L’Être Aimé
Note moyenne
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186 critiques spectateurs

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Cath
Cath

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2026
Excellent acting et rythme du scénario. Impressionnant dans les émotions, les non-dits. Intéressant aussi de voir les coulisses d’un tournage, les prises, tensions, fatigue, la solidarité entre acteurs et le rôle du directeur. Un des meilleurs films récents. Les deux acteurs vedettes sont juste époustouflants. Par contre le rôle de Marina ne m’a pas semblé juste ni justifié.
Sylvain GRÉGOIRE BAUTISTA
Sylvain GRÉGOIRE BAUTISTA

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2026
Ce duo/retrouvailles père fille dans les décors fabuleux des Canaries est un film sur le film imaginaire Desierto. On se régale avec L'être aimé et on aimerait voir Desierto.
Bardem est d'une puissance inégalable et Luengo fait jeu égal dans le rôle d'une jeune fille abandonnée.
En VO c'est génial !
Herve Montaigu
Herve Montaigu

6 abonnés 56 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2026
Barden est excellent mais le reste est long, compliqué, alambiqué, bavard (trop), sans ligne directrice avec une fin sans fin (« queue de poisson »..,)
À éviter
ConFucAmuS

653 abonnés 1 043 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2026
Lassé de ces incursions dans les films de genre, Rodrigo Sorogoyen enchaine l'excellente série Los Años Nuevos et L'être aimé. Dans la première, le réalisateur espagnol décortiquait l'histoire d'un couple sur une décennie en dix épisodes. Pour son retour en salles, il s'attaque à la relation difficile entre un père et sa fille et dont nous allons être témoins...en plein tournage. Alors, ne vous attendez pas à une pirouette éculée qui juxtaposerait le récit du film tourné avec celui bien réel de Sorogoyen. Comme en témoignent tous les créations du cinéaste, la recherche de l'authenticité et du réalisme va de pair avec la volonté de renouveler les formes cinématographiques. Le tournage n'est qu'un prétexte et même s'il est retranscrit avec une troublante acuité, on se fiche de ce que raconte le film dans le film. Ce qui importe se passe dans la tête du metteur en scène (Estéban Martinez, transcendé par la prestation de Javier Bardem) et de sa fille (Emilia Vera, géniale Victoria Luengo). Avec sa fidèle collaboratrice Isabel Peña, le cinéaste poursuit le travail en maturation sur Los Años Nuevos. La séquence d'introduction étire le dialogue sur vingt minutes, multiplie les valeurs de plan jusqu'à serrer au plus près des visages pour capter les failles et l'expression du conflit. L'aisance avec laquelle la caméra saisit les changements d'humeur est sidérant. Une situation que L'Être aimé reproduira une heure plus tard lors d'une séquence de tournage où Sorogoyen nous fait vivre un véritable ascenseur émotionnel. On ressent l'envie de tenter des choses, surprendre son spectateur. D'où une mise en scène plus expérimentale, qui varie les formats, les résolutions et les styles (la couleur, le noir et blanc) en plus de jouer sur les sonorités qui vont du mono au stéréo en passant par la musique intradiégétique. En résulte des sentiments contradictoires, l'admiration devant l'étalage de savoir-faire (photographie sublime de Álex de Pablo) mais un peu d'agacement face à cet ensemble assez chaotique. Le long-métrage met le doigt sur les germes d'une relation père-fille compliquée (c'est le moins qu'on puisse dire), plus généralement sur une forme de masculinité toxique incapable de communiquer directement par peur de perdre le contrôle. Et de le transmission néfaste qui s'opère sur la génération suivante. L'être aimé est limpide dans ce propos, mais Sorogoyen a peut-être vu trop long pour terminer de manière aussi banale.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 mai 2026
Le film m'a donné envie avec sa bande-annonce (quand je vois qu'on parle de tournage de film, j'y vais la tête baissée haha), et aussi car globalement, il y a eu d'excellents retours à Cannes. Et ces retours sont totalement justifiés, j'ai adoré l'œuvre !

Il y a énormément d'éléments que j'ai adoré que je suis sûr que je vais en oublier certains. Je commencerai peut-être par le scénario qui est très bien écrit, surtout les dialogues qui m'ont saisi. Je pense à la longue séquence d'introduction (à peu près 10-15 minutes) où ce n'est qu'un dialogue en champ contre-champ (un peu comme "The Social Network"), mais j'étais captivé par cette scène car ça présente déjà toutes les thématiques du film et le caractère des personnages. En parlant des personnages, je trouve tous les acteurs et actrices très convaincants.

Le film utilise une mise en scène plutôt particulière, mais au final très logique pour l'histoire de l'œuvre. On peut théoriser sur ce que veut raconter cette mise en scène, de mon côté, je dirais que pour les changements brutaux en noir et blanc, c'est pour représenter la variation des sentiments de Javier Bardem pour sa fille, et les sentiments de Victoria Luengo pour son père. On a parfois des changements de focus quand on voit dans le cadre le père et la fille, pour moi ça montre la relation complexe et déséquilibrée entre les deux. Et aussi, les séquences avec le cadre plus serré, c'est généralement lié au passé du père (carrière cinématographique, le plus souvent). Et quand tout se combine, c'est pour les moments difficiles du tournage, je parle d'une séquence bien précise qui est, pour le moment, la meilleure séquence que j'ai vue dans un film cette année.

C'est un peu dommage que le film n'a rien obtenu à Cannes (après je n'ai pas encore vu les films récompensés), mais celui-ci, je ne peux que vous le recommander. Il est rentré facilement dans mon top de l'année !
Didier C.
Didier C.

28 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
Un père retrouve sa fille au restaurant après 13 ans d'absence. Cette longue scène d'introduction au cadrage serré donne le ton. Ici, impossible d'échapper à l'intensité des émotions des personnages : leurs non-dits, leurs pudeurs, leurs frustrations, leurs colères, leurs incompréhensions... Le jeu des acteurs est d'une force rare. Mais alors, pour quelle raison n'ai-je pas réussi à entrer pleinement dans ce film, à m'intéresser réellement à cette histoire ? Malgré les nombreuses larmes des acteurs, pour quelle raison n'ai-je pas été ému ? Peut-être certains choix du réalisateur m'ont empêché, tel ce noir et blanc de certaines scènes. En voulant souligner ainsi l'artifice du cinéma, le réalisateur ne se tire-t-il pas une balle dans le pied ? Cette mise en abîme m'a un peu perdu. Mais il reste de très beaux moments, notamment une seconde scène à table d'anthologie qui nous rappelle le génie du réalisateur d'As Bestas.
JM B
JM B

5 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mai 2026
On est loin de As Bestas. On est dans un psycho-mélo-drame sur un thème sans originalité : le thème d'une fille abandonnée par son père, élevée par sa mère, et qui retrouve son père à l'âge adulte. Rien de nouveau sous le soleil, beaucoup de clichés. Et le cadre dans lequel ça se passe, le monde du cinéma, ajoute du nombrilisme : le cinéma parle de lui-même. Javier Bardem est encore éblouissant de naturel, mais ça ne suffit pas à donner de l'intérêt à ce film.
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026

         Une demi déception que ce film. Je n'ai pas retrouvé mon enthousiasme suivant El Reino ou As Bestias. Précisément: Sorogoyen est formidable pour parler de politique, de sociologie... Est il aussi bon dans le registre plus intime des relations familiales? Je n'en suis pas certaine.
        Ce qui est par contre certain, c'est qu'on assiste à une formidable prestation d'acteur de Javier Bardem. On sait depuis Chigurh qu'il peut tout...
        Esteban Martínez revient en Espagne, après une très longue absence où sa brillante carrière professionnelle s'est déroulée ailleurs,  pour tourner son nouveau film qui; d'après lui, ne saurait être mis en scène qu'à Fuerteventura -les paysages sont hallucinants!. Il traîne, à vrai dire, une assez sale réputation. Ivrogne, bagarreur, toujours prêt à faire le coup de poing quand on le contredit. Mais il s'est calmé, il aune jeune femme, deux petits garçons...
        Il  offre le rôle principal à une jeune actrice qui, pour le moment, rame,  sa fille oubliée, Emilia, qu’il n’a pas vue depuis treize ans (Victoria Luengo).   La jeune femme accepte -pour sa carrière, c'est un bond en avant-, et, sans que cela soit très clair, sans doute a t-elle une certaine curiosité pour découvrir de près cet homme, qui pour elle, n'est rien. Mais les motivations d'Esteban sont encore moins claires. Pourquoi a t-il  de la revoir, cette progéniture oubliée? Curiosité, là encore? Ou envie réelle de refaire famille maintenant qu'il est à nouveau père??  Le spectateur se fera son idée, en fonction de son ressenti..  Le film traînouille, jusqu'à une formidable scène qui restera d'anthologie, spoiler: où le maestro mal luné s'en prend aux acteurs qui interprètent un grand repas familial, et n'auraient pas assez de professionnalisme pour déguster avec enthousiasme une soupe de poisson (on devine de gros morceaux de maquereau...) à neuf heures du matin. Les vieux démons de l'Esteban d'avant refont surface, sauf... qu'au lieu de semer la terreur, la rage du metteur en scène déclenche chez les protagonistes une de ces crises de fou-rire déplacées et totalement incontrôlables.  
        Chigurth est revenu derrière Javier...

Laurent
Laurent

35 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2026
Un magnifique film qui interroge la masculinité avec ses dimensions paternelle, sociale et individuelle dans une mise en abîme qui ne cesse de nous faire passer d’un pan à l’autre de la réalité, à travers le point de vue des personnages.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2026
Ce n’est pas toujours les grandes effusions qui traduisent les grands sentiments, ce film en est la preuve. À voir absolument
Isabelle K.
Isabelle K.

5 abonnés 93 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2026
C’est l’histoire d’un père, cinéaste oscarisé et craint, exilé à Los Angeles, qui revient s’installer à Madrid pour tourner son prochain film. Treize ans après avoir abandonné sa fille, demeurée auprès de sa mère à Madrid, une mère autrefois actrice, c’est cette fille qu’Esteban Martinez a choisi pour incarner le personnage féminin principal, qu’il a écrit pour elle, qui vivote de rôles insignifiants tout en étant serveuse dans un le générique, dès la première scène, au restaurant, lors de leurs retrouvailles, tendues, elle devant son verre de rouge et lui son verre d’eau citronnée, on sait qu’il va s’agit « d’amour et de violence » comme le chante Sébastien Tellier.


Chanson qui a inspiré à Olivier Bourdeaut le titre de son livre : « Une histoire d’amour et de violence ».


Les paroles sont minimalistes et en conséquence, bourdonnent (bourdeaunnent ?) sans répit dans les esprits :Dis-moi ce que tu penses / De ma vie / De mon adolescence / Dis-moi ce que penses / J’aime aussi / L’amour et la violence


Tellement longtemps qu’au lieu de rédiger moi-même une chronique de ce film -véritable coup de poing dans l’estomac- dans lequel Javier Bardem enchérit (comme si ce fut encore possible) son talent, ou de donner la parole à sa fille, oppressante Victoria Luengo dans le rôle de la fille sous emprise, entre amour et violence, Émilia, je préfère me tourner vers Olivier Bourdeaut.


Étant donné qu’il a chroniqué ce film avant même de l’avoir vu.


Pour une autre raison aussi, que l'écrivain formule assez vite au moyen d'une précaution réthorique qui donne le ton du livre : «Je déteste que quelqu’un d’autre que moi dise du mal de cet homme dont je pensais, par ailleurs, souvent beaucoup de bien.»


«Mon père était généreux, surtout avec ceux qui ne faisaient pas partie de sa famille»
Même si, dans le film, Esteban Martinez, remarié et père de deux charmants blondinets, a appris à faire plaisir et à connaître les goûts préférés de ses enfants.


«Il avait un sens inné de l’autorité qui forçait le respect. Une de ses passions était de se faire obéir, il était obsédé par ça.»
Ce qui fait d’Esteban Martinez ce cinéaste multi-récompensé, glorieux, séduisant qui, auprès de tous ceux dont le nom figure au générique du film, apparaît aussi comme celui qui provoque terreur et idolâtrerie en alternance.


«Mon père était drôle, aussi, seulement pour les initiés.»
Ce genre d’hommes qui portent deux masques, l’intime, et le sociétal / social.


«Il lui paraissait inconcevable de changer d’itinéraire, ou de patienter quelques minutes pour se rendre chez cette belle-mère qui ne l’aimait pas.»
Ce genre d’hommes qui porte en lui des failles non exorcisées.


«Voilà. J’écris ce livre pour tuer le fils que j’avais fini par devenir.»
Tout l’enjeu du film réside dans cette phrase : Émilia parviendra-t-elle à se révéler, en tant que personne autonome.


Décidément Rodrigo Sorogoyen, je t’aime pour les émotions que tu laisses de moi s’évader : « Madre » que j’ai vu et revu, « Los años nuevos » sur cet amour qui nous file entre les doigts tant qu’on n’a pas réussi à devenir soi, pour n’en citer que deux. Un film précis et redoutable, qui coupe le souffle et fait réfléchir sur la toxicité intrafamiliale mêlée à cet amour inconditionnel. Un amalgame fragile.


« L’Être aimé » porte aussi sur le cinéma et la fabrique d’un film.
Sur le Comment.
Décider de filmer tantôt en couleurs ; tantôt en noir et blanc et en arrêt sur image lorsque les émotions deviennent trop incandescentes, avant la dissociation... à fleur de peau.
Se positionner en tant que réalisateur ; dealer avec la production ; poser les limites avec la presse ; traiter ses équipes techniques et les acteurs ; gérer les accommodements et les humiliations et petites tortures quotidiennes, que subissent les acteurs sciemment et consciemment dès que les scènes se justifient et apportent un supplément d’âme à l’histoire.


« L’Être aimé » aborde les coulisses d’un film : la confiance et le respect au sein d’une troupe, quand chacun est embarqué par passion, éloigné des siens et de son univers, vulnérable. Les attentes, le rapport au temps (tous sens confondus). Les conciliabules. Les rumeurs. Les soirées.


Et, au bout du compte, le film existe, pour le grand-écran.
En compétition au Festival du Film de Cannes.


Et, au bout du compte, le livre est publié chez Gallimard.
«Lors de mon dernier voyage avec lui, j’avais couru me jeter à son chevet. En pleurant, en m’embrassant les mains, il m’avait dit : Je t’aime follement mon fils.»


Il reste alors ce que nous, spectateurs, lecteurs, en extrairont pour l’appliquer à notre vie, pour ne plus se sentir unique à vivre ça, pour partager nos ressentis et sentiments et ça, ça fait un bien fou.
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Quelques jolis plans par-ci par-là ! Mais j’ai trouvé ça bien et pas bien à la fois !
H77
H77

1 abonné 1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mai 2026
De Sorogoyen j'avais beaucoup aimé "As bestas" et "Madre", je suis malheureusement bien plus réservé sur ce "L'être aimé". Ce film semble pensé pour plaîre à Cannes: une thématique qui rappelle le "Valeur sentimentale" de Joachim Trier, une qualité formelle évidente, quelques scènes marquantes qui m'ont fait penser au cinéma de Nuri Bilge Ceylan... On est malheureusement bien en deçà de ce dernier car je suis resté assez indifférent à ses enjeux, d'où un léger ennui qui s'est installé progressivement. Le personnage joué par Marina Foïs m'a posé question: pour être aussi creux et mal défini le réalisateur a-t-il coupé la plupart de ses scènes au montage sans assumer de le supprimer intégralement? J'espère que le prochain film de Sorogoyen sera plus pensé pour les spectateurs et moins pour les jurys.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 546 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Esteban (Javier Bardem) est un réalisateur célèbre. Il reprend contact avec sa fille qu’il n’a pas vue depuis des années, Emilia (Victoria Luengo) pour lui proposer d’être l’actrice principale de son prochain film.
La scène d’ouverture est captivante, il s’agit des retrouvailles entre le père et la fille et de la proposition de film. La relation entre les deux apparaît déjà comme très complexe et donne envie de voir la suite.
Le sujet est intéressant même si je pensais qu’on irait plus loin au niveau de la psychologie des personnages et des rebondissements.
Javier Bardem est comme toujours vraiment impeccable, parfait dans son rôle, très charismatique.
J’ai beaucoup aimé la scène de tournage du repas qui démarre avec beaucoup d’humour puis fait monter la tension d’un coup, au même titre que les protagonistes.
je_ne_suis_pas
je_ne_suis_pas

16 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
Super idée de scénar, montage génial et très inspirant. Cependant quelle est la morale ? Qu'on doit pardonner un homme violent quoi qu'il arrive ? Aussi, le film n'a aucune conclusion. C'est une espère de fin à moitié ouverte. On ne sait pas quoi en tirer...
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