Le Pays d’Arto
Note moyenne
3,1
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42 critiques spectateurs

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Thierry Hattu
Thierry Hattu

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2026
Une belle plongée dans ce pays tourmenté et compliqué qu'est l'Arménie, bien joué et bien mis en scène, on se laisse facilement (malgré quelques longueurs) embarqué au pays d'Arto!
MovieSW
MovieSW

13 abonnés 447 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 janvier 2026
Un film aux intentions poétiques mais au résultat inégal. L’univers est singulier et certaines idées un tout petit peu intrigantes, mais le récit est trop confus, le rythme lent et l’émotion peine à émerger.
tanteclodine
tanteclodine

4 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2026
Un film pas gai du tout mais vraiment une belle histoire. Une sorte de road-movie en Arménie, la quête d'une femme qui part sur les traces de son mari (qui s'est suicidé quelques mois auparavant) pour récupérer un certificat de naissance en vue de permettre à leurs enfants de demander la nationalité arménienne s'ils le désirent plus tard.
Des acteurs formidables mais notons une Camille Cottin très touchante (à contre-emploi) et un Denis Lavant extraordinaire dans un très petit rôle mais il crève l'écran !
J'ai un peu mieux compris la problématique arménienne et j'ai découvert une région grandiose !
Un bon film.
Brady20
Brady20

10 abonnés 138 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 janvier 2026
Scénario avec une trame très (trop) légère. Bien que le film soit relativement bien interprété, on a peine a se sentir embarqué dans ce road trip en Arménie ... un film surement très personnel mais qui ne semble concerner que la réalisatrice et ses proches ...
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2026
Evidemment qu'une des motivation des spectateurs qui vont voir ce film est de mieux connaître l'Arménie.
Ils n'en sauront rien de plus à la sortie de la salle et ne leur restera qu'à s'informer autrement.
Le mauvais scénario, très peu crédible fait penser que des pans ont été coupés au montage.
Comment expliquer la rencontre pourtant essentielle des deux personnages centraux joués (très bien d'ailleurs) par Camille Cottin et Zar Amir? Les belles mises en image de ces deux actrices ne suffisent hélas pas à sauver le film.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2026
Céline (Camille Cottin) est partie en Arménie à la recherche du certificat de naissance de son mari, Arto, qui vient de mourir. Elle souhaite se le procurer pour permettre à ses deux enfants d’acquérir la nationalité arménienne. Elle découvre bien vite, à son arrivée à Gyumri, la deuxième ville d’Arménie, à l’épicentre du tremblement de terre de 1988, qu’Arto avait changé d’identité à son arrivée en France. Quel secret cachait-il ? Pour élucider ce mystère, Céline accepte l’aide d’une guide francophone, Arsiné (Zar Amir) et va avec elle jusqu’au Karabakh.

"Le Pays d’Arto" est le premier film d’une documentariste arménienne, Tamara Stepanyan. On sent qu’elle avait beaucoup de choses à dire, sur son pays, sur les drames qui l’ont ensanglanté : le tremblement de terre de 1988, la guerre avec l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh… Elle a cherché comment mettre en scène ses idées dans une fiction et a trouvé un fil prometteur : l’enquête menée par une Française pour découvrir l’identité cachée de son mari arménien.

Le pitch est stimulant. Mais hélas, il fait long feu, le secret d'Arto nous étant révélé dès la première moitié du film. Le soufflé alors retombe. Et il ne reste plus qu’un long "road movie". On admire la beauté des paysages, notamment les rives du lac Sevan et les sommets désolés du Karabakh. Mais le film souffre d’un défaut d’écriture. On comprend mal ses étapes. Et surtout, on ne comprend plus son enjeu. On avait déjà trouvé guère crédible que l’héroïne fasse le voyage jusqu’à Gyumri pour obtenir un certificat qu’elle aurait pu avoir par Internet. On trouve encore moins crédible qu’une fois révélés le passé de son mari et la réalité de la vie en Arménie, elle prolonge son voyage jusque dans ses zones les plus dangereuses.
Desman
Desman

