Par le sujet traité dans cette réalisation, on pense nécessairement au film « LES CHASSES DU COMTE ZAROFF ». A part l’idée de départ et le fait qu’une partie du film est tournée dans les Carpattes, la comparaison s’arrête là. Le réalisateur Lucas BELVAUX qui a adapté son propre roman paru en 2022, le traite différemment avec des personnages complexes, déterminés et aussi imprévisibles. Il joue avec les spectateurs dans le scénario qui entretient un certain suspense avec un final inattendu. C’est une réalisation plutôt réussie et une interprétation des personnages principaux très convaincante.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 02/09/2025 au Siège de l'UGC à NEUILLY)
Film très intéressant, il est beau. il aborde des thèmes compliqué mais qu'il sont bien traités. Les flash-backs rajoute une vraie profondeur au personnage et laisse planer un mystère sur d'autres. Chacun est libre de sa propre interprétation du film. (avant-première)
vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2025. Déception, le pitch promet un film intense, mais dans l'ensemble on a du mal à croire aux rapports entre les personnages. Dommage car le casting est bon.
Les Tourmentés, c'est le titre d'un roman de Lucas Belvaux que le cinéaste n'avait, a priori, que peu envie de porter à l'écran. Par ailleurs, l'idée de réaliser un remake des Chasses du comte Zaroff lui était bien passée par la tête, mais… Belvaux, il lui faut de la pâte humaine à pétrir et finalement, il est revenu à son livre, qu'il a eu toutes les peines du monde à transposer au cinéma. Il a bien fait d'insister, car Les Tourmentés, après une mise en bouche appétissante, ne cesse de jouer avec les spectateurs, et surtout avec les instincts voyeuristes de ceux-ci. Ce qui l'intéresse, au premier chef, au-delà des mécanismes habituels que sont l'argent, l'amour et la mort, ce sont les rapports entre les êtres, de la confiance à la méchanceté, en passant par l'ambigüité. Et l'on est diablement bien servi dans Les Tourmentés, même si l'on n'est pas obligé de souscrire à tous les rebondissements psychologiques du film et, notamment à son dénouement, lequel en frustrera plus d'un et, a contrario, ravira les autres, pour son pied-de-nez. Dans cette machine de guerre bien huilée, avec ses courts flashbacks et projections sur l'avenir, Niels Schneider et Ramzy Bedia, quoiqu'impeccables, se font ravir la vedette par la surprenante Linh-Dan Pham, jamais vue dans ce registre. Quant à savoir à combien estimer le coût de la vie d'un homme, la réponse figure, ou pas, dans le film.
Je suis allé en avant-première voir Les tourmentés, par intérêt pour le réalisateur, présent à la séance et dont un film m’avait beaucoup marqué, mais sans être conquis d’avance car le synopsis m’intriguait sans toutefois profondément m’intéresser.
Le film a été bien au-delà de mes attentes, m’a beaucoup plu sur le moment et continue à habiter mes pensées.
Resserré sur quelques personnages, Les tourmentés est très psychologique et interroge la chasse à l’homme. Car il n’est pas anodin de vouloir payer quelqu’un pour le tuer, comme il est singulier d’accepter un tel marché.
Les personnages sont très travaillés -l’existence d’un livre en amont aidant peut-être- et talentueusement incarnés. Ramzy Bedia et Niels Schneider sont bons dans ces rôles à contre-emploi, Deborah François et les enfants très touchants et Linh-Dan Pham également fort convaincante.
Les Tourmentés est à la fois haletant et intéressant. Réussi sur la forme, maîtrisée et à certains égards originale, comme sur le fond. Susceptible de plaire aux amateurs de (films sur la) chasse à l’homme comme à ceux qui veulent en comprendre les ressorts.
C’est un film sur la violence, la confiance, l’amour aussi. L’humanité, l’argent, la vie et sa valeur.
Un film intense, surprenant, qui interroge la noirceur tout en laissant transparaître la lumière.
Un coup de maître de Lucas Belvaux et ses acteurs, et pour moi, un coup de cœur.
