The Lodger: A Story of the London Fog
Note moyenne
3,9
242 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

38 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
15 critiques
3
11 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
Permettant de varier les moyens de supplanter les dialogues, les titres ou coupures de presse manifestent aussi combien les media parviennent, par un climat anxiogène, à attiser la paranoïa (soulignée par le thème musical) alors que la violence de citoyens désireux de supplanter une justice inefficace attend de s'embraser. Bien que ce thriller ait vieilli, à cause du jeu ampoulé (compréhensible en ce temps du muet) des comédiens (dont se distingue un énigmatique Ivor Novello) ainsi que de l'allongement inutile de certaines scènes, il demeure habile dans sa peinture psychologique (l'homme jaloux) et sociale, sa retranscription d'une atmosphère pesante ainsi que par divers effets de réalisation (le plafond transparent, le montage alterné, la vision dans l'empreinte). Mêlant à l'enquête et au soupçon une touchante romance, la narration ne surprend guère quand la culpabilité ou l'innocence du suspect est confirmée, mais conserve notre intérêt par sa pertinence. Efficace!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 novembre 2024
On ne s'étonnera pas, a posteriori, qu'Hitchcock se soit intéressé au cas de Jack l'Eventreur, figure criminelle légendaire mais surtout psychopathe qui a quelque comptes à régler avec les femmes blondes. Bien sûr, "The lodger" (connu par ailleurs sous le nom "Les cheveux d'or") est une oeuvre de jeunesse imparfaite et encore loin de consacrer Hitchcock maître du suspense et de la psychanalyse.
Pour tout dire, l'intrigue et le film ne sont guère intéressants, en dépit que la conclusion inattendue révèlera que le réalisateur a habilement trompé son monde. On découvre déjà la roublardise du cinéaste, capable de raconter une histoire de Jack l'Eventreur... spoiler: sans Jack l'Eventreur.

Il rest que mon intérêt pour le film relève de la recherche, au coeur du récit, de la thématique et des grands principes hitchcockiens. Hors quelques plans et mouvements de caméra élaborés qui détonent dans la production du cinéma muet et qui sont des indices de l'inspiration du cinéaste, j'ai été surtout frappé par l'audace avec laquelle le cinéaste filme son héroïne. D'abord, parce qu'il est des plans d'une étonnante sensualité; ensuite, parce que, d'une façon que je qualifierais presque de subversive, Daisy préfère, à l'amour du policier qui traque Jake l'Eventreur, celui de son inquiétant locataire... Déjà se manifestent ici les turpitudes psychologiques des personnages hitchcockiens, prenant à contre-pied les figures morales imposées. Hitchcock marque ainsi son empreinte sur un sujet-bateau...et son goût pour les femmes blondes.
Sylvie BLONDEAU
Sylvie BLONDEAU

