Pschitt !
Steven Soderberg, c’est Ocean’s eleven, Magic Mike, Erin Brokovich, Hors d’atteinte, L’Anglais, Traffic, Solaris, Contagion, Ma vie avec Liberace, Effets secondaires…pour ne citer que quelques titres d’une filmographie surabondante. Alors, j’attendais beaucoup – trop sans doute -, de ces 93 minutes. Quelle déception ! L'histoire d’un couple d’agents secrets, George Woodhouse et sa femme Kathryn. Lorsque Kathryn est soupçonnée de trahison envers la nation, George doit faire face à un dilemme déchirant : protéger son mariage ou défendre son pays. Le dossier de presse nous promet un film « haletant ». Nous ne devons pas avoir la même définition du mot « haletant », car pour ma part, en dehors du fait que je n’ai à peu près rien compris au scénario, j’ai beaucoup lutté contre l’ennui et le sommeil qui me gagnait sournoisement. Entre deux bâillements, j’ai aperçu un thriller poussif, très chic et prétentieux.
De l’espionnage en chambre ! Un concept nouveau mais qui se solde par un film bavard et d’une mollesse inouïe peuplé de personnages froids, lointains, insensibles et qui passent leur temps à tenir des propos fuligineux. La mise en scène théâtrale est somptueuse, le casting de grand luxe, comme les décors et les accessoires, En France, on a eu le « dîner de cons », Soderberg nous propose le « dîner de salauds ». Franchement, les personnages, en dehors du fait qu’ils semblent les seuls à comprendre quelque chose à ce black bag, -titre original -, où un virus informatique aurait été détourné par un colonel russe en rupture de ban pour faire exploser une centrale nucléaire et déstabiliser le locataire du Kremlin…enfin peut-être. Et encore, je résume. Ce film court m’a paru interminable. Quant à la solution ???
Casting 5* donc avec Cate Blanchett, Michael Fassbender, Tom Burke, Marisa Abela, Regé-Jean Page, Naomie Harris, et les apparitions du toujours sémillant Pierce Brosnan. Pas d’action – ah si ! Une voiture explose, je ne sais toujours pas pourquoi -, affrontement cérébral et abscons, tension factice et surtout aucune émotion. Bref, un exercice de style oubliable à tout point de vue.