8 abonnés 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2026
Scénario mal fagoté avec pas mal de lacunes et quelques incohérences, un montage maladroit et mal rythmé. On devine beaucoup de naïveté et d' "erreur de débutante" dans ce premier film de TS dont se dégage néanmoins un certain charme. L'ardoise suspendue au-dessus du billard qui sert de support à une sorte de cours magistral était évitable, tout comme l'étonnement apparent de Céline quand on lui dit que le pays de son mari a subi deux terribles guerres...Fort heureusement, le côté contemplatif est plaisant, la caméra prenant le soin de s'attarder sur les beaux paysages arméniens. Le côté film de voyage est plaisant également, Stepanyan réussissant à trouver le ton juste avec quelques belles rencontres (j'ai beaucoup aimé Armen, le chauffeur de taxi) et une scène road trip musical plus vraie que nature dans le bus (très bonne chanson du rappeur arménien Lyoka). . Le film a le mérite de montrer sans l'idéaliser l'Arménie d'aujourd'hui, un petit pays enclavé et survivant entre deux Etats voisins ne cessant de l'agresser : l'Azerbaïdjan et la Turquie. La guerre est le sujet central du film, ainsi que -dans la première partie- le séisme de 1988 à Gyumri, très rarement évoqué dans les œuvres de fiction. A noter également quelques bonnes idées côté fiction, principalement les rêves de Céline où elle s'imagine interagir avec son mari décédé. Cela renforce le côté mystique du l'arrivée un film agréable malgré ses nombreux défauts, qui a le mérite de faire découvrir les réalités arméniennes contemporaines mais n'arrive pas à développer ses personnages.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
Les ruines de l’Arménie

Cinéaste franco-arménienne Tamara Stepanyan est devenue une référence, en matière de documentaires, notamment avec son tout dernier, Mes fantômes arméniens. Cette fois, elle a décidé de nous parler de son pays martyr par la voie de la fiction. Céline arrive pour la première fois en Arménie afin de régulariser la mort d’Arto, son mari. Elle découvre qu’il lui a menti, qu’il a fait la guerre, usurpé son identité, et que ses anciens amis le tiennent pour un déserteur. Commence pour elle un nouveau voyage, à la rencontre du passé d'Arto : invalides des combats de 2020, vétérans de guerre, hantises d’une guerre qui n’en finit jamais. Une femme court après un fantôme. Comment faire pour l’enterrer ? Peut-on sauver les morts ? 104 minutes parfois un peu longuettes mais d’un intérêt indéniable. Une curiosité portée par un duo d’actrices remarquables.
Tout n’est ici qu’un prétexte pour nous parler de son pays natal et de son peuple, malmené par l'Histoire, sans même parler du génocide ou de l'appartenance à l'URSS, avec les stigmates du grand tremblement de terre de 1988 et, surtout, les guerres successives avec l'Azerbaïdjan, dans la région du Haut-Karabagh. On nous convie à une visite guidée de l'Arménie, loin d’être une partie de plaisir, qui se traîne un peu, et le personnage joué par une Camille principal, très sobre manque par trop d'épaisseur. Heureusement ce n’est pas le cas pour le rôle de sa "guide" improvisée qui nous touche et nous sensibilise aux tourments d'un pays. mais on regrettera l'ampleur d’un Robert Guédiguian, dans son Voyage en Arménie, ou encore, l’émotion d’Atom Egoyan dans Ararat. Un exercice de tourisme mémoriel dont j’attendais plus. Peut-être suis-je trop difficile ? Mais le film est lent, presque nonchalant ce qui nuit à nous faire pleinement ressentir cette guerre permanente qui ne finit jamais.
Pour en revenir au casting, Madame Stepanyan a été bien inspirée en confiant les deux rôles centraux à la française Camille Cottin et à l’iranienne Zar Amir Ebrahimi, elles sauvent le film en lui apportant l’intensité qui manque au scénario. Elles sont entourées par une distribution arménienne de grande qualité. Une « guest star », le français Denis Lavant qu’il faudrait un jour sortir des rôles d’exalté ou de fracassé du ciboulot dans lequel on le cantonne systématiquement. Un film à la fois terrien, onirique et sensoriel, réalisé à hauteur d’un pays tout entier, à hauteur d’humanité, d’Arméniens et d’Arméniennes qui luttent, généreux et suspicieux, valeureux mais épuisés.
JJA
JJA

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2026
Une rare occasion, manquée, d’aborder la thématique de l’Armenie. Le scénario manque vraiment de cohérence. Dommage pour ce film qui avait dans sa manche l’atout en or de Camille Cottin.
Anna Charpentier
Anna Charpentier

