Les Tourmentés
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2,6
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148 critiques spectateurs

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Jeanpaulschneider5
Jeanpaulschneider5

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2025
Très bon film porté par un casting de choix Niels Schneider formidable dans le registre sombre et torture, mais très touchant à la fois et Ramzi a contre emploi très convaincant.
À voir aussi pour son originalité.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2025
Lucas Belvaux ne pouvait pas être mieux servi que par lui-même. En adaptant son propre roman éponyme, il était inévitablement le mieux placé pour ne pas le trahir. Pendant presque 2h, Belvaux nous embarque dans une histoire folle d’argent et de violence, parsemé ça et là de quelques notions moins palpables, comme le sens de l’honneur par exemple. Son film passe bien, la bande originale est discrète et agréable à l’oreille, même si je pense que certaines longueurs, certaines scènes silencieuses, limites contemplatives, peuvent dérouter un public venu chercher un film de suspens et d’angoisse au vu du pitch et de la bande annonce. spoiler: Autant le dire tout de suite, de violence il y a (un peu), mais de suspens pas vraiment car ici, c’est l’idée de la chasse à l’homme qui occupe le centre du film, plus que la chasse elle-même. Ici ou là on voit fugacement des petits flashes back ultra courts (essentiellement sur le personnage de Madame) et des petites pastilles que l’on interprète (à tort) comme des flashes forward. On s’en rend assez vite compte, c’est petites scènes ne sont pas des spoilers de la fin du film mais des fin éventuelles, des possibilités de fins.
La photographie du film, au début sombre, devient de plus en plus lumineuse au fuir et à mesure de l’évolution du personnage de Skender. A la rue au début du long métrage, il bénéficie d’une avance sur ces 3 millions qui lui permet de renouer avec ses fils, avec sa compagne et de retrouver un sens à sa vie. Cela pourrait accréditer l’idée que l’argent arrange tout, c’est aller un peu vite. Le scénario du film, comme le roman, est davantage une exploration. Trois psychés fracassées (quatre avec Manon, mais c’est moins aigu chez elle) par la violence et qui cherche à y survivre. Max et Skender ont été légionnaires puis mercenaires, des horreurs ils en vus et subis plus que leur compte. Le premier s’est oublié au service total d’une femme riche, le second à sombré. spoiler: Madame a littéralement été achetée par un riche occidental alors qu’elle était très jeune (et Dieu sait ce qu’il est advenu, le scénario ne dit rien du coup on imagine le pire), elle aussi a subit des violences, psychologiques à minima.
Ces trois cabossés se retrouvent autour de ce deal abominable, avec au centre de la table non pas la notion d’argent mais la notion de prix. Combien pour sacrifier sa vie, combien pour sacrifier son frère d’arme, combien pour sacrifier son âme ? Entre les retours en arrières spoiler: et les fins alternatives
, on assiste à la résurrection d’un homme qui retrouve les siens, pendant que de l’autre côté Max et Madame, en se préparant intensivement pour la chasse, vacillent de plus de plus sous le poids du doute. Max notamment, le personnage le plus insondable, semble être le premier et le seul à entrevoir au bout d’un moment la folie de l’entreprise de Madame et la soumission de Skender. Il y a une sorte d’inversion entre la proie et le chasseur, purement psychologique, durant tout le film. La fin va sans doute pas mal dérouter si on n’a pas lu le roman, je peux le comprendre, je peux même comprendre qu’on la trouve frustrante. Le casting est sans doute le plus grand atout du film de Lucas Belvaux, avec Niels Schneider en première ligne. Très sobre, assez mutique au début, il devient nettement plus solaire au fil des scènes, il lui arrive même de sourire dans quelques scènes, c’est dire ! Ramzy Bedia et surtout Linh-Dan Pham forment un duo insondable. Elle commande et lui obéit, en apparence. Mais ce n’est pas si simple, leur existence et leur psychologie sont imbriquées et ils parviennent très bien à distiller cette impression de léger malaise, parce qu’au final à aucun moment on n’aura vraiment compris comment marche ce couple étrange. Quant à Déborah François, dans un rôle plus franc du collier (le seul personnage avec des valeurs saines, les pieds bien sur terre), elle est adorable. Autant que le roman dont il est tiré, « Les Tourmentés » donne l’impression d’un film qui tourne autour d’un sujet crucial sans jamais y aller franchement. Il est tant question d’argent dans ce film que cela masque la vraie valeur des choses de la vie : l’amour, la confiance, l’amitié, la loyauté. Il est des choses que l’argent ne peut acheter, c’est au fond le message simple mais essentiel du film de Lucas Belvaux.
Pierre Girault
Pierre Girault

