L’Être Aimé
Note moyenne
3,9
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186 critiques spectateurs

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Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 105 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2026
Rodrigo Sorogoyen nous offre un film à plusieurs couches.
La première est la relation douloureuse, pleine de regrets, de non-dits, de colère entre un père et sa fille qu'il a délaissée, si ce n'est, abandonnée.
La deuxième est la dureté voire la violence d'un homme (ici réalisateur) vis-à-vis de son entourage, les excès, les insultes et propos inacceptables qui font baisser la tête.
Enfin, c'est le film dans le film, la fabrication d'une œuvre cinématographique où du coup, ce que l'on voit à l'écran devient un champ exploratoire fascinant.
Tout cela est brillamment mis en scène et interprété avec un Javier Bardem en mode masterclass.
domit64
domit64

74 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2026
Bien que les acteurs et actrices soient au top, que les sujets de l’abandon, des relations père/fille, et réalisateur/acteurs soient traitées avec justesse, finesse, et réalisme, je me suis ennuyée. Toutes les scènes sont trop longues. C’est dommage, malgré un Bardem exceptionnel et qui mériterait un prix !
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2026
Thématique rapport père réalisateur/fille déjà vue récemment dans valeur sentimentales sous un traitement très différent. L'utilisation fréquente du cadrage très rapproché donne une vraie intimité aux scénes et met en valeur l'excellence des acteurs et permet de ressentir les sentiments de manière non verbale. Ici un père qui pense pouvoir effacer une très longue absence par quelques semaines de présence mais ce n'est bien sur pas si simple. Rodrigo Sorogoyen est un maitre pour nous faire ressentir la violence à fleur de peau, à peine contenue, déclenchée par la frustration. Pour autant le personnage du réalisateur n'est pas que négatif montre de la nuance et des luttes internes pour tenter de changer. On ressent bien aussi tout le sentiment de mise à distance de la fille pour s'éviter de nouvelles douleurs. Personnages secondaires également intéressants bon dialogues et scénario bien rythmé finissent de faire ce film une vraie réussite.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2026
Qu’est-il arrivé à Rodrigo Sorogoyen, lui qui nous avait habitués à des films pleins de tensions, sans temps mort ? Ainsi qu’à sa scénariste « attitrée », Isabel Peña ? Le film dans le film n’est pas nouveau et d’autres réalisateurs l’ont déjà fait brillamment : « Les ensorcelés » (1952) et « Quinze jours ailleurs » (1962) de Vincente Minnelli, « La nuit américaine » (1973) de François Truffaut, et « Même la pluie » (2011) d’Icíar Bollaín. Un de plus, pourquoi pas mais le réalisateur se prend pour Ingmar Bergman en voulant traiter la relation père-fille ; spoiler: ici Esteban Martinez (Javier Bardem, 57 ans), réalisateur célèbre, ayant reçu 2 Oscars, et sa fille, Emilia (Victoria Luengo, 36 ans), célibataire, actrice, comme sa mère (qui a joué dans le 1er film d’Esteban, « Sirocco ») et qui n’a plus vu son père depuis 13 ans
. Le film est très bavard (d’où sa durée de 2h15), avec notamment une scène d’ouverture, spoiler: filmée champ contre-champ, d’une vingtaine de minutes, où Estéban, qui veut embaucher sa fille dans son nouveau film « Désert », et Emilia déjeunent ensemble, et dialoguent de façon lénifiante. Tout ça pour dire que chacun a une vision différente de certains événements (effet Rashōmon ?) et qu’Emilia a souffert de l’absence de son père.
Quelle fine analyse psychologique ! On dirait un film français parisianiste et nombriliste. On a droit, quand même, à une séance de tournage spoiler: (le déjeuner, avec soupe aux maquereaux, servie à 10h du matin) où Esteban montre son « talent » de démiurge sadique maltraitant ses acteurs au cours de plusieurs prises.
Les grands réalisateurs sont rarement des bisounours. Dernier point qui aurait pu sauver le film (nombreuses scènes en pellicule Kodak 70 mm) : l’action est tournée à Fuerteventura, île des Canaries dont les dunes doivent donner l’illusion d’être au Sahara Espagnol où se déroule le film d’Esteban au début du XXe s : sous domination hispanique de 1884 à 1976, ce territoire a été partagé entre le Maroc (majoritaire) et la Mauritanie, sans réelle consultation des habitants, d’où la fondation du Polisario (en 1973), mouvement indépendantiste et soutenu par l’Algérie limitrophe. Rien de tout cela n’est évoqué et ne constitue qu’un décor. Il en ressort un film long, ennuyeux, soporifique, parfois maniériste (pourquoi des images en noir et blanc au sein d’une même scène ? titre et générique partiel au bout de 30 mn) avec des personnages survolés tels la cheffe opératrice spoiler: qui quitte le tournage
ou celui de Marina Foïs, confidente d’Estaban, à la fonction mal définie. Quant au titre, est-ce de l’ironie car il n’est nullement question d’amour entre Esteban et Emilia, lui tentant de se racheter en l’employant comme actrice et elle, pleine de ressentiment…
Marie Christine Carneiro
Marie Christine Carneiro

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2026
Film d'une grande intelligence en tout, bouleversant. Ça fait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi fort. Les deux acteurs principaux sont formidables. Impossible de le décrire, tellement il y a de choses à dire...
Je sors très émue en sortant de la séance et je ne suis pas la seule...
Il faut le voir absolument 
Frédéric Lévêque
Frédéric Lévêque

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2026
Donc vu, L'Être Aimé, de Rodrigo Sorogoyen, et j'ai vu du cinéma ...
Des défauts ?... plein !
Mais on s'en fiche...
On n'en voudrait encore.
AUDREY1210
AUDREY1210

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2026
Je ne peux que vous conseiller d'aller voir ce film très émouvant et qui traite d'un sujet que l'on a tous entendu au moins une fois, un père qui a abandonné un enfant pour une autre vie. Javier Bardem mérite le prix du meilleur acteur au festival de Cannes. De plus, l'originalité du cadrage est très intéressant. Superbe.
Paul B
Paul B

93 abonnés 1 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2026
Globalement un bon drame familial qui permet d'entretenir son espagnol avec des dialogues riches et c'est devenu rare.
selenie

7 464 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Un speech qui fait encore écho en nous puisqu'il s'agit du très récent "Valeur Sentimentale" (2025) de Joachim Trier qui a d'ailleurs remporté le Grand Prix au Festival de Cannes 2025, est-ce que Rodrigo Sorogoyen va faire de même rien n'est moins sûr... Sur l'ensemble on préfère la mise en scène de l'espagnol, plus créative, moins mortifère, qui filme les paysages de Fuerteventura comme un paysage à part entière, qui offre deux grands plans séquences et intègre du Noir et Blanc pour accentuer une certaine intimité et introspection. Néanmoins, certains choix interrogent et nous laissent sans réponses malgré les questionnements d'un journaliste ou même de la fille Emilia/Luengo, ainsi on ne saura jamais pourquoi cette histoire, pourquoi ce rôle pour sa fille, pourquoi Fuerteventura etc... alors qu'on pourrait légitimement s'attendre à une explication ou révélation. Par là même, l'immersion sur le plateau de tournage est intéressante, à bien des égards, mais idem elle impose une relation père/Bardem fille/Luengo où jamais la filiation ou l'intimité ne se révèle, la professionnalisme et la production restant l'essentiel. Heureusement, le duo Bardem-Luengo fonctionne à merveille, et leurs séquences ensemble restent des moments forts,
Site : Selenie
Dave Sylb
Dave Sylb

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 mai 2026
Que c'est long, mon dieu… C'est redondant et plat, bavard pour ne rien dire de percutant ou d'intelligent… Je suis sacrément déçu, après As Bestas que j'avais adoré, je m'attendais à autre chose qu'un pseudo drame démago niveau france 3
ffred

1 995 abonnés 4 298 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2026
J’ai adoré tous les films de Rodrigo Sorogoyen depuis Que Dios nos perdone en 2016. Quatre films, quatre chefs-d’œuvre pour moi. Autant dire que j’attendais celui-ci avec énormément d’impatience, surtout après sa présentation au Festival de Cannes.


