La Fabrique du mensonge
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Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 99 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2025
Nous voici plongés dans la vie de Joseph Goebbels, le propagandiste du IIIe Reich, depuis l’Anschluss (1938) jusqu’à la fin, à Berlin en 1945. Un film très documenté, le dignitaire nazi tenait en effet un journal quasi quotidien de ses actions et pensées. On pense à des films comme La Chute (2004) ou La Conférence (de Wannsee, 2022). Le réalisateur Joachim Lang fait le pari audacieux d’intercaler en permanence dans le film des images d’archives, et ça fonctionne très bien.

Le film montre bien que son discours au Palais des sports en février 1943 («Voulez-vous une guerre totale?»), après la défaite de Stalingrad, constitue le sommet de sa carrière, et le place au plus près du Führer.

spoiler: Surprenant : Goebbels ne voulait pas la guerre au début, Hitler le force à changer sa propagande qui promouvait la paix.
Il va s’appuyer sur le meurtre d'un diplomate allemand à Paris par un activiste juif, ce qui donnera la Nuit de cristal le 9 novembre 1938, de façon à mettre en avant le danger juif…

Tous les aspects de sa vie son abordés, spoiler: notamment quand Hitler interdit au couple de divorcer, suite à ses infidélités, un vrai vaudeville!
On voit toutes les dimensions de son action : presse, radio, films (Le Juif Süss, Le Juif éternel, Kolberg).

C’est presqu'un documentaire mais non, c’est un moment de cinéma, un film glaçant qui ne vous lâche pas pendant deux heures.
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FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2025
Plus qu'un biopic sur le ministre de la propagande d'Hitler, Joseph Goebbels, Joachim Lang tente de nous faire vivre les coulisses de la machine médiatique du Troisième Reich dans un mélange de fiction et de documentaire puisque de nombreuses images d'archive sont intégrées et certaines reproduites. On découvre un homme qui comprend qu'il s'agit aussi d'une guerre d'images qu'il veut contrôler à coup de vérités arrangées et de mises en scène. Le présent compte, mais il évoque aussi ce qui sera raconté et montré dans cent ans. Malgré une prémisse intéressante, j'ai trouvé ce film très plat. Ça commence par l'interprétation forcée de Robert Stadlober, puis ce traitement scolaire ou encore cette reproduction d'époque théâtrale peu convaincante. Pour le coup, tout ce qui concerne l'endoctrinement et la propagande n'est pas traité de manière convaincante. Bref, c'est bancal et très loin d'être à la hauteur de la promesse du début... Il y avait mieux à faire.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2025
Un film indispensable par le message qui fait écho à notre époque sociale et politique, à l’heure où les démocraties vacillent. Le traitement, entre documentaire et fiction, se révèle être une force. Voir la montée et la terreur du nazisme de l’intérieur est intéressant. Que des intrigues de palais et la folie de quelques uns aient pu donner 60 millions de morts donne le vertige.
Stéphane E.
Stéphane E.

7 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2025
Moi je dis à voir absolument. Cette plongée assez inédite dans la méthode de Joseph Goebbels est très pédagogique (bonne utilisation d’images d’archives) et très importante à l’époque actuelle si troublée.
Je suis aussi allé voir ce film avec mes ados pour leur transmettre la connaissance des horreurs du nazisme, de l’esprit nazi et du pouvoir nauséabond et très dangereux de la propagande/ des fake news. Ils y ont été très sensibles
Philgood
Philgood

7 abonnés 39 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2025
Ce film est une bonne dose de vaccin contre les manipulations politico-mediatiques, l’exemple exposé ici sonnant comme un violent coup de gong propre à faire sérieusement réfléchir. Se plaçant du point de vue du propagandiste en chef du troisième Reich, nous assistons depuis les coulisses au déroulement hallucinant des événements entre 1938 et 1945. Tout le cynisme des manipulations et de leurs pseudo justifications politiques sont montrés ainsi que leurs conséquences, en mêlant des images d’archives d’époque difficiles à supporter. Pas de leçon de morale mais les faits dans leur brutalité. Les acteurs disparaissent derrière les personnages historiques dont les faits gestes et paroles minutieusement reconstitués dans leur contexte nous immergent dans leur idéologie mortifère.
Graham Stuart
Graham Stuart

