Scenario trop malin pour être honnête , bons acteurs, est-ce suffisant pour faire un bon film? Il lui manque un petit grain de folie pour nous enchaîner…
Critiques unanimes, pour ma part, si l'argument de la trahison chez les espions est une trouvaille je n'ai pu apprécier le déroulement à sa juste valeur. Trop de dialogues subtiles et difficultés à suivre les sous-titres. Les deux comédiens Cate Blancket et Mikael Fassbender sont parfaits dans leurs rôles respectifs. Le dénouement inattendu.
Les enjeux sont posés dès les premières minutes : George Woodhouse, membre des services secrets britanniques, doit rapidement débusquer un traître parmi 5 noms. 2 couples travaillant au sein de la "maison", ainsi que sa propre femme ! Oubliez les James Bond et les Mission Impossible, "Black Bag" (oubliez aussi son incompréhensible titre VF) est un film d'espionnage à l'ancienne. Qui fait allègrement du pied aux récits de John le Carré et à leurs adaptations cinématographiques. Avec une intrigue à embrouilles, où il est au départ difficile de savoir qui manipule qui, et dans quel but. Jusqu'à une résolution classique mais efficace. Bref, le film ne prend pas son spectateur pour une andouille et ça fait du bien. La mise en scène est élégante, le scénario ne s'éparpille pas et va à l'essentiel, permettant au film de rester sur 1h30 très ludique. Toute la réflexion sur le couple et les mensonges est tout à fait à propos, et demeure le vrai sujet du film, davantage que l'espionnage. Mais "Black Bag", c'est aussi et surtout un joli numéro d'acteurs, qui fait plaisir à voir. Michael Fassbender campe un agent sobre et méticuleux, sorte d'ersatz du George Smiley de John le Carré. Quand les autres s'amusent à incarner des personnages plus colorés. Dont Regé Jean-Page, qui ferait décidément un très bon James Bond (son prénom à l'écran est d'ailleurs... James !). Au passage l'ex-007 Pierce Brosnan a aussi un petit rôle, c'est rassurant de le revoir dans un vrai bon film... A noter que c'est aussi le premier film de fiction que je vois qui mentionne la guerre en Ukraine. Certes sans prononcer le nom du pays, mais tout le monde aura compris. Un film d'espionnage... et de couple bien réussi !
Des dialogues exquis pour un couple d’acteurs au top. L’histoire est complexe dans les détails, mais les enjeux principaux sont clairs et attrapent tout le monde, même ceux qui n’ont pas tout compris.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + the insider" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
L'espionnage, ce n'est plus ce que c'était. Fini les gadgets, fini les courses-poursuites effrénées, fini les héros inflexibles. Avec The Insider, Steven Soderbergh déconstruit le genre et nous enferme dans une tension feutrée, où les combats se mènent dans des salons bourgeois et les trahisons s’ourdent autour d’un verre de vin.
Au cœur de cette paranoïa domestique, Michael Fassbender campe un agent britannique qui voit son monde basculer lorsqu’un doute s’immisce : et si la femme qu’il aime, Cate Blanchett, n’était pas celle qu’elle prétend ? Soderbergh filme leur relation comme un duel où chaque sourire cache un piège, où chaque silence pèse plus qu’une accusation. Loin du jeu habituel des espions, ici, un simple "Comment s’est passée ta journée ?" sonne comme une mise en examen.
La mise en scène de Soderbergh est d’une élégance froide. Lumières tamisées, cadrages millimétrés, dialogues où chaque mot semble pesé. Il joue avec le temps, ralentissant certaines scènes à l’extrême, comme pour nous forcer à décortiquer chaque micro-expression des personnages. Une approche qui pourrait sembler austère, mais qui s’avère d’une efficacité redoutable.
Là où le film excelle, c’est dans sa manière de nous faire douter en permanence. Qui manipule qui ? Y a-t-il seulement une vérité à saisir, ou sommes-nous condamnés à rester dans l’ambiguïté ? Même la bande-son, minimaliste et anxiogène, nous plonge dans cet état d’incertitude.