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2026
Film remarquable. Remarquable par l’intensité émotionnelle, l’histoire, les acteurs tous excellents et l’incroyable beauté de ce pays martyrisé qu’est la Roumanie.
Man0uille28
Man0uille28

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2026
J’ai été captivée et très émue par la rencontre entre la quête intime de ce personnage magnifiquement incarné par Camille Cottin, et l’histoire de l’Arménie.
Kriss
Kriss

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2026
J'ai vraiment passé un agréable moment en allant voir Le Pays d'Arto. En sortant de la séance, on a encore plus d'empathie pour ce peuple. Les réticences de certains journaux, peu favorables au sujet arménien depuis plus de 30 ans, en disent long sur leur mentalité et leur mauvaise foi. Ils veulent qu'on leur présente sobrement l'Arménie et le Karabakh sans un minimum d'explications et sans repères, ce qui est complètement benêt. La mise en scène est soignée, les dialogues simples et justes, les références à la culture pertinentes. On sent que l'équipe a vraiment mis la main à la pâte pour nous servir un film authentique. La dimension théâtrale et poétique du film sert beaucoup le sujet. Le Pays d'Arto aurait mérité une bien meilleure distribution.
Dominique DEVAULX
Dominique DEVAULX

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2026
Je suis carrément sorti avant la fin du film (et je ne suis pas du tout coutumier du fait).
Voilà un exemple typique avec ce film du mauvais cinéma français, rejeton sans talent de la Nouvelle Vague. Lourdes introspections vides de sens, longueurs interminables à bâiller d'ennui, le tout couronné de telles invraisemblances du scénario qu'on a l'impression qu'on se fiche de nous.
Camille Cottin mérite mieux que ça, et nous aussi.
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
En 2021, Céline (Camille Cottin -grandiose en mode intimiste, tout en doutes intérieurs) arrive en Arménie pour la première fois. À Gyumri, sur des terres arides et aux ruines soviétiques, encore à l’abandon toutes ces années après le tragique tremblement de terre de 1988. Elle se rend aux Archives régionales dans l’intention de récupérer le certificat de naissance de son mari, Arto. Aux Archives, Arto n’existe pas. Ce n’est pas possible, Céline le prouve : il s’est suicidé le 21 novembre dernier.

Le 21 novembre. À quoi cette date peut-elle faire référence ? Dès que Céline l’évoque, les interlocuteurs sont aussitôt saisis d’effroi.

Insistante, Céline finit par découvrir qu’Arto est bien né ici, en 1968, sous un autre nom. Une identité que Céline ignorait. Un choc pour cette jeune femme qui pensait effectuer un voyage de formalités sans conséquences.

Commence alors, pour Céline, une quête qu’elle effectue plus ou moins à son insu, comme entraînée par les fantômes arméniens et les survivants qui, s’ils semblent hésiter, n’attendent qu’une chose : exorciser leurs souffrances, parler des guerres et des traumatismes, des exils sans retour possible et des exodes forcés, de leur terres de sang et de cœur, si organiques et si sacrées que même en diaspora, partout ailleurs dans le monde, ils ne les oublient pas.
Des terres que les jeunes rappent avec entrain, des raps comme des fables.

Qui était Arto ? Pourquoi a-t-il changé de nom ? Que lui a-t-il caché à elle, son épouse bien aimée, et à ses enfants, depuis plus de vingt ans ?

Elle le croyait polytechnicien et ingénieur, elle le découvre soldat, identifié comme déserteur lors du premier conflit avec l’Azerbaïdjian. Et en Arménie, déserter est un crime.

Il va lui falloir se rendre au Haut-Karabagh, en plein conflit ultra-sophistiqué au moyen de drones, pour comprendre qui était Arto et quel est ce Pays d’Arto, qu’elle ne connaît pas.