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2025
Un film dur mais nécessaire pour comprendre les mécanismes derrière la manipulation des foules et de l'opinion publique. L'acteur qui incarne Goebbels est d'une justesse glaçante et hérisse les poils par son interprétation du fameux spoiler: discours au palais des sports de Berlin.
Je recommande.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 décembre 2024
En Allemagne, le titre du film de Joachim Lang, Führer une Verführer, joue habilement sur les mots, le deuxième terme signifiant séducteur, spoiler: applicable au sinistre Josef Goebbels, ministre de la propagande, comme nul ne l'ignore, sorte de dircom de la barbarie, au temps du 3ème Reich.
La fabrique du mensonge, titre français à l'heure où ces lignes sont écrites, a l'objectif de nous montrer ses méthodes de manipulation des foules, à base de fausses informations, de discours enflammés et de films de divertissement, entre autres, mais la promesse n'est qu'à moitié tenue, dans le sens où l'on n'apprend presque rien, malgré un mélange malin de fiction et d'archives. Le film s'étend sur une longue période, de 1938 à 1945, ce qui a pour conséquence immédiate de donner l'impression de survol de la deuxième guerre mondiale, sans aucun approfondissement. La fabrique du mensonge s'attache également à la vie privée de son personnage central, dans l'évidente ambition de "l'humaniser", c'est à dire de le montrer non comme un monstre mais comme un homme qui a participé à des choses monstrueuses, et la remarque vaut aussi pour son chef, que l'on a rarement vu au cinéma aussi peu agité et presque "normal". Tout ceci pose évidemment question quant à la valeur du long-métrage, qui a clairement l'aspiration de parler aussi du monde d'aujourd'hui, en partant de l'idée que ce qui est arrivé hier pourrait se reproduire demain. L'été dernier, le film a divisé l'opinion allemande et n'a pas reçu la recommandation de Vision Kino pour être diffusé dans les écoles, contrairement à La zone d'intérêt, par exemple. Qu'en conclure ? Que ceux qui ont de l'intérêt pour le sujet doivent se garder de tout a priori et ne pourront se forger une opinion qu'après avoir vu le long métrage. Et que la discussion pourra alors être ouverte.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2025
Goebbels et ses compétences au service du mal absolu incarné par son chef, le cynisme et l'intelligence pouvant mener au pire des manipulations mensongères. Bien construit et bien joué, du vrai cinéma de réflexion.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2025
«Froid dans le dos»
« La vie et l’œuvre » de Joseph Goebbels, chef de la propagande nazi, et proche d’Hitler, que les enfants de Goebbels appellent oncle Adolf! On couvre la période de l’ascension de Hitler jusqu’à son suicide dans le bunker de Berlin en avril 1945.
L’acharnement de Goebbels à tordre le cou de la vérité et à manipuler les foules au service de son patron est démoniaque, toute la mécanique démontrée. Les images d’archive insérées dans le film lui donnent encore plus de réalisme. Et dire que cela pourrait revenir… à voir pour ce terrible témoignage et ne pas oublier.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 février 2025
La fabrique du mensonge est un film allemand et biopic sur Joseph Goebbels
 Le film commence assez mal avec un long texte moralisateur et inutile, spoiler: qui justifie le fait de faire un film du point de vue d’un nazi sans bien sûr en épouser l’idéologie (on s’en doutait)
, et nous sert le couplet habituel sur le fait de ne pas reproduire les erreurs du passé et cetera
Une première scène d’intro assez réussit spoiler: dans le bunker en 1945 où sont retranchés les derniers fidèles
annonce le postulat intéressant du film comment se fait-il qu’on ne connaisse pas les propagandistes de Churchill, Roosevelt ou Staline mais que Goebbels soit ainsi entré dans la postérité. Le film commence pour de bon et en 1938, ce qui est assez dommage parce que l’on va se concentrer sur la propagande de guerre et la partie la plus connue de la vie de Goebbels et non sur son ascension et la fabrique de l’image d’Hitler avant et après la prise de pouvoir.
Le titre français est assez trompeur par rapport au titre allemand Der Führer und Verführer puisqu’on s’intéresse plus à la relation Hitler-Goebbels qu’à la fabrique et la conception des images et des mythes propagandistes. Les parties les plus intéressantes sont d’ailleurs celles où Goebbels et ses équipes trafiquent, mettent en scène, truquent les images et films de propagande. Les autres parties intéressantes sont la vie de cour qui règne autour d’Hitler et les luttes d’influence aussi savoureuses que ridicules de ses fidèles qui se détestent : spoiler: notamment les repas où le placement indique le degré d’approbation du moment dans la hiérarchie du führer.

Pour le reste c’est assez peu passionnant on a le droit à un catalogue des évènements de la guerre vus par les Hitler et Goebbels, le manque de moyens oblige le film à mixer prises de vue et images d’archive pour toutes les scènes extérieures. Le mix très présent d'image d'archives et de prises de vue donne un côté plus docu-fiction ou téléfilm que film de cinéma.
On suit aussi la vie plus intime du ministre sa relation avec sa femme et sa vie tumultueuse hors mariage.
L’acteur principal s’en donne à cœur joie dans son personnage cabotin et superlatif, de même que l’actrice de sa femme Magda, pour les autres c’est assez peu mémorable, les comédiens et leurs maquillages sont très peu ressemblants ce qui a tendance à gêner le spectateur (la palme revient à Himmler).
Enfin film allemand oblige, on a le droit à un lourd discours moral (merci le spectateur n’est pas idiot et n’éprouve pas de sympathie envers Goebbels ou quelque autre chef nazi) qui explique d’entrée que tous les allemands ont marchés dans la machine nazie et sa propagande spoiler: et puis images des camps (encore une fois le spectateur n’est pas un abruti et se doute bien que quand les personnages parlent d’extermination ou de solution finale ils parlent des camps de la mort, pas besoin d’insérer des images d’archive des camps) et témoignage d’ancienne déportée à la fin du film.
TheFabien06
TheFabien06

