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Simon Bernard
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3,0
Publiée le 25 février 2025
Elias est un pré-adolescent comme les autres vivant dans la campagne flamande. Il a des amis et une petite amie, son père est une célébrité locale qui fait des chansons de variété. Un jour, de nouveaux voisins emménagent dans la maison d'en face. Elias fait la connaissance d'Alexander, garçon de son âge ouvertement homosexuel et il se lie d'amitié avec lui. En salle le 19 février.
spoiler: "Young Hearts" est une jolie petite histoire d'amour entre deux adolescents qui découvrent à tâtons leurs sentiments. J'ai trouvé les acteurs tant enfants qu'adultes très pertinents dans leurs rôles. J'ai aimé beaucoup de choses dans ce film : la douceur de la bienveillance des proches, le rapport entre petit-fils et grand-père, la peur d'être différent et ses conséquences. J'ai vécu cette séance comme un dessert sucré réconfortant. Problème : le réalisateur transforme la fin de son récit en guide des bonnes réactions face au coming-out d'un enfant et c'est une véritable overdose de sucre qui m'a emmené jusqu'à l'indigestion. Dommage, mauvais dosage.
Excellent film sur les amours adolescentes. Les émotions sont très bien traitées sans pathos. Les questionnements, les peurs… sont très bien rendues par deux jeunes comédiens de talents. Bravissimo. J’ai retrouvé avec bonheur mes émois de mon premier amour de jeunesse. À recommander à tous les adolescents.
Vu dans mon cinéma séance découverte arts et essai il y a 3semaines Le scénario le jeu des acteurs la photo l idée d'un happy end pour un film sur l homosexualité chez les adolescents tout ça est très bien Mais choisir la Flandre rurale comme décor ça le fait pas
Tout va bien pour Elias, jeune collégien dans un petit village flamand. Ses parents l’adorent. Son grand-père habite tout près, dans une ferme qu’il administre seul depuis la mort de sa grand-mère. Elias a même une petite amie, Valérie, et une bande de copains fidèles. Mais tout change lorsque s’installe un nouveau voisin. Jeune veuf, ce Bruxellois a deux enfants. L’aîné, Alexander, éveille chez Elias des sentiments inédits.
Les films sur l’homosexualité sont souvent dramatiques. Leurs héros y sont torturés par des sentiments qu’ils essaient vainement de réprimer. Ils sont en conflit avec leurs parents, leurs familles. Ils rencontrent dans leur entourage une homophobie plus ou moins haineuse. Qu’on pense à l’iconique "Call Me by Your Name", à "Moonlight" ou encore aux films du Belge Lukas Dhont "Girl" (dont je ne me suis toujours pas remis du dénouement) ou "Close".
"Young Hearts" a une immense vertu : il donne, pour une fois, de l’homosexualité une image heureuse. Il envoie aux jeunes garçons (et aux jeunes filles) une image positive, bien différente de celle que ressassent les films mettant en scène des adolescents LGBT. Le message qu’il leur adresse est salutaire : « Si tu es homosexuel.le, tu n’es pas voué.e à vivre mille et uns tourments ; tu pourras connaître le grand amour sans endurer l’homophobie de ton entourage ».
Un tel message ne détonne pas dans un clip du ministre chargé de la lutte contre la discrimination et contre la haine envers les personnes LGBT. Il passe nettement moins bien dans un film. "Young Hearts" sombre dans le ridicule à force de bienveillance. Tout le monde y est beau, tout le monde y est gentil. À commencer par Elias – auquel j’aurais donné onze ans à peine – et à ses yeux trop bleus. Sa mère le chérit, son père aussi, même s’il ne vit que pour son travail : il est chanteur de variété et se produit dans des concerts dont le jeune Elias est encore trop jeune pour percevoir le ridicule. Ses copains, qu’on aurait imaginés plus homophobes à quatorze ans, ne tiquent pas à son coming out. Il n’est pas jusqu’à Valérie, sa petite amie, qui n’accepte gracieusement de céder la place…
les jeunes acteurs sont prodigieux de réalisme. ce film très émouvant dans le sujet touchant un premier amour hors norme, comment accepter ce qui n'est pas le modèle qu'on a sous les yeux, découvrir sa différence, comment vont vous voir ceux qui vous aiment et que vous aimez. là tout se passe bien c'est beau c'est l'idéal pas toujours le cas. ce film est optimiste tant mieux et c'est beau
Un film d'une totale pureté qui nous replonge instantanément dans l'innocence de notre 1er amour. La thématique de la relation (et des questions sous-jacentes) entre Elias et Alexander est traitée avec l'innocence et la justesse de leurs yeux de jeunes adolescents. La réalisation et la bande-son font écho à un sujet parfaitement maîtrisé et joué ! Une petite pépite du cinéma à voir absolument !
Lukas Dhont et Anthony Schatteman se sont côtoyés dans une école de cinéma et il est assez tentant de comparer Close avec Young Hearts, deux récits d'amour juvéniles et gays, le premier étant aussi sombre que le second lumineux. S'il y a bien une ou deux scènes traitant de harcèlement et d'homophobie, Young Hearts évoque avant tout la prise de conscience de l'un des deux pré-adolescents et sa résistance/acceptation. C'est dans la description de cette relation, par petites touches, que le film s'avère le plus convaincant, pêchant davantage quand il s'agit de relater les réactions de l'environnement proche, notamment familial. Là où certains longs métrages insistent sur l'intolérance ambiante, Young Hearts choisit un tout autre chemin, jusqu'à l'excès, au point d'avoir l'impression, parfois, d'être dans un clip publicitaire prônant la bienveillance et le bonheur de vivre ensemble, dans un monde bisonoursé. Voire ! Qui plus est, ces jolis garçons ressemblent à des anges et les Flandres à un endroit béni, tandis que deux cartes postales, l'une bruxelloise, l'autre ardennaise, nous sont offerts en prime. Nul doute que Anthony Schatteman est pétri de bonne intentions et que son film sera une bonne base de discussion en milieu scolaire mais il y a là une vision quelque peu utopique d'une histoire qui n'est, en réalité, jamais facile à vivre ni à assumer dans une société cruelle et bornée dans ses préjugés.
Doux, tendre, lumineux, douloureux aussi parfois, le sentiment amoureux qui éclot entre les deux jeunes garçons est superbement décrit par ce très beau film. Évoquée dans une courte scène et quelques répliques allusions, l'homophobie n'est pas complètement occultée, mais reléguée au second plan. Ce parti-pris de prendre des libertés avec une réalité qu'on devine plus sombre permet de se concentrer sur le véritable sujet, traité avec brio.
Ce film belge est merveilleux. Le jeu des acteurs, l'ambiance, la musique et bien sûr ce thème du premier amour avec un garçon qui sait ce qu'il veut et un autre, déjà en couple avec une fille, qui voir naître et grandir des sentiments pour lui.
Ce genre de film qui vous donne foi en l'humanité. Allez-y les yeux fermés et le cœur ouvert.
Ce film m'a boulversé. C'est un film qui évoque tout les problèmes actuels d'une manière si juste. Je recommande et j'espère que plus de film comme celui ci sortirons un jour.