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gvnm73
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4,0
Publiée le 24 février 2025
Le mensonge élevé au rang de vérité, très 2024. Pas de parallèle ridicule, mais quand on voit la désinformation dont nous faisons l’objet quotidiennement, sans contre pouvoir, on se dit que quelque part, on est aussi berné qu’un allemand en 40. Ça fait flipper.
Un excellent film, troublant, car il parvient à concrétiser des personnages dont on n'a généralement au départ qu'une idée abstraite. Le rôle de Goebbels est incarné avec maestria par Robert Stadlober.
Avec ce biopic, le réalisateur Joachim Lang – petit-fils du grand cinéaste allemand Fritz Lang – démonte la mécanique du mensonge selon Goebbels en mariant des images extraites de ses propres archives et des séquences reconstituées. Apparaît alors l’art d’inverser la vérité pour duper ses publics. Ce mécanisme d’horloge, poussé à l’extrême limite, a tout d’une démarche de persuasion suicidaire allant bien au-delà de la théorie de la « persuasion clandestine » du sociologue du consumérisme Vance Packard. spoiler: C’est effrayant de vérité glacée !
Film excellent sur la puissance de la désinformation et de l'information contrôlé pour aller dans le sens voulu. Très fouillé et très bien joué. Les dernières semaines nous montrent que la citation de Primo Levi est particulièrement d'actualitéL Glaçant
“Those who cannot remember the past are condemned to repeat it.” À voir ! Pour comprendre comment les nazis ont pu manipuler une opinion populaire allemande initialement opposée à la guerre, comment l’antisémitisme a été instrumentalisé avec les conséquences horribles que l’on connaît, comment l’information a été truquée… .
Superbe film sur les mécaniques du IIIe Reich et du "Ministre de l'éducation" Joseph Goebbels, et sur comment, même dans la défaite, à fait en sorte de continuer ce système de propagande.
Alternant entre images d’archives et scènes avec acteurs, on reçoit une tonne d’informations, qui, cumulée à l’horreur et à un montage nerveux, font l’effet d’un bulldozer. On a là un gros morceau de l’Histoire difficile à encaisser, à accepter et à regarder. Mais c’est néanmoins très intéressant à disséquer, notamment la folie du pouvoir, l’art du mensonge, de la propagande et de la manipulation mais aussi la relation triangulaire entre Goebbels, sa femme et Hitler. Le film a le mérite de jouer cartes sur table, d’être cash et radical, en osant insinuer que ce qui est arrivé pourrait encore se produire… Un effet miroir lourd et éprouvant, donc.
Le carton introductif annonce les atouts ainsi que les points faibles du long-métrage: d'une part, un travail de documentation historique remarquable, permettant de découvrir l'intimité du couple Goebbels ainsi que les relations parfois tumultueuses entre le Docteur et Hitler, une illustration de la machination propagandiste (rouerie cynique, coordinations concrètes, jeux d'alliances, retournements idéologiques, utilisation des media, subordination de la sphère privée aux enjeux politiques), une interprétation saisissante de Robert Stadlober, une insertion d'images d'archives redoublant ou dénonçant les affirmations des protagonistes, une peinture terrifiante d'un chef dément considéré comme un génie voire un messie, une atmosphère de catabase généralisée; de l'autre, un académisme austère, un didactisme appuyé qui insiste sur le parallèle entre les chefs du IIIe Reich et les démagogues actuels, une démonstration chronologique implacable mais convenue. Ainsi, cette plongée dans le régime terrifiant des nazis vaut par son intérêt historique, son rappel de l'embrigadement aisé des peuples, sa peinture des pires penchants humains - bien plus que pour sa force ou sa valeur purement cinématographique. Utile cependant.
J'espérais voir un film sur les coulisses de la manipulation des masses, mais celui-ci ne répond pas vraiment à la question "comment le peuple a pu suivre et ne rien voir ou presque". On ne voit pas ou peu les effets de la propagande sur le peuple. Cela amène à s'interroger sur l'idée d'adopter le point du personnage pour dénoncer cette fabrique du mensonge d'autant que Goebbels a l'air d'être un illuminé un peu bêta, qu se délecte de sortir des phrases un peu grandiloquentes devant ses admirateurs. Tout est surexpliqué et ce côté trop didactique est l'un des traits un peu agaçant du film, le carton du début l'illustrant parfaitement en expliquant que le film se veut une alerte vis-à-vis de ce qu'il se passe aujourd'hui ce que l'on aurait pu comprendre sans aide. Des images d'archives s'insèrent au sein du récit, certaines de manières pertinentes (on comprend bien pourquoi il n'était pas envisageable de faire autrement), d'autres images servent seulement à montrer que la fiction a bien reconstitué la réalité. Ce côté quasi-documentaire reste intéressanL, le volet fiction servant surtout à montrer comment des hommes ordinaires peuvent commettre les pires monstruosités. Le film a ainsi le mérite de rappeler crûment les horreurs commises par les nazis et les arguments qui étaient déployés à l'époque pour justifier des tueries de masse. On ne répondra sans doute jamais vraiment à la question de savoir comment cela a pu arriver, il est cependant toujours utile de rappeler que c'est arrivé.
