Je rattrape finalement ce dernier Cédric Klapisch, présenté à Cannes 2025, qui me donnait très envie sur le papier mais qui me freinait toujours avec sa bande-annonce. Je trouve qu'elle reflète en effet un film cliché avec des personnages qui le sont tout autant. Mais au final, comme beaucoup de spectateurs, je suis tombé sous le charme de cette petite bulle d'air frais ! On y retrouve des thèmes chers au réalisateurs comme le choc des cultures et l'exploration de liens familiaux ou tout simplement entre les gens. Puisqu'ici, on retrouve une trentaine de cousins dont quatre d'entre eux se chargent d'aller vider une maison ayant appartenu à un aïeul commun, Adèle. Et en parallèle de cette histoire, nous suivons la vie d'Adèle (lol) dans les années 1890 qui est elle-même à la recherche de sa mère. Tout d'abord, on pourrait se dire que ça fait énormément de personnages, de surcroit dans deux époques bien distinctes. Et c'est vrai, on a d’abord quatre personnages principaux au présent et trois dans le Paris du 19ème siècle. Mais le film est pourtant très fluide car ces personnages ont tous un but commun : la quête identitaire. Que ce soit de différentes manières mais tous découvrent des secrets familiaux bien enfouis. Et le spectateur prend également plaisir à suivre cette découverte avec notamment les secrets de la maison ensuite directement traduits en images. D'ailleurs, ces changements d'époque sont aussi très fluides, ce n'est jamais brutal, le rythme est à ce niveau-là très bien géré. On a cependant quelques scènes un peu longues. En réalité, le film déborde de naïveté, dans les aventures d'Adèle, de sa mère etc. mais ce n'est jamais mièvre car le tout est très doux, très poétique ; ce n'est jamais grossier. Concernant le casting, je ne les citerai pas tous mais ils sont tous très bons, notamment Cécile de France qui rappelle quelques fois Arielle Dombasle dans ses intonations, excepté Paul Kirscher ; j'ai décidément beaucoup de mal avec son air benêt qu"il semble afficher en permanence. "La Venue de l'avenir" est donc du Klapisch tout craché : vivant, dynamique, "dramétique" mais en même temps doux et touchant avec une légère touche de naïveté.