L’Affaire Nevenka
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FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2026
Lorsqu'on fait la connaissance de Nevenka Fernández, le mal est déjà fait. Cependant, elle n'est pas décidée à laisser gagner celui qui a fait de sa vie un enfer. À travers un long flashback, on découvre comment cet homme s'y est pris pour arriver à son but. Une emprise psychologique et physique qu'il a pu mettre en place grâce à l'impunité dont il a toujours joui. Oui, il y avait de nombreux signaux négatifs à son sujet, mais ce sont les témoins qu'il faut accabler et pas la victime. D'ailleurs, elle subit une double peine, car elle n'est quasiment pas soutenue. « Il comprendra comme tout homme. » Il y a des réactions indécentes qui ne passent pas et des reproches écœurants. En ce sens, je n'ai pas compris pourquoi Icíar Bollaín n'a pas consacré plus de temps à l'affaire et à ses conséquences. C'est limité à peut-être 25 minutes alors que sont, et de loin, les moments les plus forts du film. Il faut montrer le harcèlement et les dégâts causés, mais on frôle parfois le voyeurisme. Le procès est expédié tandis qu'il n'y a quasiment rien sur l'emballement médiatique, pourtant honteux, et sur ce qui s'est passé après alors que c'est tout aussi révoltant. Au final, c'est pas mal, car ça a le mérite de raconter une histoire importante, même si peu de choses ont changé depuis, mais ça pouvait être bien mieux.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2026
Nevenka, à peine 25 ans, est nommée comme conseillère municipale aux finances dans une ville espagnole de taille moyenne. Elle s'épanouit dans son travail et sympathise avec le maire, figure locale populaire et puissante qu'elle apprécie beaucoup. Jusqu'à se mettre furtivement en couple avec lui. Mais lorsqu'elle rompt, elle est soumise à un torrent de harcèlement moral et sexuel...
Iciar Bollain adapte ici une histoire vraie qui sera très médiatisée dans l'Espagne du début des années 2000... et qui résonne évidemment très juste dans les années post-#metoo. Cela aurait pu donner un film caricatural (David contre Goliath, la jeune femme brillante contre le salaud tout-puissant), mais ce n'est pas du tout le cas.
La réalisatrice traite son sujet avec finesse et justesse. Montrant peu le retentissant procès qui secoua l'Espagne, pour se focaliser plutôt sur la construction implacable sur harcèlement mis en place.
Cette mise en couple inappropriée mais sincère, qui vaudra à l'héroïne toutes les critiques a posteriori ("mais si tu étais en couple, comment peut-il y avoir harcèlement ?"). Les agressions, manipulations, insultes qu'elle subira, notamment par des coups de téléphone répétés. La difficulté de parler quand tout le monde est lié et a intérêt à ce que le maire très apprécié reste en place. Sans compter la société espagnole machiste qui remettre sa parole en doute et lui fera porter systématiquement la faute.
L'ambiance de déliquescence et d'oppression progressive est bien mise en place, de même que la véritable destruction mentale et physique de la protagoniste (poignante Mireia Oriol). En face, Urko Olazabal incarne un patron élu des plus odieux, un individu très directif et toxique qui peut vriller lorsqu'il est contrarié. J'ose espérer qu'il y a des exagérations et que le vrai Ismael Álvarez n'était pas de cette trempe, mais je crains le pire...
Le plus terrible étant que les épreuves subies à l'écran paraissent très modernes, on a parfois l'impression que si peu a changé en 25 ans.
Melissa
Melissa

4 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2025
Je viens de regarder Nevenka et j’ai été profondément marquée. Ce film raconte l’histoire vraie de Nevenka Fernández, cette jeune femme qui a osé dénoncer son maire pour harcèlement sexuel au début des années 2000. J’ai trouvé ça à la fois inspirant et bouleversant, parce qu’on voit bien le courage qu’il lui a fallu pour parler à une époque où personne n’osait encore. spoiler: Elle a gagné son procès, mais le plus dur, c’est qu’au lieu d’être soutenue, elle a dû affronter le rejet, les critiques, les jugements, parfois même pire que l’épreuve judiciaire. Ça m’a mise en colère de voir à quel point la société a préféré la condamner elle plutôt que son agresseur.


