Aussi délicat qu’un éléphant dans un magasin de porcelaines, Babygirl cultive le scandale, mieux se donne à voir comme intrinsèquement scandaleux. Il n’a d’intérêt que sociétal, en tant que pierre apportée à l’édifice du féminisme contemporain ou à celui du wokisme. Soit un film qui ne vaut que pour ses intentions, illustrées par une mise en scène publicitaire qui devient clipesque quand vient l’étreinte, et des dialogues tout à la fois pompeux et ridicules. La métaphore filée de la spoiler: chienne est confondante de bêtise, aussi intellectualisée puisse-t-elle paraître, et témoigne sur le plan de la narration d’une même complaisance que nous observons sur celui de la réalisation : spoiler: la nudité recherchée, les rapports de domination exacerbés , une prétendue complexité de caractérisation qui sert de prétexte à l’énumération d’actions invraisemblables. Ou comment le désir sert de tremplin à la spoiler: fétichisation de la violence définissant, selon la réalisatrice, la relation nécessaire entre les hommes et les femmes . Voilà les codes de la dark romance remobilisés, faisant du long métrage un avatar du piteux It Ends with us qui, roman comme adaptation au cinéma, se parait de revendications théoriques en totale opposition avec leur mise en pratique. Nicole Kidman, remarquable comédienne, ressemble ici à Demi Moore dans le récent The Substance (Coralie Fargeat, 2024) : un corps que l’on habille ou non, que l’on retouche, auquel on fait prendre des poses telle une poupée de chiffon, mais qui ne dispose pas d’un espace de jeu suffisant. Une production figée par les discours : ceux qu’elle tient, ceux qu’elle rapporte, ceux qu’elle anticipe.
C’est le pire film du monde, un film de c* gênant et sans histoire La musique donne mal au crâne et le cameraman fait que bouger avec ses gros plans Je suis actuellement dans la salle de cinéma j’ai mal au crâne Un conseil n’y allez surtout pas c’est une cata Genant
Allez-y, si vous voulez rire. Parce que Babygirl a déclenché un fou rire général dans la salle. Marre des critiques à rallonge. Si vous êtes ici, c'est pour un avis, pas un résumé.. - Un scénario insipide, taillé pour le puritanisme américain, des personnages dignes qu’une pub pour dentifrice. Rien ne dépasse, tout est poli, aseptisé, contrôlé à la perfection. - Nicole Kidman une star vraiment ? Elle ne quitte jamais son fauteuil d’icône, pas un cheveu ne dépasse. Aucun risque d'êrte surpris.. - Le vrai talent du film ? Harris Dickinson. Son naturel écrase tout le reste. - Quant à Antonio Banderas, il fait le minimum syndical, s’agitant sans grande conviction, comme s’il attendait son chèque à la fin de la journée. Un remake avec Ruben Östlund ?
Je suis allée le voir avec une amie et franchement c'était horrible ! Il y a juste du sexe et rien d'autre, ça correspond nullement à la bande annonce. En plus, ce n'est vraiment pas un thriller...je ne comprends pas les critiques, honnêtement c'était un très mauvais moment.
Ça se veut audacieux, subversif et immoral. De ce point de vue, c’est réussi. En revanche, c’est creux et sans intérêt. Encore un film superficiel qui ne provoque aucune réflexion. Dommage, Kidman y réussit une belle prestation.
Vu en AVP, un film inattendu et bien plus complexe et profond qu’il n’y paraît. Une femme plus âgée, un homme dans la vingtaine, une liaison jouant des rapports de domination, un commun accord qui joue avec ses propres règles. Il faut discuter du film pour comprendre tous les niveaux de lecture, la réflexion à mener pour comprendre qu’assouvir ses fantasmes n’est pas un gros mot. Et qu’on peut en apprendre, se découvrir, grandir, accepter. Déconcertant. Moderne. Important?