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2025
Vu en avant première à Châtelet. Pas incroyable, malgré un Ramzy et un Nils qui sont toujours aussi fort dans ce registre, mais le scénario est moyen et surtout c'est un pétard mouillé... Dommage
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2025

         Voilà un film qui sort du lot, intrigant, attachant, même s'il souffre d'un scénario exagérément abracadabrantesque. Il met en scène trois personnages tourmentés par leur passé, qui ne les lâche pas.
            La mise en scène mêle de façon assez complexe des scènes d'extérieur, réelles ou imaginées, des souvenirs, des flashs, des images fantasmées. 
            Il y a Madame (Linh-Dan Pham); c'est un peu pour elle qu'on est venus, pour voir ce qu'est devenue, trente ans plus tard, notre petite Camille d'Indochine...  entre temps, elle a régulièrement tourné, mais peut être pas dans des premiers rôles. Et elle est toujours très belle!
C'est la richissime veuve d'un homme d'affaires; sa seule passion? La chasse. Elle a affronté les Big Five. Et maintenant, elle veut mieux... Sans doute est-elle le personnage le plus trouble, le plus mystérieux; de très rares et brefs flash back nous montrent une jolie petite fille, peut être d'une minorité ethnique, au milieu de sa famille, puis quittant cette famille, vendue, peut être, à un homme très offrant? On n'en saura pas plus. Quel fut son parcours? On l'imagine. En tous cas, il a fait d'elle ce qu'on peut appeler un monstre.
             Chasser? Elle veut le top. Elle veut une chasse à l'homme, dans un domaine montagneux et sauvage qui lui appartient en Roumanie. Et cet homme, elle charge son intendant, son factotum, Max, de lui trouver. Max, c'est Ramzy Bedia, grande découverte; je ne le connaissais pas; je pensais que c'était un comique... Or, dans ce rôle très subtil, très complexe, il est formidable!
             Max est un ancien légionnaire, un ancien sergent de commandos, et il va chercher un de ses anciens hommes, Skender (Niels Schneider) Max a survécu à cet univers de brutalité et de sauvagerie en accrochant son destin à celui de Madame, dont sans doute il est amoureux, et qui le traite comme un larbin. Skender a sombré, d'abord dans la délinquance, il a connu la prison, puis un devenu un clochard, un miséreux de la rue. Servir de gibier? Il ne demande pas mieux, s'il y a beaucoup d'argent pour assurer l'avenir de ses fils et de sa femme qui a fini par le mettre dehors, lasse de ses disparitions.
              Manon (Déborah François), c'est le versant lumineux de ces trois être troubles; infirmière, elle veut juste bien élever ses deux garçons, même si ce retour d'un Skender qui semble avoir changé, sans qu'elle comprenne pourquoi, ne peut que la perturber...
            Ne vous y trompez pas: on est très loin des Chasses du comte Zaroff, tout autant que des Scènes de chasse en Bavière....  On est ici sur un tout autre registre.
          J'aimerais vous avoir donné envie de voir ce film qui sort de l'ordinaire, qui fait réfléchir, qui nous tient accroché jusqu'à la fin, inattendue, et qui est remarquablement interprété. C'est du cinéma, quoi! 

