Note moyenne
3,7
4654 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
62 critiques
4
172 critiques
3
120 critiques
2
89 critiques
1
42 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Un duo d'actrices poignantes et une réalisation sobre et délicate pour un film qui aborde le sujet de la mort de manière réfléchie et bienveillante. 1h47 accueillante et chaleureuse. On en ressort apaisé et ça fait du bien !
Très belle couleur, beau paysage, scénario génial mais trop orienté avec idées qui n'ont pas lieu ici ... Dommage
2 actrices époustouflantes de sincérité
2 actrices époustouflantes de sincérité
Attention chef d'oeuvre ! Bergman revisité par un Almodovar au sommet de son art. Tout est parfait dans ce film. Le personnage d'Ingrid joué par Julianne Moore est d'une justesse et d'une profondeur admirable. Dans l'empathie sûrement, mais jamais dans la faiblesse ou le jugement. Le leimotiv de la porte fermée est remarquablement mis en scène. D'un point de vue technique, les cadrages sont absolument parfaits, les décors flamboyants, Almodovar a un oeil de peintre. La bande-son est à l'avenant, tout en douceur et en suggestion. Rien de larmoyant dans ce drame. Le pitch pourrait probablement s"écrire sur un timbre-poste. Et pourtant, guidé par cet exceptionnel cinéaste, on partage et on vit avec ces deux femmes les questions philosophiques les plus profondes qui accompagnent une fin de vie. Et sans le moindre accablement. Quel talent.
Almodovar revient avec un film de fantôme aussi beau qu'envoutant. Julianne Moore et Tinda Swinton sont majestueuse dans ce sublime premier long-métrage en langue anglaise du cinéaste espagnol
Le chef d’œuvre d’Almodovar brillamment interprété par deux actrices magnifiques. Ce film défend la liberté de choisir le moment et le mode de sa fin. C’est mon histoire à venir.
Ce film est moins baroque et fougueux que les Almodovar d’Antan. Moins passionné aussi mais plus sophistiqué.
L’esthétique n’est pas la même. Plus intellectualisée.
Mais alors ? C’est différent mais toujours aussi beau.
Ce film a visiblement dérouté certains.
Or l’émotion et la gravité nous prend autrement. De manière plus posée et subtile.
C’est simplement l’évolution d’un auteur de cinéma qui s’interroge autrement sur la fin d’une vie (plutôt que sur la mort), la fin d’un monde, et une manière de la maîtriser dans une certaine dignité et quiétude. J’y ai reconnu sa patte.
C’est réussi et je ne suis pas déçu.
L’esthétique n’est pas la même. Plus intellectualisée.
Mais alors ? C’est différent mais toujours aussi beau.
Ce film a visiblement dérouté certains.
Or l’émotion et la gravité nous prend autrement. De manière plus posée et subtile.
C’est simplement l’évolution d’un auteur de cinéma qui s’interroge autrement sur la fin d’une vie (plutôt que sur la mort), la fin d’un monde, et une manière de la maîtriser dans une certaine dignité et quiétude. J’y ai reconnu sa patte.
C’est réussi et je ne suis pas déçu.
Almodovar conquiert l’Amérique ! Le décor est planté : ce sera le luxe et l’inhumanité de grands appartements modernes avec un huis clos à deux femmes riches d’expériences et qui se retrouvent en fin de vie pour l’une d’entre elles. Tout est (trop) soigné dans ce film : les décors à la Hooper, des dialogues à la Woody Allen, une musique très ajustée aux scènes . Dommage que Pedro Almodovar ait abandonné outre atlantique ses personnages truculents et sexués , le film en devient en conséquence trop beau et stérilisé…
Lion d'or 2024 à Venise, " la chambre à côté" se propose une réflexion sur la fin de vie, à travers la rencontre fortuite entre deux anciennes relations amicales de jeunesse.
Ce dernier opus du cinéaste espagnol Pedro Almodovar, tourné aux usa, mais qui reprend les choix esthétiques du cinéaste en terme de production artistique, n' est pas uniquement une réflexion sur le droit à mourir.
Confrontation à la maladie, bilan d'une vie d'où surgissent des épisodes non résolus, mais aussi accompagnement par celui ( ou celle ) qui survivra, dans une sorte de répétition avant sa future disparition, " la chambre à côté" est aussi indirectement une invitation à aimer la vie.
Grande réussite pendant les premières 40 minutes, ce Lion d'or s'essouffle ( selon moi) malheureusement pendant sa dernière heure trop pauvre et sèche en émotions.
C'est, ( me semble -t-il) là ou se ressent ce qu'il faut bien appeler le point faible de " la chambre...". A voir, malgré tout, mais on n'a pas ici affaire ( de mon point de vue ) à un des quatre ou cinq meilleurs titres de son auteur.
Ce dernier opus du cinéaste espagnol Pedro Almodovar, tourné aux usa, mais qui reprend les choix esthétiques du cinéaste en terme de production artistique, n' est pas uniquement une réflexion sur le droit à mourir.
Confrontation à la maladie, bilan d'une vie d'où surgissent des épisodes non résolus, mais aussi accompagnement par celui ( ou celle ) qui survivra, dans une sorte de répétition avant sa future disparition, " la chambre à côté" est aussi indirectement une invitation à aimer la vie.
Grande réussite pendant les premières 40 minutes, ce Lion d'or s'essouffle ( selon moi) malheureusement pendant sa dernière heure trop pauvre et sèche en émotions.
C'est, ( me semble -t-il) là ou se ressent ce qu'il faut bien appeler le point faible de " la chambre...". A voir, malgré tout, mais on n'a pas ici affaire ( de mon point de vue ) à un des quatre ou cinq meilleurs titres de son auteur.
"The Room Next Door" bien noté par la critique, Lion d'Or à la Mostra de Venise l'an dernier, est un drame espagnol bien décevant. En effet, pour son premier long-métrage en anglais, Pedro Almodóvar présente aux spectateurs une histoire plutôt lisse et parfois ennuyeuse. J'ai eu l'occasion de découvrir de bien meilleures œuvres de ce cinéaste espagnol, et il aurait eu de meilleures façons d'aborder des sujets aussi importants que la fin de vie et l'euthanasie, malgré la présence des deux actrices que j'aime beaucoup Tilda Swinton et Julianne Moore ainsi qu'un scénario assez maitrisé, c'est ma première déception de l'année.
un peu difficile et très différent par sa lenteur pour un film d"Alomodovar. Très belle interprétation
Le sujet est passionnant. Le film est lent, ennuyeux, très bon chic bon genre. Fin de vie chez les riches. On y croit pas ! Beaux paysages, relation amicale intéressante, beau jeu d'actrice.
Sur un sujet majeur un melo chic et bavard servi par 2 excellentes actrices. L’ensemble est plutôt ennuyeux, très convenu et au total décevant
Almodovar signe à plus de 70 ans son premier film aux Etats-Unis et force est de reconnaître que ce changement géographique ne se ressent aucunement dans son style. On retrouve la beauté de ses couleurs pétantes qu'il
affectionne, la belle musique qui nous transporte de son compositeur attitré et le plaisir de magnifier ses actrices. Il retrouve Tilda Swinton et filme son étrange visage avec une constante émotion. Face à elle, Julianne Moore, lumineuse comme toujours ou ici comme jamais livre une poignante prestation. Sur le fond, le cinéaste espagnol nous parle d'un sujet très douloureux avec une délicatesse qu'on lui avait connu dans ses grands mélos espagnols. "La chambre d'a coté" est un film dur mais tellement beau, Almodovar reste un cinéaste majeur de son époque.
affectionne, la belle musique qui nous transporte de son compositeur attitré et le plaisir de magnifier ses actrices. Il retrouve Tilda Swinton et filme son étrange visage avec une constante émotion. Face à elle, Julianne Moore, lumineuse comme toujours ou ici comme jamais livre une poignante prestation. Sur le fond, le cinéaste espagnol nous parle d'un sujet très douloureux avec une délicatesse qu'on lui avait connu dans ses grands mélos espagnols. "La chambre d'a coté" est un film dur mais tellement beau, Almodovar reste un cinéaste majeur de son époque.
En passant à la langue anglaise avec un casting anglophone le cinéaste espagnol semble avoir oublié son amour des couleurs chatoyantes, des histoires alambiquées et riches de sens et de symboliques, de personnages complexes et/ou ambigus pour un récit linéaire, simple et simpliste. Une atmosphère pesante s'instaure, pas morbide encore mais on s'y approche, quelques flash-backs qui paraissent anodins, et la requête pour l'euthanasie qui ouvre les portes d'un drame psychologique ou d'un thriller qui ne se dévoile pas encore. L'histoire se met en place doucement puis on se demande quand est-ce qu'il va réellement se passer quelque chose, quand est-ce que le rebondissement ou la révélation ultime va arriver. L'émotion a bien du mal à s'éveiller, pas aider d'ailleurs par deux amies, incarnées certe de façon juste et sobre par deux magnifiques actrices, mais trop bourgeoises égocentriques pour amener à l'empathie. Puis arrive la fin alors qu'on s'attendait à un truc en plus pour ouvrir un dernier acte, mais non. Finalement la frustration d'un film inachevé amène à la frustration d'un film très anecdotique qui nous laisse de marbre. Tout ça pour ça...
