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Napoléon
181 abonnés
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3,5
Publiée le 5 avril 2014
Un duo Stallone-Snipes qui fonctionne très bien, certaines scènes d'actions sont bien gérées tout comme l'humour qui est très bon. Mais ce qui est le mieux fait c'est la satire du futur.
Je pense que là où Bowfinger présente la façon de faire le film, demolition man présente le film en lui-même. Plusieurs hypothèses sont à retenir concernant ce film, la plus réaliste est le besoin d'argent des acteurs qui d'ailleurs sont dans l'ensemble tous aussi médiocres, la deuxième hypothèse qui pourrait expliquer ce film est le pari, la gageure même, du producteur et sans doute aussi du réalisateur d'essayer de faire de l'argent avec ce scénario, ils ont malheureusement manqué de pas mal d’abnégation pour réussir. Quant à la troisième hypothèse, de loin la plus effrayante elle est de penser que ce film a été tourné sérieusement comme tout autre film, sans essayer de donner au cinéma un parangon de navet car c'est bien là le résultat. En regardant le film j'ai même pensé qu'il datait du début des années 80, mais il est bien de la même année que des pulp fiction, Forest Gump et autre cité de la peur dans lequel du reste il aurait pu remplacer red is dead. Ce film est en effet, et ce n'est pas peu dire, un des films d'action américains les plus pauvres que j'ai vus, non au niveau budgétaire bien sur mais au niveau cinématographique. Le seul passage intéressant du film, il y en a un, c'est la réaction de stallone qui se trouve alors en 2032 lorsqu'on lui dit que Schwarzy a été président des USA, Schwarzy qui rappelons-le a ces deux caractéristiques plus ou moins amusantes d'avoir été l'un des rivaux de Stallone dans le domaine du film d'action pour hypothyroïdiens congénitaux (et Stallone marque ici un gros point dans la bataille) et d'être actuellement gouverneur de Californie. Espérons quand même que la seule qualité du film ne soit pas la prémonition...
Tout simplement l'un des meilleurs actioner des 90's ! Ce mélange action/SF détonnant part sur les chapeaux de roues et ne ralentit jamais, Wesley Snipes y trouve l'un de ses meilleur rôle avec Blade et Sly assure un max comme à chaque fois. Un scénario un tant soit peu innovant, une mise en scène musclée, des SFX soignés et une bonne dose d'humour font de ce divertissement une véritable réussite qui fonctionne toujours parfaitement bien 25 ans plus tard. Un excellent moment avec en bonus une réflexion intéressante sur bon nombre de sujets toujours d'actualité. Un must du genre.
Il existe quelques films où j'hésite longtemps entre deux notes. Un moi sérieux estime que le film vaut objectivement 6 et un moi plus à l'écoute de son ressenti se dit que quand même, c'était un bon moment.
Parce que "Demolition Man" est un pur produit des années 90. Un film d'action burné, avec un méchant charismatique et excentrique, des répliques qui veulent faire mouche et des explosions partout. Et Stallone en tête d'affiche (important pour un film d'action de ces années).
Pourtant, réduire "Demolition Man" à cela, c'est passer à côté du film. Parce qu'il est plus original que cela : il s'aventure sur les terres de la science-fiction en situant son récit dans le futur. Mais dans un futur probable : les voitures ne volent pas, certaines personnes sont nostalgiques du XXème siècle, on a interdit petit à petit tout ce qui pouvait nuire à l'homme, etc ...
C'est l'occasion d'ailleurs d'avoir des scènes de style steampunk, assez intéressantes.
Mais surtout, sous les répliques caricaturales et le surjeu de certains acteurs, il y a un message politique. La liberté est petit à petit bridée, avec la bénédiction de la population et sous prétexte de bons sentiments (la santé publique, la sécurité publique ...). Inciter à céder des libertés pour mieux contrôler les individus. Une situation qui s'est peu à peu développée dans nos sociétés occidentales (bien sûr, dans une moindre mesure) et qui permettrait de faire appel à quelques grands philosophes ou politiciens.
