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alessbat16
1 critique
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3,0
Publiée le 16 février 2026
Send Help est un véritable cocktail de genres. Le film s’ouvre comme un drame social sur fond de rivalités corporatives : chacun tente de préserver son statut, d’écraser pour ne pas être écrasé. Cette dynamique de pouvoir, très marquée au départ, sera d’ailleurs poussée à son extrême plus tard dans le récit. Puis tout bascule. L’accident propulse les personnages en pleine nature, et le film glisse vers l’aventure et la survie. Les rapports de force s’inversent brutalement. Dans ce nouvel environnement, Linda trouve enfin sa place : Elle n’est pas à l’aise avec les gens, mais elle l’est avec la nature. Là où elle semblait effacée dans le monde de l’entreprise, elle s’épanouit dans la survie. Et très vite, on se range de son côté. On savoure même le moment où Bradley, le patron oppresseur, ramené au rang d’égal. Sauf que lui refuse cette égalité. Il tente de rétablir l’ordre d’avant. La réaction de Linda devient alors plus radicale : c’est désormais lui qui se retrouve en dessous. Et dans le contexte, on comprend encore cette bascule : difficile d’être indulgent avec quelqu’un qui refuse toute remise en question. Ce qui fascine, c’est la manière dont le film manipule nos émotions. Les relations évoluent, les vulnérabilités se dévoilent, les liens se resserrent. Les personnages s’humanisent. Sans s’en rendre compte, on en vient presque à espérer qu’ils puissent coexister, voire former un duo improbable. Je me suis surprise à changer de camp en permanence, guidée subtilement par la mise en scène. Puis les masques tombent, et tout vacille. Celle en qui on avait placé notre confiance abuse de son pouvoir et endosse pleinement le rôle d’oppressante. On se retrouve sans repère moral : si je ne peux plus la soutenir, alors qui ? Lui, déjà problématique ? Le film nous laisse volontairement dans cette zone grise. Le cerveau vrille, la méfiance s’installe, et faute de figure digne de confiance, il ne reste qu’une option : se délecter du chaos. Si l’objectif était de nous manipuler émotionnellement, sur moi, ça a parfaitement fonctionné. J’ai passé un moment délicieusement mouvementé. Le duo de personnages est particulièrement réussi : leur dynamique oscille sans cesse entre confrontation, vulnérabilité et complicité inattendue. Cette instabilité émotionnelle rend leur relation passionnante à suivre. Le rythme est maîtrisé, alternant tension, respirations et retournements. L’ambiance mélange satire, survie et noirceur excessive dans un univers légèrement décalé, ce qui nourrit une comédie parfois grinçante. En revanche, tout n’est pas parfait. Les passages censés être horrifiques manquent de crédibilité, et certaines scènes tombent dans la prévisibilité. Une scène en particulier — très grotesque — m’a complètement sortie du film tant elle m’a semblé absurde. À ces moments-là, l’immersion en prend un coup. Malgré ces faiblesses, Send Help reste une expérience marquante, surtout pour sa capacité à jouer avec nos attentes et à nous faire changer de perspective. Un film imparfait, mais audacieux et émotionnellement déroutant.
"Send Help" est un film que j'ai bien apprécié. L'histoire est assez sympa, l'intrigue est intéressante même si je trouve que ça tourne un peu en rond et les décors sont plutôt très beaux. Les personnages sont dans l'ensemble attachants et la fin pouvait être mieux tournée.
"Par le réalisateur d'Evil Dead" résumerait bien ce que je pense de ce film vraiment sympa, à la fois violent et gore, et amusant voire même drôle. Un mélange de Misery et Cast Away par les scenaristes de Freddy vs Jason, musique de Danny Elfman tout de même... le tout mis en scène par le père Raimi lui même. Un mélange improbable et en bien des aspects plutôt réjouissant !
Send Help se distingue par un scénario vraiment original qui apporte un vent de fraîcheur dans son genre. L’histoire est bien construite, avec des rebondissements qui tiennent en haleine sans jamais tomber dans le cliché. On sent que le scénario a été travaillé avec soin, ce qui rend le film à la fois surprenant et captivant du début à la fin.
Les acteurs jouent un rôle clé dans cette réussite. Leur interprétation est convaincante et naturelle, ce qui permet au spectateur de s’immerger pleinement dans l’intrigue. On ressent leurs émotions, leurs doutes, et cela rend l’expérience encore plus intense. Leur complicité à l’écran contribue aussi à rendre les scènes plus crédibles.
Send Help est un film qui mérite d’être vu, non seulement pour son originalité, mais aussi pour la qualité de son jeu d’acteur. C’est un film qui sait captiver et surprendre.
J'y allais vraiment à reculons et j'ai été très agréablement surpris. Le premier quart d'heure est assez caricatural (l'employée très douée un peu gourde qui se néglige face au bogosse libéral, crétin et hyper misogyne). A partir de l'accident d'avion, d'excellentes choses nous sont offertes, on rit pas mal sur des réflexes ultra codés du monde du travail et de la mysoginie, même si le film reste assez balisé. Puis très vite, après les coups fourrés de part et d'autre on assiste non seulement à une farce réjouissante sur le monde du travail mais aussi -le titre "send help"-résonant bien dans les deux sens- à un jeu de massacre sur la guerre des sexes. Et le film ose dans ses derniers 3/4 d'heures aller jusque là où on n'avait pas imaginé. C'est mené de main par deux acteurs au top dont Rachel McAdams parfaite en nunuche qui se révèle une survivor d'enfer et Dylan O'Brien très à l'aise en petit con. Jubilatoire.
