Ouaip. Crowe nous la joue à la Gabin, Malek a un physique de Freak. On nous rajoute en cerise prime une mini histoire sentimentale qui n'a strictement aucun intérêt. Fallait couper, rendre le film plus digeste et moins mal au dos. Et pour ce prix, éviter des scènes ridicules. J'explique, ça ne spoile pas:
Le but du psy, c'est de câliner Goering, lui tirer les vers du nez sur sa défense, et surtout l'empêcher de se suicider avant le procès. On vient lui dire: "Help, il convulse, il est en train de mourir!!". Alors le freak il court très très vite, il voit l'autre par terre yeux révulsés et bave aux lèvres, très fort, diagnostique: "C'est un infarctus, vite de l'aspirine", cinq secondes après il a les comprimés. Il essaye de les mettre dans la bouche de Crowe-Goering qui dodeline, faisant comprendre qu'il craint d'être empoisonné: "Mais non, j'en prend moi-même". il le fait. Puis il force des comprimés dans la bouche de l'autre. Et là, miracle, notre Goering se réveille comme Blanche-Neige qui a craché sa pomme, oooh dit le public. Vive l'aspirine (invention Allemande).
Ailleurs, le Freak va visiter la femme de Goering et leur fille en résidence dans une maison moche. Il est pris de sympathie, c'est un gentil psy. Alors il retourne les voir, sans prévenir, pas de téléphone. Il frappe, elle ouvre, maquillée et habillée pour un nuit à l'opéra, collier de perles inclus. Totalement invraisemblable et porte une délicieuse robe verte qui vire au rouge quand elle est de dos pour servir le thé.
Enfin, trouver pour défendre le film l'alibi de la pédagogie, c'est prendre le spectateur payant pour un inculte. Vu la quantité de cheveux bleus dans la salle, ils savaient déjà.