L'Inconnu De La Grande Arche
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noelle T.
noelle T.

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4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Pour une fois un film qui parle à notre intelligence, qui parle de sincérité, d’art… Un humour fin et intelligent. Un tres tres bon film, vraiment.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2025
Histoire originale et riche. Le projet d’Arche est déjà hors norme (l’architecte parle de cube). L’architecte est également un cas à part : Danois, avec peu de réalisations, il est assez idéaliste. La mise en œuvre se heurte à de nombreux écueils : jeux de pouvoir (cohabitation, rivalités), solutions techniques entravées par les normes (technique de Pei aux USA non transposable), coût, traitement et couleur du marbre, renoncement aux cubes annexes, tentative de merchandising, d’augmentation de la surface de bureaux, ... Notons le rôle assez positif de Paul Andreu, architecte reconnu, qui accepta de se prendre le rôle de maître d’œuvre. Notons également la posture de commanditaire visionnaire de Mitterrand. Enfin soulignons le rôle moteur de l’épouse de Van Spreckelsen. Au final un film très touchant sur le dialogue entre création et mise en œuvre qui concerne l’architecture plus que les autres arts. Notons que du fait de sa grande visibilité, le bâtiment a une notoriété dépassant les specialistes de l’architecture.
Marguerite Pascard
Marguerite Pascard

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Formidable! Un sujet bien inscrit dans l'histoire politique récente et qui réussit à être poétique, parfois très drôle, voire tragique...
J'ai passé un très bon moment. TOUS les acteurs sont parfaits.
J'avais beaucoup aimé BORGO; j'ai trouvé L'inconnu...tout aussi subtil.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2025
L'architecture est ces derniers temps pourvoyeuse de très bons sujets de film.

Après l'ambitieux The brutalist, voici la très intéressante chronique qui raconte comment un inconnu, le Danois Otto von Spreckelsen, a remporté le concours lancé par François Mitterrand, qui a abouti à la construction de la Grande Arche de la Défense.

Le film de Stéphane Demoustier est à la fois instructif (on découvre que le résultat final est assez différent du projet initial), profond (la résilience obsessionnelle des créateurs est magnifiquement illustrée) et émouvant (la solitude de l'architecte est poignante).

L'inconnu de la Grande Arche est certes d'une facture très classique, mais sa qualité réside principalement dans le casting en tout point parfait. Claes Bang est extraordinaire, et Xavier Dolan, Michel Fau, Swann Arlaud et Sidse Babett Knudsen sont tous très convaincants.

On approche de nombreux sujets dont la variété est un véritable intérêt : la rouerie de Mitterrand, la lourdeur de l'administration française (déjà !), les sublimes carrières de Carrare.

Le tout donne furieusement envie de visiter ce bâtiment emblématique mais au final assez mal connu.

Une réussite.
MAMOU
MAMOU

5 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2025
Film passionnant à tout point de vue. L'origine de ce monument m'était totalement inconnue J'ai eu beaucoup de plaisir à revivre cette période sous Mitterrand. Les acteurs sont tous parfaits. La personnalité de cet architecte est très émouvante. Un super moment de cinéma.
Babou
Babou

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
On ne regardera plus la grande arche de la Défense comme avant d'avoir vu ce film ! Réalisation précise, maîtrisée qui dévoile la différence entre ce qu'on aurait aimé et ce qu'il est possible de faire. spoiler: L'architecte danois ne veut rien lâcher et s'obstine dans ses choix, privilégiant l'esthétique au détriment du pragmatisme. À s'enfermer dans ses certitudes, on perd la clairvoyance. L'architecte français, mieux rodé aux usages, affronte seul la réalité et le terrain du chantier. Et quand le politique s'en mêle, tout se complique .
Je souligne la performance de Swann Arlaud, formidable. Un très beau film qui montre l'envers du décor. Les scènes où on voit les chantiers du Cube et de la Pyramide du Louvre sont incroyables.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2025
Un film assez classique, un anonyme architecte danois gagne le concours pour construire un bâtiment de La Défense, le cube le rêve, l’œuvre de sa vie. On suit la réalisation du projet que Mitterrand porte avec enthousiasme puis le cohabitation viendra et les intérêts financiers primeront…
Un film intéressant sur ce bâtiment qu’est aujourd’hui la Grande Arche et sur architecte.
Brigitte L
Brigitte L

