La Syrie en temps de guerre, la traque des opposants, les exécutions, les bombardements incessants… La fuite vers un possible avenir meilleur. Un camp de réfugiés, le passeur, et puis la mer… Tout est tellement proche de la réalité qu’on se croit presque dans un documentaire. Une prise de conscience, une fois de plus, sur le destin des gens qui fuient la guerre et doivent tout quitter pour sauver leur vie et leur famille. Un film éprouvant mais nécessaire.
malgré l'aspect un peu trop mélodramatique et "tire larmes" encore renforcé par une musique omniprésente, les personnages de ce film choral sont attachants et en outre la mise en scène est très efficace. les scènes de guerre les bombardement et la tempête en pleine mer sont extrêmement bien retracée.
"Le Passage" est un film de plus sur les migrants syriens au milieu d’une flopée d’autres films traitant du même sujet ... Il a cependant le mérite de sa structure qui ménage un certain suspense et ainsi un coté thriller. Le film est en effet divisé en quatre parties, correspondant chacun à un personnage : la docteur, le soldat, le passeur et le poète. Doté d’un prologue montrant à la fois la docteur déjà installée à Chicago (une scène dont on se bat le steak) et un intense bombardement à Alep (violent ,nerveux, secoué, éclairage à la torche) Finissant par un épilogue assez banal où l’on découvrira en parallèle le destin de chacun. Une conclusion en forme de cinquième partie autour d’un « capitaine », qui nous bassine avec la nécessité d’un sauvetage de tous ses pauvres hères qui finissent noyés . Pour moi un film assez fourre tout voire trop bateau (ok, je sors....)
Le Passage ne se regarde pas, il se traverse. Brandt Andersen tisse cinq destins comme on tresse une corde au-dessus du vide chacun tenant l'autre, chacun risquant de tout faire basculer. Omar Sy y est bouleversant de noirceur, habité par un rôle qui le dépouille de toute lumière facile ; on ne reconnaît plus l'acteur, seulement l'homme qu'il devient. Il y a dans ce film une force qui ne cherche jamais l'effet, une pudeur, une beauté dans la chute. On en ressort différent et surtout, on n'oublie pas. Un film qui reste pour longtemps.
Vu en avant première Une femme médecin va tout faire pour sauver sa fille. Un film porté par une émotion riche et intense sur un sujet qui ne peut laisser indifférent. On en sort bouleversé...
J’ai eu la chance de voir ce film au festival de DEAUVILLE . Prix du public amplement mérité . Courrez y Un film passionnant, haletant et tellement enrichissant.
Chef d'oeuvre d'émotion et premier grand rôle dramatique pour Omar Sy, à contre-emploi, mais absolument formidable. Rarement un film n'aura saisi l'empreinte émotionnelle des grandes traversées. On reste littéralement accroché à son siège pendant tout le film ! Vu en avant-première à Paris !
Le Passage suit plusieurs destins liés par l'exil dans une narration chorale où médecins soldats passeurs et réfugiés affrontent les mêmes incertitudes. Le film transforme la crise migratoire en expérience sensorielle et émotionnelle. Cette proximité permanente fait disparaître la distance habituelle entre le spectateur et ceux qui cherchent simplement à survivre.
Effroyable ! Nous sommes-là, avec eux. Ces étrangers, ces demandeurs d'asile. Le changement de point de vue apporte quelque chose d'intense, habituellement ça sonne rapidement factice à cause de redondance, ici cela renforce la dramaturgie !
Le film fait le choix d'abandonner le regard extérieur habituellement posé sur les migrations pour placer le spectateur au cœur même de l'itinéraire des exilés. Cette immersion fonctionne parce que chaque personnage possède sa propre perception des événements sans jamais devenir un simple représentant d'une idée ou d'un discours. La médecin lutte pour préserver des vies alors que tout s'effondre autour d'elle. Le soldat avance avec le poids de ses contradictions. Le poète tente de conserver une part de son identité tandis que le passeur évolue dans un espace moral où chaque décision possède un coût humain. Aucun de ces parcours ne domine les autres. Ils se répondent et se complètent jusqu'à composer une fresque collective où la survie devient le seul langage commun.
La tension ne repose pas uniquement sur les dangers physiques. Les attentes interminables les passages clandestins les contrôles et l'incertitude permanente installent un climat psychologique oppressant. Le spectateur partage progressivement cette fatigue mentale où chaque obstacle peut remettre en cause plusieurs jours d'efforts. Cette proximité émotionnelle modifie profondément la perception de la crise migratoire. Les statistiques disparaissent au profit de visages de familles et de choix impossibles. L'exil cesse alors d'être un sujet géopolitique pour devenir une expérience humaine concrète.
Le film interroge également les catégories morales auxquelles le public est habitué. Les personnages refusent les oppositions simples entre héros et bourreaux. Le passeur apparaît capable de gestes profondément discutables tout en demeurant un père attentif. À l'inverse certains personnages admirés pour leur engagement révèlent aussi leurs propres limites. Cette complexité rappelle que les comportements humains évoluent sous la pression de la peur de la guerre et de la nécessité de protéger les siens. Le spectateur est ainsi invité à suspendre ses jugements immédiats pour observer des individus confrontés à des dilemmes auxquels peu de personnes sont réellement préparées.
Cette approche transforme le film en expérience immersive où les émotions circulent d'un personnage à l'autre sans jamais rompre la cohérence du récit. La compassion naît moins des discours que de l'accumulation de situations concrètes. Chaque rencontre influence discrètement la suivante et souligne combien les existences restent liées malgré les frontières. Cette continuité dramatique maintient une tension constante jusqu'aux dernières séquences et laisse une interrogation durable sur la manière dont chacun regarde désormais celles et ceux qui empruntent les routes de l'exil.
Vu en AVP a l’UGC Danton ce film super captivant et impressionnant, avec un Omar Sy à contre-emploi que j’ai trouvé très convaincant. On voit le courage qu’il a fallu à ces gens pour quitter leur pays en guerre vers le chemin de liberté. Comment des destins de différentes personnes qui ne se connaissaient pas vont s’entremêler dans cette aventure qui pousse l’émotion son paroxysme. Pas du tout un film militant mais un film humaniste car le film montre bien que c’est souvent dans des conditions extrêmes que se révèle l’humanité en chacun de nous.
super film tres tres dur mais réaliste. ame sensible s'abstenir. mais cest un film salutaire ...cest une réalité de ce que vivent les migrants spoiler:
Avant première Toulon liberté Un film haletant , pas une seconde d’ennuis sur le sujet brûlant des migrants, très intéressant et un scénario original À vour