Avec The Insider, Soderbergh ne signe pas un simple thriller, mais un ballet d’apparences trompeuses. Un film où le danger ne vient pas des balles, mais des regards. Un film qui, une fois terminé, continue de hanter l’esprit, laissant une seule certitude : la vérité n’existe peut-être pas.
Pourquoi a-t-on, tout au long du film, cette impression de déjà vu, d'exercice de style sur les thèmes rebattus de l'espionnage, ici à sang froid et dans une Angleterre brouillardeuse ? Les acteurs jouent gentiment leur partition sans s'émouvoir, le scénario déroule ses rebondissements plan-plan sans perturber le spectateur. L'originalité repose peut-être sur la mise en scène de couples d'espions, assez improbables toutefois, et sur l'apparition de jeux de société pour animer les soirées amicales. Un film mineur dans l'œuvre de Steven Soderbergh.
Excellent film, brillant d'intelligence et de finesse.... mais il faut comprendre l'anglais car l'intrigue est complexe et rapide et la lecture des sous-titres est un handicap mortel ! C'est sans doute la raison pour laquelle tant de monde ici ont trouvé le film ennuyeux. Moi, je n'ai pas vu passer le temps.
Le film, malgré quelques longueurs, nous tient en haleine avec sa mise en scène clinique. Un jeu de dupes s'installe dans ce thriller qui met en exergue le mensonge dans le relationnel.
Soderbergh est définitivement un réalisateur passionnant. Capable du meilleur (Erin Brockovich) comme du moins bon (Magic Mike), il y a toujours chez lui une volonté affichée de dépasser le sujet apparent de ses films. C'est sans doute ce qui en fait souvent l'intérêt. Ici encore il s'abrite derrière une banale histoire d'espionnage qu'il traite exactement comme Hitchcock se servait de ses MCGuffins, pour s'attacher à des réflexions sur l'amitié et la solidité du couple. Il pose d'ailleurs une question fondamentale qui sous-tend l'arc du film : Quand le mensonge est votre quotidien où se trouve la vérité et à qui peut-on se fier ? Soit à la base un couple d'espions bien sous tous les rapports et qui gèrent avec un relative aisance les impératifs de leur profession. Autour d'eux un groupe de collègues plus ou moins amis. Au milieu de tous ces personnages se trouve un traitre. Un postulat qui rappelle (surtout dans les dix premières minutes) les classiques d'Agatha Christie. Mais ce qui intéresse Soderbergh ce sont les rapports entre ces différents protagonistes. Comment ce couple apparemment très amoureux gère-t-il cette situation si l'un d'eux est un traitre ? Et quelle est la place de leurs collègues au milieu de cette interrogation ? On passe d'Agatha Christie à Qui a peur de Virginia Woolf ? Tout ceci pourrait paraître un peu trop intellectuel pour un film populaire et grand public mais il n'en est rien, Soderbergh s'amuse et l'humour est toujours présent (la dernière réplique du film en est un exemple parfait), il ne se prend jamais au sérieux, les allusions à James Bond en sont un autre exemple. Pour qui rentre dans le jeu et sait ne pas s'arrêter au pitch de l'histoire qui n'a pas vraiment d'intérêt, ce jeu de massacre entre espions bien élevés est un régal. vu au cinéma UGC Maillot
Espionnage, surveillance au sein d’un couple où les protagonistes sont espions; trame assez compliqué et fin ..qui laisse sur sa faim..après discussion chacun a sa version Bon film
Steven Soderbergh signe là un film d'espionnage d'un rare niveau d'écriture. Toujours surprenant, dynamique, enjoué, percutant, les amateurs du genre seront enthousiasmés, les autres resteront divertis. Une maîtrise au cordeau, une formidable surprise, selon moi un film à ne pas manquer en 2025.