Ils sont gentils et somme toute sages les enfants dans cette école. A peine quelques petites querelles enfantines. Les enseignant(e)s sont eux-mêmes comme il faut. Jamais le ton trop haut. Le mot juste. Pas dépressifs (on se doute qu’ici ou là il doit y avoir de quoi, mais pas là). Des encouragements. Aucune remontrance quand les enfants ne savent pas dire dans quel pays ils habitent. Mais à part ça, ils savent à peu-près compter au niveau qui leur est demandé (CM2) : diviser de tête des chiffres pas trop gros par exemple. Et analyser une phrase : sujet, verbe, complément objet direct (parfois plus difficile déjà). La différenciation des noms communs et propres, ça cafouille déjà un peu. Mais bon, rien de catastrophique si le niveau attendu dans le programme c’est ça avec la méthode d’enseignement en adéquation. Comme ça fera sans doute longtemps qu’une partie des spectateurs (seniors, anciens enseignants) n’aura pas mis les pieds dans une salle de classe aux heures de cours (les parents eux-mêmes étant en général tenus à l’écart de ce huis-clos) ce sera une immersion somme toute agréable et reposante. Mais que ça manque de contenu vulgarisateur ! Aucune démonstration appuyée. Fade, sans relief. Bon, obligé de noter 2 sur 5. Ce n'est pas la moyenne. J'aurais peut-être dû ne pas évaluer ainsi de manière chiffrée et me contenter d'un "progrès attendu". Cela dit, il y n'a aucune séquence de notation dans le commentaire. C'est simplement pour rester dans l'ambiance scolaire et le propos.
"Apprendre" est un documentaire qui fait partie de la famille des docus de témoignage : il n'y a aucun commentaire. Claire Simon, documentariste chevronnée, a posé sa caméra dans une école primaire d'Ivry-sur-Seine et elle a filmé des enfants qui apprennent et des membres du corps enseignant qui apprennent. Eh oui, le verbe apprendre a un double sens : les élèves apprennent ce que les professeurs leur enseignent/apprennent. Force est de reconnaître que "Apprendre", film par ailleurs très sympathique, s'avère un peu décevant : Claire Simon a déjà fait mieux dans sa carrière (y compris d'autres films sur l'école) et d'autres documentaristes ont fait mieux sur ce même sujet.
Un peu inquiétant. Je ne sais pas vraiment quel était l’objectif de ce film mais pour moi il a eu pour résultat de montrer pourquoi les résultats de nos écoles ne cessent de se dégrader, tant dans les performances scolaires que dans les comportements de nos enfants. Plutôt qu’ »apprendre » on aurait pu l’appeler « La grande récrée ». Et encore, ils ne sont que 12 par classe.
Ai vu « Apprendre » le documentaire de Claire Simon. La réalisatrice a posé ses caméras à hauteur d’enfants d’une école primaire d’Ivry-sur-Seine pendant un an. Durant 100 minutes nous assistons à une suite de moments sans savoir pourquoi nous passons des mathématiques, à la gym, à une expérience scientifique, à l’apprentissage d’une chanson de Beyonce (!!) sans lien, sans commentaire, sans réelle cohérence… Quelques instants furtifs touchants mais c’est peu. On ne voit pas très bien le lien entre le titre et le film. « Vivre ensemble » me parait plus adapté. La caméra ne voulant rien louper bouge en permanence, l’image n’est jamais très belle. On ne s’attache jamais aux enfants car il y en a une multitude et encore moins au corps enseignant en short et tatoué pour certain. C’est répétitif, un peu ennuyeux, monotone mais on reste tout de même jusque’à la fin… bref comme une journée à l’école, institution en souffrance qui n’a pas beaucoup évoluée depuis des lustres.
Quel choc ! Je n'ai vu ni un film, ni un documentaire mais une succession de scènes sans fil conducteur, filmées rapidement avec une caméra qui bougent tout le temps, un son désagréable. Je suis restée jusqu'à la fin mais ce fut très pénible.
