Petits Meurtres entre Amis hexagonal, ce Roi Soleil s’il intrigue beaucoup au début, de par son atmosphère et son ton assez glauque, agace rapidement par trop de manières et une mécanique qui devient très vite répétitive et soûlante. L’idée est bonne au demeurant mais le nombre d’invraisemblances et la lenteur du scénario qui n’avance plus finissent par avoir raison de nous. Reste un questionnement intéressant sur notre rapport à l’argent et à la loyauté. Et puis il faut reconnaître que l’humour noir ici présent tranche dans le vif mais on reste sur notre faim et le casting hétérogène est particulièrement inégal. Sans être mauvais, ce Roi Soleil ne marquera pas les esprits outre mesure et manquera d’un supplément d’âme au final.
Concept intéressant, avec une fin attendue mais néanmoins captivante. spoiler: Ces fictions alternative oú les protagonistes pensent s'en sortir, alors qu'ils ne font que s'enterrer dans leur mensonges et problèmes sont bien faites . Bon huit clot
C’est dommage, on a un sentiment d’imparfait devant le potentiel du film. Le pitch est accrocheur et bien mené, mais des scènes qu’on sent en trop (notamment la scène d’ouverture avec Louis ixv, les films font normalement ça avec plus de finesse avec une légère citation en début de film ou encore la scène avec l’analyste financier et son stagiaire). Je m’attendais plus à une réflexion un peu plus éthique et philosophique (comme dans la pièce Le repas des fauves). On a aussi des personnages qui ont peu de plus value comme celui de Panayotis Pascot qui ne dit rien, ne réagit pas quant au stratagème.
Et enfin, je trouve qu’ils sont allés trop loin dans le personne ne s’en sort, on se demande pourquoi le gérant tue la propriétaire et un peu pourquoi Pio Marmaï finit par étranger à mains nues le conseiller financier alors qu’il y a quelques instants il culpabilisait d’avoir tiré la nuit dernière
Tout est mélangé dans une intrigue sans queue ni tête, même si le jeu des acteurs est plutôt bon. Mais le réalisateur nous égare sans cesse et nous impose des scènes trop longues et répétitives. Vous aller perdre votre temps .
Un huis clos rêveur qui commence plutôt bien ficelé mais qui se perd un peu sur son final. J'ai apprécié le casting et le jeu des acteurs qui nous font passer un bon moment dans cet univers sombre. ----Juin 2026----
Un semblant de Tarantinesque pour un final des plus grotesque. C'est dommageable car l'ensemble qui paraissait plus décousu en son début retenait finalement largement l'intérêt, jusqu'à l'arrivée d'un personnage extérieur perturbateur qui aurait dû relancer l'intrigue mais n'a fait que la noyer.
Un excellent thriller, dont la construction originale joue sur les allers-retours temporels et les points de vue divergents, entrelacés avec le récit linéaire. Sans jamais basculer dans le noir absolu, le film plonge dans une forme de noirceur, contrebalancée par une musique de karaoke et des boules à facettes, qui donnent une atmosphere presque comique à la situation tragique.
Il y a un peu de DUPONT LAJOIE dans ce film, pas par rapport à l'histoire, mais en termes d'analyse sociologique du comportement humain, en particulier du Français beauf, de la rue, et non par cette fois du responsable RH ou haute sommité de l'entreprise ou de la politique complètement déconnecté de la réalité. Oui, beaucoup parmi nous pourraient se reconnaitre dans ce film. Un petite pépite.
Superbe mise en scène et scénario excellent. La deuxieme scène dans le château de Versailles est brillante ! Casting parfait, les acteurs sont tous bons. Les critiques sont trop dures avec ce film intelligent et original.
