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Yasujirô Rilke
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2,5
Publiée le 3 mars 2025
Baigné dans une lumière dont la crudité scandinave n'a d'égale que la brutalité de l'événement au coeur du récit, le film charmerait s'il ne résonnait pas trop comme un court-métrage étiré, malgré son 1h20.
Je ne suis pas du tout rentrée dans ce film. Malgré sa courte durée, je me suis ennuyée tout du long Je n'ai pas non plus été convaincue par l'interprétation et les personnages sont peu attachants L'idée de départ (un deuil qu'on ne peut exprimer) était très intéressante mais elle est traduite de manière figée, tantôt dans l'atonie, tantôt dans l'excès lacrymal. Pourtant les premières scènes étaient très belles, l'amour plutôt bien traduit mais dès que le film bascule dans le deuil et la tristesse, plus rien ne fonctionne
J’ignorais tout du cinéma de l’islandais Rúnar Rúnarsson avant de visionner ces 82 minutes de drame relativement pesant malgré une image somptueuse. Le jour se lève sur une longue journée d’été en Islande. D’un coucher de soleil à l’autre, Una une jeune étudiante en art, rencontre l’amour, l’amitié, le chagrin et la beauté.24 heures de la vie d’une jeune femme bouleversée par le deuil. Esthétiquement réussi, mais hélas je ne suis jamais entré dans ce film lent et surtout très répétitif. Et pourtant, j’apprécie généralement beaucoup ce cinéma venu du grand nord. Ce film a fait l'ouverture de la sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2024. D’un coucher de soleil à l’autre… c’est un peu le résumé de ce drame intimiste qui met en scène quelques jeunes frappés par le décès brutal de l’un d’entre eux. La lumière a un rôle clé dans le long-métrage, puisqu’elle est même présente dans son titre, tout comme les regards et les reflets – le plus beau plan de ce film étant la fusion de deux visages à travers une vitre -. Ce drame est, somme toute aussi simple qu’ambitieux. Mais, les embrassades appuyées, les accolades permanentes entre tous ces personnages ont fini par me lasser, voire me faire ricaner, tant elles sont systématiques et répétitives. A part ça, on boit beaucoup, on fume encore plus et nous, on discute un peu d’art conceptuel, et surtout on s’ennuie avec cette petite bande de copains en deuil. Sublime sur la forme, ce film peine à émouvoir vraiment. Le casting de jeunes islandais et islandaises nous est inconnu. Retiendra-t-on les noms d’ Elín Hall, Mikael Kaaber, Katla Njálsdóttir ou Baldur Einarsson ? Pas sûr ? Ce qu’on retiendra surtout c’est la beauté formelle de cette parabole sur le destin, l’amitié, le deuil et la résilience. Mais on regrettera ce brin de complaisance du cinéaste avec sa manière de se regarder filmer. Trop tape-à-l’œil pour émouvoir vraiment.
A la mort de son ami et amant une jeune islandaise, étudiante en art, doit faire son deuil et consoler la copine officielle du défunt. Film crépusculaire dont le scénario tient sur une feuille de papier à cigarette. Il ne se passe pas grand chose et le il se regarde sans la moindre passion, ni même émotion, ce qui est plus problématique vu le sujet.
"When the Light Breaks" explore avec pudeur ce moment où la vie bascule, où l’absence devient une présence obsédante. Rúnar Rúnarsson spoiler: suit le deuil avec une justesse rare , à travers le regard de deux jeunes femmes spoiler: liées par un même amour perdu . Entre douleur et tendresse, elles avancent ensemble, hésitantes, dans une Islande baignée d’une lumière douce et mélancolique. Sans grand discours, le film laisse parler les silences, les gestes, et capte avec finesse ce qu’il reste quand tout s’effondre.
Le sujet du deuil est merveilleusement bien traité. Le film prend bien son temps avec ses nombreux longs plans pour ressentir au mieux la douleur que traverse les personnages. C’est aussi la douleur de vivre avec des lourds secrets qui ne seront peut-être jamais révélés. En fin de compte, ces événements sont aussi un moyen parfait pour nous rapprocher, nous connaître ou bien nous comprendre. La mort est une nouvelle naissance. Il n’y a qu’à voir ce plan où les deux jeunes femmes se regardent à travers un miroir pour ne former qu’un seul visage (d’ailleurs cette dernière partie m’a un peu fait penser à Persona)
L’interprétation de l’actrice bluffante de bout en bout, assez scotché par sa performance.