J'ai vu ce film en avant première lors du festival premier plan d'Angers. Enfin disons que je ne peux pas le juger dans son intégralité puisque je suis partie au bout d'une heure. C'est la première fois que je quitte une salle de cinéma car j'ai trouvé le film désagréable sur le plan visuel : la caméra bouge beaucoup et peut vite donner une sensation de tournis. J'ai également trouvé le son désagréable. Certe ce sont des enfants qui sont filmés et cela donne lieu a des séquences agitées mais tout de même j'ai été gênée par le son tout au long du film. Je ne connaissais pas l'univers de Claire Simon, je m'y serais peut être attendue davantage si je m'étais renseignée avant. En effet il faut vous attendre à être spectateur d'une salle de classe mais sans intrigue particulière. De ce fait j'ai eu du mal a m'accrocher et a avoir des émotions que j'attend en visionnant un film.
Un doc de Claire Simon, mais pourquoi faire ? Pour quel message ? Tout au long du film je me suis posé la question, et là , j’ai la réponse. Elle pose sa caméra au milieu d’une salle de classe et de la cour de récréation et nous montre des classes ordinaires, des élèves ordinaires, des profs ordinaires. Tout le monde il est beau et il est gentil et joue bien le rôle qui lui est dévolu. Des séquences sans intérêt filmées dans une longueur monotone, dans lesquels on recherche parfois la dimension pédagogique sans la trouver. Et le pire est bien la séquence chant où la maitresse fait chanter une chanson au texte inapproprié aux enfants ; aucune finalité pédagogique dans cette séquence, c’est une chorale sans prof de chant ; juste un moment de détente. Donc c’est long, monotone, fade et sans contenu ; je m’attendais soit à voir des spécificités liées au travail autour de la diversité dans les écoles de banlieues soit un travail pédagogique novateur ; mais rien. Juste le fonctionnement normal d’une école normale ; donc on s’ennuie ferme. Voilà, le public est coloré, si l’objectif est de montrer que la diversité fonctionne bien chez les enfants ; c’est au moins çà ; le vivre ensemble fonctionne plus que les chaines d’information en continu ne le montre.
Une déception pour ce nouveau film de Claire Simon, pourtant une des meilleures documentaristes françaises. Elle empile les séquences de vie dans cinq classes différentes de l'école élémentaire Anton Makarenko d'Ivry-sur-Seine, sans souci de narration. Pire, les séquences sont coupées abruptement, pour passer à tout autre chose. Contrairement à "Notre corps", où elle réussissait à dessiner une histoire du corps féminin emplie de sororité, rien ne se dégage de ces séquences.
j'ai vraiment beaucoup aimé ce documentaire. L'école est bien choisie mais ce qui est le plus intéressant ce sont les moments que la réalisatrice choisit de filmer et de garder au montage. Ces enfants sont bien attachants. Il y a beaucoup de moments d'émotions. Cela ravive plein de souvenirs de notre enfance avec ses moments suspendus et ses difficultés
Une succession de scènes et de morceaux choisis et édulcorés. Certaines profs sans aucune tenue, qui parlent gentiment sans s énerver. Le niveau de certains élèves, fait frémir, qui ne savent pas le nom du pays dans lequel ils vivent, ou confondent monuments et pays ! spoiler: La visite des élèves de l école alsacienne 2 mondes se contemplant sans communiquer. Le titre ne reflète pas du tout le contenu, je m attendais à assister vraiment à des cours et la façon d enseigner. Ceci dit j aime le milieu scolaire et les films ou document qui s'y rapportent, aussi suis je indulgent quant à la note que j attribué.
Dans son documentaire Apprendre, présenté au Festival de Cannes 2024, Claire Simon offre un portrait nuancé et immersif de l'école républicaine française et de la laïcité.
Un regard touchant sur l'école
La réalisatrice offre un regard sur l'école à la fois touchant et sans authentique. Ce moment où l'on commence à apprendre les schèmes du raisonnement et la socialisation encadrée par des règles civiques. On aime la manière de la réalisatrice de poser le regard sur ces années de primaires qui vont progressivement enseigner le conformisme avant l'entrée au collège. Elle se met à la hauteur des enfants et en regardant le monde à travers leurs yeux, on découvre ce désir d'apprendre et aussi la créativité dès le CE2 dans les expériences de la vie.
Filmer l'école à la hauteur d'un enfant
La cinéaste adopte une approche discrète, filmant à hauteur d'enfant le quotidien d'une école élémentaire en banlieue parisienne. Cette méthode permet de capturer l'essence même de l'expérience scolaire, révélant les interactions entre élèves et enseignants sans commentaire superflu.
