Un film passionnant concernant la préparation du procès de Nuremberg ainsi que la relation entre Hermann Göring et le psychiatre Douglas Kelley. On a beau connaître cette partie de l'histoire, on en apprend encore davantage et le rapport psychologique entre ces deux hommes est très intéressant. Russell Crowe et Rami Malek sont convaincants dans leurs rôles, sans oublier le reste du casting. Alimenté d'images d'archives insoutenables, « Nuremberg » captive et reste un film nécessaire de mémoire. Mon blog : cinephile critique
De James Vanderbilt (2026). Magistral et didactique qui sonne comme un avertissement que l'état de droit , la démocratie ne vont pas de soi et que le risque totalitaire n'est jamais loin . Surtout à l'orée de ce qui se passe en ces années troubles . Au premier abord, le film peut surprendre voire un peu dérouter . Certainement au regard de son titre qui renvoie à certainement le procès international le plus retentissant de l'histoire . Le fameux procès de Nuremberg à l'origine du droit international . De part le titre , on pourrait penser que le film traite du procès . Ce n'est qu'en partie vrai . Le procès étant plus le décor , le lieu et non l'argument comme thème principal . La reconstitution historique est sinon tronquée , elle révèle de nombreux manquements . Notamment en gommant toutes les interventions soviétiques qui sont totalement absentes du film . Même si le début du film présente les divers accusés avec leurs grades dans l'ordre nazi comme de leurs implications dans les crimes du III ième Reich , il n'y a pas d'analyse objective de leurs histoires . Sinon même des raccourcis parfois rapides . Le film est pourtant intéressant de part son approche concernant l'un de ces accusés en l’occurrence le Reich Maréchal H Goring . En effet le film se base sur les écrits du Psychiatre qui l'a longuement observé et analysé . C'est de ce point de vue que le film prend sa matière et s'avère intéressant . Jusqu'à sa conclusion qui sonne comme un avertissement . Malgré donc ses nombreux défauts , le film est à voir et à méditer . Russell Crowe campe admirablement le personnage à l'égo surdimensionné de Goring . Rami Malek dans le rôle du psychiatre est lui aussi convainquant .
Remarquable film qui colle assez à la réalité. Goering, Russell Crowe est remarquable. Mais je n'accroche pas au jeu de Rami Malek, ses regards, ses attitudes...sonnent faux. Ambiance de juste après-guerre bien restituée. Un moment d'histoire et une dénonciation dans le final du film du dirigeant actuel du pays de production de ce moment de cinéma.
Très bon film qui retrace le plus grand procès de l'histoire! Russell Crowe est incroyable dans le rôle de Goring, il incarne a merveille ce personnage aux multiples facettes, un homme intelligent, manipulateur, créatif et très stratège. Le rythme du film est soutenu, on ne s'ennuie pas. Seul bémol (qui fait aussi paradoxalement le charme des films americains) ce sont les scènes avec des discours héroïques accompagnès de violon (ils ne peuvent pas s'en empecher ) Je recommande ce film
Un chef-d'oeuvre. Le film monte en puissance par étapes et enchaîne plusieurs scènes marquantes. En voyant les lettres échangées entre Göring et sa femme et sa fille, j’ai pensé aux Juifs, qui n’avaient jamais eu cette chance. Pour beaucoup, ils n’ont jamais revu leur famille et ont été gazés. Ce contraste m’a profondément bouleversée, au point d’en pleurer. La scène du militaire juif d'origine allemande, assis sur un banc et en conversation avec le psychiatre, présente un dialogue intense. Et de nombreux autres moments frappants jalonnent le film, notamment les multiples échanges captivants entre Göring et le psychiatre ainsi que les scènes du procès, tous portés par des interprétations excellentes. Ce n’étaient que des humains et pourtant ils ont été capables de telles atrocités. C’est terrifiant… Alors veillons tous ensemble à ce que le devoir de mémoire demeure...
Une œuvre de mémoire très fidèle aux faits historiques. Un film solide, sérieux et marquant. Russell Crowe - impérial, impressionnant, dérangeant - incarne un Göring à la fois charismatique, délirant et terrifiant dans sa banalité., Michael Shannon, impeccable de gravité et Rami Malek magnifique comme toujours. Le film repose beaucoup sur eux, et ça fonctionne. J’ai beaucoup aimé.
Ce qui est marquant dans "Nuremberg" c'est qu'on ressent le poids de l'Histoire. Un film de procès bien mené, parfaitement rythmé et brillamment interprété.
