Incontestablement un chef d'oeuvre. Pour la petite histoire la nièce de Sophia Loren joue dans ce film le rôle de sa fille. Son nom Alessandra Mussolini (dans le générique, 15 ans à l'époque) et petite fille de Mussolini !!! Elle déclarera pourtant dans un contexte politique, le 9 mars 2006 : « Mieux vaut être fasciste que pédé ». Ce n'est pas l'idée qui ressort de ce film. On reste émerveillé de la façon dont Etorre Scola fait passer le message. Sophia Loren est magistrale et d'une pure beauté. M Mastroiani et S Loren, souvent filmés de dos, à hauteur de leur nuque, communiquent plus fortement leurs pensées et leur détresse. Les plans sont magnifiques, difficile de les départager, mais notons la scème ou Sofia est appuyée à la glace de l'armoire. Tout est pesé, ciselé, épuré. Un grand moment de cinéma.
Un film qui compte. Malgré la simplicité d'un scénario qui pourrait aujourd'hui sembler simple et convenu, Ettore Scola réalise ici peut-être son meilleur film, un film d'auteur, mais aussi d'acteur. En effet le scénario du film pourrait se résumé en quelques mots, une femme marié par défaut tombe amoureuse d'un ancien animateur radio homosexuel sous Mussolini. Jusque-là rien de bien transcendant... Et pourtant... Sophia Loren et Marcello Mastroianni rentrent au panthéon du cinéma avec ce film qui ne repose en somme que sur leur seul jeu d'acteur, exceptionnel. Un sujet qui marquera son temps et tout un pays fait de paradoxe : l'Italie, une société matriarcale de tradition où cependant le rôle de la femmme a longtemps été cantonné à celui de mère et d'épouse. Marcello Mastroianni tient là un rôle inhabituel, un animateur radio homosexuel objet de toute l'attention d'une épouse italienne ordinaire marié à un Italien des plus traditionnel, écrasé par le poids de la tradition. Leur brève rencontre va bouleverser leur être profond, la découverte de l'Amour vrai qui ne repose pas sur l'idée que chacun d'entre eux se faisait.
Un des plus grand film italien, un film qui a imprégné de son empreinte l'histoire du cinéma, et ce à jamais.
Une histoire d'amour en huit-clos comme un cri face à l'horreur qui se prépare au dehors, dans cette Italie en proie à l'hystérie mussolinienne. Les images d'archives sont parfaitement utilisées, tout au long du film nous entendons le bruit assourdissant provenant de la "grande fête fasciste", et cette simple et impossible idylle fait acte de résistance, comme un léger moment de douceur dans un monde de brutes... A mes yeux l'un des plus beaux films italiens de ces quarante dernières années.
Éblouissant ! Sophia et Marcello au sommet de leur grand art, Ettore Scola d’une inspiration absolue ! Un chef d’œuvre bouleversant, à voir et à revoir.
Avec Une journée particulière, Ettore Scola signe un film d’une douceur trompeuse, où la violence ne crie jamais mais ne cesse d’agir. Un film d’une pudeur immense, où le politique se loge dans les corps, et où le tragique naît précisément de ce qui n’est jamais montré.
Attention chef d'oeuvre !Un jeu d'acteur incroyable, une Sophia Loren bouleversante!Un traitement de la photographie particulier, entre le noir et blanc et la couleur,de très beaux cadrages...Des personnages qui semblent une minute d'ennui malgré l'unité de temps et de lieu!
Attention, chef d’œuvre ! Une pièce maitresse du grand cinéma italien de la décennie 70/80. Nous sommes en mai 1938, Hitler rend visite à son "ami" Mussolini pour une journée de festivités et délires fascistes...Une journée marquée par les hurlements d'une foule acquise à leur cause, une journée particulière... Les deux personnages principaux ne vont pas participer à la fête, ce sont des rejetés, des exclus... Cette courte journée va devenir leur journée particulière à eux aussi, ils vont se rencontrer et cette rencontre est bouleversante, je ne veux en dire plus... Le jeu à contre emploi de Marcello Mastroianni et de Sophia Loren est tout simplement prodigieux, leur direction parfaite. Que dire de la bande son entièrement consacrée aux rumeurs de la foule, des hurlements, des politiques et des vivats de la populace ? C'est génial tout simplement. La photographie est dans la même veine, ce film est étrangement simple et déchirant, on en ressort un peu différent. Du très très grand cinéma, merci monsieur Ettore Scola...