Cervantes avant Don Quichotte
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48 critiques spectateurs

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Giu Ghica
Giu Ghica

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2025
Cervantès avant Don Quichotte - quand l’Histoire fait les yeux doux à la Séduction

Alejandro Amenábar est de retour.
Oui, lui, l’homme qui avait transformé Lettres à Franco en un pensum très sérieux, revient cette fois avec une proposition à la fois plus ludique et franchement plus torride.
Cervantès avant Don Quichotte : un biopic qui n’en est pas vraiment un, mais qui a compris une chose essentielle au cinéma — parfois, il suffit d’un regard bien filmé pour mettre le feu à l’écran.
Le pitch ?
spoiler: En 1575, Miguel de Cervantès, encore inconnu mais déjà génial, est kidnappé par le sultan d’Alger. Plutôt que de se morfondre, il invente des histoires tous les jours comme d’autres feraient des stories Instagram. Ses codétenus en redemandent, et même son geôlier finit par succomber.

Et là, on entre dans le vrai sujet du film : la séduction comme arme absolue, qui transcende les murs, les dogmes, les genres et, soyons honnêtes, les chemises largement ouvertes.
Mais ce qui dynamite tout, c’est la rencontre entre deux acteurs incandescents : Julio Peña Fernández en Cervantès, ingénieux, passionné, qui joue sur l’ambiguïté de chaque geste, chaque sourire — et surtout Alessandro Borghi, sublime Hassan Veneziano.
Attention, on ne parle pas ici de simple performance d’acteur : Borghi dévore littéralement l’écran, avec cette aura de Vénitien devenu Pacha, mélange de dureté, de sensualité et d’autorité.
À chaque apparition, c’est simple : on a envie de jeter nos clés de chasteté dans la Méditerranée.
Amenábar ose ce que trop de biopics n’assument jamais : la possibilité d’un désir homoérotique, d’une romance clandestine entre bourreau et prisonnier.
Est-ce vrai ?
Est-ce fantasmé ?
On s’en fiche presque, car ce que le film réussit, c’est cette alchimie enflammée, cette tension où chaque mot devient une caresse, chaque menace un prélude.
Oui, il y a des scènes de violence, des tentatives d’évasion, des récits qui annoncent déjà Don Quichotte.
Mais la vérité, c’est qu’on sort de la salle en se souvenant surtout d’une chose : Alessandro Borghi, torche vivante, geôlier irrésistible, qui fait du désir un territoire sans frontière.
Et Julio Peña, qui se jette dans ce brasier avec la passion d’un homme qui sait que l’Histoire sera écrite autant par ses mots que par ses frissons.
El Cautivo — c’est son titre original — n’est donc pas un biopic sage, mais un roman filmé, fougueux, sensuel, un peu impertinent.
Bref, exactement ce qu’on espérait : Amenábar a retrouvé ses tripes, Cervantès son panache, et Borghi… Borghi a définitivement trouvé le moyen de nous capturer sans rançon.
Fatiha Talahite
Fatiha Talahite

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 octobre 2025
Contrairement à ce qui est présenté dans les médias, ce film n'est nullement fidèle aux faits historiques. D'ailleurs, cela aurait été difficile, car s'il y a bien un consensus parmi la pléthore d'historiens qui se sont penchés sur le sujet, c'est pour reconnaitre que "la vie de Cervantès reste noyée dans un brouillard de fantasmes et d'hypothèses". Et de fait, ce film est plus construit sur des fantasmes que sur des faits historiques avérés. Le scenario, les décors, les costumes, le jeu des acteurs, etc. reproduisent des clichés orientalistes. Ainsi, le Dey d'Alger, nommé de façon incorrecte "sultan", renvoie une image caricaturale du "despote oriental". En même temps, ce film sacrifie aux incontournables thèmes cultes à la mode aujourd'hui, en inventant un Dey "gay" et une princesse qui veut fuir avec le prisonnier espagnol. C'est une fiction très éloignée de ce que l'on connait de la réalité de l'époque.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 332 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2025
Je me rappelle vaguement de la lecture du livre Don Quichotte pendant mes cours d'espagnol... Et c'est tout 
C'est le côté historique qui m'a donné envie de réserver ma séance et j'ai été agréablement surprise par la tournure que prenait l'histoire.

On est totalement immergé dans cette époque avec la reconstruction d'Alger.

Quelle est la réalité de la fiction : c'est là toute la force de ce film ! Il mêle avec justesse la vie de Cervantès avec quelques pointes de fantaisie.
Cette frontière fine permet de maintenir l'attention et de susciter la curiosité.