L'histoire est donc bien plus complexe et intéressante qu'elle n'y paraît. Elle se paie même le luxe d'être originale en mélangeant plutôt bien différents genres. En commençant ma critique, j'avais noté ce film 6/10. En l'achevant, je me dis que 7/10 serait plus juste.
Si vous cherchez Marco Brambilla, vous le trouverez davantage au MOMA qu’à Hollywood. Parce qu’il faut bien vivre, celui-ci a commencé par la pub puis s’est retrouvé là, à filmer Stalone. Pas sûr que l’expérience lui ait plu vu que c’est son seul long-métrage. Il est depuis revenu à ses premières amours, la vidéo. Son site est d’ailleurs assez fun. Reste que Demolition Man est une réussite à retardement assez exemplaire.
Ça commence dans les années 1990 où tout n’est que chaos. Les gangs ont pris le pouvoir et les méthodes du flic Spartan sont aussi efficaces que contestées. A la suite d’une bévue, lui et son adversaire sont condamnés à la cryogénisation pendant plusieurs décennies. En 2032, le vilain Phoenix parvient à s’échapper et il faut donc décongeler Spartan pour le coffrer à nouveau. Sauf que dans le monde aseptisé de 2032, leur violence et leur grossièreté font tache.
En voilà un pitch qui donne envie ! Il faut se rappeler le contexte, on est en pleine période des films d’action de bourrins, Stalone en pleine gloire est déjà caricaturé et Snipes bastonne à tout va. Sur le papier, le projet ressemble donc à un film bas de plafond. Ce qu’il n’est en fait pas. Il y a d’abord le ton. Il y a cet humour à la fois potache et irrévérencieux qui parcourt l’ensemble du film. On aimera toutes ces petites blagounettes et ces gags sur le voyage dans le temps, source inépuisable de quiproquos. On notera aussi ce regard acéré sur la création d’une société totalitaire gérée par un gourou PDG technophile qui, pour le bien de tous, a banni la violence et dans le même coup toute liberté. La logique hygiéniste est poussée ici à son extrême. Ceux qui n’acceptent pas ce contrat vivent sous terre et se nourrissent de rats. On retrouve donc un des thèmes de prédilection de la SF d’anticipation, traité ici avec toute la légèreté de la subversion soft du cinéma de divertissement. N’empêche que 30 ans plus tard, certaines paroles ou situations feront écho au monde actuel. Pour ce qui est de la narration, pas d’accroc ni de temps mort, tout est diablement efficace. Idem à l’interprétation au petits oignons, d’autant que retrouver Bullock est toujours un plaisir. Les scènes de baston sont bien menées et cognent à l’ancienne (comprendre sans chorégraphie matrixienne).
En clair, on tient là un petit bijou de simplicité et de malice, un bout de cinéma qui n’existe plus vraiment sous cette forme, une pièce qui prend de la valeur avec le temps et dont il faut savoir apprécier l’intelligence.
Un très bon film de science-fiction avec Sylvester Stallone,Wesley Snipes et Sandra Bullock dans un futur pacifié et la scène mémorable des trois coquillages.
Un divertissement fort sympathique, dans un futur carrément pastiché au maximum avec un duo badass de folie, Stallone et Snipes se font plaisir et nous font passer un super moment. Un savant mélange de comédie et d'action avec des scènes mémorables (les 3 coquillages, les postes verbalisants d'insultes, les punchlines ...), de plus ça n'a pas tant vieilli que ça, et c'est aussi la preuve que les films d'actions du début des années 90 avaient vraiment un charme particulier (comme "Tango et Cash" ou "Last Action Hero"), que Hollywood a du mal a reproduire depuis quelques temps. Bon par contre la fin est un peu débile ... Mais ça reste un pop corn movie de qualité.