Yves Aubry
Yves Aubry

15 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2025
Le sujet est passionnant, le résultat beaucoup moins. Trop littéraire et pas très crédible.
La performance de RAMZY est remarquable.
tes6
tes6

4 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2025
Les chasses du Comte Zaroff revisitées. Excellents dialogues. Ramzi Bedia trés bon tout en sobriété. Ces "tourmentés" le sont finalement bien moins que l'on aurait pu l'imaginer au départ. Nous avons passés un bon moment sans une minute d'ennuie. Mérite ses 4 étoiles.
Léonie
Léonie

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2025
Film très intéressant, il est beau. il aborde des thèmes compliqué mais qu'il sont bien traités. Les flash-backs rajoute une vraie profondeur au personnage et laisse planer un mystère sur d'autres. Chacun est libre de sa propre interprétation du film. (avant-première)
Gabrielakom
Gabrielakom

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2025
Suspens, super réalisation et jeu d acteurs, ascenseur émotionnel ou drame psychologique ou les deux? A voir absolument
Bonoman
Bonoman

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 novembre 2025
Ennuyeux et ennuyant
Film très très long sur une idée qui pouvait être intéressante
Mais on ne rentre pas dans le film
Le scénario est léger et la mise en scène pas convaincante
On s ennuie profondément dans ce film
Je jeu de Niels Schneider est pas au niveau ( comm beaucoup de ses films , je le trouve surcote )
Par contre mention à ramzy qui est excellent
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2025
Skender (Niels Schneider) est un ancien légionnaire qui, après son départ de l’armée, a connu une inexorable déchéance, quittant sa femme (Deborah François) et ses fils, vivant à la rue. Max, un ancien camarade (Ramzy Bedia), employé par une veuve richissime (Linh-Dan Phan), lui propose un marché diabolique : accepter d’être le gibier d’une chasse à l’homme d’un mois dans une réserve privée du nord de la Roumanie en échange de trois millions qui seront versés à sa famille s’il n’y survit pas.

J’aime beaucoup le cinéma de Lucas Belvaux, ce réalisateur belge qui sait raconter des histoires captivantes, ancrées dans un arrière-plan social, avec des caractères forts : "Des hommes" adapté d’un livre de Laurent Mauvignier sur la guerre d’Algérie et ses répliques dans la société française contemporaine, "Chez nous" qui dénonce les poisons que distille le Front national auprès d’une France rongée par la peur du déclassement, "Pas son genre" sur la relation impossible entre un prof agrégé et une coiffeuse, 38 Témoins sur la lâcheté ordinaire…

Lucas Belvaux a publié en 2022 son premier roman. Une amie au goût très sûr me l’a chaudement recommandé et me l’a même offert. Je l’ai lu hier sur le chemin du cinéma, vivant l’expérience assez étrange de voir les images d’un texte que je venais de lire quelques minutes avant.

Lucas Belvaux réalise l’adaptation de son propre ouvrage. C’est l’assurance qu’il ne sera pas dénaturé. Pour autant, il ne lui est pas totalement fidèle. Le livre est construit en 86 chapitres très courts de trois ou quatre pages chacun, où le point de vue de chaque personnage est tour à tour présenté au style indirect. Sauf à recourir à la voix off, le style indirect n’existe pas au cinéma. La littérature est un genre spontanément psychologisant qui peut raconter ce que les personnages pensent ; le cinéma est un genre qui, dans une large mesure, ne peut montrer que ce que les personnages font. Le chapitre 27 raconte par exemple du point de vue de Skender le dîner qu’il offre à sa femme dans un restaurant et ses hésitations à chaque instant pour la convaincre qu’il s’est amendé. La scène du film, plus objective par construction, gomme ce point de vue.

Tromperie sur la marchandise. "Les Tourmentés" nous est vendu comme une chasse à l’homme, façon "Les Chasses du comte Zaroff". Or, le début de la chasse n’est prévu que six mois après que son principe a été acté entre Skender et Madame. Et le livre comme le roman se perdent dans ses longs préparatifs, dans la réconciliation de Skender et de sa femme, dans les états d’âme de Max, déchiré entre deux loyautés contradictoires et dans les hésitations de Madame, dont le passé est peu à peu révélé depuis son enfance misérable au Laos où un riche milliardaire est venu l’acheter à sa mère maquerelle.

