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Enrique
5 critiques
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4,0
Publiée le 16 juin 2025
Avec ce film on entre dans la réalité de l'autisme et de sa découverte tardive. Les idées reçues, comme les stéréotypes volent en éclat grâce à Katia qui nous fait rentrer dans son univers. C'est prenant, touchant mais cela nous interroge sur des traits que nous retrouvons en nous, chez les autres, sur notre acceptation de la différence. On se rend compte combien savoir mettre des mots soulage.
Les critiques mitigées voire acerbes de certains médias montrent bien que même les journalistes se laissent influencer par leurs préjugés, méconnaissance et idées reçues sur l'autisme. C'est profondément injuste d'influencer le public alors qu'on n'a pas su voir que cette histoire reflète le quotidien d'une personne autiste en recherche de diagnostic. N'en déplaise à ceux qui croient tout savoir alors qu'il n'y connaissent rien, l'autisme rêvet 60 millions de formes, autant que d'individus concernés ! Loin des clichés très médiatisés d'une forme d'autisme. Nous sommes des millions de personnes avec un trouble du spectre de l’autisme et on ne nous voit pas, car nous n'avons "pas l'air". Ah bon ? Et c'est censé ressembler à quoi, une personne autiste ?
Ce film est d'une justesse incroyable : les femmes concernées par l'autisme et leurs familles qui l'ont vu se sont toutes retrouvées dans le personnage de Katia, ce n'est pas un hasard, et c'est la meilleure des critiques. Les personnages de Rain Man, Astrid et Raphaëlle, Good Doctorant, etc. sont des représentations de différentes formes d'autisme. Celui de Katia en est une autre. Ce n'est ni mieux ni moins bien, c'est une autre représentation bien réelle.
Courez voir ce film et ouvrez-vous à la représentation plurielle de l'autisme !
Film vu ce soir (19 mai 2025) en avant première au Sémaphore Nîmes. C’est le premier film sur l’autisme au féminin, sans déficience intellectuelle, que je trouve si réaliste. Étant une femme psychologue et ayant eu un diagnostic tardif je me suis retrouvée en tous points dans chaque partie du film. L’échange avec la réalisatrice fut très intéressant. Il est évident que Lola Doillon a énormément étudié le sujet, ainsi que les deux acteurs principaux. Si ce film pouvait être projeté à la fac de psycho et à la fac de médecine on rattraperait nos 20 ans de retard en la matière puisque le TSA n’y est quasiment pas abordé. Film d’utilité publique !
Enfin! Mieux vaut tard que jamais. Ce film est avant tout une histoire d'amour. TSA, neurotypiques, peu importe. C'est une histoire concernant le respect, l'humilité et l'adaptation traitée avec brio et générosité. Sans compter un grand message d'inclusion. Concernant les diagnostics et critères dsm 5 etc , vous remarquerez si vous avez un œil de lynx et donc le souci du détail que tout est bien répertorié mais il faut bien se concentrer et bien analyser les scènes sans arrière pensées envahissantes et biaisées.
Ce film est franchement réussi. Cela tient bien sûr aux excellents acteurs au premier rang desquels Jehnny Beth, sublime de vérité et Irini Muluile, irrésistible. Mais cela tient aussi au fait qu’aucun personnage n’est jugé car chacun de nous est différent de l’autre. Ce n’est pas inutile de le rappeler avec délicatesse dans le monde d’aujourd’hui qui en manque cruellement. Une image à ne pas manquer : la séquence, brève, où Katia est sous son drap dans une lumière divine. Bref, allez-y !
J'ai lu quelque-part, au moment de la sortie de Différente, qu'il existait finalement assez peu de films réalisés sur le thème de l'autisme. C'est oublier qu'on trouve tout de même une grosse série, qui tourne depuis maintenant cinq saisons sur le service public. Je parle évidemment d'Astrid et Raphaëlle. Et, bien que Différente soit un long métrage, avec ce que celà implique normalement de budget et de moyens et Astrid et Raphaëlle une simple série télé, la comparaison tourne facilement à l'avantage du second.
Pour commencer, bien qu'elles exercent toutes les deux le même métier de documentaliste, le personnage d'Astrid est mieux réussi, mais surtout bien plus sympathique et attachant que celui de Katia, l’héroïne de Différente. Car Astrid possède, comme beaucoup de personnes autistes de haut niveau, de nombreux centres d’intérêt, qui façonnent sa personnalité originale, mais étoffent aussi le contenu de la série elle même. A côté, le personnage de Katia nous apparaît surtout comme une stressée de la vie assez peu avenante/souriante. Rien, dans son comportement du départ n'indique sans équivoque de l'autisme. Le scénario aurait aussi bien nous emmener vers un burn out, ou un problème psychiatrique quelconque ça aurait été tout aussi crédible. Et puis la différence, à ce niveau, tient aussi aux comédiennes. Dans les deux cas les personnages sont incarnés par des actrices neurotypiques, mais Sara Mortensen a plus de talent et de charme que Jenny Beth. Bien que cet aspect ne soit pas exempt d'une certaine subjectivité, je le concède.
