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Isabelle D.
6 critiques
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3,5
Publiée le 22 janvier 2026
Film agréable, rafraîchissant et apaisant. Le sujet ( se sentir différent et craindre d'échouer dans sa vie d'adulte) est simple mais intéressant en soi. Les points forts du scénario ce sont le réalisme de l'absence d'histoire d'amour et la métaphore filée, fort poétique, avec le mouvement des astres. Du point de vue cinématographique, les moyens sont économes, modestes mais efficaces. Tout est très cohérent et fonctionne bien. A présent ce qui m'est apparu moins convaincant : le cadre entrepreunarial trop idéal dans ses valeurs et ses activités, les collègues eux aussi trop idéaux (compréhension du patron lui-même ancien angoissé anonyme, aucune tentative de taquinerie des deux jeunes par les anciens concernant un possible rapprochement des deux), le physique trop idéal de jeuen premier pour l'acteur principal, la neutralité sentimentale de la jeune fille, se bornant à une amitié dévouée et dailleurs partagée, ensuite la minceur de l'historiqcité personnelle des deux protagonistes, et enfin et surtout la grande banalité des pathologies présentées, au point qu'un spectateur qui serait attiré par le sujet de ce film parce que lui-même souffrirait de difficultés dans ses interactions ou de sidération qu'il aurait par exemple du mal à extérioriser, se retrouverait bien déçu et démuni au spectacle de ce film, car il ne pourrait se retrouver dans l'issue proposée par ce film. Et je pense que de très nombreuses personnes sont susceptibles d'être dans ce cas. Dommage alors qu'elles sortent de là en s'interrogeant sur leur place dans l'univers. Quoi qu'il en soit cette petite fable idéale élève avec délicatesse et évite habilement l'écueil de la bluette quui menaçait. Sur ce point il est remarquable que le personnage de la jeune fille se soit courageusement soustrait de lui-même à la situation pour continuer sa route plus loin. Naturellement on se prend à espérer que les deux héros se retrouvent un jour.
Ai vu « Jusqu’à l’aube » du réalisateur japonais Sho Miyake. Il y a des films qui sont de vrais médicaments, certains vous remontent le moral, certains vous fournissent de l’énergie à revendre, celui-ci vous fait baisser le niveau d’angoisse et vous rend zen pour quelques heures. J’ai eu du mal à entrer dans le film tant les personnages me paraissaient un peu énigmatiques et le rythme un peu trop épuré puis suite à une scène de coupe de cheveux assez loufoque, je me suis abandonné à cette histoire contemporaine avec délice. Misa (Mina Kamishiraishi) et Takatoshi (Hokuto Matsumura) sont deux jeunes adultes habités par un mal être et un stress qui leurs compliquent la vie quotidienne. Misa est sujette au syndrome prémenstruel dont elle subi les sautes d’humeur intempestives et Takatoshi fait des crises d’angoisse aigues. Ils vont faire connaissance dans une petite entreprise dans laquelle ils vont être employés. Chacun va essayer d’amoindrir le mal de l’autre tout en s’apprivoisant. Ce très joli film dont le titre japonais est « toute la nuit » et en français « jusqu’à l’aube » est une très belle métaphore sur l’angoisse, la pression sociale. Le réalisateur par toutes petites touches installe un climat de sérénité où le quotidien le plus banal donne des repères de relative stabilité. Une musique répétitive (juste quelques notes) envoutante, des personnages touchants par leur maladresse sociale, un mise en scène d’une grande délicatesse et une jolie sensibilité scénaristique font tout le charme de ce film qui n’emprunte jamais le chemin tout tracé auquel on s’attendrait. Dans un monde individualiste et en souffrance ce joli moment de douceur pudique fait vraiment du bien.
Un film d’une grande douceur qui aborde la santé mentale dans une société japonaise où le moindre écart est mal vu. Il montre à quel point chercher à se conformer, cacher son mal-être et subir les injonctions de la société et de l’entourage peut être profondément destructeur.
Le film parle avec beaucoup de justesse de l’acceptation de soi et de l’importance d’un environnement bienveillant, qui laisse le temps nécessaire pour se construire ou se reconstruire. Être vu tel que l’on est, apprendre à ne plus se cacher et à être authentique permet peu à peu de trouver sa place auprès de personnes qui nous acceptent réellement.
