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Les relations complexes parents / enfants en trois épisodes indépendants ; on est enthousiaste au premier, moins au second, et lassé au troisième, mais cela reste intéressant et original.
Même si la structure quartenaire de son titre ne le laisse pas spontanément présager, "Father Mother Sister Brother" se compose de trois parties, clairement présentées dans son affiche.
« Father » met en scène un vieux père de famille (Tom Waits), reclus dans un chalet menaçant ruine dans la forêt de New Jersey (j’apprends grâce à ce film que le New Jersey ne se réduit donc pas à l’immense banlieue résidentielle que j’imaginais avec Philip Roth et Bruce Springsteen). Son fils (Adam Driver) et sa fille (Mayin Bialik), légitimement inquiets de son état, viennent lui rendre visite.
« Mother » a pour une héroïne une mère collet monté (Charlotte Rampling) qui reçoit très formellement ses deux filles, aussi dissemblables qu’on puisse les imaginer, une binoclarde coincée (Cate Blanchett) et une ado punk teinte en rose (Vicky Krieps), pour le thé.
« Sister Brother » se déroule à Paris où deux faux jumeaux (Indya Moore et Luka Sabbat) reviennent une dernière fois dans l’appartement de leurs parents décédés.
On peut faire au dernier film du grand Jim Jarmusch le procès de son insignifiance. C’est le cas de Frédéric Strauss qui l’assassine dans Télérama et de ma femme, qui est ressortie mitigée de la séance. Il ne se passe pas grand-chose en effet dans ses trois saynètes, construites selon le même schéma répétitif – un long trajet en voiture avant une réunion dans un appartement – entretenant entre elles de subtils échos – l’image ralentie de skateurs, une vraie ou fausse Rolex, l’eau, les nuances chromatiques des costumes élégamment assortis des protagonistes…
On peut tout au contraire vanter cette insignifiance. Jim Jarmusch, le réalisateur le plus cool au monde, semble à soixante dix ans passés avoir (enfin) atteint une forme de sérénité. Il a débarrassé son cinéma de tout ce qui n’y était pas utile et s’est recentré sur l’essentiel. Il filme les liens familiaux, entre les parents et leurs enfants, entre les enfants entre eux. Il filme ce qui au cinéma – ou dans la littérature – est si dur à raconter et pourtant qui fait la trame de nos jours : des moments de malaise, des non-dits, des hésitations, des insignifiances, des refoulements, des questions sans réponses…
Le seul reproche que je lui adresserais est l’enchaînement boiteux de ces trois sketches. Le troisième est à la fois le moins réussi et le plus significatif : il nous montre combien la disparition de nos parents, même si nous entretenions avec eux des relations distantes, crée un vide difficile à combler. Les deux premiers au contraire montrent le fossé d’incompréhension qui nous en sépare. Les deux premiers sketches se répètent inutilement – même si nous est épargnée dans le deuxième la révélation que je voyais, à tort, venir, de la maladie mortelle qui allait fatalement emporter la mère. Il manque entre le premier et le deuxième sketch la même évolution qu’entre le deuxième et le troisième.
Sans doute l’immense respect qu’inspire Jim Jarmusch a-t-il influencé le jury du dernier festival de Venise. Mais "Father Mother Sister Brother" n’a pas volé son Lion d’or.
« Father » met en scène un vieux père de famille (Tom Waits), reclus dans un chalet menaçant ruine dans la forêt de New Jersey (j’apprends grâce à ce film que le New Jersey ne se réduit donc pas à l’immense banlieue résidentielle que j’imaginais avec Philip Roth et Bruce Springsteen). Son fils (Adam Driver) et sa fille (Mayin Bialik), légitimement inquiets de son état, viennent lui rendre visite.
« Mother » a pour une héroïne une mère collet monté (Charlotte Rampling) qui reçoit très formellement ses deux filles, aussi dissemblables qu’on puisse les imaginer, une binoclarde coincée (Cate Blanchett) et une ado punk teinte en rose (Vicky Krieps), pour le thé.