Ce qui m’a aussi beaucoup touchée, c’est qu’en prenant la parole et en dénonçant son agresseur, elle a ouvert la voie au mouvement #MeToo en Espagne, en permettant à d’autres femmes de se sentir enfin légitimes pour parler. Je suis ressortie révoltée, émue, mais aussi admirative de sa force. C’est vraiment un film qu’il faut voir, parce qu’il ne laisse pas indifférent et qu’il rappelle l’importance de continuer à parler, à dénoncer et à soutenir les victimes.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2025
On le sait, les sujets du harcèlement sexuel et de la masculinité toxique font les choux gras du cinéma depuis une dizaine d’années et l’avènement du mouvement MeToo. On l’a vu à toutes les sauces et au sein de tous les genres, de l’horreur à la comédie en passant par le thriller, mais certains films parviennent encore à sortir du lot et « L’affaire Nevenka » en fait partie. Tiré d’une histoire vraie du premier cas de ce genre référencé et médiatisé en Espagne dans les années 90, il met en lumière une époque où il était très difficile pour une femme de se faire entendre sur ce sujet sans qu’elle soit traitée de menteuse ou d’arriviste. Ou les deux.

Le long-métrage nous remet impeccablement dans l’atmosphère de cette période où les rapports hommes-femmes étaient donc encore sous le coup d’un certain patriarcat fort et sans gêne. Une époque où la domination des hommes, notamment les puissants, sur la gent féminine ne souffrait d’aucune critique. L’affaire développée ici démonte parfaitement les mécanismes insidieux de domination par le pouvoir qu’un homme mur et faisant partie de l’élite régionale pouvait exercer sur une jeune femme naïve et innocente. La manière dont cela commence avec les regards, les gestes et les attentions d’un homme sur sa proie qui définissent tout ce qu’un pervers narcissique peut utiliser comme outils pour faire plier sa victime jusqu’à la briser est décrit dans « L’affaire Nevenka » avec doigté et minutie.

Dans le rôle principal Mireia Oriol est confondante de justesse, entre la jeune femme qui se laisse gentiment prendre au piège au début puis qui se retrouve enfermée dans un étau étouffant aussi bien au travail que face au regard d’une société encore bien conservatrice et peu encline à écouter ce genre de témoignage. Jusqu’au point de bascule, où elle craque et où l’on ressent sa détresse puis ensuite sa combativité. En face, Urko Ulazabal est aussi tétanisant que repoussant, comme le demande ce rôle de prédateur libidineux. Dans la peau de cet amoureux transi qui n’est en fait qu’un pervers manipulateur et répugnant, il permet un duel d’acteurs de haute volée.

« L’affaire Nevenka » est une œuvre hautement factuelle, jamais trop démonstrative à vouloir en faire trop ou trop frileuse à ne pas vouloir en montrer assez. La réalisatrice Iciar Bollain dose ses effets et ne tombe jamais dans le manichéisme, déroulant sans fausse note la descente aux enfers de la victime. Sans être un chef-d’œuvre, le film ne souffre cependant d’aucune scorie notable ni d’aucune baisse de rythme. Le drame qui se joue agit comme un suspense qui nous prend aux tripes de sa victime durant près de deux heures et parvient à innover sur un sujet pourtant traité dans tous les sens depuis quelques temps.

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Mélany T
Mélany T

43 abonnés 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2025
La mise en scène est classique mais le récit édifiant et important et l'ensemble prenant et intelligemment mené nous convainquent totalement.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2025
Inspiré d’une histoire vraie, un film dossier édifiant sur le parcours psychologique éprouvant d’une jeune femme (incarnée brillamment par Mireia Oriol) devenue la proie de son patron, qui éclaire sur les mécanismes d’emprise, de harcèlement moral et sexuel, de pression sociale, et le courage nécessaire pour les combattre.
hildy
hildy