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
Un film très interressant sur la construction de ce batiment inscrit désormais dans l'histoire de Paris. Une trajectoire pour cet architecte passionné qui questionne
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2025
Magnifique! Du cinéma! Décidément le cinéma va bien aux architectes... si on pense au Brutalist qui a été un des meilleurs films de l'année écoulée. Celui ci est sûrement le meilleur film du trimestre!
Lorsque François Mitterrand décide de la construction de la Grande Arche de la Défense -il s'agit de clore de façon grandiose la perspective qui vient du Louvre et de l'Arc de Triomphe de l'Etoile, conçue à l'origine par Le Nôtre-, le nom qui émerge à l'issue du concours est celui d'un complet inconnu, un Danois (portant d'ailleurs un patronyme plutôt allemand), Johan Otto von Spreckelsen (Claes Bang est formidable!) Qu'a t-il donc fait? Il enseigne l'architecture -il dirige l'Académie Royale des Beaux Arts de Copenhague, et a construit quatre églises -petites, les églises. Stupeur dans le petit monde...
Mais quand l'architecte et le Président se rencontrent, ça matche! Qu'ont ils en commun? Peut être une certaine idée de la grandeur.... Ouvrons une parenthèse: j'ai été plutôt surprise de découvrir que Mitterrand était interprété par... Michel Fau. Mitterrand, le grand séducteur? Il faut reconnaitre que Fau est finalement assez réaliste, avec une certaine raideur, une certaine prestance..
Aux côtés de Spreckelsen, on retrouve Jean Louis Subileau, rebaptisé Subilon dans le film (Xavier Dolan) pour sans doute quelque obscure image de droits, urbaniste ayant déjà exercé toutes sortes de fonctions pour la ville, pour l'état, pour des entreprises publiques et privées, et qui obtiendra le Grand Prix de l'Urbanisme en 2001. Et Paul Andreu (Swann Arlaud), architecte vedette qui a construit des aéroports prestigieux et qui en construira encore, ainsi que des stades, des districts business, des palaces... En quelque sorte, c'est l'international à côté de la province! Et deux personnes qui ont le sens des réalités financières face à celui qui ne reconnait que la valeur de l'Art... Les négociateurs et l'intransigeant....
Mais Sprekelsen a un ego surdimensionné... Cette Arche, c'est sa grand oeuvre, c'est la grand oeuvre de toute une vie. Il exige d'être le responsable du projet, Andreu n'ayant en somme qu'une responsabilité technique. Quel magnifique personnage! On se dit que malgré leurs efforts, les scénaristes créent des personnages bien moins intéressants que des personnes ayant vraiment existé. Toujours très élégant, impassible mais capable de subite colère dès que l'on touche à son pouvoir, il ne se reconnait qu'un seul Maitre: le Président. Qui le conforte dans sa mégalomanie... Mitterand s'implique bien trop dans l'affaire, baptisée programme "Tête Défense" -plutôt martial! Tous deux veulent pour recouvrir l'intérieur de l'Arche d'un marbre du blanc le plus pur, mais s'illuminant de rose au soleil couchant. Otto le trouve à Carrare chez l'italianissime Alessandro Bressanello. Il en commande quelques tonnes. Et au final c'est un autre matériau qu'il retrouve sur le chantier: ben oui, en France on fait des appels d'offre et on commande au mieux disant. Otto s'étrangle. D'autres détails sont refusés par une commission de sécurité. Otto s'étouffe, et nous, français habitués à être sous le joug de décrets plus débiles les uns que les autres, on s'étrangle... de rire. Sans doute Spreckelsen devenu paranoïaque exagère t-il, car j'imagine qu'au Danemark il y avait aussi des commissions chargées de veiller au non dépassement des comptes publics... et aux règles de sécurité...
Et puis, finalement, c'est la victoire de la droite aux législatives, et l'abandon du projet sous cette forme. Assez gaspillé pour la gloriole, dans l'ère Mitterand!. Il va falloir le modifier et trouver un moyen de le rentabiliser en y insérant des bureaux et en trouvant des sponsors commerciaux et des solutions de remplacement aux quatre petites arches ludiques, les "collines" qui devaient l'accompagner.
Spreckelsen préfère démissionner.
Il mourra deux ans plus tard, et ne verra jamais son oeuvre terminée
Franchement, quel scénario! La vérité est plus forte que l'imagination humaine. Courez voir ce film, il est majestueux!
Le réalisateur a choisi de montrer son épouse, Karen, comme son bras droit (Sidse Babeth Knudsen), qui tente sans succès de le ramener à la raison; la vraie Karen a toujours refusé de s'exprimer et tient les français pour responsables de la mort de son mari.....
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2025
Le livre est clairement super documenté et est à l'évidence un matériau de basse solide et crédible même si le film lui se permet d'ajouter un personnage, un personnage inventé pour le film et qui sert surtout de caution morale et féministe. Mais ça reste un paramètre excusable et à la fois un peu anecdotique sur la trame générale. En effet, ce qui nous intéresse reste le processus de la construction de la fameuse, ou plutôt du fameux cube, et de savoir comment l'architecte a fini par jeter l'éponge. Au départ c'est un peu maladroit avec des invraisemblances administratives plus gênantes qu'autre chose, puis vers la fin des points litigieux ridicules... SPOILERS voir site... Finalement, au lieu d'explorer le prisme artistique autour de l'architecture on reste focaliser sur un homme dont l'ego rêve du "projet de sa vie" et qui semble avoir droit à un chèque en blanc. C'est à un point où il devient même antipathique, au point que l'architecte Paul Andreu/Arnaud vole la vedette du personnage principal, faisant ainsi un écho involontaire à ce que semble insinuer le film. Et pourtant, c'est un film qui vaut le détour, assez authentique et sincère pour apprendre et comprendre un projet dans son époque. Note de justesse
Site : Selenie
Ilo Pol
Ilo Pol

