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Caro Cinéma
81 abonnés
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3,0
Publiée le 18 mai 2026
Un drame assez intéressant mais très psychologique, centré sur la relation complexe entre un père et sa fille. Si vous n’aimez pas les films introspectifs, mieux vaut passer votre chemin car cela reste assez particulier. Le film montre aussi le cinéma d’autrefois comme un univers aux relations parfois toxiques, ce qui fait qu’au final, on se sent mieux en restant simple spectatrice J’ai apprécié l’utilisation du noir et blanc dans les moments où les émotions intérieures des personnages deviennent trop intenses, c’est en tout cas comme cela que je l’ai perçu. La fin est assez abrupte. En conseil, il est préférable de ne pas se placer trop près de l’écran, le film se regarde mieux installé au fond de la salle.
J’ai peut-être un peu plus apprécié ce film que "Histoires parallèles" mais vous l’aurez compris, je ne décernerai toujours pas ma Palme d’or !
Deux histoires pour le prix d'une. Celle d'un film en train de se faire, et celle d'une relation en train de se refaire . Pour les deux, c'est difficile, joyeux, imprévisible. Avec ce film Rodrigo Sorogoyen se tourne vers la douceur, sans perdre beaucoup de l'intensité qui fait sa réputation, complètement mérité pour ma part. Il y a beaucoup d''acuité, une qualité dans les images, les non-dits et les regards. Le film passe vite malgré qu'il y ait peu de rebondissements. Javier Barden impose sa puissance mais reste sensible, et Victoria Luengo imprime la rétine, dans un mélange de légèreté et de gravité. Cela pourrait faire une belle palme
Un grand film. Puissant, tendu, émouvant. Javier Bardem, aussi détestable que complexe, et Victoria Luengo, très juste, forment un magnifique duo. Le film s'attaque à plusieurs thématiques (le cinéaste tout puissant et écrasant, la famille, l'absence et les non-dit) lors d'un tournage de film d'époque qui nous fait pénétrer dans les coulisses du cinéma. A noter plusieurs scènes marquantes dont le dernier dialogue entre le réalisateur et sa fille, qui ne peut laisser de marbre. 2h15 qui passent en un souffle.
la grande force de ce film est sa mise en scène. la façon d utiliser la lumière, les sons, les décors est impressionnante tout comme l interprétation de Javier Bardem qui s impose une nouvelle fois magistralement dans un rôle complexe et ambigu. le scénario riche et intéressant laisse par contre un peu sur la faim. les relations père fille n évoluent pas vraiment au cours du récit .
Ce qui frappe immédiatement dans L’Être aimé, c’est à quel point son point de départ évoque celui de Valeurs sentimentales : dans les deux cas, un père absent tente de renouer avec sa fille en la faisant jouer dans son nouveau film. Mais Rodrigo Sorogoyen y injecte quelque chose de plus brut, de plus amer, fidèle à la dureté de sa filmographie.
Dès l’ouverture, le cinéaste impose son style, avec une longue scène de retrouvailles au restaurant, et un sens de la mise en scène exemplaire : un champ-contrechamp où les visages empiètent constamment l’un sur l’autre dans le cadre, traduisant à lui seul toute la complexité de la relation père-fille.
Sorogoyen prouve une nouvelle fois que l’une des grandes forces de son cinéma est sa maîtrise pour raconter les choses par l’image. Il privilégie des scènes souvent étirées, qui installent un inconfort latent ou une tension presque insoutenable. Le meilleur exemple reste cette scène de tournage autour d’un repas, qui restera gravée par la puissance qu’elle dégage et la manière dont elle fait basculer le film.
Dans cette relation père-fille, minée par la rancœur, tout passe moins par le dialogue que par les silences et les regards. Ils se parlent, mais restent constamment dans la méfiance, incapables de baisser la garde, se cherchant du regard sans jamais vraiment se trouver. Sorogoyen accentue encore cette complexité par l’usage du noir et blanc, ainsi que par des changements de formats et de grains, qui traduisent les variations émotionnelles et la fragilité du lien. Un procédé parfois trop appuyé, là où son cinéma sait habituellement se montrer plus subtil.
Mais si la mise en scène est l’un des grands atouts du film, il repose tout autant sur la direction d’acteurs, domaine dans lequel Sorogoyen excelle une nouvelle fois. Il pousse ses interprètes dans des zones de jeu extrêmement fines et instables, avec une justesse remarquable.
Victoria Luengo est une véritable révélation. Elle impressionne par sa retenue et sa capacité à faire exister une colère sourde sans jamais la surjouer. Elle incarne cette fille constamment sur la défensive, mais traversé de failles profondes.
Face à elle, Javier Bardem est tout simplement fascinant. Il incarne un père à la fois terrifiant et parfois profondément attachant, capable de basculer en une fraction de seconde. Il dégage une chaleur et un charme indéniables, toujours rattrapés par quelque chose de plus sombre et inquiétant. Bardem joue cette ambiguïté avec une maîtrise impressionnante et s’impose clairement comme un sérieux prétendant à la palme du meilleur acteur.
Avec L’Être aimé, Sorogoyen confirme son talent rare : celui de filmer les relations humaines avec une maîtrise absolue de la tension, où mise en scène, cadre et jeu des acteurs deviennent indissociables. Un cinéma exigeant, parfois jusqu’à l’excès, mais d’une intensité qui ne laisse jamais indifférent.
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Même si j'avais préféré son précédent film , "As Bestas" , c'est là un beau film de Rodrigo Sorogoyen , même si de mon avis il y a des effets de style un peu inutile comme ce passage au N&B dans certaines situations , à travers cette relation père-fille conflictuelle avec des regards qui peinent à se croiser . Javier Bardem est là au au sommet de son art face à une intense Victoria Luengo .
Quel très beau film! Tension, émotion (s), violence latente, tout y est. Javier Bardem magnifique ,Victoria Longo tout en nuances . Je n'ai pas trouvé de longueurs, au contraire. La confrontation du père et de la fille est puissante et intense . La fin est belle, pas forcément celle qu on attend. Un seul regret,la salle où je l ai vu ne le passait pas en VO ce qui a gâché mon plaisir.
Un film très surprenant, avec plusieurs niveaux possibles de lecture. Film sur le métier de réalisateur et ses difficultés. Film sur les relations entre un père et sa fille, là aussi difficultés. Même si le début peut paraître laborieux et cérébral, voire ennuyeux, ne vous désolez pas, il y par la suite d’excellents , voire brillants passages ( je pense au plan séquence du repas ou au monologue d’une actrice) et la fin arrive avec beaucoup de sincérité, beaucoup d’émotion, Bref en sortant de la salle j’étais troublé, en pensant à la fois à Truffaut ( la nuit américaine) et à. Godard….c’est un regard sur le cinéma qui demande beaucoup d’intelligence et d’humilité , et qui montre que le cinéma est une épreuve pour les acteurs et les metteurs en scène. Avouons que cela en vaut la peine...Je conseille, malgré un petit côté parfois intellectuel….Monsieur Bardem, vous m’avez surpris, pas bluffé, mais surpris….On en redemande. Le public suivra t-il?
Quelle claque ! Immense film de cinéma ! Bardem au sommet. Émouvant sur de rapport entre ce père et sa fille, connecté à son époque sur la fin des violences morales dans le travail et cette ancienne genretion qui a du mal à s’y adapter, d une classe et inventivité cinématographique démente. Le GRAND film de 2026 !
« Il y a des choses plus importantes que le cinéma et on ne peut pas prétendre qu'il répare tout» La fille regarde son père et sa nouvelle famille avec envie et jalousie. Quant à lui, il la regarde plein de regret de ne pas la connaitre plus. Un film rappelant étrangement Valeur sentimentale dans l'approche d'utiliser le cinéma comme méthode de rapprochement. Dans les deux films, le père cinéaste espère renouer avec cette partie de lui, mais elle s'y refuse, car même si ce père est là aujourd'hui, rien ne garantit qu'il ne va pas encore disparaitre.
Rodrigo Sorogoyen arrive à mettre des mots sur les silences et rendre visible le poids de l'absence. Victoria Luengo est touchante, Javier Bardem est sombre et torturé. La présence de Marina Foïs au casting est le petit truc en plus, même si sa présence reste très courte.
Le pitch : Un réalisateur mondialement reconnu revient en Espagne pour retrouver sa fille, qu’il n’a pas vue depuis treize ans, et lui offrir le rôle principal de son nouveau film. La rencontre, lourde de regrets et de tensions, devient le cœur d’une exploration des liens familiaux, où chaque plan, chaque silence et chaque geste révèle la profondeur des blessures accumulées. La jeune actrice, partagée entre opportunité professionnelle et désir de se rapprocher de son père, traverse ses propres contradictions.
Le tournage devient un terrain d’expérience, où la mise en scène, alternant couleur et noir & blanc et ponctuée de variations sonores, agit comme un catalyseur émotionnel, amplifiant les sentiments et les dilemmes intimes. Les improvisations et le dispositif où caméras et micros restent invisibles intensifient l’authenticité, tandis que les interactions avec la productrice, la chef-opératrice et les collaborateurs reflètent la hiérarchie et le poids du passé. Le film ne cherche pas à offrir de réconciliation : il montre l’impossibilité de réparer pleinement l’absence, mais expose la manière dont l’art et le cinéma permettent de ressentir et d’observer cette complexité. Le spectateur devient témoin de la fragilité du lien filial, de l’intensité des regrets, et de la confrontation entre désir de rapprochement et peur de se blesser à nouveau. La performance de Javier Bardem incarne la gravité et la profondeur du personnage paternel, tandis que Victoria Luengo transmet la subtilité, la colère et la nostalgie de la fille. La présence de Marina Foïs apporte un relief supplémentaire au récit. L’ensemble construit un cinéma où émotions, mémoire et vulnérabilité se confrontent, offrant un espace d’observation et de réflexion sur l’incapacité à pardonner et sur la puissance du lien invisible qui persiste malgré les années.
Apres avoir disséqué les relations d’un couple, Rodrigo s’attèle maintenant à depeindre toute l’ambiguïté et la toxicité d’une relation pere fillle. A voir car c’est un chef d’oeuvre, tout simplement !
Beau récit d'une tentative de réconciliation filiale, avec une réflexion subtile sur les rapports entre vie professionnelle et vie familiale dans le milieu du cinéma. Javier Bardem trouve l'un de ses meilleurs rôles de maturité.