Le synopsis de Good One ne donne qu'une piètre idée de ce qui se joue dans un film réalisé avec une grande délicatesse par la débutante India Sonaldson, qui ne cache pas les quelques aspects autobiographiques du conteste du scénario. Le long métrage est un huis clos à ciel ouvert, durant une randonnée de trois jours, avec une jeune fille de 17 ans, proche d'entrer à l'université, son père et le vieil ami de celui-ci. Au-delà des paysages naturels, superbes, la progression dramatique peut sembler inexistante mais elle existe, malgré tout, à travers les conversations entre les deux hommes, tous les deux divorcés, et l'écoute de la jeune femme, dont la caméra guette les réactions, expressives, malgré les non-dits de cette dernière. Il y a bien un point de bascule à un moment donné, une sorte de twist émotionnel, un point de rupture joliment capté par la réalisatrice, qui est aussi une fracture générationnelle que le film n'a pas besoin d'expliciter, au risque d'être minimisée par certains. Tout cela est fragile, peut paraître anodin mais conditionne tout l'intérêt que l'on peut porter à cette œuvre qui rappellera, par certains côtés, le cinéma de Kelly Reichardt. A ce titre, la chanson du générique de fin, avec l'humour de ses paroles, constitue une conclusion pleine d'esprit. Il faut enfin saluer l'éclosion de Lilly Collias, dans un premier rôle qui en appelle beaucoup d'autres, tellement elle paraît douée pour la subtilité.
Un film qui se dévoile au fur et à mesure d’un scénario simplissime, une petite virée à pied dans l’état de New york, à travers la forêt et les montagnes de Catskills (connais pas)...Ce que je retiens du film c’est l’aspect psychologique de cette randonnée à trois ( il y a souvent une personne de trop)….C’est du cinéma new-yorkais, au début on trouve simpliste, puis in fine, on se dit c’est plutôt subtil et on apprend en fait à réfléchir???Une petite surprise que je conseille, pour sa finesse analytique très américaine…..a good one quoi….
Good One est un exemple parfait de ce que produit de mieux le milieu indé américain. Dans une esthétique proche du cinéma de Kelly Reichardt ( first cow) il ne se passe pas grand chose dans le film mais dans cette histoire de randonnée entre un père, sa fille et un ami un peu lourdaud du père, c'est le chemin qui compte davantage que la destination, car la jeune adolescente autour de laquelle tourne le film va faire son entrée dans l'âge adulte pendant cette balade initiatique. Je me suis pour ma part laissé porté par le rythme lent et parfois contemplatif et élégiaque de l'oeuvre et je ne verrai plus les randonnées en pleine nature de la même façon désormais.
Peu de films parviennent à toucher aussi profondément en disant si peu. Dans cet exercice, India Donaldson réussit avec brio à nous faire ressentir le poids que les hommes peuvent faire peser sur les épaules des femmes. À travers des actions répétées, on perçoit progressivement cette charge mentale s’accumuler chez Sam, jusqu’à un point de rupture qui fait basculer le film dans une dimension proche du chef-d'œuvre.
Incroyablement puissant et moderne, Good One peint avec brio le sexisme ordinaire et les plaies indélébiles qu'il crée. Une oeuvre saisissante d'India Donaldson sur le passage à l’âge adulte et une très grande performance de la part de Lily Collias.
À travers une randonnée partagée par une jeune fille, son père divorcé et le meilleur ami de celui-ci, "Good One" livre un récit initiatique subtil. En s’attaquant au sexisme ordinaire, le film explore les dynamiques familiales et les tensions de genre avec une approche délicate, sans toutefois atteindre une grande intensité émotionnelle. Un film intéressant mais inégal
Classique dans son côté indépendant, mais efficace dans sa forme, le film d'India DONALDSON démontre une vraie sensibilité de la part de la cinéaste, portée par une interprète centrale terriblement touchante
Le sous-titre pourrait être : "On se lève et on se casse". Le film traite de tous les aspects de la féminité, la serviabilité et de l'empathie à laquelle les femmes sont assignées, mais aussi les règles invisibilisées. C'est la première fois à ma connaissance que le motif du tampon apparait ainsi, avec son caractère récurrent. Sans connotation dans un cadre sororal, il devient marqueur sexuel potentiellement dangereux à l'extérieur. Un vrai film féministe, avec une prestation d'un naturel impressionnant de la toute jeune comédienne principale.
Ce film est lent et sans action, on croit toujours qu'il va se passer quelque chose mais rien, jusqu'au bout on reste sur sa fin, le message ne passe pas même si on peut penser que c'est toujours la faute des hommes, on voit là une jeune femme un peu compliqué dans sa tête....
Ça m'ennuie de dire ça mais pour moi "Good One" ne restera pas dans les annales. Ce film est la définition du vide intersidéral, il n'y a quasiment rien à se mettre sous la dent. Hormis la prestation de la jeune actrice et les paysages, je n'ai pas trouvé de bons points. Il n'y a aucun rythme, le scénario n'est pas assez approfondi, les personnages sont quelconques et la fin n'est ni faite ni à faire. Pourtant, je m'attendais à autre chose au début mais bon, comme on dit, on ne peut pas plaire à tout le monde. Peut-être qu'il plaira à d'autres mais ce n'est pas le cas pour moi. 8/20.
