L’Affaire Nevenka
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Criticman17
Criticman17

11 abonnés 306 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2025
L'Affaire Nevenka est un film utile et poignant. On est face à un scandale d'un homme politique manipulateur, vicieux abuse de son pouvoir pour assouvir ses pulsions sexuelles face à une jeune femme brillante qui arrive plein d'enthousiasme dans un nouveau métier avec pleins de responsabilités. Ce film dénonce la posture d'un homme prédateur qui a une représentation de la femme-objet et utilise tous les artifices possibles pour arriver à ses fins. La réalisatrice Icíar Bollaín courageuse de porter ce film met en lumière tout le travail et toute la prévention à mener pour que ces Femmes puissent libérer leurs paroles face à des violences sexuelles. Le jeu des acteurs est très bien mené, on sent une atmosphère pesante et un climat oppressant, on est touché par cette femme Nevenka qui s'efface petit à petit dans le film. On suit cette descente aux enfers avec une image pétillante au début de l'œuvre mis en avant par cette beauté radieuse ce jeu de lumière jusqu'au sentiment de ne plus exister quitte à ne plus se voir s'effacer du monde pour ne pas blesser autrui en restant isolée chez elle loin de la lumière, enfermée car trop exposée et trop vulnérable face à ce prédateur hostile. On voit tout le mal être toute la solitude, le refus de se voir, montrer que son corps et son esprit ne lui appartient plus montre l'horreur qu'elle subit au fond d'elle. Cette engrenage machiavélique est insupportable et il doit servir aux Femmes de manière générale pour lutter et dénoncer l'insupportable, l'injustice pour un monde meilleur. Bravo pour ce film à voir absolument pour éveiller les consciences.
mat niro

475 abonnés 2 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2025
Film glaçant de bout en bout sur le harcèlement sexuel d'un maire d'une commune espagnole, Ponferrado. Transposé de faits réels, on est à la fin des années 90 et la parole des femmes n'est encore qu'à ses balbutiements. Mireia Oriol est bouleversante dans le rôle de cette jeune femme brillante face à ce pervers narcissique qui souffle le chaud et le froid dans leurs rapports. spoiler: La scène du viol dans l'hôtel est particulièrement marquante tellement celle-ci est tétanisée par cet infâme personnage aviné
. "L'affaire Nevenka" est un film nécessaire pour toutes les victimes de faits de ce genre et marque le début d'une prise de conscience dans tous les milieux.
Peter Franckson
Peter Franckson

83 abonnés 1 376 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2025
Le film s’inspire de la vie de Nevenka Fernández, jeune diplômée (25 ans), conseillère municipale de la ville de Ponferrada (en Castille-et-León, connue pour son château des Templiers, afin de sécuriser le chemin des pèlerins pour Saint-Jacques-de-Compostelle), chargée des finances (1999-2000) et qui fut, brièvement, la maitresse du maire, veuf, Ismael Álvarez (du Partido Popular, parti libéral conservateur, dirigé alors par José María Aznar, également de Castille-et-León et président du gouvernement espagnol). La réalisatrice décrit bien la toxicité masculine à travers le maire, autoritaire, pervers narcissique qui harcèle Nevenka, sous son emprise, telle un lapin paralysé par les phares d’une voiture. Non seulement féministe [la réalisatrice avait dénoncé les violences conjugales dans « Ne dis rien » (2003)], le film est aussi politique en évoquant la corruption du maire clientéliste (faisant travailler des entreprises locales sans appel d’offres) et dont beaucoup d’habitants sont redevables, et indirectement de son parti. Outre la justesse et l’objectivité du scénario et des dialogues, le film doit beaucoup à Mireia Oriol (Nevenka), 28 ans, naïve à ses débuts (on l’avait informée du donjuanisme du maire) mais qui ose porter plainte, malgré le peu de soutien de ses parents et l’hostilité des habitants de Ponferrada, et Urko Olazabal, 46 ans [qui avait joué dans « Les repentis » (2021) de la cinéaste], manipulateur au sourire séducteur mais aussi carnassier. Le recours à la fiction (d’après une histoire vraie) est plus efficace que « Black box diaries » (2024) de la Japonaise Shiori Itō, journaliste de profession, qui réalisa un documentaire sur son combat pour faire juger Noriyuki Hamaguchi [journaliste influent de la télévision TBS et proche de la police et du Premier Ministre (2006-2007 et 2012-2020) Shinzō Abe (1954-2022)] qui l’a violée (à 25 ans) le 3 avril 2015, dans un hôtel Sheraton de Tokyo alors qu’elle était inconsciente car droguée.
PatDelph Bianco
PatDelph Bianco

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2025
Toutes les difficultés de travailler dans un milieu soumis au pouvoir et aux pressions d’influence.
Daniel C.
Daniel C.

