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Fiers R.
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3,5
Publiée le 27 janvier 2026
Principalement connu pour l’excellent thriller poisseux (un peu surévalué tout de même) « La Isla Minima », Alberto Rodriguez n’avait pas signé de film majeur depuis, ou, en tout cas, qui soit sorti sur nos écrans. Il revient avec un nouveau suspense situé dans la même région que son œuvre maîtresse puisqu’il se situe dans la région de Huelva. « Los Tigres » nous immerge – c’est le cas de la dire – au sein d’une profession totalement méconnue et pratiquement jamais vue au cinéma : celle des plongeurs scaphandriers qui réparent les bateaux de marchandise (ici de pétrole). Comme c’est la profession du personnage principal, cette discipline prend ici un tournant majeur au sein du long-métrage et la manière de la filmer est de toute beauté, instructive, angoissante comme l’est probablement ce métier à risque et presque claustrophobique.
D’ailleurs, la mise en scène de Rodriguez est élégante, mettant bien en avant les paysages et lieux singuliers de cet estuaire entre ports de marchandise et zones arides et anonymes. Des cadrages à la photographie c’est un sans-faute. Outre cette plongée dans tous les sens du terme dans cette profession, il faut avouer que « Los Tigres » nous tient davantage par son aspect social et dramatique que par le côté thriller en lui-même. La relation peu commune et fusionnelle entre ce frère et sa sœur, tous deux plongeurs comme leur père, est traduite avec beaucoup de délicatesse et de véracité. Par le biais de gestes simples, de regards ou de décisions imprévisibles, on sent leur attachement réciproque contre vents et marées. Antonio de la Torre, l’un des acteurs espagnols les plus célèbres, et Barbara Lennie forment un beau duo de cinéma, peu classique et attachant dans leurs galères.
En revanche, il est à noter qu’il y a un manque de tension au sein de « Los Tigres ». Pas que cela porte véritablement préjudice au film, mais on aurait apprécié une intrigue avec plus de punch, d’enjeux et de développements. Cette histoire de drogue à refourguer et de cartels semble presque mise de côté, de son lancement à sa résolution. Plutôt que de rester en arrière-plan, elle aurait pu participer à rendre le film davantage tendu et captivant si son écriture avait été plus soignée. Ceci dit, le long-métrage est réussi et nous permet de se fondre dans un contexte inédit en plus de très belles scènes de plongée qui feront frémir tous les angoissés des espaces clos ou de l’eau. Pas à la hauteur de « La Isla Minima » mais recommandable tout de même.
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Le film s’articule sur 2 thèmes qui s’enchevêtrent : la relation frère-sœur, en l’’occurrence celle d’Antonio (Antonio de la Torre, 58 ans, 3e collaboration avec le réalisateur), et Estrella (Bárbara Lennie, 42 ans), sourde et biologiste marine, et le monde des plongeurs professionnels. Le 1er thème n’est pas nouveau et se construit sur la valorisation d’Antonio, spoiler: surnommé « Le Tigre », qui a parcouru le monde, sur les traces de son père, également plongeur, au détriment d’Estrella qui s’est sacrifiée, notamment pour s’occuper du père malade . C’est elle, finalement et depuis l’enfance (spoiler: cf. la remontée de la montre du père ), le personnage fort, Antonio, restant impulsif et ne prenant pas toujours les bonnes décisions. Le thème des plongeurs scaphandriers, souvent invisibles, au métier dangereux, éprouvant et peu rémunérateur, est traité de façon documentaire (ainsi que le site industriel de Huelva où se trouvent, notamment, des raffineries de pétrole), avec une ambiance poisseuse et anxiogène, notamment dans les scènes sous-marines. Le réalisateur y a ajouté une ambiance thriller à ce microcosme andalou par le télescopage avec le monde du trafic de cocaïne via le transport maritime. Un peu artificielle (bien que réelle) d’autant que le film n’est pas une tragédie, à tort ou à raison, mais qui sert de catalyseur dans l’évolution des relations entre Antonio et Estrella.