15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2024
La force d'Alfred Hitchcock : nous faire trembler pour la cause d'une personne en cavale. Criminel ou faux coupable ! Et ça ne fait que commencer...
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2021
On remarque d'emblée deux choses dans ce film : la teinte de couleur de pellicule et le (sur)jeu de certains acteurs. Pour les couleurs, c'est une technique très répandu notamment lors de la période du cinéma Muet, chaque couleur étant surtout un indicateur de lieu. Plus gênant est la différence de jeu des acteurs. Ainsi, on sourit un peu quand Ivor Novello appuie de façon presque caricaturale le coté mystérieux de son personnage, on est par contre bluffé par les nuances et le contrôle du couple Marie Ault-Arthur Cherney. Mais ensuite on suit avec délectation l'évolution du récit dont on perçoit toute la modernité (tant et tant de films ensuite qui copieront ce canevas !). Le réalisateur impose la femme comme cause à l'insu de son plein gré du crime, il impose aussi la première "blonde hitchcockienne", il instaure le faux coupable qui sera presque un fil conducteur dans sa filmo. Le réalisateur signe une mise en scène inventive et toujours en mouvement, usant entre autre de la plongée-contre-plongée (escalier) ou comment on imagine les cents pas d'un homme à l'étage à travers un "plancher de verre". Le succès et l'excellente réception critique font bientôt de Hitchcock le réalisateur le plus réputé et le mieux payé du Royaume-Uni.
Site : Selenie
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mai 2021
Considéré comme un classique par la plupart des gens simplement parce que c'est le premier film à suspense d'Alfred Hitchcock. Malheureusement The Lodger est presque totalement dépourvu de finesse d'exécution. Inspirée des meurtres de Jack l'Éventreur l'histoire est centrée sur une famille qui recueille un jeune homme mystérieux au milieu d'une série de meurtres dans la ville. C'est un film peu engageant et lent qui traîne en longueur à mesure que la famille commence à soupçonner le jeune homme d'être le tueur. Le suspense augmente au fur et a mesure de l'histoire mais pas le nôtre. Le film s'accélère gentiment dans les vingt dernières minutes grâce à quelques rebondissements et à un petit ami détective jaloux mais ce n'est pas suffisant pour sauver le film car il est trop tard...
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2021
Bien qu’étant son troisième long-métrage, Les Cheveux d’or, plus connu sous son titre original (The Lodger : A story of the London fog) est le premier film où la patte d’Alfred Hitchcock transparaît réellement. Après deux drames (Le Jardin du plaisir et The Mountain Eagle, aujourd’hui disparu), il signe son premier film à suspense où apparaît de nombreuses figures scénaristiques et stylistiques que l’on reverra plus tard dans son œuvre spoiler: : l’obsession des femmes blondes (qui est ici celle du meurtrier), l’innocent accusé à tort, le héros menotté, l’escalier filmé en vue zénithale (on pense à Sueurs froides et surtout à Psychose) ...
Cette adaptation du roman de Marie Belloc Lowndes marque aussi le premier de la part du cinéaste (il est même présent à deux reprises, une fois au début et une fois à la fin avec ce qui est très certainement son apparition la plus longue). Même s’il regrette la fin de son histoire spoiler: (en donnant le rôle du suspect à Ivor Novello qui était une star à l’époque, il se retrouve face au même problème qu’il rencontrera avec Cary Grant dans Soupçons)
, Hitchcock livre une intrigue très prenante où il fait preuve d’une totale maîtrise de la caméra et savant parfaitement jouer avec les contraintes du cinéma muet spoiler: (on pense notamment au célèbre plan montrant le locataire marchant sur une plaque de verre pour souligner ses bruits de pas)
. Le film fut un grand succès et indiqua au futur Maître du suspense la voie qui lui sera la plus favorable. The Lodger est ainsi un film matriciel de la future œuvre d’Hitchcock mais ne se limite pas qu'à cela puisqu’il est bel et bien son premier chef-d’œuvre.
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2020
Considéré comme premier film véritablement Hitchcockien, The Lodger en prend effectivement tous les traits. Si le jardin du plaisir commençait déjà à montrer ses intentions, ici elles prennent tout leur sens, le fond la forme et l'expressionnisme qui l'a tant marqué commence à faire surface.

The Lodger n'est clairement pas son meilleur film, mais il est sa porte d'entrée vers ce qui fera sa renommé plus tard.. A voir donc pour les passionnés. 3.5/5
BamboMF
BamboMF

76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2021
Sorti en septembre 1926 au Royaume-Uni, « The Lodger » (trad. Le locataire, sorti en France sous le titre « Les cheveux d’or »), est le troisième film d’Hitchock, mais considéré par lui-même comme son premier film. Et en effet, nous y retrouvons déjà les éléments récurrents de son œuvre : l’innocent accusé à tort, l’obsession pour les femmes aux cheveux d’or (ligne conductrice des meurtres), l’humour (scène des découpes de cœur entre le policier transi d’amour et la jeune femme, l’opposition du couple de propriétaires dont la femme hyper-active contraste avec la nonchalance de son mari se prélassant continuellement avec son journal, et la scène où ces derniers se font bailler l’un l’autre à tour de rôle), une pointe d’érotisme (quand la jeune femme se déshabille derrière le rideau de vapeur de son bain), la présence fugace du réalisateur sur la pellicule, et bien sûr le suspens (sans doute ici principalement au moment du retour du locataire à son domicile pendant que sa propriétaire fouille ce dernier).

