Note moyenne
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Un film bourré de bonnes intentions, superbe démonstration du machisme de l’ Espagne ( ou d’ailleurs ) , des années 90 , mais justement le film se veut trop démonstratif , tellement théorisant, à charge contre ce conseiller machiste qui entraine cette jeune fille dans une relation toxique . C’est souvent caricatural et excessif, et de fait cela nuit au propos.
On aurait aimé plus de subtilité : pourquoi cette jeune fille se laisse embarquer dans la relation, pourquoi le politicien, décrit comme un coureur de jupons, se laisse embarquer dans cette relation et devient fou-dingue de cette fille-là.
Aucune psychologie, et l’acteur masculin mal dirigé, joue mal, surjoue constamment il insupporte par son jeu excessif. L’actrice est bien, mais aussi trop caricaturé : soumise et passive à l’excès.
Bref un film trop militant, trop didactique , qui perd en justesse.
On aurait aimé plus de subtilité : pourquoi cette jeune fille se laisse embarquer dans la relation, pourquoi le politicien, décrit comme un coureur de jupons, se laisse embarquer dans cette relation et devient fou-dingue de cette fille-là.
Aucune psychologie, et l’acteur masculin mal dirigé, joue mal, surjoue constamment il insupporte par son jeu excessif. L’actrice est bien, mais aussi trop caricaturé : soumise et passive à l’excès.
Bref un film trop militant, trop didactique , qui perd en justesse.
Un film prenant, sur une histoire vraie trop peu connue. Les acteurs jouent terriblement bien. Le film mérite d’être vu
Ce film espagnol qui raconte le harcèlement subi par une jeune femme au sein de la mairie dans laquelle el travaille est poignant et bouleversant. Ce film réalisée par une femme, Icíar Bollaín, est interprété de façon magistrale par l'actrice Mireia Oriol. Cette histoire basée sur des faits réels est celle d'une jeune femme harcelée par une homme d'âge mur au sein de son travail dans le monde de la politique locale, celle d'une mairie de ville moyenne en Espagne. La jeune fille se retrouve sous l'emprise du maire de la ville et n'est finalement pas soutenue apar grand monde quand elle veut finalement porter plainte. Meme ses parents la rejettent d'une certaine manière. Et ce n'est pas exceptionnel, car on comprend pas pourquoi elle s'est laissée embarquer dans cette situation et si elle l'a fait sans partir alors qu'elle le pouvait c'est surement sa faute. Le film dénonce ça lors du procès sans pour autant s'appuyer sur l'aide de médecin ce qui est étrange. C'est un film fort qui vaut aussi pour le l'interprétatio de l'actrice principale.
Très bien joué, le film évite les clichés en déclinant un phénomène d'entreprise qui monte en puissance et harcèlement terrifiant.
Magnifique film, rôle très bien joué, une profondeur ... merci l'actrice a su incarner Nevenka . une femme forte, face à la monstruosité du patriarcat
Lorsqu'on fait la connaissance de Nevenka Fernández, le mal est déjà fait. Cependant, elle n'est pas décidée à laisser gagner celui qui a fait de sa vie un enfer. À travers un long flashback, on découvre comment cet homme s'y est pris pour arriver à son but. Une emprise psychologique et physique qu'il a pu mettre en place grâce à l'impunité dont il a toujours joui. Oui, il y avait de nombreux signaux négatifs à son sujet, mais ce sont les témoins qu'il faut accabler et pas la victime. D'ailleurs, elle subit une double peine, car elle n'est quasiment pas soutenue. « Il comprendra comme tout homme. » Il y a des réactions indécentes qui ne passent pas et des reproches écœurants. En ce sens, je n'ai pas compris pourquoi Icíar Bollaín n'a pas consacré plus de temps à l'affaire et à ses conséquences. C'est limité à peut-être 25 minutes alors que sont, et de loin, les moments les plus forts du film. Il faut montrer le harcèlement et les dégâts causés, mais on frôle parfois le voyeurisme. Le procès est expédié tandis qu'il n'y a quasiment rien sur l'emballement médiatique, pourtant honteux, et sur ce qui s'est passé après alors que c'est tout aussi révoltant. Au final, c'est pas mal, car ça a le mérite de raconter une histoire importante, même si peu de choses ont changé depuis, mais ça pouvait être bien mieux.
