Ficelée comme une pièce de théâtre, cette nouvelle de Georges Simenon, est adaptée par Pascal Bonitzer et met en scène des acteurs complètement investis dans des rôles feutrés. Tout à fait dans l’ esprit d’ une époque pausée, avec des dialogues millimétrés, une certaine nonchalance propice à la réflexion des enquêteurs, le fameux commissaire à la pipe, Maigret, interprété avec brio par Denis Podalydès, nous régale par son flegme et sa clairvoyance, tout en exprimant le minimum. L’ alternance des scènes d’ enquête, d’ interview, et de celles ordinaires de la vie familiale illustrent un savoureux parallèle, prolongeant l’ intrigue malgré un rythme incroyablement mesuré. Les personnages de cette distribution sont atypiques en passant par la gouvernante, Jacqueline, surnommée Jacotte ( Anne Alvaro ), 46 ans au service du comte Armand de Saint-Hilaire, ex Ambassadeur, Dominique Reymond, quelle classe en princesse, et quelques autres personnages, tous un peu âgés, et au caractère bien trempé. SI vous vous attendez à un « Agatha Christie » aux mobiles foisonnants, vous serez déçu. Ici, tout est finesse et simplicité, presque trop simple, mais la subtilité des dialogues et de l’ atmosphère « Maigret » parfaitement reproduite nous livre un délicieux moment suspendu, un tantinet cérébral, à contre-courant des autres comédies policières, plus proche du théâtre que du cinéma…. …!!**
Ce Maigret ne vaut pas celui de Rowan Atkinson. J ai l impression de m etre fait avoir.... C est "Maigret et les vieillards" dont ils ont modifié le titre..... Et puis Bruno Crémer a occupé le devant de la scène...et c est difficile de ne pas comparer
Le film (transposé au début du XXIe s, où les téléphones portables sont encore rares) est adapté du roman « Maigret et les vieillards » (1960) et qui a déjà fait l’objet de 3 téléfilms, un anglais (1962), « Voices from the past », de Gerard Glaister, et 2 français, « Maigret et l’ambassadeur » (1980) de Stéphane Bertin avec Jean Richard dans le rôle-titre, et « Maigret et la princesse » (2003) de Laurent Heynemann avec Bruno Cremer. On retrouve bien l’atmosphère des romans de Simenon où l’écrivain s’attache à décrire un milieu et des gens (qu’il ne juge pas), ici riches et/ou imprégnés de religion. L’enquête policière, en raison du petit nombre de suspects, demeure secondaire. Jacotte (Anne Alvaro, 75 ans), la servante de l’ancien ambassadeur tué par arme à feu, est la plus intéressante. Il y a eu 2 douzaines d’acteurs pour le rôle de Jules Maigret au cinéma et à la télévision et Denis Podalydès (63 ans) ne démérite pas.
Très classique dans sa mise en scène , avec une réalisation qui se concentre sur l’enquête et seulement l’enquête , Pascal Bonitzer réussit une version modernisée du commissaire Maigret qui est ludique et captivant à travers une enquête bien ficelée ! Denis Podalydès incarne Maigret avec facétie et une vraie finesse !
C'est vraiment un film d'acteurs. J'ai passé un bon moment, je l'ai trouvé jubilatoire et drôle, les dialogues sont très bien écrits Mais ça pourrait aussi bien être une pièce de théâtre
Exilent film avec un Podajydes très crédible dans le rôle principal et entoure de bons acteurs le synoptis est un peu tordu avec des relations très compliquées entre les intekrvénants
le choix de Denis Podalydes avec son interprétation d'un Maigret crédible son judicieux ,par contre les intrigues entre les différents personnages sont très compliquées. mais le film est à voir absolument
Il s’agit d’une adaptation, d’une transposition plutôt, d’un roman de la série des enquêtes du commissaire Maigret de Georges Simenon. On ne présente plus. C’est un style narratif qui est une valeur sûre. Le cinéphile, après les très grands acteurs qui ont déjà joué le personnage, attend de voir si Denis Podalydès est à la hauteur. Comment ne le serait-il pas ? Surtout qu’on n’attend pas forcément de nouveauté mais la reconduction d’un genre, d’une présence, d’une mimique. Le commissaire Maigret qu’on connait déjà opérait dans les années 1960. Nous sommes plutôt ici au début des années 1990 : le téléphone portable – cellulaire comme on doit dire -, l’ordinateur portable bien nommé celui-là... Il va sans dire que le Maigret de notre mémoire collective n’a pas tout ça, y compris lui-même dans ce nouvel épisode, mais ses collaborateurs plus jeunes, plus modernes y suppléent. 80 minutes, c’est dans la durée d’un téléfilm. C’est la durée à laquelle on est habitué pour un Maigret. Une durée adaptée au rythme et méthodes déductives du commissaire. Du Maigret quoi...
Adaptation mollassone de l'univers de Simenon, qui slalome programmatiquement autour des poncifs du genre : le sandwich jambon beurre avec la bière, les subalternes un peu neuneu, bobonne à la maison soumise et cordon bleu, avec une touche vaguement chabrolesque d’un monde vicié et vicieux Podalydes s’en sort toujours mais franchement les autres sont fallots. digne dun tv film de FR3 du samedi soir. et honnêtement très déçu par la fin
Autant l'écrire tout de suite : le nouveau Bonitzer est un très bon cru. Denis Podalydès y incarne un Maigret opiniâtre et pince-sans-rire, les seconds rôles, Anne Alvaro, en tête, ont quelques chose à jouer et la mise en scène a le classicisme et l'élégance qui siéent au sujet ( même si Bonitzer a pris soin de dépoussiérer l'intrigue en la transposant sous la présidence Chirac, époque des premiers téléphones à clapet et autre patchs anti-tabac, toutes choses auxquelles Maigret est allergique )
Tout ça serait même excellent si le scénario ne souffrait pas d'un défaut rédhibitoire : Pourquoi diable Bonitzer, jusque là fidèle au roman initial, Maigret et les Vieillards, au point d'en citer des dialogues, a t-il cru bon de rajouter, après sa fin satisfaisante, conforme à l'univers simenonien, une seconde fin, genre twist à la Freida McFadden tout à fait hors de propos, McFadden étant l'antithèse parfaite de Simenon. Caprice du scénariste qu'est aussi Bonitzer ou injonction de producteur pour être dans l'air du temps? Dommage en tout cas.
Rondement mené ( sans doute beaucoup trop ), les dialogues fusent, sans laisser suffisamment de respiration à l'intrigue. L'adaptation de l'univers de Maigret à notre époque ne me semble pas pertinente non plus.
Il reste le scénario, la description d'un univers social de grands bourgeois, engoncés dans le respect des conventions au détriment de la vérité des sentiments.
Malgré les défauts formels, légèrement pesants de ce " Maigret et le mort amoureux ", une aventure du célèbre commissaire, je suis toujours partant !