Egalement, déjà, Hitchcock expérimente différentes trouvailles et procédés techniques : teintes sépia rassurantes pour les scènes intérieures et teintes froides pour l’extérieur, le rapprochement du visage du héros à la caméra pour embrasser sa belle, les fondus sur l’empreinte du pied au sol, mais surtout le balancement du lustre et le très ingénieux plafond transparent au-dessus duquel marche le personnage principal, permettant de visualiser par l’image le bruit qui fait défaut. La première apparition méphistophélique du personnage principal est également une pépite, tant elle est saisissante, imposante et réellement inquiétante. Hitchcock joue également, comme il le fera souvent, avec les intuitions du spectateur ; il égrène ainsi les indices pour que celui-ci identifie le meurtrier en série, tout en le faisant douter, avant de lui faire découvrir son erreur, l’incitant au final à ne pas se fier aux apparences.

Ce film s’apprécie en gardant à l’esprit les moyens de l’époque. Constante des films muets, le jeu des acteurs est hyper-théâtralisé pour compenser l’absence de dialogues. Pour autant, les personnages sont loin d’être caricaturaux et manichéens, Hitchcock valorisant parfaitement la complexité et l’ambivalence de la nature humaine. Ainsi, le personnage principal veut se venger du meurtrier qui signe ses crimes sous le nom du « Vengeur », ou encore le policier, amoureux éconduit de la jeune femme, passe du statut du jaloux au jugement professionnel biaisé en condamnant un innocent, au statut de héros, une fois sa méprise comprise, pour affronter une foule déchaînée lynchant l’accusé à tort. Ce dernier moment prend une dimension d’ailleurs tout à fait christique : menottée, bloquée par une grille la suspendant en l’air, l’innocence est suppliciée par la vindicte populaire ; l’acteur, le sang aux commissures des lèvres, ferme les yeux, nous faisant songer au « père, pourquoi m’as-tu abandonné ? » du Christ. Lorsqu’il sera détaché, la scène est d’ailleurs saisissante tant elle rappelle le positionnement du Christ lors de la descente de croix, telle que la représentent de nombreux tableaux.

Enfin, le « happy end » n’est pas pleinement serein. Si les amoureux se retrouvent dans le logis luxueux du héros, ils s’embrassent devant une fenêtre où continue à clignoter au loin l’enseigne où l’héroïne travaillait et autour de laquelle rôdait le meurtrier, rappelant que le danger à l’extérieur n’est jamais totalement exclu.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2022
Il s’agit du troisième film d’Alfred Hitchcock sorti en 1927. Alors qu’un tueur en série sévit dans Londres en assassinant de jeunes femmes blondes, un étrange locataire (Ivor Novello) s’installe chez la famille Bunting. La fille des pensionnaires (June Tripp) s’intéresse au mystérieux inconnu. Ce cinéma muet doit nécessairement être replacé dans son contexte, à une époque où le burlesque prévalait. Malheureusement, avec cette histoire de suspicion, le réalisateur britannique ne parvient pas à insuffler un grand suspense à son intrigue. Malgré tout, le thème de l’innocent accusé à tort et celui de la critique de la police sont déjà présents. Bref, une œuvre qui possède déjà la marque de fabrique du réalisateur britannique.
Lyson
Lyson

