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Olivier Wolffer
5 critiques
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5,0
Publiée le 21 novembre 2025
Une vraie claque. Le format du huis clos est prenant, étouffant, saisissant. L'actrice principale joue incroyablement bien. Les détails de l'histoire nous apparaissent au fur et à mesure, dans toute leur cruauté.
Quelque part entre «Jusqu'à la Garde» et «Un Monde», un huis clos judiciaire d'1h15 sous tension constante, à la lisière du thriller.
Filmant les mots comme les silences, qui parle et qui écoute, un premier film belge en quasi temps réel, traitant des violences intrafamiliales comme de la parole des enfants, trop souvent mise au second plan par les adultes, par la justice.
Un drame intense, qui ne peut laisser indifférent, et qui peut compter sur un casting impeccable. Mention spéciale à l'incroyable Myriem Akheddiou dans le rôle de cette mère prête à tout pour protéger ses enfants.
Difficile de réussir un film presque intégralement en huis-clos (à part les premières et les dernières minutes) Tourné en plans fixes et serrés, où on ne voit pas forcément la personne qui parle mais les réactions de celles et ceux qui l'écoutent. Eh bien, c'est réussi ! Le film n'est pas aussi tendu que pourrait le laisser supposer la bande annonce, mais il tient la promesse d'un intense moment d'émotion.
De Charlotte Devillers (2025) Avertissement. Le film est assez éprouvant sur un thème sociétal malheureusement d'actualité . Au delà de la narration détaillée , le film nous plonge dans la logique judiciaire de l'institution au service de l'enfance . Sans en rajouter, sans jugement facile. L'intérêt du film tient dans son traitement uniquement orienté sur la garde des enfants et comment l'institution judiciaire face à des orientations contradictoires va devoir répondre aux besoins des enfants . Ce en parallèle au dossier pénal qui n'est pas abordé même s'il n'est pas très loin. Filmé au plus prêt des acteurs. Un huit clos filmé au plus près des acteurs ce qui permet d'y disséquer tout mouvement , toute mimique, regard . Un film particulièrement fort et même assez éprouvant notamment au travers des interrogatoires des enfants . Très bien interprété et habité par Myriem Akheddiou, Laurent Capelluto, Natali Broods.
La radicalité au cinéma a parfois du bon, surtout lorsqu’elle est au service d’une juste cause : celle d’un message, d’un appel au secours. C’est le cas de ce film réalisé par Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys. En à peine 1h15, le duo de réalisateurs nous plonge dans le bureau d’une juge aux affaires familiales pour entendre la parole d’une femme, venue avec ses enfants, témoigner après avoir été assignée en justice par son ex-mari.
Sous la forme d’un huis clos, dans une mise en scène épurée où l’importance réside dans les dialogues, dans la parole des uns et des autres, le film atteint son point culminant avec le témoignage de la mère. C'est un long monologue (ou presque) dans lequel elle fait face aux accusations, aux sous-entendus, à ses prétendus manques, avant d'évoquer les agressions sexuelles du père, et la violence d’un homme qui veut à tout prix revoir ses enfants, lesquels refusent de le rencontrer.
Un film sec, tendu, sans le moindre temps mort, que l’on regarde presque bouche bée. Il permet de comprendre la situation dans laquelle se retrouvent parfois certaines familles : des situations kafkaïennes, inextricables, causant des dégâts et des traumatismes profonds chez les enfants.
Tourné en treize jours, ce film à la dimension documentaire évidente permet de saisir la réalité du tribunal de protection de la jeunesse, avec des personnages joués par de vrais avocats. Un film qui fait froid dans le dos. /
Un film froid et méthodique, qui mets en lumière un sujet très grave sans jamais tombé dans le pathos. mise en scène audacieuse qui repose presque exclusivement sur la force d'interprétation de Myriem Akeddiou.
Ce film m'a émue autant que soulagée. Il y a enfin des choses qui bougent et une vérité qui ressort des murs des administrations françaises. Nombres de mères dénoncent des faits. Nombres de pervers manipulateurs défendent que trop bien leur propre cause. Les rouages des relations toxiques d'emprise et de l'inceste sont enfin mis en lumière au regard de l'immobilisme des administrations. Le poids de l'homme qui protège sa famille par l'argent et se croit au dessus des lois est une réalité que ce film met aussi en lumière. Et que dire de ces immondes avocats qui font leur beurre sur le dos des enfants victimes. Réaliste, touchant et humain. Merci beaucoup !
Je suis mitigé car j’ai aimé le film car il traite un sujet d’utilité publique et rarement mis en avant dans des films maintenant la façon dont cela a été fait me déçoit un petit peu. Ça reste un bon film très déçu de la fin pour avoir parlé avec des spectateurs de la salle, beaucoup partagé mon avis on s’attend à tout autre chose mais l’actrice qui joue la mer et les enfants jouent merveilleusement bien, ça reste un film à voir. Et la chose qui m’a également gênée, c’est le fait que ce soit pas un format d’habitude. C’est-à-dire que c’est pas en plein écran et la qualité de l’image n’est pas terrible non plus. Et cela est un peu gênant 
Super film avec notamment une actrice incroyable extrêmement convaincante autour de cet échange au trinunal devant le juge et deux parents qui argumentent pour avoir la garde de leurs enfants. Très bien monté. Le spectateur est pris par l'histoire. Bravo
On vous croit est un huis-clos judiciaire remarquable. Avec un dispositif très réduit - un quasi temps réel sur 1h15 seulement - il nous plonge dans la réalité du tribunal de la protection de la jeunesse pour la confrontation d’un père accusé d’inceste et d’une mère qui défend ses enfants. Ce souci de réalisme est au cœur du projet, dont une des deux réalisatrices, Charlotte Devillers, a travaillé auprès des victimes de violences sexuelles.
Cela se traduit aussi sur la forme, avec une prise unique et ininterrompue de quasiment une heure de la scène centrale de confrontation entre les parties face à la juge. Une prise d’une intensité et d’une authenticité rare, qui transmet la tension d’une telle situation. Si ça fonctionne aussi bien, c’est aussi grâce au talent des interprètes - certains amateurs, comme les avocats qui sont de vrais avocats - mais en particulier de Myriem Akheddiou, absolument sidérante. Elle dégage un mélange d’angoisse, de rage et de fragilité dans une performance stratosphérique.
La mise en scène oppressante, au plus près de ses personnages, transmet un sentiment d’urgence palpable. On ressent physiquement leurs émotions et sensations, comme dans un film d’action où les protagonistes resteraient assis, combattant par les mots et les récits.
Ce réalisme absolu permet de traiter ce sujet délicat avec sensibilité mais aussi de décortiquer toute la complexité du processus judiciaire et d’interroger un système qui accorde trop peu d’importance à la parole des enfants, relégués ici hors-champ. Des enfants bien souvent victimes d’une double violence : celle domestique puis celle institutionnelle. Minimaliste mais implacable, On vous croit est un film coup de poing.
Une grande claque ! On sort de ce film complètement sonné... Les acteurs sont incroyables et nous transmettent tant d'émotions lors de très longs cadrages hors champ, en format carré. Le décor est clinique, minimaliste, rien ne dépasse dans ce bureau vitré dominant la ville, pour mieux nous concentrer sur l'essentiel. On est proche ici du chef d'œuvre. A voir à tout prix !
Silencieux frustrant et pourtant criant de vérité. À dimension documentaliste, on vous croit ne cherche pas à cacher les rides, la violence, les imperfections de la vie, la bizzarerie, le hasard et c’est ça qu’on veut. Puissant dans les non-dits, magnifique dans les dialogues.
Un film éprouvant, sans pathos, ni artifice à la limite du documentaire. On suit l'audience entre une femme et son ex-mari et leurs avocats. Au fur et à mesure, le récit se révèle poignant et glaçant. Aucune mise en scène particulière, juste un discours brut. Ici tout sonne vrai tant les interprètes sont justes. Par contre, j'ai trouvé les deux dernières scènes très maladroites.