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Lecinedebibi
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3,5
Publiée le 10 février 2026
Le retour de Sam Raimi aux affaires dans les films de genre sur le papier, ça donnait bien envie après son incursion chez Marvel et le second volet de Doctor Strange. En plus le réalisateur a opté pour un survival brut de décoffrage mâtiné d'affrontement entre une employé et son patron qui se crashent sur une île déserte. Je trépigne d'impatience en allant découvrir ce Send Help auréolé de bons retours et je dois dire que je suis sorti de la séance plutôt mitigé. Non pas que ce soit mauvais, loin de là, et c'est clairement regardable mais j'avoue que j'attendais un level au dessus venant de l'artisan de Evil Dead, Spider Man, Darkman ou Jusqu'en enfer. Le film déroule une trame plutôt très classique dans le style survival, agrémenté de clichés habituels et un duo de comédiens qui se rendent coup pour coup. C'est Rachel Mc Adams qui s'en tire le mieux en femme forte fan absolue de Koh Lantha et elle porte le film à bout de bras. Mais Dylan O'Brien n'est pas en reste en ajoutant une dose d'autodérision dans son rôle de PDG dépassé par les événements qu'il subit plus qu'autre chose. Sam Raimi ponctue également son récit de quelques punchlines, d'imageries sadiques et d'effets gores bien craspecs qui emporte un tant soit peu l'adhésion mais qui ne conduisent pas le film dans la catégorie au dessus. A voir si vous aimez la chasse aux sangliers (très) violente, la bouffe d'insectes (dégueux) en tout genre et les contrées paradisiaques au premier abord ("Où il ne doit en rester qu'un!")
Ce n’est pas mon genre de film mais j’ai été agréablement surprise. Très contente d’être sortie de ma zone de confort. J’ai beaucoup ri, j’ai eu pas mal de frissons, je ne me suis jamais ennuyée. Les deux acteurs principaux sont remarquables dans leur rôle. J’ai passé un très bon moment !
Send Help de Sam Raimi revisite les codes de l’horreur avec un esprit façon Koh-Lanta. Une belle surprise pour les fans de Evil Dead, Don’t Breathe ou encore de la première saga Spider-Man.
Send help mêle épouvante et comédie avec brio. L’intrigue est bien construite et les deux personnages principaux offrent des performances excellentes. La fille balance bien entre moments tendus et passages drôles. Certains effets spéciaux sont bofs.
Le film est vraiment original par ce mélange de comique et d’horreur à la fois. Cette originalité peut être aimée de certains mais également détester par d’autres. De mon côté je ne sais pas trop si j’ai vraiment apprécié le film qui est vraiment assez spécial pour le coup. Par certaines scènes d’horreur qui me mettaient mal à l’aise. Cependant, le film évoque des moments de la vie que certains ou certaines ont pu vivre (Patron toxique, personne qui ne rentre pas dans les codes de la société, …) et on pour le coup pu s’y retrouver. Pour les personnes qui aiment l’horreur, je pense que le film pourrait leur plaire.
Un film que je recommande. Le film est touchant, intense et transmet un message fort. Il fait réfléchir tout en restant émouvant, avec des moments qui marquent vraiment. On s’attache aux personnages et on ressort avec une vraie leçon humaine. Le présentateur qui nous l’a présenté était vraiment passionnant, très gentil et adorable, ce qui a rendu l’expérience encore plus agréable.
Raimi signe une comédie noire et gore qui plonge crescendo dans l’horreur. Malgré des facilités scénaristiques, on adore ce face à face aussi drôle que cathartique entre la géniale Rachel McAdams (Linda Liddle, bientôt culte) et l'impeccable Dylan O’Brien qui se donnent sans compter. A revoir en cas de coup de mou.
Très bon film on ne s’ennuie pas sur ce thriller haletant et ses superbes images du pacifique, style la revanche d’un blonde ( pas assez stylée) face à un dirigeant sans scrupule ! Qui sera la victime dd
Pas parfait mais quel plaisir de retrouver la mise en scène de Sam Raimi dans un film nous tient en haleine jusqu’à la fin. Une comédie noire audacieuse et efficace.
Un film intéressant de part sa bande annonce mais je trouve que le sujet n'a pas été suffisamment approfondi. Le film reste agréable à regarder mais il manque un petit quelque chose pour en faire un film incontournable
Avec Send Help, Sam Raimi signe un retour maîtrisé au thriller psychologique, en y injectant un humour noir corrosif et une mise en scène d’une grande précision. Le film s’inscrit dans un huis clos à ciel ouvert, où deux collègues, survivants d’un crash aérien, se retrouvent isolés sur une île déserte. Dès ses premières minutes, le récit pose un cadre clair : ce qui va se jouer ici dépasse largement la simple survie.
Linda Liddle et Bradley Preston incarnent deux visions opposées du monde. Elle est compétente, méthodique, mais invisibilisée dans un environnement professionnel dominé par des codes masculins et symboliques. Lui est héritier d’un pouvoir qu’il n’a pas construit, habitué à diriger par le statut et le langage. Lorsque le cadre social disparaît, cette hiérarchie artificielle s’effondre. L’île agit alors comme un révélateur brutal : les compétences abstraites ne valent plus rien, seules comptent l’adaptation, l’observation et l’action concrète.
Sam Raimi met en scène ce renversement avec une rigueur quasi clinique. Chaque décision, chaque geste lié à la survie redessine les rapports de force. Le film refuse toute lecture simpliste ou héroïque. L’ascension de Linda n’est jamais glorifiée, et la chute de Bradley n’est pas réduite à une punition morale. Au contraire, Send Help s’installe dans une zone grise, où le pouvoir, quel que soit celui qui le détient, conserve une part de violence et de corruption.
La crédibilité du film repose également sur un réalisme assumé. Les gestes de survie, la gestion de l’eau, du feu, de l’abri ou de l’épuisement sont filmés sans tricher, donnant au récit une matérialité constante. Les corps deviennent un langage narratif à part entière. Les costumes se dégradent, la fatigue s’inscrit sur les visages, et la transformation physique accompagne la bascule psychologique. L’île elle-même s’impose comme un véritable troisième personnage, hostile et révélateur, jamais salvateur.
Le duo Rachel McAdams et Dylan O’Brien constitue l’axe central du film. Leur affrontement est tendu, évolutif, nourri de silences, de regards et de ruptures de rythme. Sam Raimi orchestre cette confrontation avec une grammaire visuelle fluide, alternant tension, ironie et malaise. Les scènes d’action ne cherchent pas l’esbroufe, mais renforcent la dynamique psychologique du récit.
Sans jamais verser dans le manichéisme, Send Help questionne la fabrication des monstres sociaux et la fragilité de nos valeurs lorsque les règles disparaissent. Un film inconfortable, précis et maîtrisé, qui confirme une nouvelle fois la capacité de Sam Raimi à mêler genre, mise en scène et réflexion morale, avec une efficacité redoutable.