Le film est lent, presque indolent. Ça contraste avec l’état d’une guerre qui n’en finit jamais. Les paysages, des montagnes rosées aux buissons verdoyants, désertiques, s'étendent à perte de vue. S’y frayer un chemin n’effraie jamais Céline, dans sa recherche de vérité. Un road-trip qu’elle effectue avec Arsiné, combattante clandestine qui l’entraîne dans son trafic d’armes.
Céline et Arsiné m’ont fait penser à Thelma à Louise. Le pitch ressemble drôlement : « une excursion d’un week-end qui se transforme en cavale » à travers l’Arménie -ou ce qu’il en reste, de ces terres toujours plus conquises. Thelma et Louise, rappelle la fiche Wikipédia, « met en scène deux héroïnes répondant par les armes à la violence masculine ». Une violence qui se jauge ici à l’aune d’un pays pacifiste et enclavé, au milieu de pays dominants.

Sur leur route: check-points et soldats, risques et périls. La cavale prend fin à Agdam, où elles rencontrent Rob qui peut-être, saura expliquer qui était Arto et quel est ce pays d’Arto.

Ou bien, ce voyage aura-t-il permis à Céline de le comprendre seule, pour pouvoir donner un sens au reste de sa vie, et des explications à ses deux enfants, mais aussi de leur offrir le choix d’adopter ou non la double nationalité, celle de leur défunt père.

C’est un film à la fois terrien, onirique et sensoriel, réalisé à hauteur d’un pays tout entier ; à hauteur d’humanité, d’Arméniens et d’Arméniennes qui luttent, généreux et suspicieux, valeureux et las. C’est aussi un road-movie, qui permet d’alterner les cadences, entre train, 4x4, van et marches sur des routes et des rails tortueux. C’est aussi un film de spectres qui ne désertent jamais ni ne renoncent, tant que justice et réparation n’a pas eu lieu. C’est tout simplement un film chaleureux, de coutumes, de musique, d’attentions et de détails.

Le casting est incroyable : Camille Cottin, sobre, filmée au plus près de son grain de peau et de ses réflexions intimes ; Zar Amir incarne avec justesse ce personnage d’Arsiné, disponible et trouble, mi-iranienne et mi-arménienne, exilée qui ne se résout pas à quitter son pays et le combat. Rob -Denis Lavant, toujours si extraordinaire, si dramaturgique, campe un personnage qui à lui seul, pourrait décrire ce pays, l’Arménie ; son visage buriné, sa diction impeccable en reflètent l’histoire et la géopolitique, sa littérature et sa poésie.

Les autres acteurs, Arméniens, sont à l’image du peuple : paisibles et tourmentés, accueillants même vampirisés, sincères et robustes. Qui malgré tout, prennent le temps d’observer, de se recueillir et de danser. Un pays qui donne envie d’y mêler son destin.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
Arto, son mari, venait de l'Arménie et, quelques mois après sa mort, Céline se rend à Gyumri dans l'espoir de revenir avec un acte de naissance d'Arto, un document qui permettrait de faire acquérir la nationalité arménienne à leurs enfants. Cet espoir va se transformer en doute quand elle va s'apercevoir que, malgré 20 ans de vie commune, elle n'a jamais rien su du passé arménien d'Arto et, en particulier, en 1993, de son implication dans la Première guerre du Haut-Karabagh. Céline va en arriver à ne plus vraiment s'intéresser à ce pourquoi elle était venue en Arménie et, avec l'aide d'Arsiné, dans une région toujours en proie à des combats, elle part à la recherche du passé d'Arto. Venue du documentaire, la réalisatrice arménienne Tamara Stepanyan signe ici un premier long métrage de fiction d'une très grande intensité, dans lequel Camille Cottin (Céline) trouve un de ses plus beaux rôles. A ses côtés la comédienne d'origine iranienne Zar Amir Ebrahimi, prix d'interprétation féminine à Cannes 2022 dans "Les nuits de Mashhad", interprète le rôle d'Arsiné et, malgré la qualité de son jeu, on regrette parfois que ce qu'elle dit ne soit pas sous-titré lorsqu'elle s'exprime en français. On retrouve aussi avec surprise Denis Lavant dans le rôle d'un soldat arménien à qui les conflits ont fait perdre la raison. La photo de Claire Mathon est magnifique tout comme la musique, présente juste ce qu'il faut, du guitariste et compositeur américain Marc Ribot dont on connait le travail avec, entre autres, Norah Jones, Marianne Faithfull, Alain Bashung et ... Tom Waits et Jim Jarmush (clin d’œil à "Father Mother Brother Sister" qui sort une semaine après "Le pays d'Arto").
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