Mais la comparaison ne s’arrête pas seulement aux personnages. Alors qu' Astrid et Raphaëlle, propose à chaque épisode, une véritable enquête policière (même si ce n'est pas l'aspect le mieux réussi de la série) dans laquelle les particularités de chacun jouent un rôle; le seul but du scénario de Différente est finalement de nous parler de l'autisme en lui même et conjugué au féminin. Objectif trés louable dans l'absolu, mais cinématographiquement assez pauvre. Donc passé les 20 premières minutes, tout commence à tourner autour de cette condition neurologique: l'angoisse de Katia par rapport à sa différence et les conséquences sur son comportement. Ensuite, on passe à son diagnostic, puis les difficultés de parler de ce dernier aux autres. Ça en devient rapidement assez suffocant. On frôle finalement d'assez prés le documentaire. Aspect qui est renforcé par la présence, parmi les comédiens, de l'experte autisme (et autiste) Julie Dachez. Elle est d'ailleurs probablement ce qu'il y a de mieux dans ce film qui est trop focalisé sur son propre sujet, pour parvenir le faire passer d'une façon agréable au sein d'une fiction.
Avec "Différente", Lola Doillon choisit de porter à l’écran un sujet aussi délicat que l’autisme féminin tardivement diagnostiqué. Le personnage de Katia, documentaliste de 35 ans, traverse des relations chaotiques jusqu’à ce que l’on mette enfin un mot sur sa différence. La réalisatrice filme l’étrangeté de Katia non comme un problème à corriger, mais comme une manière d’être. On ressent bien la solitude, la difficulté à s’inscrire dans le monde tel qu’il est, sans jugement ni spectacle. Pourtant, malgré ses atouts, le film peine à convaincre totalement. On reste à la superficie des sentiments quand le thème mériterait une immersion plus audacieuse.
L’aspect pédagogique du film est indéniable. Il s’accompagne de quelques moments touchants et/ou drôles. Mais tout cela est très scolaire, plus documentaire que cinématographique, assez caricatural et un peu surjoué. En résumé, on apprend des choses mais ça manque de cinéma et de subtilité.
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2,0
Publiée le 20 septembre 2025
« Vous n'êtes pas incapable, vous n'êtes pas inférieure, vous êtes différente. » Katia s'est toujours sentie différente des autres sans savoir pourquoi jusqu'au jour où elle en apprend plus sur elle-même lors d'un reportage... On a l'habitude des films sur la découverte de soi, mais ce nouveau film de Lola Doillon est un peu différent en raison de la nature de son sujet et de l'âge de Katia. Une découverte tardive qui explique son inaptitude sociale et bien d'autres choses. La réalisatrice se contente cependant d'aligner les symptômes de l'autisme dans une histoire beaucoup trop scolaire. Une approche pédagogique qui a le mérite de mettre un peu de lumière sur le retard du pays concernant le diagnostic de l'autisme, mais l'œuvre cinématographique est laissée de côté. Au bout d'un moment, c'est un peu lassant. De plus, j'ai eu beaucoup de mal avec l'ensemble des personnages, y compris Katia. Quant à son entourage, ils manquent de délicatesse et sont énervants à tout ramener à eux. Pour le coup, je n'ai vraiment pas accroché au film qui était vraiment agaçant.
Le film met en scène un bout de parcours d'une jeune femme autiste. L'intérêt est, manifestement, de tordre le cou aux idées préconçues concernant les troubles autistiques sans déficience intellectuelle, mais, au-delà de ça, je n'y ai pas trouvé de quelquonque intérêt cinématographique. Sans être un moment désagréable, le film sera surtout un bon medium de sensibilisation.
Comédie de Lola Doillon qui n'a rien de dramatique, mais très brillante au contraire. Sur le thème de l' autisme, qui peut être diagnostiqué tardivement, surtout pour les femmes parait il, Lola Doillon offre un rôle superbement interprété par Jehnny Beth, ou Camille Berthomier de son vrai nom, de Katia, jeune femme aux comportements "bizarres" et pour lesquels il semble tellement évident d' affirmer "Mais oui, bien sur !". Elle est tellement précise et ambigüe, d' une intelligence hors norme, et comme enfermée dans un univers, qui ne supporte ni le bruit, ni les "surprises", ni les foules....La mise en scène met le doigt sur la terrible réalité de la maladie à travers les relations amoureuses délicates qu' elle partage avec Fred ( Thibaut Evrard ). A ce titre, la caméra est magnifiquement maniée pour témoigner des ressentis de Katia dans le quotidien, que ce soit les magnifiques scènes avec les collègues de travail, sa famille et son compagnon. Un minutieux travail de mise en scène assez extraordinaire, pour tenter de matérialiser la grande effervescence cérébrale qui la traverse. Magnifique comédie qui évite le pathos, et livre sans tabou, une réalité mal connue, et met en lumière une actrice épatante ! Ne la manquez pas.....!!**
Elle ne sait pas montrer son amour : comment faire ? (cf. le show à plumes). Elle est asociale et ne supporte pas les openspaces : comment ne pas se faire virer ? Elle est diagnostiquée : comment le dire à sa mère ? Le couple a du mal à exister : peut-être faudrait-il bâtir un projet de vie partagée ? BETH et EVRARD sont formidables pour nous faire partager leurs difficultés et surtout leurs émotions. Un beau film sur la différence !
Un chouette petit film français qui traite d'un sujet assez original que je n'avais pas encore vu à l'écran. Dans le cadre de son travail, il est demandé à une jeune femme de 35 ans de faire des recherches sur le trouble autistique. Elle réalise alors qu'elle en est elle-même atteinte. Sur fond d'une belle histoire d'amour, pleine de rondeur et d'ouverture.