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Joce2012
262 abonnés
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3,5
Publiée le 22 avril 2025
Ce film pourrait s'appeler sordide, on en sord vidé, Le scénario est bien car il dénonce ce que sont capables de faire des jeunes en désespoir dans un milieu pauvre et si triste, très dur psychologiquement
A vu « Toxic » premier film de la réalisatrice lituanienne Saulè Bliuvaité qui a obtenu le Léopard d’Or au Festival de Locarno. Une petite ville au milieu de nul part et principalement au pied d’une centrale nucléaire. Les jeunes s’y ennuient à périr et occupent les heures qui passent plus lentement qu’ailleurs en buvant de l’alcool, en jouant au ballon, en flirtant dangereusement, en fumant n’importe quoi, en volant gentiment… jusqu’au jour où une agence de mannequin vient repérer de futures proies mais aussi distiller des rêves impossibles parmi ces jeunes filles en errance. Marija (Ieva Rupeikaite) et Kristina (Vesta Matulyte) 13 ans sont des cibles idéales pour les garçons et les institutions malhonnêtes, car leur rêve d’un ailleurs lointain et plus reluisant est irrépressible. Saulè Bliuvaité filme admirablement la langueur des âmes en peine. La photographie n’est jamais misérabiliste alors que les décors sont désespérants, quelques idées de mise en scène remarquables, les cadres sont souvent originaux. Les deux actrices principales forment un duo de choc et sont toujours crédibles même dans des scènes qui pourraient friser le grotesque. Si l’on n’est pas totalement emballé c’est que le rythme du film est très inégal et qu’au fur et à mesure où la tension devrait monter en puissance, la cadence va alors decrescendo avec des scènes inutiles où qui s’éternisent. Le film est déséquilibré aussi dans son rapport fond et forme. Le fond manque de force là où la forme est assez puissante. Une réalisatrice à suivre assurément.
Trop amateur à tout point de vue. Pas de rythme, une succession de longs plans fixes. Ça aurait pu être bien, je pense mais ça donnait vraiment l’impression d’être un film réalisé par des étudiants en cinéma.
"Toxic" qui a obtenu 1 nominations aux European Film Awards l'an dernier (Prix FIPRESCI) est un drame lituanien convenable dans l'ensemble. La réalisatrice Saulė Bliuvaitė propose aux spectateurs une narration captivante sur la pression liée à la beauté et ses effets néfastes sur les adolescentes dans les pays baltes. Bien que certaines séquences soient pertinentes, je m'attendais à un scénario plus frappant étant donné l'interdiction (12 ans avec avertissement). Malgré cela, elle réalise un premier film plein de promesses.
Totalement déprimant. Tout est sordide du début à la fin. Mais mais ... la réalisation est très puissante. Ces très nombreux plans larges fixes longs sont superbement efficaces. Comme quoi pas besoin forcément de caméra à l'épaule pour être artistique. Et l'actrice principale promet !!!
Vu au festival du film politique de Carcassonne. Toxic est un film lituanien qui ne se refuse pas d’aller au bout de ce qu’il a à dire. Au risque de glacer le spectateur dans cette ambiance minimaliste et froide qui fait que suivre ces jeunes filles attirées par le mannequinat à tout prix, prêtes à tous les sacrifices, peut être un peu rude à encaisser. Le casting est juste et les cadrages prennent le temps d’imposer leurs lignes. A découvrir.
Dans une Lituanie industrielle er défavorisée, jusqu'où sont prêtes à aller les ados pour sortir de leur morosité? Un film choc sur les diktats à supporter pour percer dans le milieu du mannequinat. La réalisation est brute et cash, avec quelques passages oniriques et des plans métaphoriques.
Que ce soit dans le documentaire ou la fiction le thème de l'adolescence est devenu l'un des plus traités au cinéma, et ce dans le monde entier. En atteste ma première journée d'un festival où les trois films se concentraient autour de cet âge de la vie si passionnant mais aussi si fragile. C'est sur cette fragilité, à tous les niveaux car la condition sociale n'est pas exclue du récit de "Toxic", que s'arrête ce premier long lituanien, celle de deux très/trop jeunes filles prêtes à tout pour sortir de leur pays, de leur milieu, pour accéder à une célébrité même relative et donc à une reconnaissance par l'argent. J'ai beaucoup pensé à un autre premier film avec lequel je n'avais pas été tendre, "Diamant brut", qui avait selon moi un problème de distance avec son sujet, car là où Agathe Riedinger avait échoué à me faire rencontrer son "héroïne" Saulė Bliuvaitė m'a captivé. Par une mise en scène bien moins démonstrative, par une caméra respectueuse il scrute les silences, le mal-être, sans jamais mettre le spectateur dans une position de voyeur ni de juge.