Les longs-métrages historiques allemands ont ce défaut récurrent de ne pas avoir les moyens de leurs ambitions. Et La Fabrique du Mensonge ne déroge pas à la règle. Sortir les costumes nazis des placards est une chose, mais réaliser des reconstitutions crédibles de toute cette époque en est une autre. Le réalisateur Fritz Lang use d’artifices pour masquer son manque de figurants et de décors crédibles, mais c’est souvent fait de manière bien maladroite. Le plus malin de sa part est d’utiliser, par moments, tout simplement, de réelles images d’archives de ce qu’il veut nous présenter. Mais le défaut majeur du film reste la prestation très décevante de Fritz Karl dans le rôle d’Adolf Hitler. Le célèbre dictateur a maintes fois été incarné sur grand écran, mais rarement de manière aussi peu crédible et maladroite. Heureusement, ce n’est pas le personnage principal du récit, mais cela fait quand même tâche, car à chacune de ses apparitions la tension retombe d’un cran alors que cela aurait dû être le contraire. Le premier rôle, celui de Joseph Goebbels, est incarné avec beaucoup plus de talent par l’acteur autrichien Robert Stadlober. Mais le scénario n’offre pas au comédien la possibilité de nous montrer grand-chose sur la personnalité profonde du célèbre ministre de la propagande nazie. Trop superficiel sur la description du monstre Goebbels, le film l’ait aussi étonnamment sur la fameuse fabrique du mensonge. On survole trop légèrement le rôle des longs-métrages, des actualités cinématographiques et de la presse dans cette propagande massive. Tout au plus a-t-on le droit à la reproduction de quelques discours iconiques du tribun, mais le sujet de la production de la désinformation de masse reste obscur.
Ce film met en lumière la propagande nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Ce qui me frappe, c’est que les méthodes de Joseph Goebbels se retrouvent aujourd’hui dans de nombreux pays occidentaux qui se prétendent être de grandes démocraties.
Un film tiré de la vie de goebels et qui fait froid dans le dos. Entre film et documentaire, je dois dire avoir été captivé et donc interessé tout du long. Quand la folie des hommes est porté à l'écran, afin que l'on n'oublie pas.....
Réalisé dans le même style que " la chute" (2005) et " la conférence" (2023) " la fabrique du mensonge" constitue un complément indispensable à ces deux références.
Ici le regard porté sur le IIIeme Reich est posé à travers le portrait de Joseph Goebbels ( son titre de docteur vient de son grade universitaire en philologie), ministre de la propagande, dont la fonction fût de première importance pour galvaniser l'opinion, la réifier, dans le but de la contrôler et la dominer.
Le film nous montre aussi jusqu'à quel point le totalitarisme était ancré. Les choix les plus intimes, même de ses figures les plus en vue étaient placés entre les mains du chef, afin de conforter une image de pureté aux yeux de l'opinion.
Depuis E.Bernays et son livre fameux " Propagande"(1928), on sait comment manipuler l'opinion et pas seulement dans les régimes dictatoriaux ou totalitaires.
Le témoignage final constitue une proposition pertinente ( selon moi) de réflexion sur l'origine du mal : se croire et se penser de façon intrinsèque comme supérieur à l'autre.
Ça semblait être une promesse attrayante à la lecture du synopsis, découvrir les cordes de la propagande notamment du point de vue de Goebbels sur l ensemble de cette époque nazi. C est décevant de ce point de vue, a part quelques déclarations le jeu d acteurs et le déroulement assez classique du film sous un angle historique plus connu, ce film ne nous fait pas découvrir grand chose.
Cette plongée dans la mécanique de la propagande nazie est impressionnante à plus d'un titre : d'abord par la qualité de la reconstitution et de son interprétation qui souvent laisse place aux images d'archives, que seul le noir et blanc vient distinguer, mais surtout par l'affreuse actualité de ce à quoi nous assistons. Et même en gardant la distance historique nécessaire, et la tête froide, on ne peut s'empêcher d'avoir des sueurs froides à la pensée d'un Goebbels armé d'internet... Attention, certaines images sont particulièrement dures.