Enfin, la photographie de ce film c’est du pain béni, de toute manière, quand on tourne dans des décors tels que l’Islande ça ne peut être que bon, impossible de se rater.
Bref, un film qui peut paraître simple, je l’entends, mais qui est d’une intensité émotionnelle extrêmement puissante !
Deux amoureux au crépuscule...Una rayonne car Didi lui a enfin promis de quitter son amie Klara pour elle...Hélas peu de temps après il meurt en voiture dans un tunnel qui brutalement s’embrase...A la violence du deuil, s’ajoute pour Una, la douleur de devoir garder le secret face à sa rivale... Quoi de plus difficile que de faire son deuil et provoquer l’émoi de ses amis lorsqu’on perd son compagnon dont la relation était cachée de tous ... « When the Light Breaks » est donc un film sur l’impossibilité de faire son deuil, d’abord quand il s’agit d’une mort brutale, terrible, et ensuite quand la nature de ses sentiments à l’égard de la personne disparue était inconnue de tous. On a quand même du mal à se sentir proche des protagonismes de ce film, à s’identifier vraiment à ces jeunes d’un autre monde, engagés dans des études d’art sans importance..spoiler: .Les garçons sont assez pleurnichards, on s’étreint sans cesse, sans oublier de s’alcooliser pour se réconforter... et la compagne officielle du garçon décédé n’apparaît que très tardivement. Il se noue d’ailleurs une relation pétrie d’ambiguïté entre cette dernière et Una, comme si, en réalité, les non-dits avaient gagné sur la réalité de leur situation de couplespoiler: . Le film est assez court (1h20) mais il parait beaucoup plus long, et finit par nous engourdir comme si la petite musique du récit était prévisible et c’est un soulagement de voir disparaitre cet interminable coucher de soleil se reflétant dans la mer en guise d’image de fin...Vous l’avez compris je n’ai pas du tout aimé . spoiler: Je ne connaissais pas Runar Runarsson, son film que je considère comme présomptueux ne m’a pas convaincu...spoiler:
Le film ne marche pas du tout. Faute à la direction d'acteurs, d'actrices, qui ne m'ont jamais convaincu. J'ai cherché désespéremment de l'émotion, il n'y en a pas. Le scénario est balourd et ultra prévisible. Et c'est long, long, inintéressant au possible. Elin Hall joue hyper mal et gâche le film. Si vous regardait les notes (Allo ciné) de chaque nouveau film de Rúnar Rúnarsson, Vous constaterez que chaque film est moins bien noté que le précédent. Oui le réalisateur régresse et ne sais plus quoi raconter. Plus jamais Rúnar Rúnarsson pour moi.
Un amour naissant suivi despoiler: la disparition de l'être aimé dans un accident. La jeune amoureuse, se trouve condamnée au mutisme face aux amis. La douleur est filmée avec délicatesse. Le visage d'Una, souvent filmé en plans rapprochés, exprime toutes les émotions dans une simplicité et une vérité contagieuses. Tous les jeunes nous renvoient à notre propre désarroi lorsque nous sommes confrontés à l'épreuve spoiler: de la mort . Belle leçon de vie et de résilience. A voir !
Le fait que le film se passe en 24 heures laisse une impression qu'il ne se passe rien. C'est parfois long et taiseux, parfois pathos. Les plans sont beaux et les personnages assez lumineux cependant.
WHEN THE LIGHT BREAKS - Rúnar Rúnarsson | ⭐ 6,5/10
Una, une jeune étudiante islandaise vit une belle histoire d'amour cachée avec Diddi, qui est déjà en couple avec Klara. Alors qu'il a prévu de rompre avec cette dernière pour vivre pleinement son histoire avec la première, il décède brutalement.