Original et bien filmé, avec un trés non début, mais sous l'eau on s'essoufle vite avec un scenario qui oscille trop entre le policier et l'histoire familiale. Dommage car il y avait des éléments d'un bon film.
"« Plongée espagnole» Un thriller espagnol dans le monde de la plongée sous-marine pour entretenir les super-tankers. Lors d’une plongée, Antonio, plongeur dans le besoin financièrement, découvre une trappe sous le tanker recelant de la drogue et décide d’en profiter avec l’aide de sa sœur elle aussi plongeuse… pari risqué ! On est bien immergé dans ce monde de l’entretien sous-marin, dur et dangereux. La complicité entre le frère et la sœur est très bien interprétée. Seules quelques longueurs sont à signaler dans ce bon moment d’évasion aquatique et aussi mafieux…"
Ai vu « Los Tigres » du réalisateur espagnol Alberto Rodriguez dont j’avais adoré « La isla minima ». Le scénario mêle trois genres, avant tout le film sociologique sur le milieu des scaphandriers professionnels, le thriller et le drame psychologique. A Huelva, ville portuaire dans le golfe de Cadix, Antonio (Antonio de la Torre) et Estrella (Barbara Lennie) sont frère et soeur. Ils sont plongeurs professionnels et font des travaux difficiles sur les coques de pétroliers et navires marchands de passage. Ils découvrent une cargaison de drogue sous un cargo et pensent qu’en volant une partie de la cocaïne cela pourrait résoudre leurs soucis financiers et palier à leurs vies laborieuses. Rodriguez filme avec brio les plongées dans un milieu aquatique boueux et glauque, nous somme à l’opposé du « Grand bleu » de Luc Besson. Les deux personnages sont assez taiseux et énigmatiques et le duo d’acteur donne beaucoup de tension à ce couple hanté par leur enfance. Chaque plongée est synonyme de suspens tant le protocole est précis, les eaux inquiétantes et les corps en ressortent abimés d’autant plus quand ils vieillissent. Les cadres sont superbes et c’est la mise en scène qui favorise l’atmosphère étouffante et de tension. Si la partie documentaire et le drame sont très aboutis c’est la partie thriller qui est la moins intéressante car un peu trop attendue, déjà vue et cousue de fil blanc. Il n’en reste pas moins que Rodriguez mêle avec talent les grands espaces et la sobriété, la noirceur des fonds marins et la lumière aveuglante andalouse, le récit social à la Ken Loach et le film documentaire façon Cousteau… à l’image de ce frère et de cette soeur que tout oppose mais qui forme un binôme mystérieux et soudé.
Un frère et une sœur sont scaphandriers et, pour pouvoir continuer à voir ses enfants, le frère a une idée : prélever quelques grammes de drogue dans la cave d'un bateau et trouver un dealer pour les revendre. Sauf qu'un autre scaphandrier le voit et lui propose un marché, qui échoue. Les voilà alors poursuivis par des hommes douteux. La tension monte. Un beau film sur la relation frère-sœur. Très bien filmé, notamment les plans sous l'eau avec les plongeurs.
Dans ce thriller espagnol, Alberto Rodríguez nous plonge dans l’univers méconnu et périlleux des scaphandriers industriels. Le film suit Antonio et Estrella, frère et sœur, confrontés à des choix moraux après la découverte d’une cargaison de cocaïne dissimulée dans un cargo.
Visuellement saisissant, LOS TIGRES parvient à capturer avec justesse la tension et le danger inhérents à ce métier extrême. Ayant moi-même pratiqué la plongée pendant plusieurs années, j’étais particulièrement curieux de découvrir un film abordant un sujet aussi rarement traité au cinéma. Les scènes sous-marines sont particulièrement maitrisées et d’un réalisme impressionnant. Elles installent une tension constante et offrent une véritable expérience sensorielle immersive, au point de nous faire retenir notre souffle.