Il montre aussi combien un geste simple, une main tendue, peut changer une vie. En cessant de vouloir absolument entrer dans le moule ou répondre à ce qui est considéré comme “bien” aux yeux de tous, quelque chose s’apaise. Les moments simples deviennent alors source de liberté et redonnent le goût de la vie.
Un film délicat et lumineux, qui aborde pourtant des sujets lourds avec beaucoup de sensibilité, et rappelle qu’il n’y a pas de délai imposé pour aller mieux : cela prend le temps qu’il faut.
"Jusqu'à l'aube" est à l'image des nombreuses productions littéraires et cinématographiques nous venant du Pays du Soleil Levant actuellement. Une oeuvre mi-drame mi-feelgood au rythme lent avec cette ambiance typiquement nippone que l'on adore. Inutile d'y rechercher l'originalité mais davantage une force tranquille, une atmosphère et des personnages attachants pour une histoire dont on ressort avec un sentiment de légèreté. Il manque peut-être un brin de folie et de fantaisie à ce long métrage pour le rendre plus percutant. Les émotions viennent mais reste en surface. Un beau film.
Jusqu’à l’aube est un film où il ne se passe, en apparence, pas grand-chose. Il n’y a ni suspense, ni véritable intrigue au sens classique . C’est un film centré sur les relations humaines et la difficulté à être au monde et à entrer en relation avec les autres.
À travers deux jeunes adultes fragilisés par leurs troubles — l’une par un syndrome prémenstruel sévère, l’autre par des crises d’angoisse — le film explore la différence, l’inadaptation sociale et la violence silencieuse des normes, notamment dans le contexte professionnel japonais. ils retrouvent collègues dans une même entreprise ils collaborent à l’écriture d’un texte de présentation du ciel étoilé  qui sera projeté au public , sous un dôme astronomique destiné à la vente des télescopes qu’ils fabriquent .
Jusqu’à l’aube parle avant tout d’écoute, de gestes simples, de solidarité, et de la manière dont l’art, la poésie et la contemplation de l’univers peuvent offrir un espace de respiration.
Film bien intentionné évoquant les handicaps invisibles ou incompris que vivent certaines personnes au quotidien. Las, la réalisation et le déroulement sont tout bonnement soporifiques.
Je suis réjouie de cette séance de rattrapage du festival d’Hanabi 2025, alors que les saisons 2026 vont débuter d’ici une dizaine de jours. Jim Jarmush vient de sortir son dernier long, on peut l’entendre à la radio parler de son attrait à filmer la banalité, il y a un peu de cela dans ce très beau film japonais.
Fujisawa et Yamazoe se rencontrent dans une entreprise de jouets pour enfants en rapport avec la découverte du cosmos. Ils ont été obligés de quitter leurs précédents emplois. Les deux jeunes gens souffrent chacun d’une pathologie qui vient troubler leurs comportements et rapports aux autres ; la jeune femme est victime d’un syndrome prémenstruel très handicapant, quand lui est en proie à des crises de panique.
Le scénario est ténu, mais le film est très écrit. Toute sa beauté se déploie dans les interstices des rapports humains qui règnent dans cette petite entreprise bienveillante. Le droit à la différence semble y être une marque de fabrique. La réalisation et la mise en scène sont très habiles, et la douceur s’installe petit à petit. Les acteurs sont tous admirables, avec une mention spéciale pour Mone Kamishiraishi qui donne corps à Flujisawa. Le naturel de la jeune femme et l’humour de son personnage se marient admirablement, et les expressions de son visage surprennent dans un film japonais.
On apprécie aussi de découvrir ce Japon à l’écran, qu’on connait peu au cinéma. On s’imagine dans une petite ville ou dans un quartier résidentiel de Tokyo. On y voit des personnes dont l’individualité s’invite dans le film au cœur du collectif. Quant au Japon, la préservation de la cohésion sociale prime sur la liberté de penser de l’individu. Ce film sous ses apparences très simples aborde des sujets complexes par petites touches très délicates.