Nevenka, à peine 25 ans, est nommée comme conseillère municipale aux finances dans une ville espagnole de taille moyenne. Elle s'épanouit dans son travail et sympathise avec le maire, figure locale populaire et puissante qu'elle apprécie beaucoup. Jusqu'à se mettre furtivement en couple avec lui. Mais lorsqu'elle rompt, elle est soumise à un torrent de harcèlement moral et sexuel...
Iciar Bollain adapte ici une histoire vraie qui sera très médiatisée dans l'Espagne du début des années 2000... et qui résonne évidemment très juste dans les années post-#metoo. Cela aurait pu donner un film caricatural (David contre Goliath, la jeune femme brillante contre le salaud tout-puissant), mais ce n'est pas du tout le cas.
La réalisatrice traite son sujet avec finesse et justesse. Montrant peu le retentissant procès qui secoua l'Espagne, pour se focaliser plutôt sur la construction implacable sur harcèlement mis en place.
Cette mise en couple inappropriée mais sincère, qui vaudra à l'héroïne toutes les critiques a posteriori ("mais si tu étais en couple, comment peut-il y avoir harcèlement ?"). Les agressions, manipulations, insultes qu'elle subira, notamment par des coups de téléphone répétés. La difficulté de parler quand tout le monde est lié et a intérêt à ce que le maire très apprécié reste en place. Sans compter la société espagnole machiste qui remettre sa parole en doute et lui fera porter systématiquement la faute.
L'ambiance de déliquescence et d'oppression progressive est bien mise en place, de même que la véritable destruction mentale et physique de la protagoniste (poignante Mireia Oriol). En face, Urko Olazabal incarne un patron élu des plus odieux, un individu très directif et toxique qui peut vriller lorsqu'il est contrarié. J'ose espérer qu'il y a des exagérations et que le vrai Ismael Álvarez n'était pas de cette trempe, mais je crains le pire...
Le plus terrible étant que les épreuves subies à l'écran paraissent très modernes, on a parfois l'impression que si peu a changé en 25 ans.
Iciar Bollain adapte ici une histoire vraie qui sera très médiatisée dans l'Espagne du début des années 2000... et qui résonne évidemment très juste dans les années post-#metoo. Cela aurait pu donner un film caricatural (David contre Goliath, la jeune femme brillante contre le salaud tout-puissant), mais ce n'est pas du tout le cas.
La réalisatrice traite son sujet avec finesse et justesse. Montrant peu le retentissant procès qui secoua l'Espagne, pour se focaliser plutôt sur la construction implacable sur harcèlement mis en place.
Cette mise en couple inappropriée mais sincère, qui vaudra à l'héroïne toutes les critiques a posteriori ("mais si tu étais en couple, comment peut-il y avoir harcèlement ?"). Les agressions, manipulations, insultes qu'elle subira, notamment par des coups de téléphone répétés. La difficulté de parler quand tout le monde est lié et a intérêt à ce que le maire très apprécié reste en place. Sans compter la société espagnole machiste qui remettre sa parole en doute et lui fera porter systématiquement la faute.
L'ambiance de déliquescence et d'oppression progressive est bien mise en place, de même que la véritable destruction mentale et physique de la protagoniste (poignante Mireia Oriol). En face, Urko Olazabal incarne un patron élu des plus odieux, un individu très directif et toxique qui peut vriller lorsqu'il est contrarié. J'ose espérer qu'il y a des exagérations et que le vrai Ismael Álvarez n'était pas de cette trempe, mais je crains le pire...
Le plus terrible étant que les épreuves subies à l'écran paraissent très modernes, on a parfois l'impression que si peu a changé en 25 ans.
Je viens de regarder Nevenka et j’ai été profondément marquée. Ce film raconte l’histoire vraie de Nevenka Fernández, cette jeune femme qui a osé dénoncer son maire pour harcèlement sexuel au début des années 2000. J’ai trouvé ça à la fois inspirant et bouleversant, parce qu’on voit bien le courage qu’il lui a fallu pour parler à une époque où personne n’osait encore.
spoiler:
Elle a gagné son procès, mais le plus dur, c’est qu’au lieu d’être soutenue, elle a dû affronter le rejet, les critiques, les jugements, parfois même pire que l’épreuve judiciaire. Ça m’a mise en colère de voir à quel point la société a préféré la condamner elle plutôt que son agresseur.