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2020
Doute, suspicion, frayeur, Hitchcock met tout en œuvre pour mieux livrer en pâture son innocent à une foule en furie. Le style du Maître est né.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2019
“The Lodger : les cheveux d’or” est un film muet qui raconte comment de jeunes femmes blondes sont assassinées par un tueur en série. Lorsqu’un mystérieux homme se présente pour louer une chambre chez les parents d’une jeune fille blonde, le petit ami de cette dernière, qui est aussi le détective chargé de l’affaire, devient jaloux et le soupçonne d’être le vengeur. Considéré comme le premier vrai "Hitchcock Picture" par François Truffaut, il est vrai que l'obsession des blondes, le voyeurisme, le lynchage et l'accusation à tort deviendront des thématiques récurrentes du réalisateur. Si l’histoire reste assez classique, on peut déjà saluer un style de mise en scène remarquable pour l’époque. La caméra remplace les yeux du tueur pour mieux provoquer un sentiment d’appréhension chez le spectateur. Dans ce film, Hitchcock y fait également son tout premier caméo.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 juillet 2018
Le scénario est bien prometteur, le début de carrière de réalisateur dans un film muet pour Alfred Hitchcock commence bien avant les chef-d’œuvre du parlant, son suspense est garantit jusqu’à la fin. La musique est indissociable sans être indispensable, l’ajout de son moderne apporte une touche de romantisme dans cette intrigue dramatique, ça donne du rythme à une époque faisant partie du musée d’histoire du cinéma. Un genre éphémère et révolu, pas de tension palpable ni d’émotion ressentie, l’essentiel se lit dans le visuel.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2017
Malgré encore une traduction française navrante, pour The lodger, voici l’histoire d’un assassin en série de femmes blondes qui terrorise Londres en en massacrant une chaque mardi. Dans le même temps un jeune homme ombrageux prend pension dans une maison tenue par un couple âgé et leur fille, ravissante jeune femme blonde, qui semble le fasciner et lui rendre d’ailleurs son attirance, malgré qu’elle soit fiancée au flic chargé justement d’appréhender le serial killer.
Tel est le décor de base d’un des premiers films d’Alfred Hitchcock, un muet de 1926, présenté comme le premier digne de ce nom par l’artiste lui-même, à l’époque petit réalisateur tributaire des exigences financières des studios britanniques. Le génie en graine d’un futur grand cinéaste compense largement la pénibilité d’une image et d’une lumière de bien piètre qualité, comparativement aux films américains ou russes muets de la même époque. Car la science de la mise en place des personnages ambigus, des apparences alambiquées, des doutes permanents et des intenables hypothèses signent déjà le style et l’inexorable montée d’un scenario qui atteint son but.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2017
De sa pèriode muette, "The lodger" est assurément son film le plus hitchcockien et le plus réussi. Le maître du suspens gagne ici ses galons de cinéaste talentueux et prometteur malgré quelques oeuvres suivantes peu reluisantes comme "Easy Vertue". Il faut dire qu'en s'attaquant à une histoire de tueur en série à la Jack l'éventreur, le réalisateur s'attaque à un genre qu'il va marquer à jamais de son empreinte : le thriller. Hitchcock soigne sa mise en scène en multipliant les audaces et les effets de style et arrive à créer une ambiance mystèrieuse qui se maintient tout au long de l'intrigue. Le scénario, quant à lui, ne présente pas de réelles surprises et les principaux dénouements sont aisément devinables. Ce sera ma seule grosse réserve.
CLEM 06
CLEM 06

13 abonnés 198 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2015
Le dernier film muet d'Alfred Hitchcock « Te Lodger: A story of the London fog » est un vrai coup de maître.
L'histoire parle du « Vengeur » de Londres qui tue les jolies filles blondes.
Le film est adapté d'un roman.
Les personnages sont tous très enigmatiques pour le spectateur. En effet il se demande qui a bien pu tuer toutes ses jeunes filles.
Le film est vraiment peu connu du grand public et il craie au maximum « la terreur » qui va être mise en place dans les films suivants du réalisateur.
Le film n'a pas vieilli car sont sujet est très actuel le film démontre les gens mal dan sleurs peau et un peu bizarre.
Un pur film mithyque a voir et a revoir sans modération.
Du grand cinéma et du grand Hitchcock.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse