Vieux thriller des années 90, où l'on suit l'obsession de l'après-drame, celle d'une disparition qui laisse une trace fantôme, détresse d'une émotion furtive qui réapparaît pour ne jamais oublier, mais aussi ne jamais avancer, pris au piège dans la toile de cette araignée qui cherche dans l'infini la justesse de la couleur de son âme. C'est dans cette dualité, cette quête de vérité, que l'on s'interroge sur ce que nous-mêmes aurions fait, effet miroir de nombre d'histoires.
Néanmoins, malgré qu'il soit doté d'un excellent casting, avec un rôle féminin très moderne, l'on reste sur un côté léger, prévisible et sans surprise, avec quelques situations de longueur, ou de comportements pas forcément crédibles. On sent cette envie de macabre, de mystère inquiétant, de suspense intense et soutenu, mais tout semble trop limpide, trop explicite, où tous les impacts sont diminués, allégés.
Il ne reste plus qu'à se lancer dans "L'homme qui voulait savoir", le film original dont est tiré ce remake américain, par le même réalisateur.