Dans un tripot glauque de Versailles, au petit matin. Un ticket de loto tout frais et bien juteux, une rixe qui élimine le malheureux gagnant, et un groupe de personnages aux dents longues. Il suffit de se mettre d'accord pour raconter la même histoire et s'en sortir avec le pactole. Il suffit... Vincent Maël Cardona écrit et réalise un bon concept pratiquement en huis-clos. Les intentions de départ des protagonistes sont à peu prêt correctes moralement, mais la première déviance de la vérité va provoquer un enchaînement de rebondissements et de réflexions qui feront évidemment tout capoter au fur et à mesure. Une peinture sombre de l'âme humaine. Portée par une distribution très convaincante, dont l'inconnu Xianzeng Pan, un vrai tenancier de bar repéré par le réalisateur (!). Je souligne également la bonne exploitation du lieu fermé, à la taille insoupçonnée, au travers duquel la caméra se déplacera allègrement. Ou l'idée de garder le rideau fermé, ce qui permet de casser toute notion du temps... et peut-être de faciliter le tournage, comme "Clerks" en son temps ? Le réalisateur utilise également l'effet de style de montrer certaines scènes par différents points de vue, ce qui peut paraître gratuit au premier abord. Puis il en profitera pour apporter des variations et évoquer ainsi les manipulations de la vérité. C'est à vrai dire sympathique mais pas indispensable, voire un peu surfait par moment. En revanche, plus le film avance, et plus il a tendance à être bancal, à l'image de l'histoire que veulent (se) raconter les protagonistes. Entre des rebondissements qui deviennent de plus en plus improbables, façon loi de Murphy. Ou des invraisemblances. A partir des premiers coups de feu, comment ne pas imaginer qu'un voisin appelle la police pour investiguer ? Comment diable une histoire digne de ce nom peut-elle être inventée quand on attend vraiment trop longtemps pour appeler les secours ? C'est un peu dommage, ces éléments flinguent le dernier acte d'un récit pourtant prometteur.
Un film sur la loterie, la cupidité oui déjà vu, tourné sous forme de huis clos mis en scène avec brio. le tout mené par de bons acteurs, des rebondissements intéressants. Ce n'est pas le film de l'année mais c'est appréciable. Le jeu d'acteur participe à rendre le film intéressant malgré ses longueurs mais le rendu final sur le traitement de la folie et sa descendance de la situation vaut le coup de donner une chance à ce film.
Bonjour, L’intrigue du film, consiste en un huis clos entre 8 personnages. Un ticket de loto gagnant va cristalliser toute l attention, les rêves, les convoitises, les mauvaises décisions pour les personnages de ce petit bar PMU Les scènes sont montrées plusieurs fois, selon un angle différent et selon un personnage différent a un moment donné de l intrigue. Le film envoie un message fort sur notre rapport à l’argent, au pouvoir, à la manipulation. Le scénario est très bien écrit, tout s’enchaîne avec fluidité, les scènes se répètent parfois avec des points de vue différents, et ça donne un vrai rythme au film et a notre vision , la tension est constante. Il y a même quelques touches d’humour bienvenues pour faire respirer tout ça. Belle surprise a découvrir
Malgré une bonne idée de base, le film ne deviens jamais pertinent. Il prends un peu des air prétentieux dans sa critique alors que elle est vraiment bâteau et accessible, en étant absolument pas révolutionnaire. Il n'y avait pas besoin que le film le soit, mais il est assez pénible dans son exécution. Il fait le choix de montrer plusieurs fois des segments de différents points de vues, sauf que c'est rarement pertinents en fait, on se demande un peu à quoi ça sert. En bref, le roi soleil n'est pas mauvais, mais bas un peu de l'aile dans son exécution, qui finit un peu par tomber à plat.
Dès les premières minutes, le film pose les bases du récit. Un personnage fait toute une analyse de la situation sociale et la place de chacun dans la société. Il énumère les statuts et les rôles des individus. Cette hiérarchie est figé, tout est déjà calculé. Cette séquence est finalement tout l’inverse de ce que propose le film : un enchevêtrement des rôles de chacun des personnages qui ne cesse d’évoluer au fil du récit. En effet, l’idée originale du film est simple : un homme gagne la somme de 294 millions d’euros au loto, mais décède subitement dans un bar. Ce décès survient lors d’une agression alors que plusieurs témoins assistent à la scène. La trame est donc facilement identifiable : comment les personnages vont-ils réagir et se partager l’argent ? À partir d’une intrigue plutôt simple, le réalisateur se démarque par son montage. Cet aspect technique est le grand atout du film. Il est intelligent et nous guide continuellement, créant un rythme où l’on s’amuse à chercher la petite imperfection dans la mise en scène, mais qui n’arrive pourtant jamais. Le réalisateur parvient à maintenir une cohérence solide dans cette histoire entièrement construite, presque artificielle au départ, mais qui s’articule autour de cette réalité que construisent les personnages eux-mêmes. Comme au loto, quand on joue, on veut gagner, alors on invente un scénario, on adapte la réalité. Le Roi Soleil est un film qui joue avec son spectateur autant que ses personnages jouent entre eux.