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Arnaud KaDo
81 abonnés
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2,5
Publiée le 15 janvier 2025
Déçu. Film long plat manque de rebondissements.. particulièrement bavard (pour rien) et beaucoup de remplissage qui n'apportent pas grand chose. J'entends le partie prix de faire un film toute en nuance sans pathos voire sans émotion mais du coup je suis passé a côté. Sur le principe seule la thématique est originale
Je comprends parfaitement que ce film ait pu déplaire à certains. Il peut sembler long et ennuyeux. Mais, justement, face à la mort, il est rare d'être enthousiaste et enthousiasmant Confronté à la mort tous les jours, de par mon travail, j'ai trouvé ce film très juste. L'amitié sincère et la sobriété de la mourante sont remarquablement bien jouées par Julianne Moore et Tilda Swinton. Le film soulève la question de l'euthanasie qui, si elle n'était qu'un choix individuel ne poserait pas de problème. Mais la société a beaucoup de mal à l'accepter. Pourtant ce choix douloureux sera sûrement une question essentielle dans les années à venir. Comme le souligne Damian (excellent John Tuturro), la fragilité de nos systèmes de santé, fera le travail, et l'euthanasie pourrait être percue comme un moindre mal pour alléger les souffrances et surtout ne pas contribuer au trou (de la sécu, en France). Sans être cynique, il faut d'abord penser à la personne qui souffre et on semble l'oublier. Un très bon film sur un sujet passionnant. N'ayez pas peur de vous ennuyer. Vous pourrez y retrouver des éléments familiers. 18/20
Des actrices aussi expressives et qui font passer autant d’émotions que de la pierre, des dialogues ennuyeux et insipides « d’après le plan cet escalier monte à la maison » jure on le voit pas ! C’est pour faire du netflix et suivre sans regarder ? Une réalisation avec couleurs criardes aussi basique qu’une publicité.
Un ennui total. Tout n’est pas bon dans Almodovar et il ne suffit pas de ne pas parler de sa mère comme d’habitude pour faire un bon film.
On reconnaît la touche almodovar, c’est très esthétique allié à une sobriété ajustée. Malheureusement, on est laissé sur le bord de la route. Les longueurs provoquent une hâte du générique de fin. Sans grand intérêt et pourtant il y avait du potentiel. Ça fait maintenant un bon moment qu’on attend un Almodovar qui tient la route et c’est pas pour cette fois ci…
Pour son premier long-métrage en langue anglaise, Pedro Almodóvar s'entoure de Tilda Swinton et Julianne Moore pour aborder le sujet du droit à l’euthanasie. Alors que la première est atteinte d'un cancer, la seconde est invitée à l'accompagner dans ses derniers instants. Sans jamais tomber dans le mélodrame excessif, "La Chambre d’à côté" n'en est pourtant pas moins chargé d'émotions, tant le combat pour mourir dans la dignité est abordé avec finesse. Une histoire touchante portée à merveille par ses actrices malgré sa mise en scène immaculée et dont la musique ne sert pas toujours au mieux l'intrigue.
Un très joli Almodovar qui explore le droit à la fin de vie digne, sans douleurs, choisie et accompagnée de ceux qui nous aiment. Julianne Moore et Tilda Swinton sont le cœur battant de ce film sur la Mort très réaliste et jamais triste, plutôt joliment philosophique (côté épicurien). Les deux Dames (qu'on adore, cela va sans dire) sont absolument parfaites et fusionnelles dans le rôle de Martha et Ingrid, ces deux amies qui s'entraident face au cancer, s'attristent, rient, s'engueulent sans jamais élever la voix, partagent leurs souvenirs sans filtre, et arrangent les affaires de la vie de celle qui s'en va (Martha). On peut dire sans se tromper que l'on n'a jamais vu les actrices, seulement leur personnage (on s'y attache en deux secondes et demi, et encore, si l'on est lent) dont les psychologies sont bien dépeintes : l'astuce du scénario est d'obliger une femme qui a pour principale phobie la Mort à aider son amie à passer de l'autre côté, ce qui fait remonter à la surface beaucoup de questions et doutes (dans le binôme, c'est elle qui a peur, pas l'intéressée, ce qui est souvent cocasse malgré la situation tragique). La scène où l'on a eu le souffle coupé comme Ingrid, spoiler: de penser que Martha était morte (sans prévenir : la mise en scène n'avait laissé aucun indice), et de voir débarquer tranquillement la "morte" en pyjama... On lui en a voulu mentalement, en même temps que l'on rigolait de la bêtise de la situation (à la "Indiana Jones 3 : ...j'ai cru t'avoir perdu !"), et c'est à cet instant qu'on craint d'être foutu pour le final, on est suspendu à l'émotion qui nous attend (en même temps qu'Ingrid). Et finalement, Almodovar de nous surprendre encore : pas question de rejouer la même "fin" qu'on a essuyé, la réelle est gorgée de douceur, de tranquillité et de réconciliation. Une conclusion qui fait du bien. Mention quand même à la "fille de Martha" qui est juste spoiler: Tilda Swinton avec une perruque... Alors là : non, on a eu un sourire incrédule, on voit l'idée de spoiler: "la vie de Martha continue à travers sa fille, qu'Ingrid apprend à faire son amie comme sa mère avant elle", mais au moins un petit effort sur le maquillage, ça n'aurait pas été de trop. Quant à la thématique sociale, on ne peut qu'applaudir Almodovar, quand notre société moderne ne propose rien pour épargner les souffrances de patients (et des familles), quand les malades décidés à en finir le font "salement" (avec la famille qui est embêtée par la justice, comme dans le film) ou sont transportés dans des états lamentables jusqu'en Suisse (on vous recommande le film Tout s'est bien passé, pour mettre des images sur ces périples indignes). On préfère largement voir cette Martha qui est maître de sa vie jusqu'au bout, épaulée par sa meilleure amie qui a peur d'être "dans la chambre d'à côté" de la morte, qui, en spoiler: éteignant sa lumière, dans son costume jaune clinquant, sous les doux rayons du Soleil, offre l'occasion à deux de ses proches de refaire leur propre vie un peu mieux ensemble... Un bien joli film, qui supplante au sombre diagnostic le rayonnement des derniers instants partagés, où brille l'excellent binôme Julianne Moore et Tilda Swinton.
Un film sur la fin de vie. Ou bien sur l’amitié. A moins qu’il ne s’agisse d’un regard sur l’absence .Celle d’une mère pour sa fille qui n’a jamais connu son père… Cet homme revenu d’une guerre, plus mort que vivant. La mort est omniprésente chez Almodovar au milieu de tous ces thèmes qu’il brasse avec froideur et élégance, dans ce renoncement programmé à la vie. Martha a donc fait appel à son ami Ingrid, perdue de vue un temps, et retrouvé au hasard d’une autre rencontre. Elle va l’accompagner dans son désir ultime de partir sans aucune concession aux aléas médicaux. Ne plus rien affronter, ne plus se battre, mais vivre tout simplement. Ce que le cinéaste traduit par une figuration picturale à la Hopper , une ligne de vie continue, où la mort effectivement n’a pas lieu d’être. Tilda Swinton et Julianne Moore l’ignorent dans la superbe de leur interprétation . Pedro Almodovar en fait à nouveau, une affaire de femmes. Emouvante, rayonnante Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Almodovar part de l’autre côté de l’Atlantique pour nous raconter l’histoire d’une amitié féminine à l’épreuve de l’euthanasie. Il fait le voyage avec sa palette de couleurs habituelle qu’il confronte à une ambiance esthétique géométrique et froide. On pense évidemment à Hopper mais aussi à Hockney. Le sujet ne se prête pas à l’exubérance et le rythme est paisible, presque liquéfié par moment, logique quand on se trouve dans l’antichambre de la mort.
« Où est passé Almodovar?» Un sujet intéressant sur le suicide (assisté ou pas), de bonnes actrices (Julianne Moore lumineuse), un cadre et une photographie splendide, et malgré tout, un film académique et lisse, qui s’écoule sans vraie saveur. Où est passé la folie créatrice d’Almodovar? La Mostra de Venise lui a tout de même décerné un Lion d'Or !
23 ème long métrage du grand pedro almodovar dont je suis admiratif, j ai attendu patiemment la sortie de ce film pour 2 raisons, tout d abord retrouver cette atmosphère, couleurs, et dialogues propre à cet immense scénariste qui m a procuré û grand plaisir tel que volver, la mauvaise éducation, ou bien plus récemment douleur et gloire, mes 3 films préférés d almodovar. La deuxième raison est comment transpose son univers et surtout ses dialogues aux États-Unis avec 2 grandes actrices, l action se situe à New york 2 femmes une ecrivaine à succès joué par julianne moore apprend par une amie qu une femme ancienne reporter de guerre amie en commun est mourante joué admirablement par tilda swinton, elle s y précipite pour la visiter et peu à peu un pacte va se nouer entre elles. Un grand film pour lequel je n' ai pas boude mon plaisir. Je n ai pas été decu
Ai vu « La chambre d’à côté » de Pedro Almodovar. Avec ce film, le réalisateur espagnol propose comme un suite thématique au film «Douleur et Gloire » (dernier chef d’oeuvre en date d’Almodovar - 2019). On y voyait un metteur en scène être envahi par une douleur de plus en plus tenace qui l’empêchait de travailler et qui le forçait petit à petit à l’isolement. Dans « La chambre d’a côté », Martha (intense Tilda Swinton) journaliste de guerre, n’a plus l’énergie, ni l’envie de se battre contre spoiler: un cancer de l’utérus et ne désire plus être cobaye pour des traitements sans espoirspoiler: . Elle utilise ses dernières forces pour trouver une amie qui voudra bien lui tenir compagnie pendant un mois dans une magnifique maison, pour y vivre de calme et de silence. Cette amie sera Ingrid (sublime Julianne Moore) romancière, qu’elle n’a pas revue depuis des années. Là, où les films d’Almodovar se faisaient entre autre remarquer par d’innombrables personnages haut en couleur, ici, il ne reste plus qu’un duo de femmes extrêmement posées qui profitent de leurs retrouvailles pour se remémorer le passé. Le film est puissant et délicat. Ce n’est pas un film d’action, c’est un film d’attente. Les belles longues scènes d’échanges entre les deux amies sont très écrites et superbement théâtrales. La musique d’Alberto Iglesias transcende cette ambiance d’atterrissage en douceur. L’image d’Eduard Grau est somptueuse. La mise en scène d’Almodovar est de plus en plus invisible et discrète tant il est devenu maître dans son art. Des scènes bouleversantes entre les deux actrices qui additionnent leurs talents légendaires. spoiler: A quoi bon lire et écouter de la musique quand ses jours sont comptés ? Ne pas regretter de vouloir quitter « la partie » alors que le néo-libéralisme et l’extrême droite cumulent leurs forces à l’horizon. Se conforter avec la pensée que l’adoption de l’autorisation de l’euthanasie se fera, quand les politiques auront totalement mis à terre le système de santéspoiler: … « La chambre d’à côté » est aussi discrètement mais efficacement politique. On peut regretter la musicalité de langue espagnole qui manque à cet opus américain et une fin un peu trop appuyée et inutile, mais assurément Almodovar en fin de carrière signe à nouveau un très grand film, qu’il aurait pu aussi intituler « Femmes au bord de la quiétude ».
Pedro, donde estas ? Je ne retrouve plus la magie d'Almodovar depuis un moment. Ici, nous avons encore les couleurs, les drames, le sujet de la filiation, des figures féminines magnifiques, mais j'ai eu du mal à vraiment m'identifier ou à ressentir de l'empathie. Julianne Moore est écrivain à succès et Ingrid reporter de guerre, forcément, elles se sont perdues de vue. Très moyen et j'ai trouvé la fin décevante, j'attendais une pirouette à la Pedro.
Au début de "La chambre d'à côté", je me suis dit :"Je vais m'ennuyer pendant deux heures" et, en fait, petit à petit, le film m'a emporté dans son magnifique univers. Cela en fait au final un film vraiment pas mal, avec un bon scénario et deux excellentes actrices.
Une façon très esthétique de parler de la fin de vie mais pas la plus empathique. Cette retenue toute en délicatesse et dont on sent bien poindre la profonde amitié qui lie les 2 personnages est interessante mais pas totalement attachante à mon goût. J’avoue, en fan d’Almodovar et particulièrement de ses films plus « délurés »! Je suis un peu restée sur ma faim mais il faut sûrement accepter le temps qui passe, et Pedro comme nous tous évolue dans ses réflexions sur la vie et son crépuscule. Comme il avait commencé à le faire déjà dans Douleurs et Gloire … nouveau chapitre avec de nouveaux personnages et une nouvelle mise en situation ? Beaucoup de références par touches à l’univers almodovar (la musique une photo magnifique …) et bien sûr des actrices en totale maîtrise de leur art.
Histoire simple : une reporter de guerre a un cancer, elle ne veut plus se faire soigner, achète une pilule pour en finir, et demande à une amie écrivain de l'accompagner ...
Vu (en VO) dans mon cinéma de quartier un lundi soir. Surprenant de voir l'assistance attendre à la fin du film dans le silence.
J'ai attendu un peu avant d'écrire. C'est clair que c'est un Almodovar assez atypique. Langue anglaise, moins de rythme. Si je devais juger ce film au premier degré, je lui mettrais 0,5 - parce que pas de rythme et personnage prétentieux ... Mais bon, j'ai regardé cette oeuvre au second degré et si on comprend la manière dont Almodovar a voulu parler de ce sujet délicat qui est la fin de vie assistée, on constate que cette manière de traiter le sujet est originale et plutôt bien vue. Le décor est superbe - qui n'aurait pas envie de vivre dans cette maison ? - et les interprétations sont remarquables.
Deux petits défauts selon moi : Il manque un peu de matière sur la fin, spoiler: surtout quand le flic cherche à creuser , mais c'est subjectif. Et aussi le fait d'avoir voulu placer à tout prix des oeuvres références, et spoiler: aussi le discours écologique via le personnage interprété par John Turturo , deux choses qui n'ont rien à voir avec l'histoire principale.
Au final, j'ai passé un très bon moment de cinéma, mais je choisis de ne mettre pas plus que 3,5. Je déclare que c'est BIEN. J'ai été un peu déçu, j'attendais plus de ce film et de ce réalisateur. Allez le voir - aller le voir si vous êtes inconditionnel d'Almodovar, si ce sujet vous interresse, si vous êtes prêt au cinéma d'auteur, si vous êtes prêt tout court.