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Lil Sprite
67 abonnés
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4,0
Publiée le 16 janvier 2025
Babygirl est un "thriller érotique" pas si sulfureux que ce qu'il prétend, teinté de morale durant toute sa durée mais plutôt bien raconté et avec de formidables acteurs tous impeccables.
Comme Challengers l'an dernier, Babygirl promettait beaucoup (de désir, de passion, de sensualité...) mais s'avère presque aussi décevant. Si Nicole Kidman ne ménage pas sa peine, le spectateur, lui, peine à croire à cette histoire. Tout ça paraît assez froid, désincarné et artificiel. Le comble c'est qu'on ne ressent même pas vraiment le désir ni le plaisir, plutôt la souffrance et la culpabilité. Le film s'avère clinique et manque d'émotions positives. Cela tient en grande partie à la prestation de Nicole Kidman qui, bien qu'impliquée, reste inaccessible et sans chaleur. Face à elle, Antonio Banderas est plutôt touchant et Harris Dickinson offre aux spectateurs la seule scène vraiment sexy du film, en se déhanchant sensuellement sur "Father figure" de George Michael. Pourtant, il était tout à fait possible de faire quelque chose de plus touchant avec ce type de personnages, comme c'était le cas dans Don Jon par exemple.
Nicole Kidman joue bien car ce n'est pas un rôle facile. Elle a d'ailleurs reçu le prix de la meilleure actrice pour ce rôle à la Mostra de Venise 2024. On est à la croisée entre Cinquante Nuances de Grey et Emmanuelle. Un film spécial, n'ayez pas de grandes attentes.
Dans la catégorie oscars féminines 2025, Nicole Kidman se pose en bonne candidate et en sérieux outsider dans son rôle de PDG quinqua nymphomane et adepte de la soumission.
Le film ne vaut le coup en partie que pour son interprétation de grande qualité. Elle donne beaucoup de sa personne et n'hésite pas à se montrer à nu. Le scénario ne vole pas bien haut, on a là un mix de 50 nuances de Grey et de Harcèlement (Demi Moore est déjà passé par là il y a 30 ans). Mais pourtant le film est un peu plus abouti que ses prédécesseurs, grâce notamment à sa réalisation clipesque qui apporte beaucoup de beauté visuelle à l'entreprise. Plans aériens, lumière tamisée, contre jour, ambiance stroboscopique on se croirait parfois chez le danois Nicolas Winding Refn le côté glauque en moins. L'ambiance sexy et sulfureuse est toutefois dynamité par moment par des scènes un peu risibles (Nicole Kidman buvant du lait dans une coupelle façon chat vaut son pesant de cacahuètes) Et le film sera certainement assez clivant pour le spectateur lambda, mais j'avoue avoir bien aimé.
Pffffff tout ça pour ça ….. une histoire d une banalité comme on en fais plus heureusement Nicole Kidman sauve le film par son interprétation et Harris dickison très bien dans son rôle …..
Whaouuuu! Quel pétard mouillé!! Je me suis fais avoir par la BA, je m'attendais à cent fois mieux! C'est téléphoné tout le long , on sait à l'avance ce qui va se passer , pas de mystère érotique comme on aurait pu en attendre à la lecture du pitch. Bien sur que Nicole Kidman mérite son prix à la Mostra mais ce film est convenu , stéréotypé et trop académique! C'est la relation SM d'une femme mure et de pouvoir mais sans ...bondage ! Après tant de batages on a seulement droit à un "Belle de jour " de chez peuchère ... Déçu . et en plus on fait passer Banderas (que j'adore!) pour la dernière des buses!
Tout çà pour çà ! Cette histoire de couguar qui va assouvir ses fantasmes avec un jeune stagiaire de l'entreprise qu'elle dirige, est bien laborieuse et sans intérêt. On se croirait dans 50 nuances de grès à l'envers. Avec en prime une bande musicale à hurler. Nicole Kidman est encore bien belle, mais cela ne suffit pas pour sauver ce film.
Nullissime, sans intérêt, on assiste à un jeu de soumission et de domination vu et revu. N'étant pas adepte du genre, j'ai trouvé le temps long. Les performances de Nicole Kidman et Antonio Banderas restent toutefois à souligner.
