Tiré du roman autobiographique écrit par Isabelle Carré, ces rêveurs sont ces enfants dont le mal-être les empêche de s'épanouir. Terriblement attachant, ce film sensible et totalement sincère nous plonge à hauteur de ces enfants, sans jugement ni pathos. Première réalisation de l'actrice, elle offre une stylistique moderne au rythme et au jeu d'acteurs, tous justes, enfants comme adultes.
Premier long métrage d''Isabelle Carré, qui s'offre un rôle de l'héroïne adulte, qui traite un sujet sur l'adolescence dans les années 80/90 et le mal être allant au tentative de suicide. L'action se passe essentiellement dans un hôpital psychiatrique avec différents ados avec leurs problèmes qui se côtoient dans des lieux fermés. La réalisatrice traite le sujet avec beaucoup de sensibilités, de fragilités , à un âge où l'on se cherche. J'ai un petit bémol à ajouter à ce long métrage, je trouve la mise en scène fait comme un téléfilm formaté pour une soirée à thématique avec débats par la suite sur France 2, c'est un peu le même niveau. Les jeunes comédiens sont plutôt bons et des collègues de cinéma font une apparition comme Pablo Pauly, Bernard Campan, Nicole Garcia, Vincent Dedienne ou Alex Lutz. Bonne démarche d'Isabelle Carré mais peut mieux faire.
Touchant et magnifiquement raconté on ne peut qu’être conquis par Isabelle Carré et son histoire. Intimiste et poétique une réussite, qu’on lui doit que ce soit elle ou ces jeunes acteurs la justesse du scénario et bien joué aussi.
Inspiré de son propre roman éponyme , paru en 2018 , Isabelle Carré réalise là un premier film délicat, sincère , profondément personnel et un hymne à l'art , au théâtre, qui l'a sauvée !
Voilà un film perso, une autobiographie toute en émotion. Isabelle se cache à peine derrière Elisabeth pour retourner à Necker, et revivre un épisode crucial - qui aurait pu être traumatique- de son adolescence. Un témoignage émouvant plus que geste militant, tel que j'ai ressenti. La différence est notable entre le suivi médical d'aujourd'hui et celui des années 80, la réalisatrice raconte sans juger. Les rêveurs regardent les oiseaux du papier peint s'envoler par la fenêtre, en attendant des jours meilleurs. Ces pointes de poésie adoucissent la grisaille du mal-être. Le récit est authentique, à l'aune des souvenirs, et sa justesse entraine l'adhésion avec de surcroit une bande d'ados attachants, et un Campan, dans un rôle secondaire certes, mais qui n'est certainement pas là par hasard…. Souvenez-vous des belles choses… film de Z. Breitman, 2002, qui avait valu à Isabelle carré un césar mérité. Comme on dit au golf, un mauvais départ n'empêche pas le par. Un peu pareil dans la vraie vie, nous dit Carré. cinema - novembre 2025
Isabelle Carré nous livre une histoire très intime afin de pointer le drame des enfants en souffrance du point de vue psychologique mais non pris en charge faute de soignants et de places dans les structures adaptées. La jeune Tessa Dumont Janod est saisissante et juste ; on s'attache beaucoup à son personnage qui se débat pour se sentir comprise, aimée et reconnue. Il y a des scènes dures, des moments de poésie (les sons, les chansons notamment), d'évasion. De l'espoir aussi. Souhaitons que ce film réussisse à toucher qui il faudra pour que les choses changent dans le bon sens. Une belle leçon de vie qui donne de l'espoir.
Bravo à Isabelle Carré pour ce film émouvant et autobiographique. Pas facile de livrer une partie de soi si intime ou il est facile de se reconnaître .. heureusement les conditions d'internement ont évolué hélas trop peu de places c'est grave de laisser les enfants sans établissement d accueil...
Quelque peu sceptique à voir filmer le monde de la psychiatrie chez les ados, je suis allé voir ce film à reculons, craignant d'y voir le sujet traité avec trop de légèreté. Et c'est vrai qu'au début, cette plongée dans le passé de l'actrice/réalisatrice manque un peu de piment. Mais, peu à peu le quotidien d'Isabelle, rebaptisée Elisabeth, ainsi que ses amis devient touchant et très prenant lors de son internement. Tessa Dumont Janod qui joue la comédienne adolescente est parfaite, retranscrivant à merveille le mal-être mais aussi l'espièglerie de cette génération en détresse. A l'époque où les jeunes vont de plus en plus mal et que la psychiatrie sature, ce film est d'utilité public pour alerter sur la souffrance dans notre société, aujourd'hui ou il y a 30 ans.
Isabelle Carré réussit la mise en images de son livre autobiographique sur son hospitalisation en pedo psychiatrie après sa tentative de suicide qu'elle fera encore adolescente.
Conséquence du malaise profond qu'elle vivait dans sa sphère familiale dysfonctionnelle, traversée par le mensonge du père et par le mal être de sa mère. Un chagrin d'amour fut le détonateur de son geste désespéré.
C'est réussi, émouvant, bouleversant même, mais surtout la cinéaste/actrice parvient à adopter un ton juste et très humain.
Le titre vient d'une tirade prononcée par le personnage principal. Les rêveurs au sens où l'emploie IC, ce sont ceux qui se réfugient dans le rêve, pour tenter d'échapper à une existence qui les fait trop souffrir.
Isabelle Carré se livre avec force dans ce film sur les tentatives de suicides de jeunes filles. Elle y raconte en partie son histoire, son internement en hôpital psychiatrique. Un récit touchant mais qui reste un peu trop sobre.
Touchant premier film d'Isabelle Carré, autobiographique qui plus est, sur des adolescents soignés à l'hôpital Necker pour des tentatives de suicide. Isabelle Carré montre ses parents les délaissant parfois son frère et elle quand ils étaient enfants. Un pari idiot et méchant d'un gars du collège. Sa mère qui n'a pas vu le problème arriver. La camaraderie qui se forme avec les autres patients à l'hôpital. C'est un film sensible mais quelques passages sont trop appuyés (notamment la quête trop présente de son amie de l'hôpital), les musiques sont par moments trop présentes et manquent de cohérence.
Un film qui nous parle de ce que l'on a pu ressentir adolescent, qui nous rapelle combien il est dur pour certains et certaines de grandir. C'est sensible, bien joué. Cerise sur le gâteau on entend des morceaux d'Oberkampf.
Un film qui souhaite aborder un sujet souvent bien caché que celui des enfants malades psychologiquement. Pour cela, il est utile. Surtout en sachant que c'est le récit de l'expérience réellement vécue par la réalisatrice. J'y regrette un peu plus de profondeur dans la douleur et le malheur ressentis par ces enfants, j'ai pû m'ennuyer à certains passages trop clichés ou peu subtils.
Isabelle Carré a le courage d'adapter sa propre histoire d'abord sur papier avec un roman, puis sur grand écran... Et elle s'attaque à un thème très peu abordé au cinéma : la santé mentale chez les adolescents et la pédopsychiatrie.
Ce film lui ressemble : doux et poétique. Malgré la brutalité du thème, le récit est traité avec délicatesse et sensibilité.
Le casting 4* est parfait entre Isabelle Carré, Tessa Dumont Janod qui la joue enfant et qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau et Mélissa Borod que j'ai découvert dans l'excellent "Alpha" et que je trouve d'une force de jeu incroyable !
Et je suis fan des guests entre Vincent Dedienne, Pablo Pauly et surtout Alex Lutz qui me bouleverse toujours autant ! Avec Isabelle Carré ils forment une relation fraternelle tout en douceur et en pudeur.
La musique illuste bien le récit : j'aime que des classiques soient retravaillés dans un autre style !
Mais il y a un je-ne-sais-quoi qui m'a empêché de rentrer dans le film et j'ai essayé de comprendre. J'ai trouvé le jeu des jeunes acteurs assez inégals et cela m'a fait décrocher de certaines scènes.
J'ai détesté le fait que les parents ne s'occupent pas d'elle et qu'ils fassent un virage à 180 degrés pendant son séjour. Pour moi, le récit aurait mérité de se focaliser uniquement sur l'internement et ses patients : on ne connait pas leur histoire en profondeur et ça m'a manqué pour m'attacher à eux.
Le film est sur le fil j'ai trouvé que des fois il survolait l'émotion sans y plonger et j'étais frustrée !
Mais le final a changé la donne ! Deux passages m'ont particulièrement émus sur le final : la scène de danse sur le slam et les échanges de l'héroïne adulte avec son frère.
Le thème abordé est délicat à traiter mais il arrive à mettre en lumière la santé mentale chez des jeunes qui est de plus en plus répandue depuis le COVID et qui mériterai que le Gouvernement s'y penche sérieusement !
Avec Les Rêveurs, Isabelle Carré signe un premier film autobiographique aussi délicat que puissant, adapté de son propre roman. On y suit Élisabeth, une adolescente en détresse dans une famille excentrique, dont le parcours – de l’hospitalisation à Necker à sa renaissance par l’art – est porté par une justesse rare.
Tessa Dumond Janot, époustouflante dans le rôle de la jeune Isabelle, incarne avec une intensité bouleversante la fragilité et la force de son personnage. Autour d’elle, un casting impeccable (Bernard Campan, Judith Chemla ETNicole Garcia) et des adolescents d’une authenticité rare composent une galerie de personnages justes et attachants. Une bande-son envoûtante Signée Benoît Carré, la musique alterne entre tubes des années 80 et compositions originales, renforçant l’émotion et servant de levier thérapeutique, comme la danse ou la cuisine. J'ADORE Et par dessus tout, film nécessaire : Les Rêveurs est bien plus qu’un récit sur la dépression adolescente : c’est une célébration de la résilience, un plaidoyer pour l’écoute et l’accompagnement des jeunes en souffrance. Lumineux, poétique et profondément humain, ce film rappelle que l’art peut sauver des vies.
À ne pas manquer, un coup de cœur pour les ados, leurs parents, et tous ceux qui croient en la force de la création.