Derniers Avis : L'Inconnu De La Grande Arche - Page 18
L'Inconnu De La Grande Arche
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Samuel R.
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5,0
Publiée le 5 novembre 2025
Merci à Stéphane Demoustier d'avoir transposé au cinéma le livre (que je n'ai pas lu) de Laurence Cossé, sur le destin de l'architecte Johan Otto von Spreckelsen. Pour les plus curieux, je vous invite à parcourir (découvrir) les quelques pages d'un petit livre édité en 1989 à l'inauguration de la Grande Arche "Le Triomphe des arcs "? En quelques photos, on comprend toute l'intention de l'architecte, et aussi, par comparaison aux propositions antérieures qui se succédaient depuis 30 ans pour édifier le projet "tête Défense", le dessin de l'architecte Danois s'impose comme une évidence. bravo à tous les acteurs pour les interprétations parfaites. Je souhaite le plein succès à ce film, à la hauteur du talent de Johan Otto von Spreckelsen, et aussi à celui de son confrère Paul Andreu.
Stéphane Demoustier réussit là un film très instructif et réussit à rendre sa réalisation passionnante sur un un sujet qui de prime abord n'intéresserait pas le spectateur ! Avec ce film est interrogé le processus de création, et les liens que l'Art et les Artistes entretiennent depuis toujours avec le Pouvoir !
J’ai beaucoup aimé 殺 et appris de ce monument dont l’architecte reste un illustre inconnu …. Interessant et bien interprété! Voir à quel point la politique arrive à modifier ou manipuler la construction de ce …CUBE ! Quel joie de retrouvef
Très bon film qui raconte l'histoire de l'architecte Danois complètement inconnu du grand public, à l'origine de la grande arche de la Défense, dont la France n'a pas hésité à bafouer les valeurs de son œuvre pour des raisons politiques et budgétaires...
Un homme venu du froid, un carré de béton dans le ciel, et la France qui s’observe dans son propre reflet.
Le film s’ouvre sur des lignes, des angles, des voix de technocrates noyées dans la fumée des cigarettes d’époque. Rien ne bouge encore, sinon ce regard, celui d’Otto von Spreckelsen, perdu entre la pureté d’un dessin et la violence du réel. Il veut bâtir un rêve, on lui demande un monument. Il parle d’harmonie, on lui répond normes, délais, marbres.
Demoustier filme tout cela dans un clair-obscur glacé, presque clinique. La caméra caresse les surfaces, scrute les visages sans fièvre. Tout est lent, presque muet, comme si la géométrie avait avalé la chair.
Claes Bang, impeccable, impose un charisme douloureux : celui d’un homme qui se bat pour la beauté et se perd dans les couloirs du pouvoir. Mais le film, trop sage, trop poli, oublie parfois de respirer. On n’y sent ni la sueur des ouvriers ni la poussière du chantier — juste des concepts qui s’entrechoquent dans une architecture mentale.
Mais Demoustier, obsédé par la rigueur, ne lâche jamais vraiment la bride. Son film ressemble à son sujet : une structure parfaite, sans faille, mais sans souffle.
L’inconnu de la Grande Arche fascine par son ambition, par ce qu’il veut raconter du rapport entre l’artiste et l’État, entre la vision et la contrainte. Mais il reste un film d’esprit, pas de nerf.
Le monument se dresse, froid et muet. Et au milieu, un homme s’efface lentement derrière la pierre.
10 sur 20
Trop documentaire, pas assez film. De la rigueur, oui — mais sans vertige.
Captivant portrait d'un architecte refusant les compromissions, ce biopic confirme le style incisif et le talent de metteur en scène de Stéphane Demoustier. Une réussite.
Grosse déception, le livre et le thème étaient pourtant passionnants, mais le film est très long et didactique. Trop de dialogues dans des bureaux, filmés de manière académique. L'architecture n'est en fait qu'un prétexte pour filmer des rapports de pouvoir. Rien de neuf... La reconstitution semble pauvre et approximative et Michel Fau en Mitterand ne sera crédible uniquement pour ceux qui ne l'ont pas connu ou vu à la télé. Dans le même genre en plus radical et monumental The brutalist en disait plus sur les ambitions et rêves d'un architecte confronté à la réalité.
Ai vu « L’inconnu de la Grande Arche » de Stéphane Demoustiers. Voilà un film passionnant qui sort totalement des sentiers battus. Aucune histoire d’amour, pas de violence physique, pas de sujet de société, pas d’exotisme. D’ailleurs cette histoire qui date de la fin des années 80 est presque totalement passée inaperçue. Johan Otto Von Spreckelsen est un architecte danois, foncièrement méconnu et qui n’a pas produit grand chose, mais il vient de gagner le concours International pour un des projets phares du bi-centenaire de la Révolution Française : La Grande Arche de la Défense. Projet pharaonique pour un Président très royal qui a lancé en même temps les travaux de la Pyramide du Louvre et l’Opéra Bastille. Très vite l’artiste-architecte va se confronter à la Cour de François Mitterand et devra jongler avec les règles, les lois, la hiérarchie, les passe-droits, les coups bas et les aléas de la politique française. C’est un vrai film sur un artiste idéaliste qui veut réaliser l’oeuvre de sa vie : Un Cube dans l’axe de l’Arc de Triomphe. Le film extrêmement documenté et qui s’inspire du livre de Laurence Cossé est construit comme un polar, où chaque appel téléphonique, chaque fax, chaque rendez-vous est une « galère » supplémentaire et insurmontable. La post-production est absolument étonnante et permet des effets spéciaux qui nous plongent au coeur des travaux sur le site de la Défense dans les années 80. Michel Fau est une évidence dans le rôle de l’impassible Président de la République, Xavier Dolan est formidable dans celui du responsable des finances, et Swann Arlaud au charisme fou dans celui de Paul Andreu architecte français de renom. La mise en scène, le cadre, les perspectives, tout nous rappelle en permanence tel un fil rouge, le Cube. Un des films les plus passionnants sur l’architecture et sur la cohabitation presqu’impossible entre le processus de création et le monde implacable des politiques. Sans oublier d’être drôle à cause de situations absurdes le film est palpitant et édifiant.
C’est un chef d’œuvre. Quel plaisir de découvrir l’histoire de l’arche de La Défense. Elle m’était complètement inconnue alors qu’elle préside l’esplanade. De l’élégance de Spreckelsen à l’humour de Subilion (Xavier Dolan), on se laisse remonter dans les années 80 avec beaucoup de plaisir. Courez !!!
(Vu à Cannes) Un grand film de cinéma qui séduira autant les fans d’architecture que ceux de thrillers politiques ou de biopics d’artiste. On se replonge avec plaisir dans les années 80 et l’ère Mitterrand. La distribution est exceptionnelle, avec un trio Claes Bang – Xavier Dolan – Swann Arlaud au sommet !
Le film m'a appris les détails du passé tumultueux de l'Arche de la Défense alors que je ne m'étais jamais posé de question sur ce bâtiment, c'est la 1ere vertu du film ! Et puis de l'humour, et un Xavie Dolan qu'on avait pas vu depuis un moment. Je vous le recommande vous allez apprendre des choses tout en voyant un film de cinéma !
Un film historique, politique et artistique aussi poignant qu’instructif sur la construction de l’arche de La Défense et la politique française. Monumental !