Le cinéma américain sait très bien produire ce genre de film : la reconstitution historique même si nous connaissons à l'avance le dénouement, même si les spécialistes du sujet trouverons à redire. Là nous sommes servis, sans compter les images d'époque. Ce qui m'interroge c'est le choix du psy...qu'elle est la personne qui a évaluée sa capacité à remplir sa mission ?
Une structure narrative entre politique et morale La structure narrative nous plonge avec brio dans les préparatifs du plus grand procès de l'histoire. Elle expose les enjeux complexes, tant politiques que moraux, incarnés par le procureur Jackson. Ce dernier représente un idéal de justice universelle, refusant la loi du talion — « œil pour œil, dent pour dent » — pour ne pas reproduire la barbarie des agresseurs. Toutefois, le personnage gagne en profondeur grâce à ses failles : ses aspirations personnelles vers la Cour Suprême teintent son idéalisme d'ambition. Face à lui, Douglas Kelley (Rami Malek) se laisse d'abord séduire par le magnétisme de Goering (Russell Crowe), qui le manipule avec une habileté démoniaque. Le basculement : de la manipulation à la réalité Un retournement de situation au milieu du film vient éclairer la véritable nature de la mission de Kelley. S’ensuit une confrontation d'une intensité folle entre Crowe et Malek, véritable « masterclass » d'acteurs. Ce point de bascule survient juste après la projection d'un documentaire sur les camps durant le procès, confrontant les protagonistes à l'horreur brute. Les dilemmes du droit international Le film soulève des questions fondamentales sur l'instauration du droit international. En contournant les cadres juridiques nationaux, il interroge la légitimité d'États étrangers à juger des exactions commises hors de leur sol. L'objectif est clair : incarner une justice universelle pour que de telles atrocités ne se reproduisent jamais. Cette confrontation idéologique révèle la nature destructrice de l'homme : n'importe qui peut basculer vers le mal, sans nécessairement avoir souffert auparavant. C'est le constat terrifiant auquel parvient le personnage de Rami Malek, dont les alertes aux autorités restent vaines. Une conclusion cynique Dans une scène capitale, le personnage de Russell Crowe pose un constat provocateur : que serait devenu le monde si les nazis avaient gagné ? Il critique la « morale opaque » des Alliés, arguant que ce procès n'est que la justice des vainqueurs sur les vaincus. En remettant en cause les valeurs au nom desquelles la justice est rendue, le film nous rappelle avec froideur que l'homme est capable du pire. Un film riche, thématique et poignant sur la Seconde Guerre mondiale. À voir de toute urgence !
Bouleversant de réalisme, Nuremberg parvient à capturer toute la tension et la gravité de ce tournant de l'histoire, rappelant avec force l'importance du devoir de mémoire. Le film excelle particulièrement dans son autopsie de la psyché humaine, confrontant le spectateur à la "banalité du mal" tout en disséquant les mécanismes de défense et l'absence de remords des accusés. Cette plongée clinique dans la confrontation entre les experts psychiatres et les dignitaires déchus offre une perspective fascinante sur les profondeurs de l'âme et la résilience morale.
Un très bon film On est complètement pris par l histoire. Super interprétation de rani Malek en psy et de rusell crow un des pires SS qui pourrait presque paraître sympathique. Des images d'archives qui donnent encore plus de poids au procès
Excellent film. Une plongée dans notre histoire avec ce qu'elle comporte de plus négatif. Il est capital de ne pas oublier ces atrocités. Les scènes sont superbement filmées et le duo formé par Göring et le psychiatre est captivant. A noter bien sûr des images d'archives insoutenables mais nécessaires. La bande originale couronne le tout.
Excellent film historique avec des acteurs sublimes Un scénario avec une réalité sur le procès de Nuremberg que beaucoup de personnes ignorent à quel point les hommes peuvent être inhumains...
Déjà ca commence très mal avec le titre. Ce n’est pas un film sur le procès de Nuremberg mais sur Goering. Après qu’est ce qu’on apprend du personnage et bien pas grand chose que c’était un vilain nazi. Nul trace des témoins, très peu d’évocation des autres accusés et de leur défense. La mise en scène est affligeante, la musique insupportable et l’acteur central absolument pas crédible. Bref on y apprend absolument rien, ni sur le nazisme, ni sur l’Allemagne, ni sur la Shoah, ni même sur Nuremberg. A des années lumières du Pianiste ou de la Liste de Chindler.