« Sister Brother » se déroule à Paris où deux faux jumeaux (Indya Moore et Luka Sabbat) reviennent une dernière fois dans l’appartement de leurs parents décédés.
On peut faire au dernier film du grand Jim Jarmusch le procès de son insignifiance. C’est le cas de Frédéric Strauss qui l’assassine dans Télérama et de ma femme, qui est ressortie mitigée de la séance. Il ne se passe pas grand-chose en effet dans ses trois saynètes, construites selon le même schéma répétitif – un long trajet en voiture avant une réunion dans un appartement – entretenant entre elles de subtils échos – l’image ralentie de skateurs, une vraie ou fausse Rolex, l’eau, les nuances chromatiques des costumes élégamment assortis des protagonistes…
On peut tout au contraire vanter cette insignifiance. Jim Jarmusch, le réalisateur le plus cool au monde, semble à soixante dix ans passés avoir (enfin) atteint une forme de sérénité. Il a débarrassé son cinéma de tout ce qui n’y était pas utile et s’est recentré sur l’essentiel. Il filme les liens familiaux, entre les parents et leurs enfants, entre les enfants entre eux. Il filme ce qui au cinéma – ou dans la littérature – est si dur à raconter et pourtant qui fait la trame de nos jours : des moments de malaise, des non-dits, des hésitations, des insignifiances, des refoulements, des questions sans réponses…
Le seul reproche que je lui adresserais est l’enchaînement boiteux de ces trois sketches. Le troisième est à la fois le moins réussi et le plus significatif : il nous montre combien la disparition de nos parents, même si nous entretenions avec eux des relations distantes, crée un vide difficile à combler. Les deux premiers au contraire montrent le fossé d’incompréhension qui nous en sépare. Les deux premiers sketches se répètent inutilement – même si nous est épargnée dans le deuxième la révélation que je voyais, à tort, venir, de la maladie mortelle qui allait fatalement emporter la mère. Il manque entre le premier et le deuxième sketch la même évolution qu’entre le deuxième et le troisième.
Sans doute l’immense respect qu’inspire Jim Jarmusch a-t-il influencé le jury du dernier festival de Venise. Mais "Father Mother Sister Brother" n’a pas volé son Lion d’or.
Le premier épisode (NewJersey) est intéressant et original. Il sauve le film. Le deuxième (Dublin) est assez prévisible, truffé de clichés. Le troisième(Paris)avec ses personnages stéréotypés et son histoire banale, est d'un ennui mortel. Je me suis assoupi par moments.
3 minis films avec 3 Portraits depeignent les Liens familiaux parents enfants, les héritages, les non dits..film contemplatif, poétique...
Je n'ai pas compris grand-chose à ce film j'ai apprécié l'espèce de triptyque mais je n'ai pas compris l'intérêt d'aller au cinéma pour voir ce film.
En plus, j'avoue, je me suis endormi. C'est très long il y a peu d'action les dialogues sont mous on a l'impression d'un film des années de la Nouvelle Vague.
En plus, j'avoue, je me suis endormi. C'est très long il y a peu d'action les dialogues sont mous on a l'impression d'un film des années de la Nouvelle Vague.
Rien compris à ce film, qui n'apporte rien. Ce n'est pas drole ni intéressant et les heures sont longues.
Insignifiant, inutile, à plein d’égard ce visionnage ne sert à rien. Pas de morale pas de belles images, pas de divertissement, on est censé comprendre les rapports complexes de familles mais on n’y apprends rien de nouveau, un enfant de 5 ans aurait pu imaginer ce film. Lourd et long mais parsemé de bons acteurs et de bonnes blagues, je ne vous le conseille absolument pas c’est une belle perte de temps qui se crois intellectuelle.
J'étais déçu de ce film.
C'est 3 histoires 3 visions du lien parent/enfants. Il ne se passe rien dans les 3 histoires.
Malgré un casting avec de grands noms.
C'est 3 histoires 3 visions du lien parent/enfants. Il ne se passe rien dans les 3 histoires.
Malgré un casting avec de grands noms.
Très ennuyeux, plat et sans surprise. Aucun rythme, ni humour, à l'inverse de ce que promet la bande annonce.
