When the Light Breaks
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Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 651 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2025
Deuil à l’islandaise

J’ignorais tout du cinéma de l’islandais Rúnar Rúnarsson avant de visionner ces 82 minutes de drame relativement pesant malgré une image somptueuse. Le jour se lève sur une longue journée d’été en Islande. D’un coucher de soleil à l’autre, Una une jeune étudiante en art, rencontre l’amour, l’amitié, le chagrin et la beauté.24 heures de la vie d’une jeune femme bouleversée par le deuil. Esthétiquement réussi, mais hélas je ne suis jamais entré dans ce film lent et surtout très répétitif. Et pourtant, j’apprécie généralement beaucoup ce cinéma venu du grand nord.
Ce film a fait l'ouverture de la sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2024. D’un coucher de soleil à l’autre… c’est un peu le résumé de ce drame intimiste qui met en scène quelques jeunes frappés par le décès brutal de l’un d’entre eux. La lumière a un rôle clé dans le long-métrage, puisqu’elle est même présente dans son titre, tout comme les regards et les reflets – le plus beau plan de ce film étant la fusion de deux visages à travers une vitre -. Ce drame est, somme toute aussi simple qu’ambitieux. Mais, les embrassades appuyées, les accolades permanentes entre tous ces personnages ont fini par me lasser, voire me faire ricaner, tant elles sont systématiques et répétitives. A part ça, on boit beaucoup, on fume encore plus et nous, on discute un peu d’art conceptuel, et surtout on s’ennuie avec cette petite bande de copains en deuil. Sublime sur la forme, ce film peine à émouvoir vraiment.
Le casting de jeunes islandais et islandaises nous est inconnu. Retiendra-t-on les noms d’ Elín Hall, Mikael Kaaber, Katla Njálsdóttir ou Baldur Einarsson ? Pas sûr ? Ce qu’on retiendra surtout c’est la beauté formelle de cette parabole sur le destin, l’amitié, le deuil et la résilience. Mais on regrettera ce brin de complaisance du cinéaste avec sa manière de se regarder filmer. Trop tape-à-l’œil pour émouvoir vraiment.
Simon Bernard
Simon Bernard

208 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2024
Una vit une belle histoire d'amour avec Diddi, lui-même déjà en couple avec Klara. Après une nuit merveilleuse ensemble, les amoureux se quittent pour reprendre leur quotidien : elle à la fac, lui sur la route de l'aéroport pour partir rompre avec sa copine. Una commence sa journée comme les autres mais en tâche de fond, les infos diffusent qu'un gros accident s'est produit dans un tunnel routier. En salle le 18 décembre.

spoiler: "When the light breaks" est une belle histoire sur le deuil et les relations qui unissent les personnes qui pleurent un même mort. L'ambiance du film se prétend brute, à la scandinave, mais ne l'est pas tant que ça. Certaines scènes sont magnifiquement feutrées avec cette idée que les deux jeunes femmes observent leur soleil se coucher à jamais. Le final est une leçon de sagesse : les deux jeunes femmes décident de laisser leur égo de côté et de faire face ensemble au vide créé par le décès de l'amour de leur vie. Mention spéciale pour l'ambiance sonore qui reprend en boucle un thème unique mais efficace. J'aurais juste aimé une scène de fin plus forte et moins statique.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

41 abonnés 391 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2025
C'est la première fois que je visionne un film Islandais et j'avoue qu'au début j'ai eu un peu de mal avec la langue. Mais au final j'ai fini par m'y habituer et me plonger dans cette histoire avec plaisir.

Un énième film sur le deuil, certes, mais ici c'est sur un deuil silencieux. Ici, il est question d'une liaison secrète, le deuil de l'un des amants devient complexe à exprimer, surtout devant la compagne officielle.
Ce deuil douloureux est traité tout en douceur et en subtilité.

C'est surtout grâce à l'actrice principale qui est formidable. Son jeu alterne entre simplicité, force et pudeur. Toute son émotion passe par son regard qui exprime ce que le mots ne peuvent dire... Le poids des mots est lourd lorsqu'il faut faire son deuil en silence...

Mais ce récit traite aussi d'amitié, de ces amis qui comprennent et qui laissent exprimer la douleur et les larmes naturellement. Ceux avec lesquels tu peux traverser cette phase ensemble, juste en étant côte à côte et c'est suffisant.

