L'art est un mensonge qui permet d'atteindre le vérité. Allons vivre en utopie impressionniste chez Klapisch, qui filme comme personne le Paris d'hier comme d'aujourd'hui et même de demain, en miroir avec Peut-être. Il magnifie ses acteurs et actrices avec une telle maîtrise de la lumière et des prises de vues. Ça fait du bien, pourquoi s'en priver?
La première demi heure est très déconcertante. La superposition du passé et du présent demande une certaine vigilance. Une fois ces difficultés assimilées, ce film nous emporte dans une fresque émotionnelle extrêmement touchante. Klapish réussi encore un coup de maître
Très honnêtement, je n’ai pas compris où le film voulait en venir. À vouloir jouer sur plusieurs tableaux (au niveau chronologique), ça m’a complètement perdu. Le film reste trop en surface sur ses histoires, je trouve. Puis, parfois, ça se lance dans des délires à la sauce rite chamanique et à partir de là, je suis sorti psychologiquement du film et ensuite Macaigne qui veut probablement se faire sa cousine ??? D’accord…. En fait, le film est assez lourdingue parfois en jouant sur les parallèles passé/présent et des jeux de mots bien ringards (am stam gram, pour parler d’insta…. mouais il y a encore des gens qui font ce genre de blagues en 2025)
Je m’attendais plus à une narration du type Sur la route de Madison de Clint Eastwood et bien ce n’est pas le cas et dans le film de Klapisch je ne comprends pas très bien quel est le point de vue, ou du moins le narrateur dans la partie XIXe - XXe siècle.
Pas emballé également par les personnages. Aucun attachement, parfois caricaturaux, la direction d’acteurs n’est pas fameuse. Même Vincent Macaigne ppeut paraître bizarre, enfin je n’ai pas trouvé son jeu très naturel on dirait que chacun de ces gestes sont prémédités. Mais petit caméo sympa de Klapisch et super moustache de Paul Kircher !
Par contre, j’ai trouvé la photo assez soigné, même si les effets visuels notamment sur le vieux Paris qui font trop ”effet visuels”, pas très naturel.
Bref, je n’ai pas très envie de défoncer le film, le visionnage aura été pénible même si je sens que je vais faire parti des rares personnes à ne pas aimer, dommage et désolé Mr Klapisch.
Ce film est émouvant car il nous propose des allers retours entre le Monde du 19e siècle et notre monde moderne. C'est très bien fait, dans la mesure ou on revit le Paris du début du siècle où Montparnasse était encore entouré de champs. On assiste aussi, médusé, à la naissance du mouvement impressionniste. Aucune société ne sait où elle va, si elle ne sait pas d'où elle vient. Ce film nous remet sur les traces de notre Histoire. Suzanne Lindon est sublime !
Il y a quelque chose de désarmant dans le cinéma de Cédric Klapisch : une candeur qui ne devient jamais lourde, servie par une foi immense dans le pouvoir du cinéma.
Dans cette improbable histoire qui mêle préoccupations contemporaines et plongée rétro dans le XIXème siècle , il y a une réflexion diffuse, qui ne fournit pas la matière première du film : il s'agit d'un questionnement autour de la modernité, articulé autour de la permanence des sentiments.
Adèle se confronte en effet aux innovations de son temps (la photographie, l'impressionnisme), comme ses très lointains descendants (réseaux sociaux, solitude), mais trouve sa vérité en aimant, comme d'ailleurs le feront les lointains cousins du XXIème siècle. Dans le cinéma de Klapisch, il est finalement toujours question de liens.
Le film serait donc seulement une fantaisie kitsch vaguement sentimentale si le talent de Klapisch ne parvenait à la sublimer par des parallèles charmants et un montage parfois vertigineux. On prend au final un plaisir certain à suivre les évolutions d'un casting cinq étoiles, dans lequel j'ai envie de distinguer Suzanne Lindon, parfaitement à l'aise dans le rôle d'une jeune fille mal à l'aise, Cécile de France méconnaissable et un Paul Kircher qui me convainc ici totalement pour la première fois de sa jeune carrière.
les films de Cedric Klapish,j’y vais les yeux fermés. Une fois de plus,je ne suis pas déçu. Un scénario original, les allez venues entre les deux époques s’enchainent sans cassure. Dans cette époque terrible, merci de nous donner deux heures de bien veillance et d’amour .
