au ton déjanté du film. Une séance fun et déroutante.
Send Help n’est pas un mauvais film, il offre quelques rares scènes de divertissement qui plairont au spectateur occasionnel. Je regrette, pour ma part, d’avoir perdu mon temps et mon argent pour aller le voir en salle. Le film propose un large panel de fenêtres qu’il n’ouvre jamais : les enjeux de la survie en milieu hostile, le trauma suite à un crash, la chute/inversion des responsabilités, la folie, la remise en cause du patriarcat dans le monde professionnel… A la place on a pléthore de scènes grotesques et irréalistes qui servent un propos absent. Le film partait bien pourtant, mais très vite le scénario se transforme en jungle stérile, ça part dans tous les sens pour cocher les cases superficielles des genres auxquels il prétend s’attacher : deux screamers, des grimaces, des dialogues censées nous faire rire, ça tourne en rond autour de deux personnages auxquels on ne s’attache pas un instant. Toutes les scènes sont prévisibles. Oh que j’avais hâte que les secours arrivent pour mettre enfin un terme à ce qui ressemble le plus à un épisode de friends. Oubliable et à oublier.
Sam Raimi réalise un survival hilarant et tendu où une employée et son patron, échoués sur une île, cohabitent. Rachel McAdams brille dans ce film, bien que parfois sage, il reste un divertissement efficace et mordant, mêlant tension, gore et satire sociale.spoiler:
Je suis allée voir ce film, par curiosité, mais avec quelques à priori…et dès le début, je me suis dis « je le savais, un remake de « 6 jours, 7 nuits » revisité façon « Kho Lanta » !!! Et puis, je me suis prise au jeu. Pauvre petite comptable détestée de tous…mais est-elle vraiment une victime ? J’avoue que ce film m’a surpris et je l’ai adoré, du début à la fin. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cela ! Incroyable !!! Allez-y vous ne serez vraiment pas déçus et passerez un excellent moment.
Fan de Dylan O’Brien, le film se laisse regarder grâce à une image soignée et une BO correcte. En revanche le scénario est très déjà-vu et manque de crédibilité.
Excellent thriller survivaliste amoral à l’humour noir où il est très difficile de prendre parti pour l’un ou l’autre des personnages tellement les trahisons et les manipulations sont nombreuses.
Un film drôle, violent, gore et terriblement efficace.
Un peu convenu et trop gore, ce film se suit assez facilement. Deux beaux acteurs au service d’une histoire improbable du faux couple se retrouvant sur une île déserte pour s’y écharper. Rien de nouveau sous le soleil.