174 abonnés 734 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2025
Un film exceptionnel, qui déplie combien l'emprise est un mécanisme implacable. La descente aux enfers face à un homme de pouvoir est remarquablement démontrée.
capirex
capirex

206 abonnés 886 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2025
Inspiré de faits réels , le premier cas de #MeToo politique en Espagne ( bien avant l’éclosion du Mouvement ) , c'est là un film très fort et poignant , brillamment porté par Mireia Oriol et Urko Olazabal !
C'est juste horrible et navrant ce qu'a vévu et traversé la jeune Nevenka et ce d'autant plus qu'à l'époque des Faits , fin des années 90 , l'Opinion Publique était clairement en sa défaveur ne croyant pas et étant incrédule devant les Faits , bien réels eux , qu'elle dénonçait !
De mon point de vu concernant #MeToo il faudrait trouver un juste milieu car autant à l'époque ce n'était pas assez autant de nos jours c'est parfois un peu trop !
Arthur Brondy

312 abonnés 1 562 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2024
Nevenka Fernandez est une une jeune femme de 25 ans, brillante, à qui l’on propose d’intégrer la liste en vue des élections municipales de sa ville Ponferrada. Peu après son élection, le maire lui propose des fonctions importantes, avec la gestion du budget de la ville. Mais c’est aussi le début des ennuis et de la descente aux enfers pour la jeune femme, harcelée par le maire. Un film puissant montrant le calvaire vécu par la jeune femme, et la mécanique du mensonge adoptée par son agresseur. Un récit tordant.
Yves G.

1 897 abonnés 4 148 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 décembre 2024
À la fin des années 90, la jeune Nevenka Fernandez se laisse convaincre de rejoindre la liste électorale menée par Ismael Alvarez, le maire sortant de la ville de Ponferrada, dans la province du Leon, dans le nord-ouest de l’Espagne. Sitôt réélu, le maire tout-puissant lui confie la délégation des finances. L’édile, de plus en plus pressant, la courtise et la jeune femme cède à ses avances. Mais quand elle décide enfin de rompre leur liaison, sa vie devient un enfer.

"L’Affaire Nevenka" ressemble à ces films que "Les Dossiers de l’écran", l’émission hebdomadaire d’Antenne 2 des années 70 et 80, diffusait en première partie de soirée, avant qu’un cénacle d’experts ne discute du sujet du film. "L’Affaire Nevenka" parle d’un sujet et d’un seul : le harcèlement sexuel, évoquant sur son affiche « le premier cas #MeToo en Espagne », alors que le mouvement, on le sait, n’a été lancé qu’en 2017.

Il le fait impeccablement. Et implacablement. C’est sa principale qualité. C’est aussi son principal défaut. Car, bien vite, "L’Affaire Nevenka" se réduit à son sujet. Il est le face-à-face entre une ravissante jeune femme, douée et intelligente, frêle et fragile, et un ogre au physique de taureau, deux fois plus âgé que sa proie, manipulateur, ivre de son pouvoir. Ce face-à-face, aussi impressionnant soit-il, ne réserve aucune surprise. Il est prévisible de la première à la dernière minute : l’excitation de la jeune femme face à ses nouvelles responsabilités professionnelles, sa gêne face à la cour dont elle est l’objet, sa garde qui se baisse après un dîner trop arrosé, qu’elle regrette bien vite, son désarroi face à l’entêtement de son amant éconduit, jusqu’à son sursaut final et à l’injonction adressée à toutes les femmes dans une situation similaire à ne pas baisser la tête et à témoigner.

Bien sûr, le harcèlement sexuel, tel qu’il est décrit dans le film est haïssable. Et les témoignages, comme celui-ci, qui permettent d’en alerter l’opinion publique et d’en prévenir la répétition, sont louables. Mais les bons sentiments ne font pas toujours du bon cinéma. "L’Affaire Nevenka" est l’exemple presque caricatural d’un film qui défend mal une juste cause.
Patricia F.
Patricia F.

