La Chambre d’à côté
Note moyenne
3,7
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494 critiques spectateurs

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Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2025
Sujet intéressant, sur une femme atteinte d'un cancer des ovaires de stade 3 et qui ne souhaite plus infliger de traitement à son corps. Elle souhaite prendre la pilule qui la libérera de ce poids. Pour ce faire, elle réunit les conditions propices : une maison avec une belle vue, une personne de confiance pour passer d'agréables derniers jours, un séjour qui ressemble à de dernières vacances en quelques sortes. On assiste à leurs dernières discussions, les derniers secrets de famille dévoilés (notamment sur le père de sa fille). Bon jeu des actrices
Cannes
Cannes

12 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2025
Un drame et réflexion sur notre propre choix de vivre ou mourir réussi , peut-être trop obsédé par l’esthétisme de l’image et des décors qui gomment la profondeur du propos et le jeu des actrices, dommage.
Evelyne B
Evelyne B

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2025
Sujet difficile traité de façon intelligente et fine par Almodovar.
Les actrices excellentes permettent aussi d'aborder ce sujet sans pathos.
Réalité de la vie, de la mort et sujet traité sans artifices. Les dialogues sont excellents
HASTENEP
HASTENEP

14 abonnés 86 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 janvier 2025
Quel dommage, ce sujet traité par Almodovar était une promesse d'un film prenant dense profond riche.

Alors oui ce fil est riche en couleurs et en belles images .

Pour le reste le scénario est d'une vacuité rare, les dialogues du coup sont à pleurer de rire et ces deux formidables actrices ne font que ce qu'elles peuvent .
Babou
Babou

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2025
Une mise en scène très maîtrisée, un jeu sur les couleurs, des actrices magistrales mais c'est presque trop parfait. On peut regretter une certaine froideur, un côté artificiel.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 286 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2025
À la fois précédé d’un grand prix à Venise et de rumeurs prétendant qu’en faisant un film américain, Almodovar avait perdu son âme, ce nouveau film avait tout pour susciter l’intérêt. Et alors ? Alors Almodovar est toujours aussi Almodovarien !
Certes les personnages parlent anglais, c’est plus feutré, moins heurté ; certes tout le début du film se déroule à New York,dans un hôpital plutôt que dans les rues de la movida madrilène, mais Almodovar a déjà exploré cet univers ( « Parle avec elle », par exemple). Pour le reste on se retrouve en terrain de connaissance : couleurs flamboyantes, héroïnes charismatiques aux destins contrariés, relations fille-mère douloureuses, musique envoûtante. Et cela même s’il éloigne un peu ( si peu..) de l’hommage au mémo flamboyant de Douglas Sirk pour lorgner du côté de Bergman.
On retrouve également son grand talent pour magnifier ses héroïnes Il est là servi par deux comédiennes hors pairs qui dès la première scène a l’hôpital nous attirent, nous entraînent, nous enferment dans leur intimité. On embarque alors dans un voyage à la fois paisible et douloureux.
Ce film est tout autant un aboutissement dans son œuvre qu’un nouveau départ. Il prolonge ainsi le changement déjà opéré depuis Julietta, Douleur et Gloire ou Madres Paralellas: plus de gravité, moins de provocation, des confidences susurrées, une parole mezza vocce, une douleur qui laisse percer une larme au coin de l’œil de ses héroïnes sans jamais lui permettre de ruisseler …
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2025
Adapté de « Quel est donc ton tourment ? » (« What are you going through » (2020), 8e roman à 69 ans de l’Américaine Sigrid Nunez, Pedro Almodóvar réalise un film assagi, moins flamboyant et baroque que ses précédents mélodrames mais empreint de gravité. A travers deux amies, Martha (la Britannique Tilda Swinton, 64 ans), reporter de guerre (en Irak, en Bosnie), en phase terminale d’un cancer de l’utérus, et Ingrid (Julianne Moore, 64 ans), écrivain, venant d’emménager à New York, il traite, non seulement de la fin de vie et de l’euthanasie [ spoiler: choisie dans un lieu inconnu, près de Woodstock (état de New York) mais tournage en Espagne dans une superbe maison d’architecte parmi les pins, en avril
], mais aussi de l’amitié, des amours passées ( spoiler: Pour Martha, « le sexe était le meilleur antidote contre la mort lorsqu’elle travaillait en zone de guerre »
) et de la relation difficile parent-enfant [comme dans « Julieta » (2016)]. On y retrouve, bien sûr, la touche Almodóvar, avec son goût des couleurs (rouge, jaune et vert) et son amour du cinéma [extraits des films, « Les gens de Dublin » (« The dead ») (1987), ultime œuvre de l’Américain John Huston (1906-1987) d’après la nouvelle éponyme de l’Irlandais James Joyce (1882-1941) et « Fiancées en folies » (« Seven chances » (1925) de Buster Keaton] et de la peinture [tableaux « People in the sun » (1960) d’Edward Hopper (1882-1967) et de Georgia O’Keefe (1887-1987)]. Plus que le scénario, assez conventionnel mais meilleur que « Tout s’est bien passé » (2021) de François Ozon, sur le même sujet, le film doit beaucoup à l’interprétation des 2 actrices ( spoiler: Tilda Swinton joue la mère, Martha et la fille, Michelle
) et à la musique envoutante (prédominance des cordes puis de la clarinette) du complice habituel, Alberto Iglesias (69 ans, 13e collaboration depuis 1995). On peut le voir aussi comme le prolongement de « Madres paralelas » (2021) où 2 femmes étaient reliées par un accouchement simultané, donc la vie, tandis qu’ici, c’est la mort qui les réunit.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2025
Ai vu « La chambre d’à côté » de Pedro Almodovar. Avec ce film, le réalisateur espagnol propose comme un suite thématique au film «Douleur et Gloire » (dernier chef d’oeuvre en date d’Almodovar - 2019). On y voyait un metteur en scène être envahi par une douleur de plus en plus tenace qui l’empêchait de travailler et qui le forçait petit à petit à l’isolement. Dans « La chambre d’a côté », Martha (intense Tilda Swinton) journaliste de guerre, n’a plus l’énergie, ni l’envie de se battre contre spoiler:
un cancer de l’utérus et ne désire plus être cobaye pour des traitements sans espoir spoiler:
. Elle utilise ses dernières forces pour trouver une amie qui voudra bien lui tenir compagnie pendant un mois dans une magnifique maison, pour y vivre de calme et de silence. Cette amie sera Ingrid (sublime Julianne Moore) romancière, qu’elle n’a pas revue depuis des années. Là, où les films d’Almodovar se faisaient entre autre remarquer par d’innombrables personnages haut en couleur, ici, il ne reste plus qu’un duo de femmes extrêmement posées qui profitent de leurs retrouvailles pour se remémorer le passé. Le film est puissant et délicat. Ce n’est pas un film d’action, c’est un film d’attente. Les belles longues scènes d’échanges entre les deux amies sont très écrites et superbement théâtrales. La musique d’Alberto Iglesias transcende cette ambiance d’atterrissage en douceur. L’image d’Eduard Grau est somptueuse. La mise en scène d’Almodovar est de plus en plus invisible et discrète tant il est devenu maître dans son art. Des scènes bouleversantes entre les deux actrices qui additionnent leurs talents légendaires. spoiler:
A quoi bon lire et écouter de la musique quand ses jours sont comptés ? Ne pas regretter de vouloir quitter « la partie » alors que le néo-libéralisme et l’extrême droite cumulent leurs forces à l’horizon. Se conforter avec la pensée que l’adoption de l’autorisation de l’euthanasie se fera, quand les politiques auront totalement mis à terre le système de santé spoiler:
… « La chambre d’à côté » est aussi discrètement mais efficacement politique. On peut regretter la musicalité de langue espagnole qui manque à cet opus américain et une fin un peu trop appuyée et inutile, mais assurément Almodovar en fin de carrière signe à nouveau un très grand film, qu’il aurait pu aussi intituler « Femmes au bord de la quiétude ».
Francis K.
Francis K.

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2025
Que dire de cette création de cet immense cinéastre à la créativité foisonnante?
Tout est beau, les personnages, les visages, les couleurs, les paysages, la musique...mais l'essentiel n'y est pas : l'émotion...du coup je suis resté sur quelque chose d'uniquement esthétisant et le propos qui aurait pu être puissant a pris une tonalité très "bobo". Ici, l'éternelle admiration d'Almodovar pour l'univers féminin devient pesante et le propos sous-jacent "du droit à mourir" ne vient pas sauver le film!
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2025
J’aime beaucoup le cinéma d’Almodóvar, j’étais donc impatient de découvrir son nouveau film, qui avait tout pour exciter ma curiosité : premier film du cinéaste en anglais, avec deux grandes actrices au casting et ce Lion d’or 2024 reçu à Venise.

Sur la forme, on retrouve beaucoup de ce que j’apprécie chez le réalisateur.
Le récit est ancré dans les thèmes qui lui sont chers, comme la mort ou la relation mère-fille.
Il démontre toujours un sens aigu du cadre et propose des plans magnifiques, avec un travail remarquable sur les couleurs.
Et surtout, il fait preuve d’une direction d’acteurs irréprochable, avec un amour pour les femmes qui transperce l’écran.

Mais voilà, même si le film a de nombreux atouts, cela ne suffit pas et, à mon grand regret, je suis passé totalement à côté de la proposition du cinéaste.
Je ne suis jamais entré dans l’histoire, et pire, je n’ai ressenti aucune émotion. Pourtant, le film aborde un sujet fort, celui d’une femme malade qui décide de mettre fin à ses jours pour mourir dans la dignité. Mais j’ai trouvé qu’il ne faisait qu’effleurer le sujet et qu’il se perdait parfois dans des thèmes comme l’écologie, la montée de l’extrême droite ou le stress post-traumatique dû à la guerre. Ces sujets, survolés, arrivent comme un cheveu sur la soupe et alourdissent le film.

Mais surtout, le souffle romanesque ne prend pas, et le film ne m’a jamais atteint.
Certains dialogues ont bien réussi à capter mon attention, mais cela retombait très vite, et j’ai rarement trouvé le temps aussi long devant un film d’Almodóvar.
Il faut dire qu’il n’est pas aidé par son rythme lent. Il y a bien un côté hitchcockien, mais le suspense qu’il tente d’installer ne fonctionne pas, car l’on devine aisément où tout cela va mener.

Ce n’est sûrement pas un mauvais film, et d’ailleurs beaucoup de gens l’encensent, mais je suis passé totalement à côté de la proposition, au point que c’est probablement le film d’Almodóvar qui m’a le moins touché…

https://www.critiquesdunpassionne.fr
Jelomaro
Jelomaro

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 janvier 2025
Un film triste et plein de clichés décadents, de petits phrases sordides, sous des images d'un esthétisme narcissique et presque pervers. La neige est tombée sur Almodovar
Gentille sorciere
Gentille sorciere

13 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2025
Une façon très esthétique de parler de la fin de vie mais pas la plus empathique. Cette retenue toute en délicatesse et dont on sent bien poindre la profonde amitié qui lie les 2 personnages est interessante mais pas totalement attachante à mon goût. J’avoue, en fan d’Almodovar et particulièrement de ses films plus « délurés »! Je suis un peu restée sur ma faim mais il faut sûrement accepter le temps qui passe, et Pedro comme nous tous évolue dans ses réflexions sur la vie et son crépuscule. Comme il avait commencé à le faire déjà dans Douleurs et Gloire … nouveau chapitre avec de nouveaux personnages et une nouvelle mise en situation ? Beaucoup de références par touches à l’univers almodovar (la musique une photo magnifique …) et bien sûr des actrices en totale maîtrise de leur art.
romain42000
romain42000

14 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2025
On retrouve le thème récurrent cher à Almodóvar: la filiation et notamment la mère.
Malgré une très belle performance de Julianne Moore et une mise en scène léchée, ce film, largement engagé, traîne un peu en longueur.
pvh
pvh

62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2025
Très beau film, un magnifique scénario, deux actrices formidables (mention spéciale pour Tilda Swinton).
À souligner aussi un remarquable travail de maquillage. Et une bande-son au top, comme toujours chez Almodóvar. Petit bémol sur qq longueurs dans le scénario et qq invraisemblances qui n’apportent pas grand chose…
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2025
Le titre de ce film adapté de la nouvelle « Quel est donc ton tourment ? » (2010, Sigrid Nunez) fera certainement penser aux spectateurs ayant assisté à des cérémonies funéraires contemporaines à ces mots de réconfort : « Je suis passé dans la pièce d’à côté », fréquemment cités en étant tirés d'un texte (un sermon en fait) du théologien et écrivain britannique Henry Scott Holland en 1910. Il s’agit par cette image d’apaiser l’assistance en évoquant un au-delà dans lequel le défunt se trouve : la pièce d’à côté. Cela dit, malgré l'emprunt, le propos narratif et le fil conducteur dans ce film ne sont pas du tout les mêmes. La pièce d’à côté est cette fois quelque chose de factuel. La chambre dans laquelle séjournera l’amie venue accompagner une fin de vie dont la malade entend choisir d’ici peu le jour et l’heure face à un mal incurable qui la ronge. Le scénario très épuré aborde l’amitié, les années qui ont passé, les souvenirs qui datent d’autant plus qu’elles s’étaient perdues de vue. Et bien sûr la maladie. Puis le droit de mourir dans la dignité. Le suicide assisté ou, plus brutal, l’euthanasie ce que la loi du pays (Etat de New York) réprouve et réprime et nécessite donc de prendre des précautions pour que l’amie quelque peu complice ne soit pas inquiétée. C’est poignant. Chacun y trouvera matière à réflexion personnelle.
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