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Brol le chat
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2,0
Publiée le 12 juillet 2025
Une déception pour ce nouveau film de Claire Simon, pourtant une des meilleures documentaristes françaises. Elle empile les séquences de vie dans cinq classes différentes de l'école élémentaire Anton Makarenko d'Ivry-sur-Seine, sans souci de narration. Pire, les séquences sont coupées abruptement, pour passer à tout autre chose. Contrairement à "Notre corps", où elle réussissait à dessiner une histoire du corps féminin emplie de sororité, rien ne se dégage de ces séquences.
Un doc de Claire Simon, mais pourquoi faire ? Pour quel message ? Tout au long du film je me suis posé la question, et là , j’ai la réponse. Elle pose sa caméra au milieu d’une salle de classe et de la cour de récréation et nous montre des classes ordinaires, des élèves ordinaires, des profs ordinaires. Tout le monde il est beau et il est gentil et joue bien le rôle qui lui est dévolu. Des séquences sans intérêt filmées dans une longueur monotone, dans lesquels on recherche parfois la dimension pédagogique sans la trouver. Et le pire est bien la séquence chant où la maitresse fait chanter une chanson au texte inapproprié aux enfants ; aucune finalité pédagogique dans cette séquence, c’est une chorale sans prof de chant ; juste un moment de détente. Donc c’est long, monotone, fade et sans contenu ; je m’attendais soit à voir des spécificités liées au travail autour de la diversité dans les écoles de banlieues soit un travail pédagogique novateur ; mais rien. Juste le fonctionnement normal d’une école normale ; donc on s’ennuie ferme. Voilà, le public est coloré, si l’objectif est de montrer que la diversité fonctionne bien chez les enfants ; c’est au moins çà ; le vivre ensemble fonctionne plus que les chaines d’information en continu ne le montre.
Avec « Apprendre », Claire Simon revient à ce qu’elle sait faire de mieux : observer, capter, écouter sans jamais surplomber. On y suit des élèves et des professeurs dans une école d’Ivry. Simon ne cherche pas le spectaculaire. Elle filme le quotidien, les éclats de voix, les hésitations, les petites victoires. Il y a là une tendresse réelle, mais avec une vraie attention.
Une année entière au cœur d’une école élémentaire de banlieue parisienne. Une telle immersion à hauteur d’enfants, puissante qui permet d’observer l’apprentissage de la vie, des connaissances, de la société. Un hommage magnifique au métier d’instituteur, vrais passeurs de connaissances. Un regard plein de tendresse pour un joli film.
C’est un peu les profs au pays de oui oui. Ou un spot pour le ministère de l’éducation nationale. Allez-y si vous avez besoin de vous dire que le monde ne va pas si mal que ça.
Une succession de scènes et de morceaux choisis et édulcorés. Certaines profs sans aucune tenue, qui parlent gentiment sans s énerver. Le niveau de certains élèves, fait frémir, qui ne savent pas le nom du pays dans lequel ils vivent, ou confondent monuments et pays ! spoiler: La visite des élèves de l école alsacienne 2 mondes se contemplant sans communiquer. Le titre ne reflète pas du tout le contenu, je m attendais à assister vraiment à des cours et la façon d enseigner. Ceci dit j aime le milieu scolaire et les films ou document qui s'y rapportent, aussi suis je indulgent quant à la note que j attribué.
Très très déçue... On assiste ici à un patchwork de moments, pas forcément d'apprentissage d'ailleurs, dans toutes les classes, sans fil conducteur. Le cinéaste a voulu montrer toutes les matières, tous les élèves, et tous les enseignants, qui ont des façons différentes d'enseigner. Du coup on s'y perd... Il y a aussi beaucoup (trop ?) de moments de récréation. On passe d'une séquence à l'autre comme du coq à l'âne. Aucune voix off, aucune interview d'enseignants, et une qualité d'images pas souvent au rendez-vous. Au final, c'est quoi "apprendre" ? Bah, on n'a même pas un début de réponse ou de questionnement profond. Il y a beaucoup de documentaires tv bien meilleurs.