La réalisatrice met en lumière la diversité culturelle et religieuse au sein de l'école. Elle montre des discussions sur la pratique de la prière et les croyances, où les enfants comparent leurs niveaux de pratique religieuse. Ces scènes illustrent les premiers pas vers une conscience plus adulte et la manière dont l'école gère ces questions sensibles.
Apprendre à devenir un citoyen et réfléchir par soi-même
Le film aborde également la transmission des valeurs républicaines. Sans être didactique, il montre comment les enseignants expliquent les principes de laïcité et de vivre-ensemble. La cinéaste capture des moments où les élèves débattent de sujets comme la liberté d'expression, offrant un aperçu de la formation citoyenne en action.
Apprendre ne se contente pas de présenter une vision idéalisée. La cinéaste inclut des scènes qui révèlent les défis de l'école républicaine, comme la rencontre entre les élèves de banlieue et ceux d'une école plus aisée, mettant en évidence les inégalités sociales persistantes.
En évitant tout commentaire explicite, Claire Simon laisse le spectateur tirer ses propres conclusions. Son film devient ainsi un témoignage puissant de la façon dont l'école républicaine tente de concilier diversité, laïcité et égalité, tout en faisant face aux réalités sociales complexes de la France contemporaine.
Découvrez "Apprendre" un documentaire incontournable à visionner avec votre enfant, qu'il soit âgé de 7 à 10 ans, ou en CM2. Ce film captivant nous plonge dans le quotidien d'une année scolaire, mettant en lumière la dynamique positive et bienveillante des enseignants. Leur approche vise à sensibiliser le public à l'importance de l'encouragement dans le processus éducatif. Une véritable leçon de vie qui souligne qu'il n'y a pas de meilleure méthode que celle de soutenir et d'inspirer les jeunes esprits. Bravo au réalisateur pour cette œuvre touchante et enrichissante !
Documentaire vu en avant-première. Pas mal de moments hyper intéressant mais cela manque malheureusement d’un fil conducteur. On s’y perd mais on est tout de même content de voir à quoi ressemble (en général) l’école de nos jours, plus spécifiquement en région parisienne.
C’est un peu les profs au pays de oui oui. Ou un spot pour le ministère de l’éducation nationale. Allez-y si vous avez besoin de vous dire que le monde ne va pas si mal que ça.
Ce n’est pas la première fois que la réalisatrice s’intéresse à l’apprentissage (et à la scolarité), après avoir filmé de l’intérieur la cour d’une école maternelle (Récréations - 1993), la Fémis, l’école de cinéma (Le Concours - 2017) et plus récemment dans une classe de première, spécialité cinéma (Premières Solitudes - 2018).
S’il y a bien un film qui se rapproche le plus de son nouveau film, c’est bien Récréations. Plus de 30 ans après avoir filmé des bambins dans une cour, elle délaisse les 3 / 5 ans afin de poser sa caméra dans une école primaire. Le RDV est pris à l’école Makarenko d'Ivry-sur-Seine, accolée à l’école maternelle du même nom. Pendant plusieurs mois, la cinéaste à filmer de l’intérieur une école élémentaire et dont les élèves sont en grande partie nés de parents immigrés.
Oubliez l’image d’Épinal de l’école de la cité, avec des élèves turbulents et grossiers, avec son lot de racailles qui se battent et font la loi aussi bien auprès des autres élèves qu’auprès des professeurs. Ici, il n’en sera rien, l’école est certes située en banlieue parisienne, mais pour le reste, on est vraiment loin de l’image que peut sans cesse véhiculer les médias.
Filmer à hauteur d’enfants afin de mieux nous immerger dans leur quotidien, dans ce lieu d’apprentissage où ils apprennent à lire, écrire et compter, mais aussi à se socialiser et à se confronter au monde des adultes. Ce qu’il se passe au sein de la salle de classe et/ou dans la cour n’a désormais plus de secret pour nous, l’apprentissage côtoie les brimades et les disputes, ainsi que des échanges très intéressants entre professeurs et élèves (et notamment au sujet de la religion).
Claire Simon ne révolutionne pas le genre documentaire et ne vient pas non plus bousculer nos idées reçues. Apprendre (2025) n’en reste pas moins un beau film, mais à des années-lumières du magnifique Être et avoir (2002) de Nicolas Philibert.