Ce qui m’a aussi beaucoup touchée, c’est qu’en prenant la parole et en dénonçant son agresseur, elle a ouvert la voie au mouvement #MeToo en Espagne, en permettant à d’autres femmes de se sentir enfin légitimes pour parler. Je suis ressortie révoltée, émue, mais aussi admirative de sa force. C’est vraiment un film qu’il faut voir, parce qu’il ne laisse pas indifférent et qu’il rappelle l’importance de continuer à parler, à dénoncer et à soutenir les victimes.
Ce qui m’a aussi beaucoup touchée, c’est qu’en prenant la parole et en dénonçant son agresseur, elle a ouvert la voie au mouvement #MeToo en Espagne, en permettant à d’autres femmes de se sentir enfin légitimes pour parler. Je suis ressortie révoltée, émue, mais aussi admirative de sa force. C’est vraiment un film qu’il faut voir, parce qu’il ne laisse pas indifférent et qu’il rappelle l’importance de continuer à parler, à dénoncer et à soutenir les victimes.
On le sait, les sujets du harcèlement sexuel et de la masculinité toxique font les choux gras du cinéma depuis une dizaine d’années et l’avènement du mouvement MeToo. On l’a vu à toutes les sauces et au sein de tous les genres, de l’horreur à la comédie en passant par le thriller, mais certains films parviennent encore à sortir du lot et « L’affaire Nevenka » en fait partie. Tiré d’une histoire vraie du premier cas de ce genre référencé et médiatisé en Espagne dans les années 90, il met en lumière une époque où il était très difficile pour une femme de se faire entendre sur ce sujet sans qu’elle soit traitée de menteuse ou d’arriviste. Ou les deux.
Le long-métrage nous remet impeccablement dans l’atmosphère de cette période où les rapports hommes-femmes étaient donc encore sous le coup d’un certain patriarcat fort et sans gêne. Une époque où la domination des hommes, notamment les puissants, sur la gent féminine ne souffrait d’aucune critique. L’affaire développée ici démonte parfaitement les mécanismes insidieux de domination par le pouvoir qu’un homme mur et faisant partie de l’élite régionale pouvait exercer sur une jeune femme naïve et innocente. La manière dont cela commence avec les regards, les gestes et les attentions d’un homme sur sa proie qui définissent tout ce qu’un pervers narcissique peut utiliser comme outils pour faire plier sa victime jusqu’à la briser est décrit dans « L’affaire Nevenka » avec doigté et minutie.
Dans le rôle principal Mireia Oriol est confondante de justesse, entre la jeune femme qui se laisse gentiment prendre au piège au début puis qui se retrouve enfermée dans un étau étouffant aussi bien au travail que face au regard d’une société encore bien conservatrice et peu encline à écouter ce genre de témoignage. Jusqu’au point de bascule, où elle craque et où l’on ressent sa détresse puis ensuite sa combativité. En face, Urko Ulazabal est aussi tétanisant que repoussant, comme le demande ce rôle de prédateur libidineux. Dans la peau de cet amoureux transi qui n’est en fait qu’un pervers manipulateur et répugnant, il permet un duel d’acteurs de haute volée.
« L’affaire Nevenka » est une œuvre hautement factuelle, jamais trop démonstrative à vouloir en faire trop ou trop frileuse à ne pas vouloir en montrer assez. La réalisatrice Iciar Bollain dose ses effets et ne tombe jamais dans le manichéisme, déroulant sans fausse note la descente aux enfers de la victime. Sans être un chef-d’œuvre, le film ne souffre cependant d’aucune scorie notable ni d’aucune baisse de rythme. Le drame qui se joue agit comme un suspense qui nous prend aux tripes de sa victime durant près de deux heures et parvient à innover sur un sujet pourtant traité dans tous les sens depuis quelques temps.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Le long-métrage nous remet impeccablement dans l’atmosphère de cette période où les rapports hommes-femmes étaient donc encore sous le coup d’un certain patriarcat fort et sans gêne. Une époque où la domination des hommes, notamment les puissants, sur la gent féminine ne souffrait d’aucune critique. L’affaire développée ici démonte parfaitement les mécanismes insidieux de domination par le pouvoir qu’un homme mur et faisant partie de l’élite régionale pouvait exercer sur une jeune femme naïve et innocente. La manière dont cela commence avec les regards, les gestes et les attentions d’un homme sur sa proie qui définissent tout ce qu’un pervers narcissique peut utiliser comme outils pour faire plier sa victime jusqu’à la briser est décrit dans « L’affaire Nevenka » avec doigté et minutie.