Site : Selenie.fr
Site : Selenie.fr
"Auréolé du Lion d’or à la dernière Mostra de Venise avec l’adaptation du roman éponyme de Sigrid Nunez, Pedro Almodóvar développe un thriller existentiel en reconnaissant l’euthanasie comme une digne échappatoire dans un monde surchargé en souffrance. La Chambre d’à côté constitue alors un geste artistique transgressif et bienvenu, comme à son habitude, en faisant de nous les témoins et complices d’une tragédie humaine."
"Julianne Moore et Tilda Swinton, un cocktail qui gagnerait à exploser sur la scène hollywoodienne, mais qui sont appelées à interagir dans une extrême et intense retenue devant la caméra d’Almodóvar. [...] Malgré un emballage esthétique qualitatif, la narration pèche dans les insertions de flashbacks, beaucoup mieux dilués dans Douleur et Gloire, où le passé alimentait davantage l’intensité émotionnelle, presque qu’autant que dans le présent. Ce film constituait déjà un « adieu » prématuré et bouleversant de l’artiste. Cette nouvelle itération avec La Chambre d’à côté le confronte à ses propres démons, revenus le hanter pour des raisons obscures, mais qui ont néanmoins la délicatesse de magnifier une profonde introspection, à défaut de nous émouvoir. De même, on sent qu’Almodóvar prend beaucoup plus de distance avec le réel dans la fameuse scène de « répétition », où Martha apparaît dans une robe blanche à travers une vitre, tel un spectre."
"Ses décors, aux couleurs vives et pop, constituent autant des leviers de caractérisation des personnages que de leurs sentiments. [...] Et encore une fois dans La Chambre d’à côté, Almodóvar s’en sert comme un contrepoids à la douleur, celui d’une histoire sombre et de plus en plus accentuée par la mortalité. En cela, à l’issue d’une ultime séquence enneigée, certains pourraient y voir un caprice ou un acte testamentaire prétentieux d’un artiste en fin de carrière, lorsque d’autres spectateurs plongeront naturellement dans sa relecture visuelle, intime et sensuelle des limbes au cœur d’une forêt, où l’amour et la fraternité s’additionnent pour ne laisser qu’une bulle de tendresse et de renaissance."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
"Julianne Moore et Tilda Swinton, un cocktail qui gagnerait à exploser sur la scène hollywoodienne, mais qui sont appelées à interagir dans une extrême et intense retenue devant la caméra d’Almodóvar. [...] Malgré un emballage esthétique qualitatif, la narration pèche dans les insertions de flashbacks, beaucoup mieux dilués dans Douleur et Gloire, où le passé alimentait davantage l’intensité émotionnelle, presque qu’autant que dans le présent. Ce film constituait déjà un « adieu » prématuré et bouleversant de l’artiste. Cette nouvelle itération avec La Chambre d’à côté le confronte à ses propres démons, revenus le hanter pour des raisons obscures, mais qui ont néanmoins la délicatesse de magnifier une profonde introspection, à défaut de nous émouvoir. De même, on sent qu’Almodóvar prend beaucoup plus de distance avec le réel dans la fameuse scène de « répétition », où Martha apparaît dans une robe blanche à travers une vitre, tel un spectre."
"Ses décors, aux couleurs vives et pop, constituent autant des leviers de caractérisation des personnages que de leurs sentiments. [...] Et encore une fois dans La Chambre d’à côté, Almodóvar s’en sert comme un contrepoids à la douleur, celui d’une histoire sombre et de plus en plus accentuée par la mortalité. En cela, à l’issue d’une ultime séquence enneigée, certains pourraient y voir un caprice ou un acte testamentaire prétentieux d’un artiste en fin de carrière, lorsque d’autres spectateurs plongeront naturellement dans sa relecture visuelle, intime et sensuelle des limbes au cœur d’une forêt, où l’amour et la fraternité s’additionnent pour ne laisser qu’une bulle de tendresse et de renaissance."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse