Les Aigles de la République
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Histoire d'une descente aux enfers d'une star du cinéma égyptien sur fond de desalignement de ses valeurs.

C'est bien plus réussi ( à mon goût) que ce que j'ai pu lire parfois et " les aigles de la république" ne me semble pas non plus démériter au regard des deux premiers opus de la trilogie du Caire.

" Les mots sont les vêtements des émotions" ( Beckett). Belle citation reprise dans les dialogues qui fait écho à l'univers intime du personnage principal. Et des émotions, il en aura et nous avec !

Présenté en CO Cannes 2025, mais reparti la corbeille vide ( au regard du palmarès, ce choix n' aurait pas été le mien ! ).
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2025
Fares Fares est un acteur épatant qui mérite une reconnaissance bien plus probante à travers le monde, mais il faut bien avouer qu'il ne paraît pas spécialement crédible en star ultime. Par là même on s'étonne que l'acteur soit si soumis alors qu'il a un statut unique qui peut lui permettre de rester la tête haute ; on pense par exemple aux artistes iraniens ou russes sans doute moins portés aux nues qui continuent à tourner tout en restant fidèles à leur idéologie et leur combat. Ainsi le personnage manque cruellement de force et de réactivité. Niveau acting on constate aussi que les deux premiers rôles féminins sont malheureusement sous-exploitées, résumées à de simples plaisirs charnels. Pourtant, l'intrigue est passionnante, des coulisses du tournage aux introspections de l'acteur il y a surtout les luttes intestines au sein du pouvoir. La seconde partie est de loin la plus prenante, avec un vrai suspense (d'abord qui sont vraiment "les aigles de la République", puis enfin quelle partie va le remporter ?!). Tarik Saleh signe un thriller ciné-politique un peu timoré même si le récit reste plein d'acuité et d'un intérêt bien au-dessus de la moyenne général.
Site : Selenie
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Tarik Saleh, vous le savez est le réalisateur du magistral Le Caire Confidential avec lequel on l’a découvert en 2017…..Encore une fois il fait confiance à Fares Fares dans le rôle principal, encadré par de jolies jeunes femmes ‘( Lyna Khoudri, Zineb Triki)….J’avoue que si le début du film est assez « lent » un acteur égocentriste connaît la renommée , j’ai été scotché par la fin du film, plus que passionnant, avec un scénario brillant, voire sublime, une histoire ambivalente sur la complexité du pouvoir, ses arcanes, où le cinéma est utilisé à des fins politiques ( pot de vin d’acteurs, compromis, coucheries entre ministres et actrices)???C’est de la haute voltige si je puis dire, mais le réalisateur est un expert, il sait écrire un scénario, il sait viser tel un sniper les politiciens., C’est du grand cinéma, que ce soit techniquement, dans la direction d’acteurs où le sujet ( un coup d’état) abordé subtilement ???? Ne vous trompez pas, le fil appelle la réflexion politique et historique du spectateur. La dualité cinéma politique, vous ne la connaissiez pas ? Précipitez vous, Tarik Saleh, nous livre encore un petit bijou .
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2025
Lorsqu'il s'est agi de traiter de l'Égypte, Tarik Saleh nous a accoutumé à l’excellence. D'abord « Le Caire Confidentiel », puis, « La Conspiration Du Caire ». Son nouveau film sur Le Caire, est bourré de qualités, mais très honnêtement, il n’est pas à la hauteur de ses deux grands frères. La qualité majeure du film réside dans le traitement que nous fait Saleh de son personnage central. Une légende du cinéma Égyptien, incarnée par un brillant Fares Fares. Ce personnage, riche en couleurs, naviguant avec aisance dans tous les milieux, Copte, ou musulman, de la jet set, tout autant que dans les arcanes du pouvoir, nous permet de comprendre les tiraillements contradictoires de la société Égyptienne. Cependant, le film n'est pas exempt de défaut. Dans les deux premiers scénario Cairotes, les « double-jeu » de certains personnages nous surprennent lorsqu’ils sont révélés, mais ils restent tout à fait compréhensibles. Car les jeux des uns et des autres avaient été présentés de manière lisible, dès le départ. Dans ce troisième volet, les agendas de plusieurs personnages ne sont pas clairement définis. C'est depuis le début qu'on perçoit mal leurs jeux. On ne sait pas s'ils jouent "franc-jeu" ou "double-jeu. De sorte que lorsqu'ils sont présentés comme ayant trahi, on perd pied littéralement. Qui ont-ils trahi ? Au profit de qui ? Ce choix de Saleh de nous avoir concocté une intrigue où règne l'ambigüité, où la confusion est permanente, est très déstabilisant. Ce choix n'est pas heureux, car il impacte notre compréhension des tenants et des aboutissants de l'Histoire récente Égyptienne. L'agenda des partis qui s'opposent et qui aboutit au dénouement tragique, nous semble opaque. Cependant, on peut percevoir ce défaut comme un acte manqué, un travers inconscient du cinéaste, soucieux de nous montrer à quel point l'ambiguïté et la confusion, sont les marques de fabrique de la société Égyptienne.
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2025
Après les formidables LE CAIRE CONFIDENTIEL et LA CONSPIRATION DU CAIRE, Tarik Saleh nous plonge dans les méandres de la politique. Fares Fares excelle une fois de plus dans le rôle d’un comédien qui se retrouve piégé par un système totalement corrompu. Certes il y a quelques longueurs, mais le propos du film est passionnant.
Melvin RICHER
Melvin RICHER

31 abonnés 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2025
C'est sympa mais je trouve le début long pour une fin pas à la hauteur de l'attente, mais le film reste très correct... j'avais peut être juste une attente trop élevée chepa film vrmt mid mais il est bien quand même vrmt mitigé
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2025
Les Aigles de la République est Saleh au sommet de son venin : il prend l’acteur le plus aimé d’Égypte et en fait l’otage consentant d’un film de propagande à la gloire du Raïs.
Dans ce théâtre d’ombres, la satire politique flirte avec le vaudeville de palais : chaque porte qui s’ouvre sur le pouvoir sent la peur, la lâcheté… et le parfum trop cher de la Première dame.
Fares Fares promène sa carcasse de star usée comme un clown tragique, papillon nocturne attiré par le projecteur qui va le brûler vif.
Troisième volet d’une trilogie du Caire qui n’en finit plus d’étrangler son pays, le film est moins un thriller qu’un acte d’accusation : on en sort étourdi, fasciné… et un peu complice.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Avec Les Aigles de la République, Tarik Saleh signe son grand retour en Compétition à Cannes. Dans cette satire aussi sombre que lucide, il explore les dérives de la propagande à travers le destin d’un acteur pris au piège d’un régime autoritaire. Un film plus accessible en surface que les opus précédents de l’auteur, mais toujours traversé par la même rigueur politique et formelle.

Après nous avoir immergés dans un commissariat gangrené par la corruption dans Le Caire confidentiel, puis transportés dans une sorte de Nom de la Rose à l’égyptienne avec La Conspiration du Caire – un thriller mêlant espionnage et drame carcéral sur fond universitaire –, Tarik Saleh conclut sa trilogie du Caire avec une œuvre plus accessible, mais toujours aussi incisive dans sa dénonciation d’un régime autoritaire.

Alors que son précédent film adoptait une tonalité paranoïaque et cérébrale, Les Aigles de la République opte pour une satire plus discrète, presque feutrée dans un premier temps. On y suit George Fahmy, acteur de cinéma notoire dans une Égypte sous la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi. À la hauteur de sa notoriété, son ego démesuré se reflète dans un personnage construit autour de plusieurs clichés : père négligent, coureur de jupons impuissant, éternel flambeur errant entre les plateaux de tournage et les hôtels de luxe. Déconnecté de la réalité sociale et politique du pays, George incarne une figure tragique, presque grotesque. Fares Fares, acteur fétiche de Saleh, livre ici une performance remarquable dans le rôle de cet homme dont le talent principal, mentir, devient à la fois un bouclier et une malédiction. George ne le fait pas toujours consciemment, mais il semble incapable de définir son identité sans la lumière des projecteurs. Malheureusement pour lui, les nouveaux producteurs qui viennent le courtiser ne tolèrent ni ses caprices de star, ni ses dérives.

Un biopic à la gloire du président est en préparation, et George est choisi pour l’incarner. Dès lors, Saleh nous entraîne dans les coulisses d’un projet cinématographique aussi trouble que symbolique, où l’ambiguïté règne. George est confronté à un choix cornélien : devenir un outil de propagande ou tenter de redonner un semblant de cohérence à un projet qui le dépasse. Il finit par signer un pacte faustien imposé par les autorités, soucieuses de glorifier un chef d’État arrivé au pouvoir par un coup d’État.

La mise en scène adopte un humour acide, distillé par touches subtiles, pour explorer la double vie de George, tiraillé entre pressions politiques et désillusions personnelles. Autour de lui gravitent d’autres menteurs, à commencer par le général qui supervise le tournage. Le spectateur, lui, dispose de toutes les clés pour comprendre comment George, pensant bien faire, se retrouve pris au piège d’une machination bien plus vaste qu’il ne l’imaginait.

Dans la foulée, le film approfondit sa réflexion en établissant un parallèle entre les agents de l’État et le réalisateur Dr Mansour (Amr Waked), homme de confiance du président. Tous deux sont mobilisés pour déconstruire l’ego de George et pointer ce qui sonne faux, à l’image des promesses creuses que s’échangent les personnages. Il faut toutefois attendre le dernier acte pour que cette lente montée en tension trouve toute sa justification. Certaines scènes peuvent sembler redondantes, mais d’autres, plus dérangeantes, équilibrent cette impression.

Les Aigles de la République ne se contente pas d’interroger la puissance politique du cinéma. Il explore également comment l’art, notamment du point de vue d’un acteur, peut devenir un vecteur d’émancipation et éveiller une conscience enfouie. Le complot évoqué n’est qu’un prétexte, une diversion – tout comme certaines sous-intrigues – qui dispersent les éléments d’une tragédie profondément humaine.

Si le film de Saleh n’a sans doute pas le profil d’une Palme d’or, il est indiscutable que Fares Fares mérite de figurer parmi les prétendants au prix d’interprétation masculine. Brillant comme toujours, l’acteur égyptien mérite au minimum cet honneur. Le casting féminin – Cherien Dabis, Lyna Khoudri et Zineb Triki – reste cependant cantonné à des rôles davantage symboliques que développés, dans un récit entièrement centré sur la figure de la star.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
LaureS
LaureS

20 abonnés 149 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
A ne pas vouloir choisir entre comédie, dénonciation politique et thriller paranoïaque, on assiste à un film assez confus, avec des ruptures de ton et de rythme, intéressant mais pas totalement captivant.
J'ai apprécié les acteurs et surtout les actrices, en particulier Zineb Triki, toujours aussi belle dans un rôle pas si éloigné de celui qu'elle jouait dans le Bureau des Légendes.
Au final un film ni déplaisant ni enthousiasmant, que j'ai trouvé bien en dessous des deux précédents films de Tarik Saleh
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Si vous avez aimé « Le Caire confidentiel » puis « La Conspiration du Caire », vous aimerez ce dernier thriller de Tarik Saleh, mêlant espionnage, complot, tout en se servant du Grand Cinéma Egyptien comme une arme secrète. Pour réaliser un biopic à la gloire du président Abdel Fattah al-Sissi, George Fahmy ( Fares Fares ) est naturellement choisi pour jouer ce rôle, acteur incontournable dans cette période, allant jusqu’ à être appelé le « pharaon ». Même s’ il a des doutes et cherche à éviter tout mauvais pas dans un contexte hautement tendu, George veut mettre un point d’ honneur à aller au bout de son interprétation, mais y croit-il encore ? Alors que son charme semble s’ éroder, ce personnage toujours très attiré par les belles femmes, commence à perdre pied sur tous les fronts ( ex-épouse, compagne ou amante ). Il s’ accroche farouchement à son personnage, tandis que l’ ambiguïté devient angoissante. Si sa compagne Donya ( Lyna Khoudri ) qui pourrait être sa fille, n’ a qu’ un rôle léger, c’est bien Suzanne ( Zineb Triki ), l’ épouse d’ un ministre, qui va charmer et faire chavirer notre pauvre Pharaon. Nous retrouvons avec plaisir cette actrice qui nous a enchanté dans « Le bureau des Légendes », et qui nous régale encore ici par son interprétation impeccable. Vous commencez juste à sentir le piège malicieux qui se met en place au cœur d’ un régime des plus autoritaires…. sous couverture d’ un film de propagande grossier. Un film passionnant et ambitieux dénonçant les excès des dictatures avec une construction originale de cinéma dans le Cinéma…..!!**
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2025
Un projecteur braqué sur les coulisses du pouvoir, voilà ce que propose "Les Aigles de la République" de Tarik Saleh : en plaçant au centre de son récit Fares Fares dans le rôle d’une superstar égyptienne piégée dans une superproduction d’État, il explore avec malice et précision la relation trouble entre cinéma et politique. On reconnaît l’élégance du scénario et une mise en scène affirmée, un peu plus ostentatoire que d’habitude mais toujours efficace. Le film oscille entre la comédie à l’italienne et le pamphlet sévère, mais dès que la violence surgit, elle frappe dans sa froideur et son imprévisibilité. Courageux.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 novembre 2025
Convaincu par les deux films précédents, j'allais en confiance voir LES AIGLES DE LA REPUBLIQUE de Tarik Saleh. Attente déçue, malgré quelques belles fulgurances et une claire intention dénonciatrice du pouvoir autoritaire en place en Egypte et de sa volonté de reprise en main (réelle) du cinéma égyptien. Malheureusement, l'ensemble manque globalement de rythme et de clarté dans l'intrigue thriller politique de la deuxième partie.
L'intention ne suffit pas toujours. D'autant que la première partie, sur le mode plutôt d'une comédie, celle d'une star qui vit sur un nuage, ne prépare pas à la suite pour donner de la cohérence à l'ensemble de ce volet. Sauf à illustrer combien la chute peut-être brutale quand on fait de l'ombre au soleil tout-puissant.
On sait que Saleh adore Le Caire, ville d'origine de son père, qu'il trouve néanmoins brutale et indifférente aux visiteurs, et tente de reproduire à l'écran son gigantisme tentaculaire. En tournant ailleurs puisqu'il lui est interdit de revenir en Egypte!
A coté de Farès Farès, égal à lui-même, on a apprécié la composition glaçante de Amr Waked, en Dr Mansour, chien de garde impitoyable du pouvoir, et de revoir la belle et attirante Zineb Triki, rappelez-vous celle dont Malotru (Kassovitz) était amoureux dans la série Le bureau des légendes.
Cinéma - novembre 25
PS sans rancune, la master class de T. Saleh durant le Festival Lumière 2025 était passionnante, on continuera de suivre son cinéma!
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
De Tarik Saleh (2025).
Un grand film sur le pouvoir et la violence du pouvoir prêt à tout pour maintenir sa main mise sur la société . Mené comme un thriller , le film est passionnant tant il décortique les rouages d'une dérive d'une société fashisante qui réduit insidieusement toute liberté et toute velléité de résistance à commencer par la libre pensée et la liberté de parole . En ce sens le film est une grande réussite tant il met en évidence comment la vigilance doit entre de tous les instants sur le contrôle des sociétés d'aujourd'hui . Et comment insidieusement on arrive à formater les esprits au service d'une minorité . Comment une société fasciste voire dictatoriale arrive peu à peu à s'installer . Un film vraiment actuel quand on regarde comment les sociétés modernes semblent de plus en plus menacée par une main mise totalitaire !
La force du film est aussi son cheminement où cela commence bien, semble dériver en une comédie certes satirique du pouvoir, pour ensuite dériver en thriller politique pour enfin finir dans une violence politique assez invraisemblable . Un film sur le devoir de vigilance sur toute dérive totalitaire .
Avec une prestation assumée et habités de Fares Fares, Lyna Khoudri, Zineb Triki.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 469 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Un bon thriller politique réaliste et très réussi, pour comprendre ce qui peut faire basculer un gouvernement. Bien interprété, on se laisse embarquer dans cette histoire aussi noire que rocambolesque mais j'avais quand même préféré le précédent film de Tarik Saleh "La conspiration du Caire" (2022).
Pascal l.
Pascal l.

45 abonnés 81 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 novembre 2025
J'en attendais mieux que ce que la bande annonçait. L'acteur principal, supposé star (pharaon !) en son pays, est bien pâle. L'histoire semble partir dans un sens pour nous prendre un contre-pied (et gagne, c'est vrai, en crédibilité et intensité). Mais ça paraît décousu et échoue à intéresser.
Par ailleurs le jeu des acteurs semble amateur (mise à part celui de Zined Triki, toujours maîtrisé), gênant.
Ça promettait beaucoup, ça tient très peu. Dommage
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