Un film parfaitement mis en scène par Marc Forster. Avec " Neverland ", il nous conte le destin de l'écrivain de théatre James Barrie ; son récit débute en 1906 à Londres. Soutenue par la merveilleuse musique composée par Sir Elton John, cette histoire dramatique est également servie par un casting de grande classe la présence de Dustin Hoffman que l'on voit trop peu , et les talents de Kate Winslet et Johnny Depp pour les rôles principaux. L'esthétique et La beauté de ce film doit beaucoup à la présence des enfants avec de fantastiques jeunes comédiens débordant d'émotions comme Nick Roud dans le rôle du jeune George Davis ou Freddie Highmore dans celui de Peter.
Ne connaissant que peu l'histoire de Peter Pan, je me suis tout de même laissé tenter par ce film, notamment en voyant le casting. Et je n'ai pas été déçue ! L'histoire est vraiment très belle et bien construite, passant de la réalité à l'imaginaire avec fluidité. Les images sont belles et les décors tout autant. Les jeunes acteurs jouent admirablement bien. Subtil et nostalgique.
Toute la partie de la mise en situation, rencontre et découverte est mal ficelée, mais obligatoire en même temps pour la suite, et c'est à partir despoiler: la première de Peter Pan que l'histoire (et donc le film) prend de la valeur ! L'idée des 25 places est géniale par ailleurs. Les personnages prennent un ton mi comique, mi dramatique, et sont donc plus touchants.
NB : J'adore Depp, mais il faut dire que son accent écossais ne fait pas partie de sa meilleure prestation. Le jeune "Peter" est très doué également.
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1,5
Publiée le 10 avril 2021
L'ensemble du film Neverland fait de Barrie une sorte de figure paternelle aimante et très sage alors qu'il était en fait un marginal profondément perturbé solitaire et peu sûr de lui. Lorsque l'on regarde ce film après avoir lu des articles sur le véritable caractère tordu de Barrie tout ce qui concerne ce film semble artificiel par essence. J'ai trouvé cela intensément déprimant sachant qu'avec une histoire si immaculée et touchante les gens ne se soucient pas assez de creuser plus profondément et verront toujours Barrie comme l'être humain merveilleux et pratiquement parfait qu'il est censé être dans Neverland. La distinction entre bonne et mauvaise croyance n'est pas claire dans cette histoire. Et l'importance de la croyance et de l'imagination n'est affirmée que par rapport à la mère et le message reste donc superficiel. Le film montre peu de ce que Depp réalise avec l'imagination nous ne voyons que des bribes qui tentent d'être mignonne et moralisatrice mais qui risque de n'être que ringarde et prêcheuse car elle manque à la fois de sophistication dans les mots et d'astuce dans la composition. Et le film montre peu ce que d'autres réalisent avec imagination. Il est une tragédie tout comme la vie de la famille Davies et de James Barry lui-même. Car ce n'était pas de la réalité c'était juste l'imagination excentrique d'un réalisateur...