Je vis au Royaume-Uni et le film est sorti hier, je suis donc allée le voir. Nicole Kidman est époustouflante, et elle mérite clairement un prix. Par contre, je ne comprends pas bien pourquoi c'est classé comme "thriller" érotique, car à mon sens, ça n'a rien d'un thriller. C'est plutôt un drame érotique. En gros, n'y allez pas si vous vous attendez à un peu d'action. Le scénario est plutôt basique sans réel twist de dernière minute, et le parti pris côté réalisation est étonnant. Par exemple, peu de musique, en particulier dans les scènes hot, ce qui ajoutent à la sensation de malaise et de voyeurisme. C'est TRÈS intense, notamment spoiler: sur les scènes d'orgasme filmées en gros plan et qui durent bien plus longtemps que nécessaire.
En bref, j'ai trouvé le film un peu ennuyeux car ça ne va pas au bout de l'exploration de la psychologie des personnages. Tout semble un peu précipité. Les deux étoiles pour la performance incroyable de Nicole Kidman. Mais je l'ai vu une fois, je ne le reverrai pas.
Nul, vraiment nul. Aucune alchimie. Textes risibles et pas du tout croyables. Des scènes malaisantes et longues parfois. On s'en ennuie. Plusieurs personnes on quitté la salle au milieu du film, j'ai dû me forcer à rester.
"Babygirl" qui a reçu des critiques mitigés, en compétition l'an dernier à la Mostra de Venise est un thriller érotique tout juste convenable. La réalisatrice néerlandaise Halina Reijn propose aux spectateurs un récit féministe explorant le désir féminin, les dynamiques de pouvoir et la quête de la jeunesse éternelle, mais son scénario m’a semblé trop lisse à mon goût, rendant certaines parties ennuyeuses, reste la performance de Nicole Kidman (récompensée à la Mostra de Venise) bien épaulé par les présences masculines de Harris Dickinson et Antonio Banderas ainsi que des séquences troublantes et envoûtantes qui font tout le charme de ce film.
Étonnante proposition en ce début d'année 2025. A24 commence son année par un drame thriller erotique sur le désir. Une expérience fascinante et malaisante dans son ensemble avec un personnage insensé, incarnée brillamment par Nicole Kidman. Également les autres acteurs/actrices sont absolument saisissants. Malgré que son intrigue soit mal calibré, l expérience malaisante a tenu ses promesses
Romy a tout pour être comblée, elle est PDG d’une grande entreprise, mère de famille et à un mari aimant. spoiler: Sauf qu’en y regardant de plus près, Romy est frustrée sexuellement, ne parvenant pas à atteindre l’orgasme avec son époux, elle en vient même à avoir des penchants sado-maso. Jusqu’au jour où elle entame une relation torride avec un jeune stagiaire de sa société, quitte à tout risquer pour réaliser ses fantasmes…
C’est bien beau de vouloir réaliser un thriller érotique à l’ère post-#MeToo et sur la façon dont une femme passée la cinquantaine redécouvre (se réapproprie) sa sexualité. Sauf qu’à aucun moment on ne parvient à y croire spoiler: (cette pseudo relation sadomasochiste entre une PDG tirée à quatre épingle avec son balais dans le derrière et ce jeune stagiaire immoral, au secours).
C’est filmé platement, sans réelle conviction et ne devrait satisfaire que son coeur de cible, à savoir les jeunes femmes qui se gargarisent devant des pseudos films érotiques tels que Cinquante Nuances de Grey (2015) ou After (2019) et les ménagères qui se reconnaîtront dans le personnage campé par Nicole Kidman et qui comme elle, ont une vie sexuelle tristement pathétique.
Babygirl (2025) ressemble à s’y méprendre à un banal téléfilm érotique qui se veut faussement subversif parce qu’il met en scène une patronne spoiler: à quatre-patte en train de laper du lait et qui se soumet à un freluquet (qui pourrait être son fils). Un jeu de soumission et de domination qui a un air de déjà vu. Bref, c’est tellement dénué d’intérêt qu’il aurait pu finir sur une plateforme dans l’indifférence la plus totale.