Antonio de la Torre et Bárbara Lennie incarnent leurs personnages avec une grande justesse, les rendant à la fois attachants et profondément crédibles. Ensemble, ils dressent le portrait de deux êtres marqués par l’ombre de leur père et les traumatismes de l’enfance. Le film aborde également la précarité et la solidarité familiale, lui conférant une dimension sociale qui dépasse le simple cadre du thriller.
Si LOS TIGRES séduit par son atmosphère immersive et son souci du réalisme, son rythme peut toutefois sembler inégal. Le premier tiers du film prend son temps pour installer les enjeux, parfois au détriment de la dynamique narrative. De même, le climax, même s’il reste efficace et extrêmement tendu, paraît quelque peu expédié : j’aurai justement aimé voir la tension autour du trafic de drogue davantage développée.
LOS TIGRES reste tout de même un thriller visuellement impressionnant, doublé d’un drame intimiste, qui privilégie l’ambiance et le réalisme aux coups de théâtre spectaculaires.
Très riche sur le plan thématique. Trafic de drogue, traffic de pétroliers géants, trafic de migrants, travail précaire et économie liés à cette nouvelle situation contrastant avec le passé des personnages évoqué dans le petit film familial des enfants plongeurs. Impressionnant pour ces mondes cachés des fonds maritimes et des donneurs d'ordre pétroliers aussi dangereux que ce monde des traffics. Seule grande faiblesse : l'intrigue cousue de fil blanc et la pauvreté des profils psychologiques.
Estrella et Antonio sont frères et sœurs. Élevés par un père plongeur, ils ont été habitués depuis leur enfance à être sous l'eau et en ont fait leur vocation. Antonio est appelé par leurs collègues El Tigre et est reconnu pour son courage et ses compétences. Un jour, il remarque d'étranges sacs cachés sous un énorme pétrolier. En salle le
spoiler: "Los Tigres" est un thriller sous-marin original qui met le spectateur dans une ambiance très particulière. Sans mauvais jeu de mot, on ressent la pression grandissante du récit jusqu'à une fin très stressante. J'ai aimé la dynamique entre les personnages même si certains tiroirs se retrouvent sous-exploités, comme l'histoire d'amour naissante d'Estrella. Les images sont intéressantes et on découvre un environnement portuaire pas forcément très montré au cinéma.
Ce film tisse trois centres d'intérêt : la plongée, un suspense autour de la revente de cocaïne et le lien fraternel qui unit les deux personnages principaux. C'est ce dernier motif qui m'aura permis de chasser un certain ennui général du fait d'une trame policière qui ronronne trop. En effet, la sœur, Barbara Lennie irradie de sa présence douce et déterminée et fait bien mieux que donner la réplique à Antonio de la Torre. Pour ma part je l'ai vue comme le vrai centre du film, celle qui le tient debout. En effet, les plongées, c'est bien joli et mystérieux pendant un certain temps mais la réalisation et la photo n'ayant pas non plus les qualités documentaires d'un film de Werner Herzog par exemple, l'intérêt s'assèche vite. En conclusion je parlerai d'un polar qui "se laisse regarder" avec un certain plaisir.
Un début un peu mou pour la mise en place de l'intrigue. Qui est devenu très intéressant dans ce thriller espagnol. Les liens entre un frère et une sœur très unie. Qui travaille ensemble dans le milieu sous-marine. L'appât du gain va mettre la relation à dur épreuve. Les deux acteurs étaient tous les deux crédibles.
Le pitch est surprenant avec ce plongeur voleur de drogue à la vie sentimentale perturbée. Un thriller marin, aquatique qui tient en haleine. Un film singulier porté par un bon casting et qui apporte un éclairage sur un profession méconnue. A voir en VO absolument
Un bon thriller, qui évolue de façon inattendue avec un récit au cordeau et des acteurs, actrices qui mettent en relief la complexité de leurs personnages. Le monde de la plongée est bien retranscrit et la mise en scène trouve des astuces pour nous plonger sous l'eau et nous faire ressentir des sensations inédites. Très beau travail sur la bande-son d'ailleurs. A voir pour le plaisir.