Akiplėša, le titre lituanien de Toxic qui signifie « Effrontée », évoque les bouleversements de l’adolescence et cette place qu’il faut se faire même s’il on est pauvre et boiteuse. C'est aussi une histoire de sororité, suggérant les années 90 ou 2000, quand les chasses aux modèles battaient leur plein dans l’Est européen libéré, offrant des moments d’espérance : une amie est bien allée défiler à New York, donc c’est possible.
La réalisatrice, Saulė Bliuvaitė, native de Kaunas, a recherché durant deux ans les meilleurs espaces pour y laisser évoluer ses personnages. Ces derniers sont incarnés par des comédiennes non professionnelles qu’elle n’a ni laissé improviser, ni corseté dans ses dialogues et sa mise en scène, mais qu’elle a intégré au projet pendant plusieurs mois pour jouer plus juste.
Associée au directeur photo et réalisateur Vytautas Katkus, Bliuvaitė a travaillé méticuleusement la banlieue de Kaunas pour en extirper des cadres et des volumes austères. Malgré des longueurs dans sa deuxième moitié, le Léopard d’Or de Locarno restitue un travail abouti.
Toxic est, selon Saulė Bliuvaitė, un film sur le passage et la transition à travers la violence adolescente de l’appropriation de son corps. Chacun jugera du chemin parcouru par Maria et Kristina au terme du long-métrage.
Vu lors de l'avant-première au cinéma l'Écran de Saint-Denis dans le cadre du festival Regards Satellites, en présence de la réalisatrice. Le film est touchant dans son ensemble. Les actrices, notamment le duo de jeunes filles, sont exceptionnelles, aidées par la mise en scène de la réalisatrice. Le grain du film est très beau, bien qu'il ait été tourné en numérique, on dirait qu'il s'agit d'une pellicule. Concernant l'histoire, il y a tout au long du film une douce violence, jamais montrée mais tout le temps présente : l'exploitation des pauvres gens. J'ai moins été emballé par le discours sur l'adolescence, la solitude et la passage à l'âge adulte. C'est excellent film sur la forme, moyen sur le fond.
Née à Kaunas, en Lituanie, Saulė Bliuvaitė, 30 ans, y est retournée pour réaliser son premier long métrage, Toxic, lequel a remporté le Léopard d'Or. à Locarno. Des débuts en fanfare pour une jeune cinéaste, déjà autrice de 4 courts-métrages, qui s'est inspirée de sa jeunesse dans une ville qui fut, aux grandes heures de l'URSS, un véritable épicentre industriel. D'où les décors désolés dans lesquels évoluent les deux héroïnes de Toxic et le contraste affiché par l'espoir qu'ont ces deux adolescentes de 13 ans, séduites par les promesses de l'école de mannequinat locale. D'un réalisme rude, le film évite les pièges du sordide grâce à une mise en scène remarquable, notamment en matière de composition d'images, parvenant même à y injecter une bonne dose de poésie et de grâce, dans des scènes dûment chorégraphiées. Avec une certaine économie de mots et l'absence de thématiques usées de nombreux films dits d'apprentissage, la réalisatrice parvient à un bel équilibre, où les sentiments et la psychologie ne mènent pas la danse, comme c'est le cas dans beaucoup d’œuvres consacrées à l'adolescence. Par beaucoup de côtés, Toxic rappelle le formidable premier roman de l'Italienne Silvia Avallone, D'acier, publiée en 2011 en France. Si la cinéaste ne le connaît pas, nul doute que sa lecture devrait lui paraître familière.
Coincées dans une petite ville ouvrière de Lituanie, deux jeunes filles se rencontrent par hasard par un vol de jeans. Habitées par le même désir de fuir, elles s'inscrivent dans une école de mannequinat spécialisée dans les pays étrangers, qui a tout l'air d'être une arnaque. Elles ne reculent devant rien pour prendre cette porte de sortie en étant conscientes des risques. En salle le 16 avril.
spoiler: "Toxic" n'est pas un mauvais film en soi, c'est juste qu'il reprend inlassablement les mêmes codes que de nombreux films sociaux récents. Ce décor de ville ouvrière devient très commun en 2024 et j'ai l'impression que l'on me raconte sans arrêt la même histoire. Quelques scènes se démarquent malgré tout, on sent que la réalisatrice cherche à aller plus loin que son seul propos avec de vraies images de cinéma. Malheureusement, l'intrigue tourne un petit peu en rond. Retour à la case départ pour les jeunes femmes.