10 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2025
Vu en replay sur canal, film très poignant, glaçant et nécessaire. Très bien interprété. La comédienne qui joue Nevenka est impressionnante de justesse et réalisme.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 975 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2025
Enfin un film dont les bonnes critiques sont pleinement justifiées.
Depuis l’affaire mee too, on a eu plusieurs recits sur le même sujet du harcèlement sexuel au travail, retranscrits a l’ecran, mais ce film espagnol est sans doute le meilleur d’entre eux.
La descente aux enfers de cette jeune conseillère (remarquablement interprétée par l’actrice principale), dans une mairie provinciale en Espagne, sonne juste et l’histoire est prenante du debut a la fin.
A voir
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2025
L’actrice principale est stupéfiante et le scénario très pertinent. Le film est classique mais tout au service du message important qu’il délivre. Une réussite du genre.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2025
Si le film garde une certaine prévisibilité, voire un côté programmation, il réussit l'essentiel : faire rentrer le spectateur dans la tête de son héroïne et en faire ressentir l'effroi. Il est bien aidé par ses deux acteurs principaux, Mirela Oriol et Urko Olzabal qui garde un je-ne-sais-quoi de charme veneneux, alors qu'il incarne un pourri. La condition feminine n'est pas toujours facile a vivre, la beauté peut etre un cadeau empoisonné et le film en profite aussi pour brocarder un certain système politique fondé sur les arrangements et les renvois d'ascenseurs. "selon que vous soyez riche et puissant..." un film puissant
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2025
L'Affaire Nevenka est un film utile et poignant. On est face à un scandale d'un homme politique manipulateur, vicieux abuse de son pouvoir pour assouvir ses pulsions sexuelles face à une jeune femme brillante qui arrive plein d'enthousiasme dans un nouveau métier avec pleins de responsabilités. Ce film dénonce la posture d'un homme prédateur qui a une représentation de la femme-objet et utilise tous les artifices possibles pour arriver à ses fins. La réalisatrice Icíar Bollaín courageuse de porter ce film met en lumière tout le travail et toute la prévention à mener pour que ces Femmes puissent libérer leurs paroles face à des violences sexuelles. Le jeu des acteurs est très bien mené, on sent une atmosphère pesante et un climat oppressant, on est touché par cette femme Nevenka qui s'efface petit à petit dans le film. On suit cette descente aux enfers avec une image pétillante au début de l'œuvre mis en avant par cette beauté radieuse ce jeu de lumière jusqu'au sentiment de ne plus exister quitte à ne plus se voir s'effacer du monde pour ne pas blesser autrui en restant isolée chez elle loin de la lumière, enfermée car trop exposée et trop vulnérable face à ce prédateur hostile. On voit tout le mal être toute la solitude, le refus de se voir, montrer que son corps et son esprit ne lui appartient plus montre l'horreur qu'elle subit au fond d'elle. Cette engrenage machiavélique est insupportable et il doit servir aux Femmes de manière générale pour lutter et dénoncer l'insupportable, l'injustice pour un monde meilleur. Bravo pour ce film à voir absolument pour éveiller les consciences.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2025
Film glaçant de bout en bout sur le harcèlement sexuel d'un maire d'une commune espagnole, Ponferrado. Transposé de faits réels, on est à la fin des années 90 et la parole des femmes n'est encore qu'à ses balbutiements. Mireia Oriol est bouleversante dans le rôle de cette jeune femme brillante face à ce pervers narcissique qui souffle le chaud et le froid dans leurs rapports. spoiler: La scène du viol dans l'hôtel est particulièrement marquante tellement celle-ci est tétanisée par cet infâme personnage aviné
. "L'affaire Nevenka" est un film nécessaire pour toutes les victimes de faits de ce genre et marque le début d'une prise de conscience dans tous les milieux.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2025
Le film s’inspire de la vie de Nevenka Fernández, jeune diplômée (25 ans), conseillère municipale de la ville de Ponferrada (en Castille-et-León, connue pour son château des Templiers, afin de sécuriser le chemin des pèlerins pour Saint-Jacques-de-Compostelle), chargée des finances (1999-2000) et qui fut, brièvement, la maitresse du maire, veuf, Ismael Álvarez (du Partido Popular, parti libéral conservateur, dirigé alors par José María Aznar, également de Castille-et-León et président du gouvernement espagnol). La réalisatrice décrit bien la toxicité masculine à travers le maire, autoritaire, pervers narcissique qui harcèle Nevenka, sous son emprise, telle un lapin paralysé par les phares d’une voiture. Non seulement féministe [la réalisatrice avait dénoncé les violences conjugales dans « Ne dis rien » (2003)], le film est aussi politique en évoquant la corruption du maire clientéliste (faisant travailler des entreprises locales sans appel d’offres) et dont beaucoup d’habitants sont redevables, et indirectement de son parti. Outre la justesse et l’objectivité du scénario et des dialogues, le film doit beaucoup à Mireia Oriol (Nevenka), 28 ans, naïve à ses débuts (on l’avait informée du donjuanisme du maire) mais qui ose porter plainte, malgré le peu de soutien de ses parents et l’hostilité des habitants de Ponferrada, et Urko Olazabal, 46 ans [qui avait joué dans « Les repentis » (2021) de la cinéaste], manipulateur au sourire séducteur mais aussi carnassier. Le recours à la fiction (d’après une histoire vraie) est plus efficace que « Black box diaries » (2024) de la Japonaise Shiori Itō, journaliste de profession, qui réalisa un documentaire sur son combat pour faire juger Noriyuki Hamaguchi [journaliste influent de la télévision TBS et proche de la police et du Premier Ministre (2006-2007 et 2012-2020) Shinzō Abe (1954-2022)] qui l’a violée (à 25 ans) le 3 avril 2015, dans un hôtel Sheraton de Tokyo alors qu’elle était inconsciente car droguée.
PatDelph Bianco
PatDelph Bianco

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2025
Toutes les difficultés de travailler dans un milieu soumis au pouvoir et aux pressions d’influence.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2025
Un film exceptionnel, qui déplie combien l'emprise est un mécanisme implacable. La descente aux enfers face à un homme de pouvoir est remarquablement démontrée.
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