1 abonné 50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Je ne connaissais rien de cette affaire de harcèlement qui a secoué l’Espagne dans les années 90, donc bien avant #MeToo, ce qui rend le combat de Nevenka Fernández encore plus courageux. Elle était vraiment seule ou quasi seule contre tous. J’ai trouvé les deux acteurs principaux excellents. La jeune actrice Mireia Oriol porte brillamment le rôle de Nevenka, interprétant avec une prodigieuse justesse la descente aux enfers de la jeune conseillère municipale et Urko Olazabal est redoutable en harceleur. Le bémol est la partie qui concerne le jugement. Bien trop courte et pas assez explicite. J’aurais aimé que ce soit plus détaillé, pour que ce qui a fait pencher la balance de son côté soit plus flagrant. Sans raccourcir le reste, car le reste est parfait, mais en rallongeant le film d’une petite demi-heure.
Eleni
Eleni

21 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2024
Au fur et à mesure de sa filmographie, Iciar Bollain affine son style, tout en l'épurant. Du cinéma réaliste et engagé, qui traque des affaires liées à la vie publique et les regarde par le prisme de personnages qui les vivent. La réalisation au cordeau sur le plan du scénario, du jeu des acteurs, du rythme, donne toute sa puissance à "L'affaire Nevenka".
coraly
coraly

19 abonnés 193 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
L'affaire Nevenka raconte une mécanique implacable, un piège qui se referme sur une jeune femme qui se retrouve progressivement tyrannisée par un homme ivre de sa puissance. De fait, il exerce quasiment un pouvoir de vie et de mort économique et sociale sur un grand nombre de personnes dans la ville où il officie comme maire et entrepreneur, soutenu par un réseau tentaculaire.
Ainsi Nevenka se retrouve isolée ( spoiler: ses potentiels témoins étant sous la coupe du harceleur
) et presque réduite à néant face au harcèlement dont elle est victime. Elle va avoir malgré tout le courage de parler spoiler: et réussir à faire condamner cet homme.

Le film laisse un sentiment de grande injustice, Nevenka se retrouvant à nouveau harcelée, cette fois par les soutiens du maire et les antiféministes, spoiler: et obligée de quitter son pays
. Le maire est filmé comme un prédateur et certaines scènes sont digne d'un film d'horreur. Glaçant, à voir pour continuer à parler des violences envers les femmes engendrées par le patriarcat.
Emmanuel F.
Emmanuel F.

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2024
Film brillant sur le sujet d'actualité qu'il traite et qui appartient à hier et aujourd'hui. Une histoire d'avant Metoo réalisée avec finesse. Bravo.
Isabelle K.
Isabelle K.

5 abonnés 93 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2024
La première affaire #Meetoo en Espagne, à l’aube du XXIe siècle, en milieu institutionnel de proximité. Une jeune femme de 25 ans, indépendante, brillante et ambitieuse, étudiant à Madrid, est courtisée par le maire à l’approche des élections municipales de Ponferrada, la commune de sa naissance, où vivent ses parents et amis d’enfance. Nevenka Fernandez hésite, met en balance ses études dans Madrid débridé et anonyme, et une fonction exposée dans une mairie communale, elle qui n’a aucune connaissance de la politique municipale. On la prémunit (le maire est un prédateur, un don juan, un homme politique et un entrepreneur clientéliste, corrupteur et corruptible), on s’inquiète. On l’encourage aussi : c’est une chance. Elle accepte et est nommée conseillère aux finances, l’un des 4 postes les plus sensibles. Sur Wikipedia je lis que Ponferrada est une étape sur le Camino francés et le point de départ du Camino de Invierno du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Nevenka aurait mieux fait de cheminer et prier, pour autant, aurait-elle été mieux protégée ? Si j’osais, je dirais que si elle, Nevenka Fernandez, a été soumise à cette épreuve, à cette époque, c’est qu’elle était celle qui ferait imploser un système obsolète.
Obsolète ? Lequel 24 ans plus tard n’est toujours pas tout à fait remis en cause, quand il s’agit de toucher aux privilèges des puissants dominants.

Ce film m’a remuée : les larmes aux yeux, une rage incandescente a ébouillanté mes tripes, je me suis sentie asphyxiée, et assise confortablement au creux de mon fauteuil de cinéma dans une salle clinquante et bien chauffée, comme un cocon, je me suis sentie anesthésiée, incapable de réagir, comme ligotée au lieu de soutenir Nevenka. Si je n’ai pas vécu ce qu’elle a raconté et qui fait l’objet de cette adaptation cinématographique douloureuse et implacable, j’ai compris le harcèlement sexuel dont elle a été victime dans mes chairs parce que si souvent, j’ai approché ces situations-là. Je me demande aujourd’hui s’il reste une seule femme au monde à ne pas avoir, de près ou de loin, victime directe ou collatérale, en Espagne ou ailleurs, dans cet écosystème ou un autre, été confrontée au harcèlement : sexuel, moral, professionnel, psychologique.
J’en éprouve La Nausée.