Presque 6 ans après son dernier film, Sam Raimi est de retour, avec sa marque de fabrique et sa pâte artistique. Un retour attendu et quel réussite !
Métaphoriquement bien écrit, Sam Raimi propose une mise en scène à la fois rassurante et malaisante en fonction des situations. C'est totalement génial à suivre, en plus que le duo McAdams/O'Brien fonctionne très bien
Plutot une bonne idée que ce scenario. Dans l'ensemble, le film est assez prenant, meme si il y a quelques petites longueurs. Mais divertissant tout de meme. On regrettera, tout de meme, spoiler: la charge du sanglier, ou l'animal est un véritable "Golgoth", Pourquoi grossir le trait à ce point? L'ambiance aurait du aussi, je pense devenir,spoiler: un peu plus suffocante, au fil du film . Sympa quand meme.
À mi-chemin entre le Sam Raimi baroque qu’on idolâtre et le Sam Raimi aseptisé par les studios qu’on tolère, son nouveau bébé porte bien la patte de son auteur, sans toutefois en retrouver le jusqu’au-boutisme. Graphique, mais trop numérique. Cruel, mais pas assez "salle gosse". Incarné, mais sans véritable souffle de mise en scène. La proposition demeure efficace, bien qu'il peut être difficile de ne pas regretter un manque d’envergure pour un film adoubé par la sainte trinité Bill Pope, Elfman et Raimi.
Reste une satire acérée des rapports de domination — nourri par un discours féroce sur la fatalité de l’individualisme et la survie sociale — qui donne tout son sens à l'intitulé du film et aux registres qu’il assume pleinement. C'est donc animé d’un nihilisme mordant plus que d’une franche misanthropie que le film déconstruit les mécanismes manichéens. Et surtout, chapeau à Raimi pour réussir à nous faire croire que Rachel McAdams peut ne pas être ravissante.
On est loin de la furie d’Evil Dead ou de Drag Me to Hell, mais le plaisir reste non dissimulé.
Franchement, une comédie parfaite pour se divertir et sortir de la morosité anxiogène : froid, inondations, politique, conflits en tous genres. Géniale aussi pour tous ceux qui travaillent, se mettent en quatre pour satisfaire des indicateurs et des managers, sans jamais être considérés ou récompensés. Vous aurez compris qu’ avec un esprit de juste revanche, le spectacle offert par Sam Raimi, qui sait y faire dans le domaine de l’ horreur, est jouissif. Avec un scénario catastrophe d’ introduction assez ordinaire, les scènes suivantes de survie sur cette île déserte, ne manquent pas de piquant, et de retournement de situations plutôt sympathiques et amusants. En effet, tandis que les rôles de monde d’ avant, celui de l’ entreprise avec ses codes pipés, s’ inversent, l’ interprétation de Rachel McAdams en Linda Liddle, suscite petit à petit une adhésion sans faille à la réponse implacable que cette « warrior » enchaîne face à son boss Bradley Preston, interprété avec cynisme bien trempé de l’ excellent Dylan O'Brien. Certes, l’ effet de surprise, avant le final, m’ a immédiatement fait penser au film « Seul au monde » avec Tom Hanks, mais le suspense entretenu par Sam Raimi est subtilement mis en œuvre, pour notre plus grand plaisir. Je recommande vivement cette comédie grinçante à souhait, tellement jubilatoire, épatante, à la morale partagée….!!**
Sam Raimi renoue avec son talent et son style décalé, presque délirant, dans la lignée de son célèbre Jusqu’en enfer. Il nous propose ici un film sympathique, porté par une belle morale. À ne surtout pas prendre au premier degré : c’est avant tout un divertissement assumé, rythmé et plaisant.
Franchement, Send Help m’a laissé une impression assez mitigée. J’ai trouvé l’idée de base hyper intéressante et il y a des moments vraiment prenants, mais j’ai parfois eu du mal à rester totalement dedans à cause de certaines scènes trop violentes.
Send Help est un thriller atypique mais efficace. Le film mise surtout sur l’ambiance, des personnages hauts en couleur une tension psychologique, et ça fonctionne bien. On se laisse facilement embarquer par l’atmosphère et par le jeu crédible des acteurs avec des scènes de gore et de violence très dosées. Sam Raimi parvient a rendre immersif un environnement improbable à la croisée des genres (horreur, comédie, thriller...). Un film qui change de ce qu'on a l'habitude de voir !
Avec Sam Raimi aux commandes, Send Help se révèle plutôt efficace. Sans révolutionner le genre, le film parvient à installer une tension constante grâce à une mise en scène dont Raimi a le secret. L’ambiance oppressante fonctionne parfaitement et l’isolement des deux personnages principaux est particulièrement bien retranscrit à l’écran. Le scénario comporte quelques facilités, et les deux héros auraient mérité un développement plus approfondi, mais l’ensemble reste cohérent et maîtrisé. Send Help n’est pas un grand thriller, mais il tient ses promesses et offre un divertissement solide, tendu et plutôt réussi.