Un film qui ne laisse pas indemne. J’ai trouvé que le film frôle la limite avec quelque chose de malsain. Que ce soit avec la violence de certaines scènes, l’incroyable, jeu des acteurs, surtout celui de Nicole Kidman qui nous livre une prestation bouleversante de sincérité. Mais également le côté saccadé et brut de certaines scènes, les sons et la musique parfois oppressant, tout le jeu autour des plans de caméras qui donne l’impression aux spectateurs d’être voyeur d’assister à des scènes qu’il ne doit pas normalement assister. Tout cela peut mettre le spectateur mal à l’aise. Ce film me fait penser à la pianiste de Michael Haneke avec ce combat permanent, cette tension entre les deux personnages principaux. La dualité du personnage féminin qui oscille entre frustration sexuelle dans un cadre privé et une volonté d’assouvir, ses fantasmes les plus névrosés dans une soumission face à un homme plus jeune qu’elle et beaucoup plus bas qu’elle hiérarchiquement. C’est sans doute pas un hasard si ce film fait partie des films préférés de Nicole Kidman. Le film ne décolle pas énormément, il reste assez linéaire et plat pendant 1h30 mais le peu de fois où le film décolle cela se fait en apothéose en explosion, et ce n’est pas parce que le film ne décolle pas que l’on s’ennuie car bien qu’il soit linéaire, il y a cette tension permanente entre le personnage qui me tient en haleine et des rebondissements au niveau des personnages. Ceux qu’on pensait inatteignables s’avèrent être des colosses aux pieds d’argile, on découvre la fragilité de certains personnages. Il faut aussi noter le jeu de caméra, la lumière et l’ambiance globale de ce film qui est très bien recherché et intelligemment interprété
Étonnante proposition en ce début d'année 2025. A24 commence son année par un drame thriller erotique sur le désir. Une expérience fascinante et malaisante dans son ensemble avec un personnage insensé, incarnée brillamment par Nicole Kidman. Également les autres acteurs/actrices sont absolument saisissants. Malgré que son intrigue soit mal calibré, l expérience malaisante a tenu ses promesses
Quelques fragments d'étoiles pour l'interprétation de Nicole Kidman. Pour le reste, un énième film de femme pour les femmes, et précisément les quinquas (plutot sexa!) et leurs fantasmes de cougar, de pouvoir et botox. C'est nullissime, sans surprise, et aussi torride que la météo du jour.
Stagiaire talentueux cherche affection et + chez power woman
Remarqué dans Les bums de plage en 2017 puis dans Sans filtre (Triangle of Sadness) de Ruben Östlund, dans Babygirl Harris Dickinson (Samuel) dompte Nicole Kidman (Romy), son aînée de trente ans, pédégère new-yorkaise aux failles à fleur de peau. Même si certaines scènes sans préavis sont un peu ratées, la proposition de la néerlandaise Halina Reijn m’a tenu en haleine. Ici, sexe et pouvoir sont les deux versants d’une même force de vie, il suffit à la femme de pouvoir de s’abandonner au magnétisme de la beauté sublime pour se nourrir à son tour de la domination. Osez, vous en ressortirez plus fort(e), un message subliminal très corporate.
Babygirl, réalisé par Halina Reijn, s’inscrit comme une œuvre à la lisière du thriller érotique et de la fresque introspective, où chaque cadre semble pesé, chaque silence, une invitation à sonder l’invisible. Nicole Kidman incarne Romy Mathis, une figure d’autorité paradoxale, PDG new-yorkaise dont l’armure professionnelle laisse entrevoir des failles lumineuses. Sa relation avec un stagiaire juvénile, interprété par Harris Dickinson, agit comme une onde perturbatrice, déséquilibrant les dynamiques préexistantes pour en révéler les lignes de fracture.
Reijn orchestre un ballet visuel d’une rigueur presque clinique. La lumière froide, traversant des espaces vitrés, souligne les contours d’un monde intérieur en apnée. Les cadrages serrés rappellent les compositions photographiques de Cindy Sherman, où la tension entre surface et profondeur atteint son paroxysme. Ici, le regard s’égare dans l’entre-deux, captif d’un jeu de reflets et d’ombres.
La triangulation initiale entre Romy, son mari Jacob (Antonio Banderas) et le stagiaire, loin d’être un simple exercice narratif, se déploie en rhizome, tissant des connexions insoupçonnées. La multipolarité des relations esquisse un tableau fragmenté des tensions entre pouvoir, désir et émancipation. Kidman, tel un corps sculptural en perpétuel mouvement, joue de ses contradictions avec une subtilité déconcertante : la puissance d’un geste, la fragilité d’un regard.
En filigrane, Babygirl interroge notre époque. Le film pose la question du corps féminin mûr dans un système où la désirabilité est constamment réévaluée. Romy Mathis, à l’image de Demi Moore dans The Substance, navigue dans des eaux troubles, entre revendication de son agency et subversion des normes imposées.
Reijn, fidèle à son approche sensible, fait le choix de l’épure dans l’écriture. Les dialogues se retirent pour laisser place aux silences, ces respirations qui invitent à l’introspection. Le récit ne cherche pas à tout dire, mais à tout suggérer, offrant une densité narrative qui invite le spectateur à devenir co-créateur de l’œuvre.
Ainsi, Babygirl n’est pas tant un film qu’une expérience. Une œuvre où chaque spectateur est convié à confronter ses propres tensions, ses propres désirs. Halina Reijn signe ici un manifeste visuel et émotionnel, une invitation à explorer les zones grises de l’intime et du collectif, avec une audace et une intelligence rarement égalées.