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
A part Dolan qui imite Clavier, le casting est excellent.
l´ histoire est romanesque, elle relate bien le décalage entre ces hommes de pouvoir déconnectés de la vie quotidienne du commun des mortels
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2025
N'étant pas architecte toute la technologie et la technique déployées dans le film me sont totalement inconnues. Mais par contre tout ce qui touche aux principes et protocoles français, cela est bien réel et persistant. En fait cet architecte danois est totalement inconnu et le restera jusqu'à son décès. Un scénario que j'ai trouvé très intéressant et bien interprété. De plus j'ai appris dans quelle circonstance avait été construite l'Arche de la Défense. Comme quoi on apprend à tout âge....
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
Là où l’idée de raconter l’histoire méconnue d’un architecte incompris face aux enjeux politiques de son œuvre séduit, Demoustier s’affirme comme un réalisateur sobre et élégant, dont la mise en scène séduit par sa géométrie maîtrisée.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2025
Cet architecte danois (Johan von Spreckelse), concepteur de la Grande Arche en 1982, et chantre de "l'intégrité artistique", est le personnage attendrissant du film. On ne sait pas si l'homme réel l'était autant. De fait, ce personnage est tout l'intérêt du long-métrage ; et non pas la Grande Arche, finalement. D'une part, il est un passionné, voire un possédé par ce qu'il crée, personnalité qui questionne. D'autre part, par contraste, ou en direct simplement, la bureaucratie bonhomme française est moquée, autre question intéressante, qui n'est pas moins critique aujourd'hui, cinquante ans après.

Il y a un choix de réalisation à la fin : tout-à-fait clair sur la fin de l'architecte (mais peut-être romancé) ; totalement obscur sur l'allure finale de la Grande Arche (tout le monde ne la connaît pas). Ce dernier choix est frustrant pour le spectateur, car on suit la construction de ce monument avec tant de détails, qu'on aurait aimé une slmple vue d'ensemble sur ce qui a été inauguré en 1989, en fait.

Mitterrand est le monarque interprété par l'excellent Michel Fau (notamment quand il lâchera mollement que les architectes français lui semblent plutôt "inhibés") - il saura ensuite interpréter son virage bonhomme quand le vent politique changera (sous le gouvernement Chirac II). On retrouve l'actrice danoise Babett Knudsen (de la série Borgen) au côté de l'architecte, toujours avec cette verve de "femme de pouvoir", mais curieusement sans assez d'incarnation (un peu comme l'arche qui fait décor et prétexte du film)
Philippe B
Philippe B

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1,0
Publiée le 16 novembre 2025
Grosse déception. Au risque de divulgacher cette bien pauvre soupe au navet, je vous en révèle les ingrédients :
- Mitterand et sa cour,
- Un architecte danois, en fait un professeur d'architecture, dont la mégalomanie n'a d'égale que l'inexpérience,
- Des fournisseurs au grand appétit,
- De l'argent publique en quantité illimitée,
- Des délais tendus,
- Un maître d'œuvre choisi pour son expérience et sa capacité à tenir les délais.

Vous mélangez tout ça en alternant les caprices du prince, les lubies de l'architecte, la servilité des courtisans et le pragmatisme du maître d'œuvre en charge de la construction. Une succession de scènes attendues, souvent cocasses, parfois grotesques, toujours attristantes.
Le tout couronné par une bonne réception critique totalement incompréhensible tant le film est plat et sans surprise.
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