Ismael Alvarez, le maire affiche un ego aussi surdimensionné que son aura. Il fait preuve d’un ascendant naturel, éprouvé de longue date, sur ses conseillers et coéquipiers, fournisseurs et prestataires, partenaires sous contrat, journalistes, et villageois qu’il tient sous sa coupe en offrant ici ou là appartement, bail, prêt, champagne. Séducteur invétéré, il s’éprend de Nevenka, sa petite Quenka, sa Quenki, qu’il parvient à mettre dans son lit après avoir déployé toutes les cartes de son jeu : paternel, à l’écoute, sensible, émotif, éconduit éprouvé, veuf éploré, patron charmé. En conseil municipal il porte aux nues la jeune conseillère si compétente qu'il lui octroie un double-salaire, pourvu qu’elle fasse preuve d’une disponibilité absolue. Nevenka finit par succomber au charme irrésistible et aux moues dignes de l’Actors Studio de son mentor. Avant de se raviser : ce n’est pas sa conception d’une relation et puis, elle aime Lucas à Madrid. Elle s’est égarée, elle le regrette. Ismael Alvarez ne l’entend pas de cette oreille et dévoile aussitôt son autre face : celle du tortionnaire. En cherchant un synonyme à bourreau, que je ne voulais pas employer car trop dévoyé bien que ce terme fut l’exact, je lis : Familier. Bourreau des cœurs. CQFD.

Ismael s’emploie maintenant à violenter Nevenka, la rabaisser, lui nuire mais s'arrête toujours à une frontière qui lui permettra de mieux relancer sa mécanique déstabilisante. Il oublie de la prévenir du changement d’horaires des réunions, omet des informations essentielles lui permettant de préparer des dossiers rigoureux, il lui ment. Il la traite d’hystérique. Si ce terme est banalisé dans un tel contexte, décennie après décennie, depuis le Bal des Folles d'un autre siècle, il prend ici une place démesurée comme s'il déchirait l'écran de cinéma pour nous sauter en pleine figure. Il la menace, elle et ses parents. Il la viole. Nevenka se retrouve clouée au pilori en place publique. Tous désormais se retournent contre la jeune femme. Les louanges d’hier se transforment en calomnies. L’hypocrisie, la trahison, la déloyauté se révèlent. Jusqu’à ce que Nevenka disparaisse.

Pour recoudre sa dignité, elle qui a perdu toute substance intellectuelle et corporelle, décide de s’en remettre à un avocat et de porter plainte contre le maire.

Le procès est insoutenable pour nous autres spectateurs, il l’est sans doute autant pour les témoins qui tous, ont pactisé avec le maire. Même ses parents, se sont montré ambigus, apeurés par le scandale. Aussi insoutenable soit-il, Nevenka résiste. Elle résiste à un sexisme qui laisse pantois. Elle résiste au service de sa dignité.

Les acteurs jouent une partition phénoménale, épouvantable et éprouvante. J’ignore dans quel état Mireia Oriol et Urko Olazabal ont quitté le tournage et s’ils sont eu le courage d’affronter leurs personnages sur grand écran mais en tant que spectatrice, je salue leur talent et le remue-ménage que leur interprétation produit. Je salue le talent de la réalisatrice qui signe une œuvre exemplaire dont j’espère qu’elle fera œuvre de pédagogie et de réflexion, pour que les hommes se contrôlent, pour que les femmes parlent, et qu’elle constituera une pièce de plus en termes de jurisprudence, dans les affaires #Meetoo. Car il s’agit d’un film inspiré d’une histoire vraie, aux conséquences effroyables.

Défilent sur l’écran, à la fin, juste avant un générique à la bande-son aussi austère que saccadée, deux phrases qui révèlent ce que sont devenus le maire et sa proie. Je croyais ma rage presqu’apaisée l’issue du procès, c’était pour qu’elle se ravive davantage encore à la lecture de ces destins.
duhameldaniel@aol.com
duhameldaniel@aol.com

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4,5
Publiée le 30 novembre 2024
Un film émouvant, Une interprétation magistrale du maire et de sa victime, la réalité des réactions des femmes et des hommes face à une jeune femme qui avait accepté une relation avec un homme de pouvoir avant de la refuser.
Shezia3
Shezia3

15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2024
Une histoire glaçante sur le mécanisme de l’emprise et du harcèlement sexuel au travail. Encore plus angoissante quand on sait qu’elle est tirée d’une histoire vraie qui remonte à 23 ans et qui, pourtant sonne encore tellement dans l’air du temps. Les acteurs principaux sont épatants de justesse, et on voit clairement au fil de l’histoire leur changement physique et émotionnelle. Lui devenant bourreau, elle victime humiliée et isolée. C'est aussi un récit sur la société de l'époque face la première affaire "me too" notamment dans une petite ville comme celle-ci, la lâcheté de l'entourage, la manipulation et l'abus de pouvoir. Je n'ai pas vu le temps passé, je me suis laissée emporter par ce récit si juste et effroyable.
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