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2025
Historiquement parfait ou presque ! Robert Stadlober s'approprie le rôle de Goebbels à la perfection. Ce film pourrait être avant tout "scolaire". Contrairement à une production hollywoodienne, ce film montre l'histoire comme elle est, sans romance rajouter. Le film mélange des images d'époque, dur mais nécessaire pour comprendre le contexte de cette sombre époque. Le film est réussi à tout point de vue, bande son, décors, costumes. Dommage qu'il soit diffusé dans si peu de cinéma. Le fait qui soit en VO dans le cas présent apporte une énorme touche d'authenticité. En doublage français, ça n'aurait probablement pas du tout le même impact. Pour les passionnés d'histoire comme moi, je vous le recommande !
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 février 2025
Les films sur la Seconde Guerre mondiale sont légion ; mais rares sont ceux qui choisissent de se focaliser sur les chefs nazis. "La Chute" (2004), sur les derniers jours d’Hitler dans le bunker de Berlin, fait exception ; l’interprétation de Bruno Ganz a durablement marqué les esprits.

Joachim A. Lang a choisi de s’intéresser à Joseph Goebbels, le ministre de la propagande du Reich. Le titre original allemand est particulièrement intelligent : "Führer und Verführer", qui, jouant sur la paronymie, signifie « Le Führer et le séducteur ». À l’international, le film est diffusé sous le titre « Goebbels and the Führer ». Le titre français est moins immédiatement compréhensible qui renvoie à un sujet d’une brûlante actualité : la propagande, la fabrication de fausses nouvelles et la manière dont un régime autoritaire utilise l’information pour manipuler l’opinion publique.

Ce constant rappel de l’actualité du sujet – la célèbre citation de Primo Levi « C’est arrivé et tout cela peut arriver de nouveau » est martelée au début et à la fin du film pour nous rentrer dans la tête – n’est pas la dimension la plus pertinente de ce film. Comme si la Seconde Guerre mondiale et les délires du régime nazi ne se suffisaient pas à eux seuls pour nourrir la mouture d’un film.

Pour l’historien, comme pour le cinéphile, est autrement plus intéressante la description de la garde rapprochée du Führer, aveuglément fidèle à son chef, mais divisée par de sourdes rivalités. Dans cet aréopage exclusivement masculin, Joseph Goebbels est un personnage à part. Affligé d’une maladie osseuse qui le privera de l’usage de son pied droit, il est réformé en 1914 et ne peut se parer, comme Goering, son ennemi intime, du titre d’ancien combattant. De petite taille (il mesure 1m65 à peine), il est bien loin des canons de beauté de la race aryenne. Rallié de la première heure au NSDAP, il a en charge la propagande qu’il manie avec une maîtrise éprouvée pour permettre l’accession de Hitler au pouvoir en 1933 puis le durcissement de la dictature.

"La Fabrique du mensonge" puise dans une documentation abondante, notamment dans le Journal de Goebbels. Il fait alterner des images de fiction et des images d’archives – telles que le fameux discours de 1943 au palais des sports de Berlin.

Contrairement à l’idée qu’on pouvait s’en faire, Goebbels n’a pas été toujours en accord avec Hitler. Le film montre par exemple ses réticences au bellicisme à tout crin du Führer à partir de 1938, le ministre de la Propagande ayant bien senti que l’opinion publique allemande y était réticente. Mais la dévotion au Führer pour lequel Goebbels nourrissait un amour quasi-filial finissait toujours par l’emporter.

On découvre aussi le couple qu’il formait avec Magda, érigé en modèle dans l’Allemagne nazie, avec leurs six enfants adorables. Il a en fait connu bien des déboires. Goebbels a bien failli divorcer en 1938 pour épouser une actrice tchèque, Lída Baarová, mais en a été empêché par Hitler lui-même. La scène est presque comique qui voit le Führer, en plein préparatifs de guerre, devoir intercéder entre Joseph et Magda fermement décidés à se séparer. Et la figure de Magda, réduite à cause des conditions de son suicide, à une nazie chevronnée et une mère sacrificielle, apparaît autrement plus complexe dans le film.

"La Fabrique du mensonge" n’atteint pas son double but affiché : nous expliquer comment l’information est manipulée et nous prémunir contre le risque de bégaiement de l’Histoire. Mais il réussit fort bien à décrire l’une des figures les plus célèbres mais aussi les moins connues de l’entourage d’Hitler.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2025
Un Drame terrifiant, lié à une histoire vraie horrible de notre histoire, assez justement racontée ici !
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2024
Complexe dans son approche dramatique, mais fort dans son message, LANG cherche surtout à peindre la régularité du mal, tout en cherchant également à parler de l'histoire, la grande, comme celle simplement des hommes prenant des decisions
Sébastien Monneret
Sébastien Monneret

58 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2025
Sans conteste, "La Fabrique du mensonge" est un film d'utilité publique. Il est plus que jamais d'actualité. Les dialogues et les images sont entremêlées d'images d'archives très fortes. On perçoit le souci du réalisateur à coller au maximum à la réalité. Une réussite à tout point de vue.
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