La vie est dure pour les actrices de plus de 50 ans, c'est un fait avéré, et peu nombreuses sont les Isabelle Huppert ou Meryl Streep (il y en a quelques autres) à pouvoir résister dans un cinéma qui a toujours consommé la chair la plus fraîche et la jeter quand elle l'est moins. Mais les temps changent, un peu, sous l'impulsion de réalisatrices, essentiellement, décidées à bousculer la norme. Après la résurrection de Demi Moore, dans The Substance, voici sa cadette de 5 ans, Nicole Kidman, dans un rôle "je n'ai pas froid aux yeux", pour Babygirl. Un thriller érotique produit par le très (trop ?) en vogue Studio A24, qui se propose de revisiter un genre qui a fait florès au milieu des années 80, jusqu'au début des années 90. La nouveauté, dans Babygirl, réside donc dans le regard féminin, avec une intrigue assez simple et prétendument sulfureuse de rapport domination/soumission, où la notion de thriller a disparu, quand l'érotisme se niche moins dans des images "scandaleuses" que dans la psychologie de son héroïne, PDG en contrôle total de son existence, en surface, mais rongé par ses fantasmes souterrains. L'idée est intéressante dès lors qu'elle chahute les conventions et les jugements genrés mais elle ne va pas si loin que cela, sans profondeur réelle et percutée au final par un puritanisme bien commode. Ni prude ni soumise (pas réellement), le personnage interprété par une Nicole Kidman exceptionnelle, il faut bien le reconnaître, reste fascinant de par son ambiguïté, même si la part de ludique dans les jeux charnels s'efface devant un sérieux bien figé des situations. L'actrice est l'atout premier d'un film qui traite mal ses protagonistes secondaires et dont les dialogues frisent parfois le grotesque.
Tout çà pour çà ! Cette histoire de couguar qui va assouvir ses fantasmes avec un jeune stagiaire de l'entreprise qu'elle dirige, est bien laborieuse et sans intérêt. On se croirait dans 50 nuances de grès à l'envers. Avec en prime une bande musicale à hurler. Nicole Kidman est encore bien belle, mais cela ne suffit pas pour sauver ce film.
**Babygirl de Halina Reijn : un miroir trouble du féminisme moderne**
Halina Reijn livre avec *Babygirl* un film chargé de tension, porté par des performances d'acteurs et d'actrices remarquables. Pourtant, malgré son ambition de traiter des thèmes modernes et féministes comme le désir, le plaisir féminin, et le droit à l'orgasme, le récit s'égare en renforçant les normes patriarcales qu'il prétend dénoncer.
Le film explore, du point de vue féminin, les notions de désir et d’attachement, tout en posant un regard critique sur les jugements sociaux liés aux relations perçues comme déviantes. À l'instar de *May-December*, *Babygirl* s'intéresse à la pression sociale qui stigmatise les femmes. Mais là où *May-December* confronte ces normes de front, *Babygirl* s'enlise dans une représentation rétrograde. L'héroïne, au lieu de transcender les attentes sociétales, se retrouve enfermée dans une dynamique d'auto-flagellation et de culpabilité, notamment dans sa quête de pardon final. Ce choix narratif amoindrit toute portée émancipatrice en suggérant que la rébellion féminine doit s'excuser d'exister.
Le paradoxe du film réside également dans sa critique de l'hypocrisie du milieu professionnel. L'héroïne, figure d'autorité et d'ambition, reproduit les mécanismes de domination qu'elle semble combattre, refusant la promotion à son assistante et cautionnant les dynamiques oppressives du pouvoir. Au lieu de célébrer une libération authentique, *Babygirl* conforte l'idée que réussir nécessite l'adoption des codes masculins traditionnels.
Sous couvert de modernité, le film finit par renforcer des stéréotypes et des idéaux conservateurs. En refusant à son héroïne un véritable chemin de libération, *Babygirl* échoue à incarner une vision féministe, s'affirmant malgré lui comme une critique involontairement antiféministe des ambitions féminines contemporaines.
Pffffff tout ça pour ça ….. une histoire d une banalité comme on en fais plus heureusement Nicole Kidman sauve le film par son interprétation et Harris dickison très bien dans son rôle …..