Il y a beaucoup de raisons d'aimer ce film, dont je résumerais ainsi le thème principal : le décor (Paris en l'occurrence) change, mais les humains qui peuplent ce décor, et qui le font vivre et changer, ne changent pas, ils ont les mêmes désirs, les mêmes doutes, les mêmes joies, les mêmes tristesses, les mêmes histoires d'amour ... Le personnage joué (parfaitement) par Vincent Macaigne, sympathique écolo hurluberlu mais en fait pas si hurluberlu que ça, apporte au film de la légèreté et de la profondeur. Les images de Paris XIXème (siècle) sont certes parfois un peu kitsch, mais souvent très belles. Suzanne Lindon incarne à la perfection son personnage de jeune femme simple et naïve, et forte et audacieuse en même temps. Et la performance sublimement merveilleuse et ensorceleuse de la chanteuse Pomme, qui réussit presque (bravo et merci à elle et à Klapisch) à "déclichiser" le cliché, ou au moins à le faire oublier, et qui justifierait presque à elle seule d'aller voir le film .... C'est suffisant pour compenser les petites faiblesses de l'ensemble : un parallélisme passé-présent souligné un peu lourdement parfois, un Paris un peu trop idéalisé et carte-postalisé, un peu trop de mièvrerie. Au total, un très bon moment (et de la bonne musique).
Je rattrape finalement ce dernier Cédric Klapisch, présenté à Cannes 2025, qui me donnait très envie sur le papier mais qui me freinait toujours avec sa bande-annonce. Je trouve qu'elle reflète en effet un film cliché avec des personnages qui le sont tout autant. Mais au final, comme beaucoup de spectateurs, je suis tombé sous le charme de cette petite bulle d'air frais ! On y retrouve des thèmes chers au réalisateurs comme le choc des cultures et l'exploration de liens familiaux ou tout simplement entre les gens. Puisqu'ici, on retrouve une trentaine de cousins dont quatre d'entre eux se chargent d'aller vider une maison ayant appartenu à un aïeul commun, Adèle. Et en parallèle de cette histoire, nous suivons la vie d'Adèle (lol) dans les années 1890 qui est elle-même à la recherche de sa mère. Tout d'abord, on pourrait se dire que ça fait énormément de personnages, de surcroit dans deux époques bien distinctes. Et c'est vrai, on a d’abord quatre personnages principaux au présent et trois dans le Paris du 19ème siècle. Mais le film est pourtant très fluide car ces personnages ont tous un but commun : la quête identitaire. Que ce soit de différentes manières mais tous découvrent des secrets familiaux bien enfouis. Et le spectateur prend également plaisir à suivre cette découverte avec notamment les secrets de la maison ensuite directement traduits en images. D'ailleurs, ces changements d'époque sont aussi très fluides, ce n'est jamais brutal, le rythme est à ce niveau-là très bien géré. On a cependant quelques scènes un peu longues. En réalité, le film déborde de naïveté, dans les aventures d'Adèle, de sa mère etc. mais ce n'est jamais mièvre car le tout est très doux, très poétique ; ce n'est jamais grossier. Concernant le casting, je ne les citerai pas tous mais ils sont tous très bons, notamment Cécile de France qui rappelle quelques fois Arielle Dombasle dans ses intonations, excepté Paul Kirscher ; j'ai décidément beaucoup de mal avec son air benêt qu"il semble afficher en permanence. "La Venue de l'avenir" est donc du Klapisch tout craché : vivant, dynamique, "dramétique" mais en même temps doux et touchant avec une légère touche de naïveté.
Pas vraiment enthousiaste ! Certes les acteurs sont jeunes et sympathiques mais cela ne suffit pas . Déroulement un peu lourd de l’intrigue et un manque d’enthousiasme ce qui rend le film peu passionnant .
Les liens transgenerationnels sont explorés d'une très belle manière. On aime les acteurs, les musiques, la genèse de l'impressionnisme. Du grand Klapish !