Si l'on peut mettre à son crédit la finesse de son écriture, la beauté des images et de la lumière, sublimant les paysages islandais, ainsi que la force d'interprétation du personnage principal féminin, le film ne m'a malheureusement pas touché plus que ça, notamment car il prend beaucoup de temps à installer son récit de départ, dont on connait pourtant parfaitement les contours (la double relation, l'accident, la rencontre entre les deux amoureuses endeuillées...) si l'on a vu la bande-annonce. Sachant que le film est très court, l'on aurait aimé rentrer plus rapidement dans le coeur du sujet : comment faire son deuil lorsque l'on est invisibilisé et que l'on ne peut exprimer l'ampleur de son chagrin au grand jour.
Le choix de ne concentrer le récit que sur les 24 heures du drame et le scénario, assez maigre, contraignent à faire s'enchaîner les scènes de sidération et de pleurs et ne permettent pas de rentrer de manière suffisante dans la psychologie des personnages. Ainsi, le film ne dure qu'1h22 mais il m'a pourtant semblé très long.
Il a tout de même le mérite de proposer de jolis moments et de mettre en avant des problématiques intéressantes liées à la gestion d'un deuil. L'importance de l'amitié, de se soutenir et d'essayer de sourire et garder la tête haute, même lorsque l'on est au plus bas, le besoin physique de se reconnecter à l'être perdu par le biais d'un tiers qui lui était proche (à travers une très belle scène finale, aussi surprenante que touchante)...
Présenté en ouverture de la section Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, When the light breaks est un beau film dont j'attendais néanmoins davantage.
Una et Diddi étudient ensemble à la faculté des beaux-arts de Reykjavik, appartiennent au même groupe de musique et filent le parfait amour. Seul problème : Diddi est officiellement en couple avec son amie d’enfance, Klara. La situation devrait toutefois se résoudre rapidement : Diddi a l’intention de prendre, dès le lendemain, l’avion pour annoncer à Klara son intention de rompre.
"When the Light Breaks" se déroule dans un court laps de temps, celui qui sépare deux couchers de soleil sur la baie de Reykjavik. Son titre original "Ljósbrot" est un mot islandais qui associe deux notions dont l’une signifie la lumière et l’autre casser. Il renvoie à la fois au coucher de soleil et à la mort de Diddi.
Car Diddi mourra à l’aube. Ne criez pas au divulgâchage ! La bande-annonce l’évoque et l’événement intervient dans les toutes premières minutes du film. On comprend alors mieux son sujet : celui du deuil impossible d’Una, obligée de ravaler son chagrin devant les amis épleurés de Diddi et devant Klara arrivée de toute urgence de sa lointaine province.
Le sujet est à mon sens inédit. J’en connaissais le symétrique : celui du deuil obligé du compagnon qu’on a cessé d’aimer et qu’on est tenu de pleurer (je pense à Emmanuelle Devos dans "Ceux qui restent"). Il est poignant. Il est très riche scénaristiquement : on imagine volontiers les développements, tragiques ou pourquoi pas comiques, qui peuvent en être tirés.
Le reproche qu’on pourrait adresser à Rúnar Rúnarsson est de ne pas avoir tirer tout le parti d’aussi riches prémices. "When the Light Breaks" se révèle, à l’expérience, un peu décevant qui, après une première moitié captivante, laquelle met lentement l’action en scène, jusqu’à la réunion de ces cinq ou six amis unis par le même chagrin, s’étiole et s’étire dans sa seconde.
Mais il lui sera beaucoup pardonné pour au moins quatre raisons. La première, la plus touristique, est le plaisir d’entr’apercevoir quelques uns des paysages les plus iconiques de la capitale islandaise : son église luthérienne, sa salle de concert, le Tjörnin… Le deuxième est le sublime oratorio Odi et Amo de Jóhann Jóhannsson – qu’on peut entendre dans la bande-annonce. Le troisième est le visage hyperboréen de Elín Hall, sylphide à la peau lactescente picotée de taches de rousseur, coupe garçonne, look androgyne. Le dernier est le plan final, d’une ravageuse tendresse, qui résout à la perfection le dilemme dans lequel Una était enlisée.