Et malheureusement, la déception est à la hauteur de mes attentes. Je ne suis jamais vraiment entré dans le film. Que ce soit la mise en scène, que j’ai trouvée assez pesante, ou le scénario, long et peu intéressant, rien n’a vraiment fonctionné sur moi. Le film ne fait pas grand-chose pour qu’on s’attache aux personnages, malgré une interprétation pourtant impeccable.


Mais tout cela ne décolle jamais vraiment. Et avec ses 2h15, le temps finit clairement par sembler très long… au point où je me suis presque endormi. Au final, une grosse déception pour moi venant du réalisateur espagnol. J’espère sincèrement que ce n’est qu’un accident de parcours.
Emanuel D.
Emanuel D.

4 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2026
Même si je ne suis pas vraiment convaincu par le parti pris esthétique du changement de pellicule et de format et par les passages en noir et blanc, venant appuyer de manière didactique l'idée du "film dans le film qui se filme" et même si on n'est pas dans la même puissance que son précédent et excellent film As Bestas, force est de constater que le réalisateur nous livre-là un grand film, tout en tension et en subtilités, avec cet art bien particulier qu'il a de filmer la violence du masculin...on est sur une ligne de tension perpétuelle entre la douceur et la violence, l'amour et la cruauté, notions et sentiments qu'il fait entrechoquer avec intelligence...Bardem mérite amplement et sans tergiverser un premier prix pour ce rôle de réalisateur stalinien et stakhanoviste...le réalisateur ne lâche pas d'une semelle les visages qu'il "plaque" dans leur émotions et leur larmes, comme un entomologiste plaquerait des papillons dans un carnet de verre...des scènes durent 30s et il ne se passe rien mais il se passe tout dans la tête du personnage...comme dans As Bestas, les personnages féminin sont littéralement écrasés par la violence de l'homme quand il ne sait pas quoi faire de ses sentiments, comment les dompter, comment les dire...Bardem est juste BLUFFANT....clap clap...ps : s'il n'y avait pas ce parti pris esthétique de Sorogoyen j'aurai mis 5 étoiles....
JoelleFaure3
JoelleFaure3

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2026
Le manque du père, le manque de sa fille qui se retrouvent grâce à l’initiative du père réalisateur qui l’engage sur son film. Tout pourrait aller vers la réconciliation, le pardon, des êtres aimés…. Mais non. C’est impossible de changer. Un film tourne tout près des visages, avec des instants fugaces en noir et blanc. Javier Bardem superbe dans ce rôle.
rvrichou
rvrichou

121 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2026
Le cinéma filme le cinéma et ce n est pas nouveau: ici c est un peu longuet et sans originalite si ce n est la relation pere fille essentielle puisqu'elle donne le titre au film. Sans grand intérêt donc hormis l interprétation des deux acteurs principaux.
tupper
tupper

196 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2026
Quand un film parle de cinéma, je pars souvent avec un excellent a priori, et Rodrigo Sorogoyen confirme une nouvelle fois la règle avec *L'Être aimé*. Ce drame captivant nous plonge dans les coulisses ultra-réalistes d’un tournage espagnol où un réalisateur (interprété par un Javier Bardem impérial et magnifiquement complexe) dirige sa propre fille. La mise en abîme est totale, riche et d’une justesse rare. Visuellement, Sorogoyen se montre particulièrement généreux – peut-être un poil trop démonstratif en alternant les angles, les objectifs, le noir et blanc et la couleur –, mais la proposition est tellement somptueuse qu'on se résout à juste en profiter, jusqu’à sourire bêtement face à beauté et la justesse de certaines séquences. Une œuvre marquante, portée par un Bardem au sommet de son charisme. À voir absolument.
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