Juqu’à l’aube (夜明けのすべて, Yoake no subete) (Japon – 1h59) de Shô Miyake avec Hokuto Matsumura et Mone Kamishiraishi
Lent, sans histoire qui entraîne, sans message politique, sans drame, ce film a néanmoins quelque chose à dire à ceux qui errent dans la nuit... "C'est grâce à la nuit qu'on a découvert l'univers" dit-on en fin de film... C'est sans doute ce constat qui explique le titre - il faut aller jusqu'à l'aube pour ne rien manquer de l'univers ? Cela a-t-il à voir avec l'enjeu du film ?
L'enjeu de ce film n'est pas immédiat. Pour nous autres Français, ce qui est immédiat dans ce film est ce qui contraste, avec bonheur, avec nous -notre hargne légendaire (du moins dans l'approche primaire). Quoique les personnages du film pensent ou disent ou font, c'est assorti de petites courbettes mignonnes et rassurantes. -Ce qui fait notre bonheur est d'ailleurs sûrement mineur pour le spectateur japonais (habitué aux us et coutumes japonais) !
Pour revenir à l'enjeu du film, la rencontre de ces deux personnages particuliers, est-ce que ce sera le mariage de la carpe et du lapin ? Qu'est-ce qui aboutira entre eux ? En fait, on ne saura pas vraiment ! Mais on passera beaucoup de temps "en chemin"... Le rapprochement des deux personnages conduira surtout, voire uniquement, à les voir, pour nous, découvrir le bienfait d'aller l'un vers l'autre, en dépassant les symptômes de mal-être de chacun (le film montre, au passage, l'inutilité du psychiatre face à elle, atteinte de SPM, et face à lui, atteint de trouble anxieux).
Le film démarrait avec cette toute première question qu'un des personnages se pose : "quelle personne voudrais-je être aux yeux des autres ?" Mais c'était un piège - il y a d'autres pièges, comme par exemple quand l'un dit "il n'existe rien qui n'existe pas". Le film est beaucoup plus intéressant que ces échos de café du commerce... Et difficile - on ne peut même pas imaginer que ce film ait été pensé et réalisé par d'autres (un Occidental disons) que par un Japonais (un Extrême-Oriental disons).
Un agréable film tendre doux tout en pudeur et chaleureux. Cette complicité amicale qui se crée entre ces deux collègues, atteints de syndromes "invisibles" et invalidants est très touchante. Cela peut paraître un peu répétitif parfois, mais cela reste au final un film très agréable, touchant des situations difficiles de vie, particulièrement dans le cadre professionnel ici, abordé avec grande délicatesse, "à la japonaise" 殺
Visionné au cinéma dans sa version originale sous-titré, comme d'habitude les voix originales sont de qualité. C'est le fameux style japonais que les amateurs connaissent : deux petites vies banales avec des problèmes absolument normaux. On alterne les phases de souffrance et celles de compréhensions et de bienveillance. Et ce qu'on remarque c'est que la bienveillance est thérapeutique. On pose de vrais questions sur les traitements médicaux. L'approche est fine et ce film distille une bonne analyse. Ça reste tout de même ennuyeux...et pas qu'un peu
Presque 2h d'ennui.... Dès les premières minutes jusqu'au générique de fin... La fascination des élites françaises pour le Japon a des limites.... Même la musique est d'une platitude rare !
Petite déception par rapport à mon attente. Au vu des critiques . J’ai trouvé le scénario trop simple, et le jeu d’acteurs peu touchant…..La mise en scène manque de relief, de surprises, et il m’a fallu presque deux heures, c’est à dire la toute dernière scène du film, ( la lecture) pour sentir enfin une émotion, voire saisir le sens du film...Un peu frustrant donc, et je confesse avoir vu des films japonais beaucoup plus émouvant…. Mieux construits. Bref, Malgré une fin lumineuse, et un propos for moral, je conseille seulement aux amateurs de ce cinéma japonais.. à vous de voir.
Film d'une lenteur absolue, le scénario tient sur un bout de ficelle, mais on échappe quand même à une fin qui aurait pu être pire. Acteur masculin très bien. Que de courbettes pour pas grand chose
Un film formidable qui fait du bien au cœur et à l’âme. Un petit bijou de tendresse, de sensibilité , d’empathie. Les acteurs sont remarquablement bien choisis et nous font aimer la culture japonaise. Après avoir vu ce film, c’est sûr, notre regard sur les « différences « aura changé.