Trois courts métrages, inégaux en durée et surtout hélas en qualité, dont le seul lien, visible de moi en tout cas, est les relations complexes d'enfants adultes avec leurs parents. Tout en non-dits, en silences (marmoréenne Charlotte Rampling) ou en promenades longuettes dans les rues parisiennes, j'ai quand même fini par m'y ennuyer ferme. Lion d'or à Venise ! C'est à se demander du reste de la sélection !
Nouveau film de Jim Jarmusch, dont j'ai apprécié jusqu'ici les films que j'ai vus (Broken Flower, Paterson, Only lovers left alive et Ghost Dog). Ici, le film est découpé en trois segments, chacun centré sur une relation familiale différente : père/fils et fille, mère/fille et fille, frère/sœur.
La mise en scène est élégante et soignée, comme on pouvait s’y attendre, mais c’est le scénario qui pêche un peu, les trois parties étant assez inégales. Ma préférée reste celle avec Charlotte Rampling, Vicky Krieps et Cate Blanchett – une belle intensité, un vrai mystère, tout en retenue. Puis vient celle avec Tow Waits, Adam Driver et Mayim Bialik, et enfin celle des jumeaux à Paris.
Dans chaque segment, on sent une ambiance lourde, faite de non-dits, de ressentiment, parfois même de gêne. Des éléments récurrents apparaissent : l’eau, des photos d’enfance, une Rolex, des skaters et ce "Robert est ton oncle", qui reviennent comme des motifs flous mais intrigants, seuls liens entre les trois.
Même si le film manque un peu d’émotion et de profondeur pour en faire un grand moment de cinéma, il reste une belle réflexion sur la famille, sur les liens qu’on tisse ou qu’on casse, et sur les blessures de l’enfance qui marquent l’adulte. Au final, un joli moment, délicat, subtil, qui peut parfois nous ramener à nos propres souvenirs. Pas un chef-d’œuvre, mais un film qui mérite qu’on s’y attarde.
Globalement un bon drame familial touchant sous la forme d'un triptyque.
Les acteurs sont bons, les thématiques familiales universelles sont ici bien retranscrites, et c'est très touchant même si on aurait aimé moins de lassitude et d'ennui.
Une Perle signée Jim Jarmusch. Un film qui est très bien réalisé, cadré au millimètre près, pour ça Bravo "l'Artiste". Un long-métrage qui se divise en trois parties. 3 Histoires, 3 Destinations, 3 Problématiques. La première partie "FATHER" on voit un frêre et une soeur rendrent visite à leur père, pour prendre de ses nouvelles, et lors de leur rencontre, ils réalisent qu'ils ne connaissent pas leur propre Géniteur. La deuxième partie "MOTHER" une mère tente annuellement de tisser les liens avec ses deux filles aux tempéraments diamétralement opposés. Le problème c'est que ses filles ne sont plus des enfants, et arriver à l'âge adulte, leurs besoins, leurs aspirations ne sont plus les mêmes. La dernière partie "SISTER/BROTHER" des jumeaux qui ont toujours été très proche se demandent quelle tournure leurs vies va prendre suite à la disparition de leurs parents. La vie nous réserve bien des surprises à un moment donné, le tout, c'est de savoir comment y remédier et continuer à vivre normalement. Un très bon film du réalisateur américain, qui mérite amplement le "Lion d'Or" obtenu à la dernière Mostra de Venise.
je ne juge pas la qualité du film. La note n'est pas une critique. Je n'ai pas aimé, simplement. Pour moi tout est vu dans la bande annonce. je n'ai jamais embarqué dans le film, son rythme. son style. Excellent casting et jeu d'acteurs.
Une expérience formelle déroutante entre malaise et ennui.
Je sors de cette séance assez perplexe. Si le concept de base — explorer la gêne sociale, les non-dits et les dysfonctionnements familiaux à travers trois témoignages — est séduisant, le film souffre d'un sérieux problème de forme.
Un format inadapté ? Le film se présente comme trois blocs distincts, liés uniquement par leur thématique, sans réelle transition fluide. À mon sens, cette proposition aurait été bien plus percutante sous la forme d'une mini-série (type Arte) en trois épisodes. Au cinéma, le montage en segments abrupts interroge sur la pertinence du format long-métrage, d'autant que certains passages (comme les interludes avec les skateurs) restent totalement cryptiques.
L'expérience du malaise partagé. La seule véritable justification de la salle de cinéma ici semble être l'immersion forcée. Le spectateur est contraint de vivre l'ennui et la gêne en temps réel avec les personnages. Chez soi, face à une telle lenteur, le réflexe serait de décrocher ou de se distraire, perdant ainsi l'essence même du projet : nous faire ressentir physiquement ce malaise.
En résumé : Une tentative artistique audacieuse qui sort des sentiers battus, mais qui laisse trop d'interrogations sur sa structure. Un film qui "change", certes, mais dont le dispositif finit par primer sur l'émotion.
Jim Jarmusch n’a rien perdu de sa superbe. Le réalisateur des excellents Ghost Dog, Dead Man ou encore Coffee and Cigarettes propose ici un film, ou plutôt trois courts métrages, autour des liens familiaux. Cette comédie dramatique, à la fois touchante et délicate, se distingue par son intimisme et sa sincérité. Certains reprocheront au film d’être ennuyeux, d’autres iront jusqu’à parler de pathos, mais je ne partage pas ces avis. Le choix de scinder le récit en trois histoires permet au contraire d’avoir une vision d’ensemble plus riche et de mieux comprendre où Jarmusch souhaite nous emmener.
Un film inégal. Un premier volet que je n’ai pas trop vu(je me suis endormi !!!), le deuxième volet vaut par la prestation de Charlotte Ranpling, le troisième sans plus. Donc déçu. Je ne devais pas être le seul dans salle, mes voisins sont parti très rapidement....
Très intéressant film de Jim Jarmusch dont j'avais djà beaucoup apprécié son précédent , "The Dead Don’t Die" , au travers d’un triptyque sur les relations parents-enfants et leur complexité et qui ausculte avec humour et élégance les complexités des relations familiales . Comme on dit , on ne choisit pas ses parents et de fait l'on est bien obligé de composer avec mais le constat du film est terrible : on ne peut véritablement aimer ses parents que morts.