Dans le rôle principal Mireia Oriol est confondante de justesse, entre la jeune femme qui se laisse gentiment prendre au piège au début puis qui se retrouve enfermée dans un étau étouffant aussi bien au travail que face au regard d’une société encore bien conservatrice et peu encline à écouter ce genre de témoignage. Jusqu’au point de bascule, où elle craque et où l’on ressent sa détresse puis ensuite sa combativité. En face, Urko Ulazabal est aussi tétanisant que repoussant, comme le demande ce rôle de prédateur libidineux. Dans la peau de cet amoureux transi qui n’est en fait qu’un pervers manipulateur et répugnant, il permet un duel d’acteurs de haute volée.
« L’affaire Nevenka » est une œuvre hautement factuelle, jamais trop démonstrative à vouloir en faire trop ou trop frileuse à ne pas vouloir en montrer assez. La réalisatrice Iciar Bollain dose ses effets et ne tombe jamais dans le manichéisme, déroulant sans fausse note la descente aux enfers de la victime. Sans être un chef-d’œuvre, le film ne souffre cependant d’aucune scorie notable ni d’aucune baisse de rythme. Le drame qui se joue agit comme un suspense qui nous prend aux tripes de sa victime durant près de deux heures et parvient à innover sur un sujet pourtant traité dans tous les sens depuis quelques temps.
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La mise en scène est classique mais le récit édifiant et important et l'ensemble prenant et intelligemment mené nous convainquent totalement.
Inspiré d’une histoire vraie, un film dossier édifiant sur le parcours psychologique éprouvant d’une jeune femme (incarnée brillamment par Mireia Oriol) devenue la proie de son patron, qui éclaire sur les mécanismes d’emprise, de harcèlement moral et sexuel, de pression sociale, et le courage nécessaire pour les combattre.
Vu en replay sur canal, film très poignant, glaçant et nécessaire. Très bien interprété. La comédienne qui joue Nevenka est impressionnante de justesse et réalisme.
Enfin un film dont les bonnes critiques sont pleinement justifiées.
Depuis l’affaire mee too, on a eu plusieurs recits sur le même sujet du harcèlement sexuel au travail, retranscrits a l’ecran, mais ce film espagnol est sans doute le meilleur d’entre eux.
La descente aux enfers de cette jeune conseillère (remarquablement interprétée par l’actrice principale), dans une mairie provinciale en Espagne, sonne juste et l’histoire est prenante du debut a la fin.
A voir
Depuis l’affaire mee too, on a eu plusieurs recits sur le même sujet du harcèlement sexuel au travail, retranscrits a l’ecran, mais ce film espagnol est sans doute le meilleur d’entre eux.
La descente aux enfers de cette jeune conseillère (remarquablement interprétée par l’actrice principale), dans une mairie provinciale en Espagne, sonne juste et l’histoire est prenante du debut a la fin.
A voir
L’actrice principale est stupéfiante et le scénario très pertinent. Le film est classique mais tout au service du message important qu’il délivre. Une réussite du genre.
Si le film garde une certaine prévisibilité, voire un côté programmation, il réussit l'essentiel : faire rentrer le spectateur dans la tête de son héroïne et en faire ressentir l'effroi. Il est bien aidé par ses deux acteurs principaux, Mirela Oriol et Urko Olzabal qui garde un je-ne-sais-quoi de charme veneneux, alors qu'il incarne un pourri. La condition feminine n'est pas toujours facile a vivre, la beauté peut etre un cadeau empoisonné et le film en profite aussi pour brocarder un certain système politique fondé sur les arrangements et les renvois d'ascenseurs. "selon que vous soyez riche et puissant..." un film puissant
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