Autre défaut, plus rédhibitoire encore. "Les Tourmentés" – un titre qui me sera resté définitivement obscur – est un film très (trop) bavard, dépourvu du moindre humour, où les personnages échangent sentencieusement des adages définitifs sur le sens de la vie. Ça passe ric-rac à l’écrit ; ça ne passe plus du tout à l’écran avec une distribution à contre-emploi.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 septembre 2025
Skender, ancien légionnaire, devient la proie d’une riche veuve et passionnée de chasse…

La première chose à laquelle on pense est bien évidemment au célèbre film Les Chasses du comte Zaroff (1932), mais la comparaison s’arrête là puisque nous ne verrons rien de la chasse à l’homme (ce pour quoi j’avais fait le déplacement pour voir le film). Alors qu’elle ne fut pas ma déception en découvrant qu’en réalité, Les Tourmentés (2025) n’est rien d’autre qu’un drame psychologique qui interroge les traumas de chaque personnage.

En adaptant son roman éponyme, Lucas Belvaux nous perd en alternant passé, présent et futur. Le film ne cesse d’enchaîner les flash-backs et autres flash-forwards comme pour mieux noyer le poisson. Ça devient bêtement assommant et verbeux, on finit inlassablement par trouver le temps et donc, par s’ennuyer, dommage.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Phil G
Phil G

5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 septembre 2025
Le scénario était prometteur. Le jeu d'acteurs pas mauvais. Mais c'est long. Et au final tout ça pour ça.....
Milsecu
Milsecu

2 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2025
On rentre dans ce film avec des interrogations, puis des affirmations et déjà des conclusions au milieu du film, et la beauté du cinéma déjoue les pronos, c est cela un bon film, la distri est top, j etais pas fan de Ramzy est je l apprécie de plus en plus car il prend vraiment ses rôles avec intelligence et la fin vous surprendra, j ajoute la beauté de la photo et la lumière (ex :maison dans la campagne) simple et
FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2025
Tout le monde a un prix et les riches le savent bien. Après avoir chassé toutes les espèces terrestres possibles, une femme veut aller plus loin pour satisfaire son hobby macabre et jette son dévolu sur un ancien légionnaire... Malgré une mise en place rapide et alléchante, "Les tourmentés" n'est jamais le survival attendu. Il ne faut pas avoir de fausses attentes et espérer une traque sans merci dans la forêt des Carpates. Lucas Belvaux, qui adapte son propre roman, propose une réflexion sur l'honneur, la moralité, l'argent et le bonheur. Ça se transforme vite en un drame familial et psychologique autour des trois personnages qui sont liés à cette décision. S'il n'y a pas de chasse, il y a quand même un petit jeu du chat et de la souris qui se joue dans la tête. Le fond y est même si ça ne prend pas la direction attendue, mais la forme est lourde. C'est un film trop démonstratif avec des échanges qui ne sont jamais naturels. C'est difficile de ne pas être frustré d'autant plus quand on s'attendait à quelque chose de différent, mais ça se laisse quand même regarder.
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2026
Nouveau film de Lucas Belvaux, un réalisateur que j’ai toujours bien apprécié.

Cette histoire, adaptée de son propre roman, se laisse regarder sans problème, mais on reste malgré tout un peu sur sa faim.

La part belle est faite aux acteurs. Niels Schneider est très bien, tout comme Ramzy Bedia, dans un rôle un peu à contre-emploi. On retrouve aussi avec plaisir Linh-Dan Pham, la princesse d’Indochine et la pianiste de De battre mon cœur s’est arrêté, ainsi que la trop rare Déborah François.

Au final, un bon film, bien interprété, mais certainement pas le meilleur de son auteur.
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