Je n'oublie pas les paysages et la lumière particulière de ce pays qui sont des personnages à part entière de ce récit et permettent de renforcer son intensité.
J'ai été particulièrement subjuguée par le sublime coucher de soleil !
Les plans répétitifs de la lumière du tunnel du début et du reflet du soleil sur l'océan de la fin se font échos, comme une boucle temporelle.
Une image pour signifier que la fin de quelque chose ouvre sur le début d'une autre... Avec ses belles promesses.
Magnifique 殺
Simone Gentile
Simone Gentile

13 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2025
Un film gravement lumineux, où la lumière semble autant révéler qu’elle dissimule, poignant et à la fois délicat.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2025
Simple et profond, esthétique et épuré, large et focalisé, ce petit bijou islandais relève (et tourne d'ailleurs autour) de la performance artistique.
AvelBre
AvelBre

4 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2025
Très beau film sur le deuil et l’amitie. Lentement, le réalisateur nous amène à explorer les différents sentiments d’Una tout au long du film, de l’amour au chagrin, du ressentiment à l’amitié. Et l’Islande si belle comme décor.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2025
Énorme coup de coeur pour ce film islandais.

Le sujet du deuil est merveilleusement bien traité. Le film prend bien son temps avec ses nombreux longs plans pour ressentir au mieux la douleur que traverse les personnages. C’est aussi la douleur de vivre avec des lourds secrets qui ne seront peut-être jamais révélés. En fin de compte, ces événements sont aussi un moyen parfait pour nous rapprocher, nous connaître ou bien nous comprendre. La mort est une nouvelle naissance.
Il n’y a qu’à voir ce plan où les deux jeunes femmes se regardent à travers un miroir pour ne former qu’un seul visage (d’ailleurs cette dernière partie m’a un peu fait penser à Persona)

L’interprétation de l’actrice bluffante de bout en bout, assez scotché par sa performance.

Enfin, la photographie de ce film c’est du pain béni, de toute manière, quand on tourne dans des décors tels que l’Islande ça ne peut être que bon, impossible de se rater.

Bref, un film qui peut paraître simple, je l’entends, mais qui est d’une intensité émotionnelle extrêmement puissante !
eve land
eve land

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2024
oui OK, mais bon c'est un sujet un peu trop spécifique pour que je le comprenne. a la fin on comprend mais on s'attend à un peu plus d'explication
PascJC
PascJC

3 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2025
Très esthétique dans une beauté réelle et un peu rude. Des scènes et un scénario atypiques où tout se dit sans la parole. Une belle bande son. J'ai beaucoup aimé, je me suis laissée bercer.
Elisabeth Ygorra
Elisabeth Ygorra

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 mars 2025
À fuir ! Aucun intérêt de voir des jeunes se saoulaient et pleurer après la mort de leur copain et petit copain. Bref je n'ai pas compris le but de ce film ! En plus c'est assez mal joué. Les seuls scènes rigolotes (mais trop courtes) sont sur l'art conceptuel.
BlueBird
BlueBird

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2025
Un film très fort et dont la tension monte lentement, j'ai aimé la grande scène d'envol face à un célèbre bâtiment de Reykiavik !
willy holden
willy holden

4 abonnés 50 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 octobre 2025
Autant ses deux précédents films Sparrows et Echo étaient très bons et sonnaient justes, autant When the Light... est vraiment une caricature de ce qu'il fait d'habitude. Ce film est ridicule, le scénario inexistant, certains plans assez beaux mais qui ne parviennent pas à sauver l'indigence du résultat. Dans les bonus Runarsson se compare à Bergman, Ozu etc. Il faudrait qu'il retourne sur terre et continue dans la veine
de ses précédents films.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 avril 2025
Je n'ai pas accroché à ce récit plat et vide d'émotions malgré un pitch fort, oui il y a un drame mais il n'y aucun développement.

Je me suis même ennuyé alors que le film est court, la musique est très belle mais c'est trop mince.

Tout n'est pas à jeter et quelques idées de mise en scène sont vraiment belles, en particulier le plan des reflets qui s'interpose.

Même dans son final, When the Light Breaks ne sait pas quand s'arrêter et il aurait mieux valu le faire devant ce plan magnifique face au soleil couchant.
Doodoodingue
Doodoodingue

2 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2025
film vu en avant première lors d'une séance film surprise. ce film aborde des sujets incontournables de la vie, l'amitié, l'amour,le deuil, les relations familiales.
Franreal
Franreal

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2025
Ces vingt-quatre heures de la vie d’Una, condensées en 1h20, m’ont semblé malgré tout longues. La mise-en-scène est souvent laborieuse, et j’ai dû relever mes seuils de crédulité plusieurs fois face aux scènes de deuil collectif. Certaines de ces séquences sont au mieux anodines, au pire caricaturales.

Heureusement, les longs plans sur les réactions d’Una (Elín Sif Halldórsdóttir) rattrapent en partie le tout. Ces monologues et dialogues intérieurs, chargés d'intensité, expriment la confusion des sentiments des nouveaux amis à merveille, quand le deuil ne fait que commencer.

When the Light Breaks a été tourné sur pellicule, mais cela n'apporte pas tant que ça à l'œuvre. Je ne trouve pas que la photo s'écarte de ce que le numérique propose. De l'aveu du réalisateur Rúnar Rúnarsson, cela permet d'avoir un matériel moins volumineux et mieux valorisé sur la table de montage.
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