Nuremberg est un film frontal. Il ne cherche ni l’effet ni la démesure, mais la confrontation. Russell Crowe, magistral en Hermann Göring, impose un charisme troublant, presque fascinant. Face à lui, Rami Malek incarne un psychiatre à la présence singulière, presque décalée. De leur face-à-face naît un duel psychologique tendu, où se dévoilent non pas les origines du nazisme, mais les ressorts intimes qui l’ont porté au sommet : l’art de convaincre, de tordre le réel, de rendre l’inacceptable pensable.
Le film met à nu la puissance d’un système capable d’entraîner des foules et d’habiller la barbarie d’apparences raisonnables. Et c’est là qu’il dérange : cette mécanique n’appartient pas au passé. Elle peut renaître, ailleurs, sous d’autres mots, sous d’autres visages.
À travers le procureur américain et la coalition des nations, le procès apparaît comme un acte de civilisation. Il fallait juger, et juger sans faille. Faire de ce moment un précédent irréprochable, ôter toute échappatoire, inscrire la responsabilité dans le droit. Les images d’archives, insoutenables, rappellent l’instant où le monde découvrait l’ampleur de l’horreur.
Nuremberg dépasse son sujet. Il nous parle du présent autant que du passé.
Parce que la condition humaine incline à l’oubli et à la répétition, le cinéma a ce devoir : maintenir la mémoire en éveil, rappeler ce qui a été fait, pour que nous restions lucides sur ce qui pourrait l’être encore.
Très intéressant de se plonger dans ce procès à travers un film avec cette distribution. très bon. Rami je n'aime pas l'acteur mais il joue bien. J'ai été tenue en haleine de bout en bout.
Un psychiatre est embauché pour analyser les nazis accusés avant et pendant le procès de Nuremberg. La question est simple, les nazis qui vont être jugés sont-ils des monstres ? je vous laisse deviner la réponse. Les acteurs sont formidables et les 2h30 filent à une vitesse grâce à la réalisation. C'est intelligent et force la réflexion.
Les passionnés d'Histoire connaissent la retransmission du Procès de Nuremberg mais nous n'en connaissions pas les préparatifs. Bien sur, pas de nouvelles images de l’époque du procès ni de films de la libération des camps de la mort que nous ne connaissions déjà mais des acteurs de renommé pour en sortir la plus fidèle réalisation. Le film est long mais se passe rapidement tout de même. Je lui reproche un manque de constance voir de crédit. Russel crowe dans la peau du numéro deux du système nazi ne tient pas le rôle. Manque de prestance et d’épaisseur, l'homme ne fait rien à part parler tranquillement en récitant son texte. On a du mal à croire qu'il s'agit de Goering. Les autres accusés n'ont aucune personnalité et paraissent bien fade à l’écran; à la vue de leurs crimes. Le procès en lui même est bien moins impressionnant que le véritable tourné en noir et blanc, il manque du panache et de l’épaisseur à tout ça. Le sujet est honorable et l'on y découvre ses coulisses mais la réalisation et les acteurs déçoivent. On a l'impression d’être passé à coté.
Le film Nuremberg offre une plongée intense dans les procès qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Il met en lumière des dilemmes moraux complexes et la notion de justice face à des crimes d’une ampleur inédite.
Synopsis : un film sur le fameux procès, vu par le rôle du psychiatre qui doit évaluer la santé mentale des accusés.
Vu dans mon cinéma de quartier avec un groupe d'amis, en VF Une salle comble et toutes et tous ayant eu le même ressenti. La note d'affinité donnée par AlloCiné était 86%, rare et les notes données très bonnes ; sans surprise, j'ai bien aimé, même plus que ça.
En fait, ce film est un sacré film, qui prend aux tripes, qui ne peut pas laisser indifférent ; ou alors il faut être une grosse brute. Dans le rôle de Goering, Russel Crowe est monstrueux. Et Rami Mallek, très très bon aussi. Ce duo donne toute la force au film. Mais tous les seconds rôles sont très très bons, par exemple Michael Shannon dans le rôle du procureur.
Très bon décor, très bon niveau pour les dialogues, les accessoires, les costumes, tout est bien. Du grand cinéma. Je vais donner la note de 5, dire que c'est un CHEF d'OEUVRE. Il faut absolument voir ce film.
Et aussi pour cette raison : lorsqu'un psychiatre brillamment interprété par Rami Malek désabusé alerte en vain que les tyrans populistes peuvent émerger n'importe où, y compris dans son propre pays, on ne peut pas faire autrement que de penser à ce qui se passe aux USA depuis un an et quelques. Il faut absolument voir ce film.
Attention spoiler spoiler: En filmant cette confrontation entre le psychiatre Douglas Kelley et Herman Göring d'une telle manière, dans un face-à-face à la fois troublant et intime, je vois pour ma part que le réalisateur a voulu montré que le mal ne se présente pas forcément avec des cornes et des armes redoutables. Le méchant peut être charmant, sympathique et affable.
Et donc, bien sûr, c'est là qu'il est le plus dangereux.
C'est alors à la justice, celle des tribunaux, c'est la justice des hommes de rétablir la vérité.
Fin du spoiler.
Un mot sur les images d'époque. Spoiler Attention spoiler: Attention quand même, certaines images d'époque sont très très fortes, très déstabilisantes, il vaut mieux être prévenu.
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3,5
Publiée le 27 mars 2026
L'intrigue principale porte avant tout sur Hermann Göring et la « relation » qu'il tisse avec le psychiatre Douglas Kelley, et sur la façon dont ce dernier prend conscience de l'ètendue du Mal dont l'ancien « bras droit » d'Hitler est capable [...] Un rècit solidement charpentè! Rien n'y manque! Terrain connu si on connaît le procès èponyme et ses consèquences car James Vanderbilt aime les relations ambiguës, les joutes troublantes et les duels psychologiques qui nous tiennent en haleine jusqu'au clap de fin! A ce titre, les performances de Rami Malek et Russell Crowe mèritent d'être saluèes, sans doute parce qu'elles amènent des instants d'une intensitè captivante! Saluons ègalement la prestation remarquèe de Leo Woodall dans le rôle du sergent traducteur, en particulier pour son monologue bouleversant! D'autant plus que "Nuremberg" (2026) qui est tout sauf une histoire ordinaire du bien contre le mal, jouit d'une reconstitution assez impressionnante! Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais ça mèrite vraiment le coup d'oeil! Les films procès de ce type se font rares sur les ècrans et c'est bien dommage car ces histoires vraies extrêmement complexes fournissent toujours de fascinants moments de cinèma, apportant au passage un èclairage original et nècessaire...
Rami Malek n'est pas très convaincant, mais approche psychologique intéressante de la personnalité de Goering, que l'on ne pensait pas être aussi malin... On hésite entre le côté documentaire historique et le traitement hollywoodien pas très rigoureux, l'ensemble se laisse voir. Les images d'archives peuvent choquer.
Nuremberg joue clairement la carte du classicisme, avec une mise en scène assez académique… mais ça fonctionne. Le film parvient à captiver du début à la fin, sans jamais vraiment laisser place à l’ennui. Le point le plus troublant, c’est sans doute la manière dont Hermann Göring est parfois montré sous un jour presque… sympathique, ce qui met franchement mal à l’aise — mais c’est aussi ce qui rend l’ensemble intéressant et dérangeant. Malgré un sujet casse-gueule au départ, le film s’en sort grâce à un jeu d’acteurs tout en subtilité (notamment Russell Crowe), et réussit à tenir en haleine sans forcer. Classique, oui — mais efficace.
Très bon film. Un russel Crowe enfin de retour aux affaires avec une magnifique interprétation tout en nuances du monstre qu'il incarne. Un film nécessaire captivant et réussi.
C’est intense, c’est dense, c’est magistralement interprété, bien qu’on ne soit pas tout à fait certain au final que des acteurs puissent jamais interpréter l’abjection des monstres qu’ils incarnent.
La seconde guerre mondiale représente sans aucun doute l'une des périodes les plus sombres de l'Humanité. Son achèvement a également ouvert les vannes à la réflexion à la notion du droit international. Son achèvement a également donné naissance à l'un des plus importants procès de l'Histoire : le procès de Nuremberg. Ville où ont été prononcées les lois de Nuremberg visant exclusivement le peuple juif, ce choix est d'une certaine manière la réponse à la cruauté nazie. C'est au cours de ce procès que sont jugés les grands chefs nazis, désignés comme les plus grands criminels de guerre. Ce film ne se concentre pas sur le procès en lui-même. Le réalisateur aborde l'aspect psychologique et se fixe pour but de décortiquer l'esprit sombre de bras droit d'Hitler : Hermann Göring. Pour ce rôle, Russel Crow s'est glissé dans ce personnage et m'a ébloui par son talent. Difficile de jouer la réincarnation de la cruauté et pourtant, l'acteur de Gladiator ou des Misérables semble n'éprouver aucune difficulté. Ce film aborde le sujet humain et sa réaction face à la révélation de l'horreur, ce qui en dit long sur nous, les spectateurs. Interrogez-vous, sondez vos esprits, lancez vos regards en direction de l'Avenir, comme l'a fait Douglas Kelley.