Vu en avant premiere à Montpellier, le meilleur Delvaux pour moi ! Basé sur son propre roman. le genre de la chasse à l'homme a ete abondamment traité dans la litterature et le cinéma, mais sans spoiler c'est la psychologie des personnages, et la richesse de leurs traumas qui compte ici, ce qui en fait un ovni bien plus interessant dans ce genre bien codifié. Niels Schneider et Ramzy sont bluffants.
Vu en avant première à Nice. Pour ne parler que du film et pas des gens irrespectueux dans une salle bondée, sans clim, et avec la lumière de la porte ouverte qui gâche l'écran… Un scénario original, qu'on ne voit que rarement, des acteurs jouant bien, une belle réalisation, malgré tout, le choix de la fin, en dehors de nous prendre à contre pied, m'a quand même laissé sur un goût de pas assez. Cela entrainant une certaine frustration.
Avant première Toulon La Valette ! Interprétations de grandes valeurs , mais un manque de rythme certain qui nous troublent dans l’ennui … dommage , l’idée du film est très interessante et du coup je regrette que ce rythme ne soit pas à la hauteur !
Film vu hier soir en avant-première au Pathé Masséna de Nice, projection suivie d'un débat avec le réalisateur et scénariste, Lucas Belvaux, qui a adapté son propre roman.. Le point de départ annoncé du film m'inquiétait un peu. Une milliardaire, passionnée de chasse, décide un jour de se livrer à la chasse à l'homme. Son majordome recrute alors un ancien ami, ancien légionnaire comme lui, qui a sombré dans la misère et dans la déchéance. Moyennant une forte somme d'argent - remise à sa famille s'il est tué -, il accepte de devenir gibier. Je n'en dirai pas plus, le film, et surtout sa fin, réservant bien des surprises. Mais que ceux qui s'attendent à un thriller où la violence et les armes ont la part belle s'abstiennent. Ce film est au contraire tout en nuances, en subtilités et en délicatesse. Les quatre protagonistes nous sont révélés par petites touches et le spectateur devine peu à peu ce qu'ils ont réellement vécu, souvent plus suggéré que dit ou montré. On navigue entre présent, passé, et projections fantasmées de l'issue imaginée par chacun à ce contrat pervers, jusqu'au dénouement. C'est un film sur l'amitié, la tendresse, l'amour, le traumatisme - qui peut produire des monstres -, les rapports familiaux, le pouvoir de l'argent, les méfaits de la guerre, de la violence... et bien d'autres sujets encore. Lucas Belvaux est aussi sympathique que son film et a répondu avec bienveillance et intelligence aux questions des spectateurs. Il a affirmé aimer tous ses personnages : on veut bien le croire car il nous les rend tous, peu à peu, attachants, aucun d'entre eux n'étant entièrement sombre ou lumineux et tous révélant des blessures enfouies.
Se basant sur le concept des excellentes Chasses Du Comte Zaroff, Les Tourmentés se tourne finalement sur le drame psychologique et délaisse petit-à-petit la chasse à l'homme, parfois de façon maladroite, notamment avec une histoire parfois confuse et qui peine à évoluer sur la durée. De plus, les dialogues sont bien trop littéraires et empêchent les acteurs d'être crédibles, tout cela à cause de répliques loin d'être naturelles. Dommage, car le film est loin d'être mauvais, surtout grâce à la dimension originale qu'il prend.
Prenant du début à la fin. Jeu d’acteur et dialogues quelques fois bancals. Niels Schneider est comme à son habitude excellent. Seul gros bémol : résolution un peu facile.
Vu en avant-première dans une salle qui pourrait évoquer la chasse en Afrique. Un bel écrin pour un pitch, qui n'en est pas moins intiguant. Un peu à la 13/Tzemeti. Ici cependant, le fantasme de la chasse à l homme ne s'explique pas seulement par l'ennui bourgeois mais par des enfances traumatiques. On pourrait même s'interroger sur une nostalgie de rites initiatiques antiques, comme la kryptie antique. Très bon jeu d'acteurs, avec de belles gueules de l'emploi. Fin qui laisse, comme le livre, le spectateur sur sa faim et l'amène à s'interroger, par flashs, sur ses propres attentes.