Le film « Neverland » raconte une étonnante genèse du conte « Peter Pan ». Il est intéressant de découvrir ce qui a permis à l’auteur J.M. Barrie d’inspirer l’histoire du célèbre enfant qui ne veut pas grandir, Peter Pan. A travers des jeux et des échanges imaginaires avec les quartes enfants rencontrés dans un parc et de la relation de complicité avec leur mère veuve dépassée par les événements, Llewelyn Davie, c’est un formidable scrapbooking des idées et des histoires, qui l’amène à construire une histoire fantastique de Peter Pan ! On découvre aussi qui se cache derrière les personnages Peter Pan, la fée Clochette, Capitaine Crochet et leur monde imaginaire... La relation de l’auteur J.M. Barrie en manque d’inspiration avec cette famille est touchante, vibrante et poétique ... Ce qui m’a le plus marqué dans le film, c’est la prestation et le jeu très émouvant du petit garçon, future étoile du cinéma, Freddie Highmore (« Arthur et les minimoys », « Charlie et la chocolaterie », « Motel Bates », « The good doctor ») ... mais qu’est ce qu’il est excellent dans le rôle difficile d’un petit garçon étonnamment mature, qui veut vite grandir et devenir adulte ! Je n’oublie pas une belle scène éprouvante à la fin du film ... il m’a beaucoup ému. Une belle révélation du cinéma ! Johnny Deep (« Charlie et la chocolaterie », « Pirate des Caraïbes », « Edward aux mains d’argent », ...), on le sait bien, est capable de jouer dans n’importe quel rôle ! Un véritable caméléon ou quoi ! Il est très à l’aise dans l’univers de l’enfance, il parvient à dégager une grande sensibilité de l’auteur J.M. Barrie face aux enfants ! Kate Winslet (« Titanic », « Les noces rebelles ») est douce, touchante dans le rôle d’une mère veuve débordée par les différentes situations, qui tient au bonheur de leurs quatre enfants. On note également la présence de Dustin Hoffmann (« Rain Man »), ce qui est pour moi, un sympa clin d’œil au film de Steven Spielberg, « Hook » où il a joué Capitaine Crochet ! Beau film qui nous interroge sur le rapport avec le monde de l’enfant, l’âme de l’enfant qu’on perd au fur et à mesure en grandissant ... mais qu’on peut le retrouver en voyant le bonheur, les rires des enfants. J’ai beaucoup aimé et je pense encore à la scène finale très intense avec Freddie Highmore ...
Après la suite je me fais le préquel, et pourtant je ne goûte guère Peter Pan, mais Depp faisait dans la qualité à cette époque. Déjà j’ai trouvé que la reconstitution d’époque était soignée, tant dans les décors et les costumes que dans le ton. Ça ne ressemble pas trop aux autres biopics d’une œuvre (sur les traces de Mary par exemple) car c’est aussi l’adaptation d’une pièce de théâtre, et on sent cette inspiration notamment dans le montage de Peter Pan ou dans les trucages. J’ai apprécié que soient montrés le processus de création et le manque d’inspiration de J.M. Barrie, puis comment l’imaginaire l’a sauvé et amené à transcender son quotidien ainsi que celui des autres. On voit la transposition du fait réel au fantasmagorique du théâtre. On a quelques tirades typique du mythe, des clins d’œil connus, un jeu sobre mais juste (en adéquation avec l’ère victorienne tout comme les relations des persos) et une trame qui colle au thème principal qui est celui du passage à l’âge adulte. Là où l’écriture devient merveilleuse c’est dans la gradation : l’imaginaire est de mieux en mieux représenté au fur et à mesure qu’il prend de l’importance dans la vie des enfants, qui de leur côté grandissent inéluctablement mais s’accrochent encore à ce monde, qui se fait onirique à la fin telle une apothéose. Alors certes c’est lent, ça fait un peu long alors que ça ne dure qu’1h30, la VF est très plate et le thème n’est pas des plus passionnants. Certes mais l’ensemble est tellement bien écrit, bien monté et avec une double lecture bien gérée qu’on est obligé d’apprécier la qualité finale. Je ne m’attendais pas à ça, et même si je ne reverrais pas ce film souvent je le recommande chaudement (7 oscars tout de même).
James Matthew Barrie trouve l’inspiration pour sa nouvelle pièce dans sa relation intime avec la famille Llewelyn Davies. Librement adapté et flirtant avec le mélodrame dont il franchit parfois la ligne, « Neverland » est un voyage délicat dans un univers naïvement baigné par la poésie et l’imaginaire. Mise en scène soignée, jolis mouvements musicaux et très belle interprétation, notamment des enfants, pour un beau film qui manque toutefois de magie, Marc Forster n’ayant pas l’étoffe d’un Tim Burton auquel le sujet aurait très bien pu échouer.
tres beau film ou la dure réalité se fond dans un imaginaire plus doux. On tombe parfois un peu trop dans le mélo mais ça reste très touchant et émouvant. Un peu dans la lignée de big fish.
Ah c'est de là que vient le "meme" super connu sur internet où les gens se régalent pour se moquer de situations tristes ! Bon eh bien en effet le film est super triste, c'est une belle histoire. Si vous avez envie de chialer, c'est parfait. A éviter quand on est pas au top.