Petit film indépendant new-yorkais, “Good One” est une fine observation de la nature et des êtres humains. On y apprend que ce n’est pas une bonne idée de mélanger amis et famille pour une activité, encore plus quand il s’agit d’une randonnée en pleine nature où il n’y a pas d’échappatoire. Malheureusement, le film manque de rythme, peut-être pour coller à cette longue, très longue balade dans les Catskills.
Film qui cache bien son jeu "Good One" nous promène à tous les sens du terme, longuement sur des chemins familiers, quelque part entre le "Old Joy" de Kelly Reichardt et "Leave No Trace" de Debra Granik, puis soudainement, par une simple phrase qui serait presque passée inaperçue en d'autres temps, tout va basculer, tout va être brisé : les relations entre les trois protagonistes, le ton du récit, et forcément le confort du spectateur. India Donaldson, fille de Roger, parle d'un sujet dont le cinéma s'est dorénavant emparé, avec plus ou moins de réussite, et elle le fait avec une intelligence rare, n'assénant pas un discours sentencieux, ne condamnant pas ses personnages, même les condamnables, à la damnation. Une absence de radicalité qu'on ne retrouve malheureusement pas forcément dans les débats que provoque ce "Good One", du moins si j'en crois l'ambiance houleuse, la véhémence de certains propos entendus après la séance.
On s attendait pas à un tel ouvrage ( car quand on est fille de ...réalisateur et productrice) c'est toujours facile de se lancer dans la réalisation et difficile de dépasser ses maîtres ou parents. Bref la jeune actrice assez silencieuse suffit à elle seule par ses expressions ses mous et sourires à dialoguer avec 2 hommes d âge mur dont le symbolique pater...c'est une réussite dans cette nature bien plus bruyante que les acteurs le message est passé bravo on adore et rdv au prochain long métrage.
C'est avec un sentiment de frustration qu'on sort de la salle après avoir vu "Good one", le premier long métrage de India Donaldson, un film qui faisait partie de la sélection de la Quinzaine des Cinéastes lors du dernier Festival de Cannes. Frustration car ce qui aurait pu être un excellent film sur le fossé qui existe entre les générations et les sexes génère finalement plus d'ennui que d'intérêt du fait d'une réalisation amorphe, sans aucun relief. Les comparaisons que j'ai pu lire avec le cinéma de Kelly Reichardt me paraissent totalement outrancière. Par contre on ne manquera pas de retenir le nom de Lily Collias, la jeune interprète de Sam, la jeune fille qui part faire une rando dans les montagnes Catskills avec son père et le meilleur ami de celui-ci : on peut parier qu'on n'a pas fini de la voir sur les écrans !
La fille du réalisateur Roger Donaldson (auteur de quelques blockbusters plus ou moins sympathiques de « La Mutante » au « Pic de Dante » dans les années 90 et le début des années 2000) réalise ici sa première œuvre avec « Good one ». Présenté à Sundance et à Cannes dans le cadre de la section parallèle de la Quinzaine des réalisateurs, son film coche toutes les cases d’un certain cinéma indépendant que quelques cinéphiles trouveront passionnant mais que la grande majorité du public va considérer comme chiant au possible et proche du néant. Et nous en faisons clairement partie. C’est bien simple, il ne se passe strictement rien durant l’heure et demie que dure ce film. Alors certes, le long-métrage a le mérite d’être court mais cela ne suffit pas à en faire quelque chose de regardable même si on ne s’ennuie étonnamment pas trop durant la projection grâce à quelques situations et dialogues sympas ainsi que de jolis paysages forestiers. Mais cela ne fait pas un film. On suit donc une jeune fille qui accompagne son père et le meilleur ami de celui-ci un weekend en randonnée. Et c’est à peu près tout...
Alors oui, ce que l’on pourrait appeler un micro évènement va nous sortir quelque peu de notre torpeur lors du dernier quart du film car il faut bien quand même donner quelque chose à manger au spectateur. Mais la manière dont cela va être traité en plus d’une conclusion abrupte et nébuleuse au possible va venir confirmer notre impression grandissante durant tout le film : « Good one » est une œuvre qui ne raconte quasiment rien et le fait mal. Quant à cette minuscule pique contre la masculinité toxique qui semble être son firmament (!) elle est vraiment ratée. Sous ses apparats de film sensible et doux et en voulant jouer la finesse, Donaldson touche surtout le néant. Et son premier essai de rentrer les deux pieds joints dans tous les clichés les moins flatteurs du cinéma d’auteur un brin prétentieux et surtout vide comme une coquille. Heureusement, les interprètes sont très justes, on peut au moins se satisfaire de cela, et surtout la jeune Lily Collias. Une petite révélation qui sauve (un peu) cette première œuvre vraiment peu intéressante de l’oubli le plus total. Le genre de film qui nous fait nous demander ce qui se passe parfois dans la tête des producteurs qui achètent une œuvre comme celle-là.
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