On s ennuie …
Dommage ça commence bien et après nada…..
Je m attendais a mieux
Décevant très décevant
Dommage ça commence bien et après nada…..
Je m attendais a mieux
Décevant très décevant
Ce film montre l'universalité des relations parents enfants dans le monde occidental Etats-Unis, Angleterre, France. avec des parents âgés .
Trois courts métrages, inégaux en durée et surtout hélas en qualité, dont le seul lien, visible de moi en tout cas, est les relations complexes d'enfants adultes avec leurs parents. Tout en non-dits, en silences (marmoréenne Charlotte Rampling) ou en promenades longuettes dans les rues parisiennes, j'ai quand même fini par m'y ennuyer ferme.
Lion d'or à Venise ! C'est à se demander du reste de la sélection !
Lion d'or à Venise ! C'est à se demander du reste de la sélection !
Nouveau film de Jim Jarmusch, dont j'ai apprécié jusqu'ici les films que j'ai vus (Broken Flower, Paterson, Only lovers left alive et Ghost Dog). Ici, le film est découpé en trois segments, chacun centré sur une relation familiale différente : père/fils et fille, mère/fille et fille, frère/sœur.
La mise en scène est élégante et soignée, comme on pouvait s’y attendre, mais c’est le scénario qui pêche un peu, les trois parties étant assez inégales. Ma préférée reste celle avec Charlotte Rampling, Vicky Krieps et Cate Blanchett – une belle intensité, un vrai mystère, tout en retenue. Puis vient celle avec Tow Waits, Adam Driver et Mayim Bialik, et enfin celle des jumeaux à Paris.
Dans chaque segment, on sent une ambiance lourde, faite de non-dits, de ressentiment, parfois même de gêne. Des éléments récurrents apparaissent : l’eau, des photos d’enfance, une Rolex, des skaters et ce "Robert est ton oncle", qui reviennent comme des motifs flous mais intrigants, seuls liens entre les trois.
Même si le film manque un peu d’émotion et de profondeur pour en faire un grand moment de cinéma, il reste une belle réflexion sur la famille, sur les liens qu’on tisse ou qu’on casse, et sur les blessures de l’enfance qui marquent l’adulte.
Au final, un joli moment, délicat, subtil, qui peut parfois nous ramener à nos propres souvenirs. Pas un chef-d’œuvre, mais un film qui mérite qu’on s’y attarde.
La mise en scène est élégante et soignée, comme on pouvait s’y attendre, mais c’est le scénario qui pêche un peu, les trois parties étant assez inégales. Ma préférée reste celle avec Charlotte Rampling, Vicky Krieps et Cate Blanchett – une belle intensité, un vrai mystère, tout en retenue. Puis vient celle avec Tow Waits, Adam Driver et Mayim Bialik, et enfin celle des jumeaux à Paris.
Dans chaque segment, on sent une ambiance lourde, faite de non-dits, de ressentiment, parfois même de gêne. Des éléments récurrents apparaissent : l’eau, des photos d’enfance, une Rolex, des skaters et ce "Robert est ton oncle", qui reviennent comme des motifs flous mais intrigants, seuls liens entre les trois.
Même si le film manque un peu d’émotion et de profondeur pour en faire un grand moment de cinéma, il reste une belle réflexion sur la famille, sur les liens qu’on tisse ou qu’on casse, et sur les blessures de l’enfance qui marquent l’adulte.
Au final, un joli moment, délicat, subtil, qui peut parfois nous ramener à nos propres souvenirs. Pas un chef-d’œuvre, mais un film qui mérite qu’on s’y attarde.
Globalement un bon drame familial touchant sous la forme d'un triptyque.
Les acteurs sont bons, les thématiques familiales universelles sont ici bien retranscrites, et c'est très touchant même si on aurait aimé moins de lassitude et d'ennui.
Les acteurs sont bons, les thématiques familiales universelles sont ici bien retranscrites, et c'est très touchant même si on aurait aimé moins de lassitude et d'ennui.
Du pur Jarmusch. D'une douce langueur enveloppante , tout en retenue et en excentricité. Du beau travail de feignant
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