L’Être Aimé
Note moyenne
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PASCAL C
PASCAL C

31 abonnés 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Père fille, jamais simple surtout si celui-ci est un créatif connu et n'a jamais été présent. C'est très bien joué, quelques scènes vraiment impressionnantes dont on imagine que la fiction rejoint la réalité d'un tournage. On aime ce cinéma espagnol.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 431 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
 L'ÊTRE AIMÉ - Rodrigo Sorogoyen

Un réalisateur qui offre le rôle principal de son nouveau film à sa fille avec qui il entretient une relation compliquée : cela ne vous rappelle rien ?

Si le pitch de l'Etre aimé semble en effet calqué sur celui de Valeur Sentimentale, Grand Prix au Festival de Cannes 2025, la comparaison s'arrête là, tant le nouveau film du réalisateur du déjà très réussi As Bestas m'a passionné de bout en bout là où celui de Joachim trier m'avait ennuyé et totalement laissé sur le bord de la route.

Une grande partie du mérite revient d'abord à l'immense performance que réalise Javier Bardem. Par sa présence physique et son regard glaçant, l'acteur parvient à installer une tension d'un bout à l'autre du film. Victoria Luengo n'est pas en reste en ne lui concédant pas une once de terrain dans cette relation conflictuelle que leurs deux personnages entretiennent.

La mise en scène du réalisateur espagnol se révèle une nouvelle fois d'une grande maîtrise, grâce notamment à des changements de couleurs, de grain et de format d'image qui dépassent les simples effets de style pour se révéler véritablement signifiants, notamment lors d'une longue scène de tournage autour d'un repas, de plus de quinze minutes, d'abord drôle puis suffocante, véritable leçon de mise en scène et parmi ce que l'on a vu de plus beau et de plus fort cette année à Cannes.

Le film parvient à dépasser la question de la relation père-fille pour interroger plus largement les rapports de domination masculine, notamment dans le domaine de la création cinématographique. Sur le papier, le dispositif du “film dans le film” pouvait faire craindre un exercice un peu vain et déjà vu sur le cinéma. Pourtant, Sorogoyen dépasse ce piège grâce à une tension émotionnelle constante et parvient même à mener le spectateur à faire son examen de conscience concernant ces films cultes nés d'artistes abusifs qui se sont crus tout permis au nom de la création artistique.

L'Être aimé est un drame sensoriel d'une très grande beauté et plein d'intensité, qui n'aurait pas volé un prix d'interprétation masculine ou un prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.

MA NOTE :  9/10

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Julie Carre
Julie Carre

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Abile. Rythme très intéressant. La prise de vue est prenante. Je me suis laisser embarqué. Bravo, à voir.
LaureS
LaureS

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2026
Film exigeant, très dialogué, sur le cinéma, la famille, les rapports père-fille
Jeux de pouvoir, culpabilité, regrets, le film nous donne beaucoup à voir et à entendre. Quelques courtes scènes en noir et blanc, je n'ai pas trop compris pourquoi mais c'est beau, d'autres scènes avec beaucoup de grain, le cinéma n'est pas seulement incarné par le personnage du réalisateur en tournage mais aussi par ce qui nous est montré à l'écran
spoiler: Selon moi le film bascule lors de la scène de tournage d'un repas, dans lequel les poissons jouent un rôle important : la seule scène drôle du film et en même temps très violente, dans laquelle le personnage d'Esteban révèle sa vraie nature ou, à tout le moins, une autre facette de sa personnalité

Javier Bardem est magistral et aurait vraiment mérité un prix d'interprétation à Cannes
Cath
Cath

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2026
Excellent acting et rythme du scénario. Impressionnant dans les émotions, les non-dits. Intéressant aussi de voir les coulisses d’un tournage, les prises, tensions, fatigue, la solidarité entre acteurs et le rôle du directeur. Un des meilleurs films récents. Les deux acteurs vedettes sont juste époustouflants. Par contre le rôle de Marina ne m’a pas semblé juste ni justifié.
Sylvain GRÉGOIRE BAUTISTA
Sylvain GRÉGOIRE BAUTISTA

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2026
Ce duo/retrouvailles père fille dans les décors fabuleux des Canaries est un film sur le film imaginaire Desierto. On se régale avec L'être aimé et on aimerait voir Desierto.
Bardem est d'une puissance inégalable et Luengo fait jeu égal dans le rôle d'une jeune fille abandonnée.
En VO c'est génial !
Herve Montaigu
Herve Montaigu

6 abonnés 65 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2026
Barden est excellent mais le reste est long, compliqué, alambiqué, bavard (trop), sans ligne directrice avec une fin sans fin (« queue de poisson »..,)
À éviter
ConFucAmuS

657 abonnés 1 050 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2026
Lassé de ces incursions dans les films de genre, Rodrigo Sorogoyen enchaine l'excellente série Los Años Nuevos et L'être aimé. Dans la première, le réalisateur espagnol décortiquait l'histoire d'un couple sur une décennie en dix épisodes. Pour son retour en salles, il s'attaque à la relation difficile entre un père et sa fille et dont nous allons être témoins...en plein tournage. Alors, ne vous attendez pas à une pirouette éculée qui juxtaposerait le récit du film tourné avec celui bien réel de Sorogoyen. Comme en témoignent tous les créations du cinéaste, la recherche de l'authenticité et du réalisme va de pair avec la volonté de renouveler les formes cinématographiques. Le tournage n'est qu'un prétexte et même s'il est retranscrit avec une troublante acuité, on se fiche de ce que raconte le film dans le film. Ce qui importe se passe dans la tête du metteur en scène (Estéban Martinez, transcendé par la prestation de Javier Bardem) et de sa fille (Emilia Vera, géniale Victoria Luengo). Avec sa fidèle collaboratrice Isabel Peña, le cinéaste poursuit le travail en maturation sur Los Años Nuevos. La séquence d'introduction étire le dialogue sur vingt minutes, multiplie les valeurs de plan jusqu'à serrer au plus près des visages pour capter les failles et l'expression du conflit. L'aisance avec laquelle la caméra saisit les changements d'humeur est sidérant. Une situation que L'Être aimé reproduira une heure plus tard lors d'une séquence de tournage où Sorogoyen nous fait vivre un véritable ascenseur émotionnel. On ressent l'envie de tenter des choses, surprendre son spectateur. D'où une mise en scène plus expérimentale, qui varie les formats, les résolutions et les styles (la couleur, le noir et blanc) en plus de jouer sur les sonorités qui vont du mono au stéréo en passant par la musique intradiégétique. En résulte des sentiments contradictoires, l'admiration devant l'étalage de savoir-faire (photographie sublime de Álex de Pablo) mais un peu d'agacement face à cet ensemble assez chaotique. Le long-métrage met le doigt sur les germes d'une relation père-fille compliquée (c'est le moins qu'on puisse dire), plus généralement sur une forme de masculinité toxique incapable de communiquer directement par peur de perdre le contrôle. Et de le transmission néfaste qui s'opère sur la génération suivante. L'être aimé est limpide dans ce propos, mais Sorogoyen a peut-être vu trop long pour terminer de manière aussi banale.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 mai 2026
Le film m'a donné envie avec sa bande-annonce (quand je vois qu'on parle de tournage de film, j'y vais la tête baissée haha), et aussi car globalement, il y a eu d'excellents retours à Cannes. Et ces retours sont totalement justifiés, j'ai adoré l'œuvre !

Il y a énormément d'éléments que j'ai adoré que je suis sûr que je vais en oublier certains. Je commencerai peut-être par le scénario qui est très bien écrit, surtout les dialogues qui m'ont saisi. Je pense à la longue séquence d'introduction (à peu près 10-15 minutes) où ce n'est qu'un dialogue en champ contre-champ (un peu comme "The Social Network"), mais j'étais captivé par cette scène car ça présente déjà toutes les thématiques du film et le caractère des personnages. En parlant des personnages, je trouve tous les acteurs et actrices très convaincants.

Le film utilise une mise en scène plutôt particulière, mais au final très logique pour l'histoire de l'œuvre. On peut théoriser sur ce que veut raconter cette mise en scène, de mon côté, je dirais que pour les changements brutaux en noir et blanc, c'est pour représenter la variation des sentiments de Javier Bardem pour sa fille, et les sentiments de Victoria Luengo pour son père. On a parfois des changements de focus quand on voit dans le cadre le père et la fille, pour moi ça montre la relation complexe et déséquilibrée entre les deux. Et aussi, les séquences avec le cadre plus serré, c'est généralement lié au passé du père (carrière cinématographique, le plus souvent). Et quand tout se combine, c'est pour les moments difficiles du tournage, je parle d'une séquence bien précise qui est, pour le moment, la meilleure séquence que j'ai vue dans un film cette année.

C'est un peu dommage que le film n'a rien obtenu à Cannes (après je n'ai pas encore vu les films récompensés), mais celui-ci, je ne peux que vous le recommander. Il est rentré facilement dans mon top de l'année !
Didier C.
Didier C.

29 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
Un père retrouve sa fille au restaurant après 13 ans d'absence. Cette longue scène d'introduction au cadrage serré donne le ton. Ici, impossible d'échapper à l'intensité des émotions des personnages : leurs non-dits, leurs pudeurs, leurs frustrations, leurs colères, leurs incompréhensions... Le jeu des acteurs est d'une force rare. Mais alors, pour quelle raison n'ai-je pas réussi à entrer pleinement dans ce film, à m'intéresser réellement à cette histoire ? Malgré les nombreuses larmes des acteurs, pour quelle raison n'ai-je pas été ému ? Peut-être certains choix du réalisateur m'ont empêché, tel ce noir et blanc de certaines scènes. En voulant souligner ainsi l'artifice du cinéma, le réalisateur ne se tire-t-il pas une balle dans le pied ? Cette mise en abîme m'a un peu perdu. Mais il reste de très beaux moments, notamment une seconde scène à table d'anthologie qui nous rappelle le génie du réalisateur d'As Bestas.
JM B
JM B

5 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mai 2026
On est loin de As Bestas. On est dans un psycho-mélo-drame sur un thème sans originalité : le thème d'une fille abandonnée par son père, élevée par sa mère, et qui retrouve son père à l'âge adulte. Rien de nouveau sous le soleil, beaucoup de clichés. Et le cadre dans lequel ça se passe, le monde du cinéma, ajoute du nombrilisme : le cinéma parle de lui-même. Javier Bardem est encore éblouissant de naturel, mais ça ne suffit pas à donner de l'intérêt à ce film.
Ninideslaux
Ninideslaux

108 abonnés 295 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026
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         Une demi déception que ce film. Je n'ai pas retrouvé mon enthousiasme suivant El Reino ou As Bestias. Précisément: Sorogoyen est formidable pour parler de politique, de sociologie... Est il aussi bon dans le registre plus intime des relations familiales? Je n'en suis pas certaine.
        Ce qui est par contre certain, c'est qu'on assiste à une formidable prestation d'acteur de Javier Bardem. On sait depuis Chigurh qu'il peut tout...
        Esteban Martínez revient en Espagne, après une très longue absence où sa brillante carrière professionnelle s'est déroulée ailleurs,  pour tourner son nouveau film qui; d'après lui, ne saurait être mis en scène qu'à Fuerteventura -les paysages sont hallucinants!. Il traîne, à vrai dire, une assez sale réputation. Ivrogne, bagarreur, toujours prêt à faire le coup de poing quand on le contredit. Mais il s'est calmé, il aune jeune femme, deux petits garçons...
        Il  offre le rôle principal à une jeune actrice qui, pour le moment, rame,  sa fille oubliée, Emilia, qu’il n’a pas vue depuis treize ans (Victoria Luengo).   La jeune femme accepte -pour sa carrière, c'est un bond en avant-, et, sans que cela soit très clair, sans doute a t-elle une certaine curiosité pour découvrir de près cet homme, qui pour elle, n'est rien. Mais les motivations d'Esteban sont encore moins claires. Pourquoi a t-il  de la revoir, cette progéniture oubliée? Curiosité, là encore? Ou envie réelle de refaire famille maintenant qu'il est à nouveau père??  Le spectateur se fera son idée, en fonction de son ressenti..  Le film traînouille, jusqu'à une formidable scène qui restera d'anthologie, spoiler: où le maestro mal luné s'en prend aux acteurs qui interprètent un grand repas familial, et n'auraient pas assez de professionnalisme pour déguster avec enthousiasme une soupe de poisson (on devine de gros morceaux de maquereau...) à neuf heures du matin. Les vieux démons de l'Esteban d'avant refont surface, sauf... qu'au lieu de semer la terreur, la rage du metteur en scène déclenche chez les protagonistes une de ces crises de fou-rire déplacées et totalement incontrôlables.  
        Chigurth est revenu derrière Javier...

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Laurent
Laurent

36 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2026
Un magnifique film qui interroge la masculinité avec ses dimensions paternelle, sociale et individuelle dans une mise en abîme qui ne cesse de nous faire passer d’un pan à l’autre de la réalité, à travers le point de vue des personnages.
leobis
leobis

71 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2026
Ce n’est pas toujours les grandes effusions qui traduisent les grands sentiments, ce film en est la preuve. À voir absolument
Isabelle K.
Isabelle K.

5 abonnés 93 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2026
C’est l’histoire d’un père, cinéaste oscarisé et craint, exilé à Los Angeles, qui revient s’installer à Madrid pour tourner son prochain film. Treize ans après avoir abandonné sa fille, demeurée auprès de sa mère à Madrid, une mère autrefois actrice, c’est cette fille qu’Esteban Martinez a choisi pour incarner le personnage féminin principal, qu’il a écrit pour elle, qui vivote de rôles insignifiants tout en étant serveuse dans un le générique, dès la première scène, au restaurant, lors de leurs retrouvailles, tendues, elle devant son verre de rouge et lui son verre d’eau citronnée, on sait qu’il va s’agit « d’amour et de violence » comme le chante Sébastien Tellier.


Chanson qui a inspiré à Olivier Bourdeaut le titre de son livre : « Une histoire d’amour et de violence ».


Les paroles sont minimalistes et en conséquence, bourdonnent (bourdeaunnent ?) sans répit dans les esprits :Dis-moi ce que tu penses / De ma vie / De mon adolescence / Dis-moi ce que penses / J’aime aussi / L’amour et la violence


Tellement longtemps qu’au lieu de rédiger moi-même une chronique de ce film -véritable coup de poing dans l’estomac- dans lequel Javier Bardem enchérit (comme si ce fut encore possible) son talent, ou de donner la parole à sa fille, oppressante Victoria Luengo dans le rôle de la fille sous emprise, entre amour et violence, Émilia, je préfère me tourner vers Olivier Bourdeaut.


Étant donné qu’il a chroniqué ce film avant même de l’avoir vu.


Pour une autre raison aussi, que l'écrivain formule assez vite au moyen d'une précaution réthorique qui donne le ton du livre : «Je déteste que quelqu’un d’autre que moi dise du mal de cet homme dont je pensais, par ailleurs, souvent beaucoup de bien.»


«Mon père était généreux, surtout avec ceux qui ne faisaient pas partie de sa famille»
Même si, dans le film, Esteban Martinez, remarié et père de deux charmants blondinets, a appris à faire plaisir et à connaître les goûts préférés de ses enfants.


«Il avait un sens inné de l’autorité qui forçait le respect. Une de ses passions était de se faire obéir, il était obsédé par ça.»
Ce qui fait d’Esteban Martinez ce cinéaste multi-récompensé, glorieux, séduisant qui, auprès de tous ceux dont le nom figure au générique du film, apparaît aussi comme celui qui provoque terreur et idolâtrerie en alternance.


«Mon père était drôle, aussi, seulement pour les initiés.»
Ce genre d’hommes qui portent deux masques, l’intime, et le sociétal / social.


«Il lui paraissait inconcevable de changer d’itinéraire, ou de patienter quelques minutes pour se rendre chez cette belle-mère qui ne l’aimait pas.»
Ce genre d’hommes qui porte en lui des failles non exorcisées.


«Voilà. J’écris ce livre pour tuer le fils que j’avais fini par devenir.»
Tout l’enjeu du film réside dans cette phrase : Émilia parviendra-t-elle à se révéler, en tant que personne autonome.


Décidément Rodrigo Sorogoyen, je t’aime pour les émotions que tu laisses de moi s’évader : « Madre » que j’ai vu et revu, « Los años nuevos » sur cet amour qui nous file entre les doigts tant qu’on n’a pas réussi à devenir soi, pour n’en citer que deux. Un film précis et redoutable, qui coupe le souffle et fait réfléchir sur la toxicité intrafamiliale mêlée à cet amour inconditionnel. Un amalgame fragile.


« L’Être aimé » porte aussi sur le cinéma et la fabrique d’un film.
Sur le Comment.
Décider de filmer tantôt en couleurs ; tantôt en noir et blanc et en arrêt sur image lorsque les émotions deviennent trop incandescentes, avant la dissociation... à fleur de peau.
Se positionner en tant que réalisateur ; dealer avec la production ; poser les limites avec la presse ; traiter ses équipes techniques et les acteurs ; gérer les accommodements et les humiliations et petites tortures quotidiennes, que subissent les acteurs sciemment et consciemment dès que les scènes se justifient et apportent un supplément d’âme à l’histoire.


« L’Être aimé » aborde les coulisses d’un film : la confiance et le respect au sein d’une troupe, quand chacun est embarqué par passion, éloigné des siens et de son univers, vulnérable. Les attentes, le rapport au temps (tous sens confondus). Les conciliabules. Les rumeurs. Les soirées.


Et, au bout du compte, le film existe, pour le grand-écran.
En compétition au Festival du Film de Cannes.


Et, au bout du compte, le livre est publié chez Gallimard.
«Lors de mon dernier voyage avec lui, j’avais couru me jeter à son chevet. En pleurant, en m’embrassant les mains, il m’avait dit : Je t’aime follement mon fils.»


Il reste alors ce que nous, spectateurs, lecteurs, en extrairont pour l’appliquer à notre vie, pour ne plus se sentir unique à vivre ça, pour partager nos ressentis et sentiments et ça, ça fait un bien fou.
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