Je viens de rentrer de la seance. ( prof de lycee retraitee) Un excellent documentaire filme a hauteur d'enfant. De belles sequences : - la violence ( verbale) des cours de recreation - la differenciation de l'enseignement pour integrer les differences ,la differenciation dans les cours doubles, la differenciation par l'adaptation des questions au niveau des eleves. - la rencontre et l'ecoute des CHAM apres un moment de partage . - les debats philosophiques respectueux sur les religions entre eux. Trop gentils disent des commentaires ...mais moi je pense que cette qualite de relations est due a la qualite de l'enseignement : ferme mais extremement respectueux.
Un sympathique hommage à l'école publique réalisé avec émotion. Mais le choix des personnages, élèves et professeurs me semble un peu embelli et dépeindre une réalité trop optimiste.
Une bande-annonce bien faite qui laisse suggérer que l'on va découvrir les stratégies mises en place par l'école pour développer le vivre ensemble et les compétences psychosociales des élèves. Or ce n'est pas l'objet du film, c'est ce ce qui m'a déçu. On suit simplement des enfants et des enseignants avec des scènes collées les unes aux autres. Le cadrage des scènes est (volontairement ?) étrange avec une caméra qui coupe parfois les visages ou se trouve mal placée pour filmer un groupe d'enfants.
Un peu inquiétant. Je ne sais pas vraiment quel était l’objectif de ce film mais pour moi il a eu pour résultat de montrer pourquoi les résultats de nos écoles ne cessent de se dégrader, tant dans les performances scolaires que dans les comportements de nos enfants. Plutôt qu’ »apprendre » on aurait pu l’appeler « La grande récrée ». Et encore, ils ne sont que 12 par classe.
Découvrez "Apprendre" un documentaire incontournable à visionner avec votre enfant, qu'il soit âgé de 7 à 10 ans, ou en CM2. Ce film captivant nous plonge dans le quotidien d'une année scolaire, mettant en lumière la dynamique positive et bienveillante des enseignants. Leur approche vise à sensibiliser le public à l'importance de l'encouragement dans le processus éducatif. Une véritable leçon de vie qui souligne qu'il n'y a pas de meilleure méthode que celle de soutenir et d'inspirer les jeunes esprits. Bravo au réalisateur pour cette œuvre touchante et enrichissante !
Quel choc ! Je n'ai vu ni un film, ni un documentaire mais une succession de scènes sans fil conducteur, filmées rapidement avec une caméra qui bougent tout le temps, un son désagréable. Je suis restée jusqu'à la fin mais ce fut très pénible.
Ce n’est pas la première fois que la réalisatrice s’intéresse à l’apprentissage (et à la scolarité), après avoir filmé de l’intérieur la cour d’une école maternelle (Récréations - 1993), la Fémis, l’école de cinéma (Le Concours - 2017) et plus récemment dans une classe de première, spécialité cinéma (Premières Solitudes - 2018).
S’il y a bien un film qui se rapproche le plus de son nouveau film, c’est bien Récréations. Plus de 30 ans après avoir filmé des bambins dans une cour, elle délaisse les 3 / 5 ans afin de poser sa caméra dans une école primaire. Le RDV est pris à l’école Makarenko d'Ivry-sur-Seine, accolée à l’école maternelle du même nom. Pendant plusieurs mois, la cinéaste à filmer de l’intérieur une école élémentaire et dont les élèves sont en grande partie nés de parents immigrés.
Oubliez l’image d’Épinal de l’école de la cité, avec des élèves turbulents et grossiers, avec son lot de racailles qui se battent et font la loi aussi bien auprès des autres élèves qu’auprès des professeurs. Ici, il n’en sera rien, l’école est certes située en banlieue parisienne, mais pour le reste, on est vraiment loin de l’image que peut sans cesse véhiculer les médias.
Filmer à hauteur d’enfants afin de mieux nous immerger dans leur quotidien, dans ce lieu d’apprentissage où ils apprennent à lire, écrire et compter, mais aussi à se socialiser et à se confronter au monde des adultes. Ce qu’il se passe au sein de la salle de classe et/ou dans la cour n’a désormais plus de secret pour nous, l’apprentissage côtoie les brimades et les disputes, ainsi que des échanges très intéressants entre professeurs et élèves (et notamment au sujet de la religion).
Claire Simon ne révolutionne pas le genre documentaire et ne vient pas non plus bousculer nos idées reçues. Apprendre (2025) n’en reste pas moins un beau film, mais à des années-lumières du magnifique Être et avoir (2002) de Nicolas Philibert.