J'ai aimé le fait que l'art puisse permettre de franchir les frontières entre bourreaux et prisonniers, qu'au final ce soit l'humain qui prime !
C'est un film qui m'a fait passer un bon moment mais surtout qui m'a donné envie de mieux connaître cet artiste!
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2025
Le dernier opus de Alejandro Amenábar s’élance en 1575, dans les geôles d’Alger où le jeune Miguel de Cervantes devient captive, raconteur et joueur d’histoires. À travers ce tableau, Amenábar explore la façon dont un artiste œuvre à partir de sa vie : comment l’homme et son vécu s’inscrivent dans la fiction, comment l’écriture se nourrit de l’intime. En parallèle se dessine une quête de liberté (qu'elle soit corporelle, sensuelle, et spirituelle) portée par la tension entre deux figures fortes, incarnées par les séduisants Julio Peña et Alessandro Borghi. Le décor historique est soigné, l’ambiance sensuelle, mais la force véritable réside dans ce va-et-vient entre contrôle et abandon, récit et vie vécue. Une fresque intrigante, exigeante, qui tranche avec les biopics classiques, tout en restant un ton en-dessous de la flamboyance que l’on espérait.
Philippe V
Philippe V

3 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Je m'attendais à une biographie épique et à la gloire de l'auteur , or on assiste à un film un peu kitch et incontestablement queer . J'ai adoré ,ce qui malheureusement ne semble pas le cas de tous. C'est vrai que religions , hommes de pouvoir et autres dominants ou détenteurs de morale en prennent pour leur grade . Superbe
NathalieTbct
NathalieTbct

12 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Une belle fresque historique dont j'ai aimé chaque détail. Ce jeune captif du pacha d'Alger en 1575 trouve son salut dans son talent de conteur, auprès de ses compagnons d'infortune puis auprès du pacha. Entre attraction et peur, entre orient et occident, entre pouvoir des armes et pouvoir des mots, entre luxe - volupté et farouche volonté de liberté, il nous embarque dans son voyage multiple. Futur auteur de Don Quichotte, il nous fait découvrir ce qui a forgé cet avenir.
ac44
ac44

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 octobre 2025
Quelle déception, un quasi huis clos, baigné dans le soi-disant erotisme homosexuel et la réligion, et la violence gratuite du tyran pour se faire respecter de ses pairs (cas classique en terme politique). La vision du réalisateuir sur ce focus timing est trop étriquée pour nous intéresser... la seule idée (non originale) est de scénariser à l'écran des histoires montées de toute pièce...comme un parallèle...pas assez prenant pour nous faire sortir d'une torpeur d'ennui.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 octobre 2025
Le film, qui couvre la période de détention de Cervantes à Alger, relève du film d’aventures, mais avec seulement les côtés négatifs du genre. On assiste à succession de faits qui semblent construits comme un (médiocre) feuilleton du 19ème siècle, avec nombreux clichés et recherche d’esbrouffe, sans cohérence, ni narrative, ni psychologique, ni thématique. L’esthétique de carte postale et les facilités utilisées complètent le tableau. Un divertissement trop long et de très faible intérêt, inexplicablement différent et en deçà des films précédents du cinéaste (du moins des trois que j’ai vu).
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
J'ai bien aimé cette histoire Miguel de Cervantès qui date des années 1500 retenu prisonnier il invente chaque jour des récits qui fascinent tour à tour ses codétenus et le sultan je me suis pas ennuyé une seconde je trouve cette histoire mérite d'être connu.
EB9
EB9

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2025
J'ai tout simplement été emporté comme dans un rêve dans ce chatoiement d'images, cette fantasmagorie baroque beaucoup plus fine qu'il n'y parait où la faiblesse du "captif" chétif et manchot Cervantès finit par devenir sa force incandescente. Le pouvoir du verbe pour réveiller l'amour.
Arno M.
Arno M.

12 abonnés 333 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2025
En 1575, Miguel de Cervantès est capturé par le sultan d’Alger. Retenu prisonnier, Cervantès invente chaque jour des récits d’aventures qui fascinent tour à tour ses codétenus et le sultan.
Inspiré des années de captivité du géant de la littérature Espagnol d’où le titre original El captivo, le film est assez inégal

La photographie est belle,trop même par moment transformant le Alger médiéval en palais des 1001 nuits.
Pour le scénario, c’est plus compliqué. Cela débute comme un drame historique/ film d’aventure. Et on pensait en apprendre un peu plus sur la vie de Cervantes. Malheureusement en plus de la longueur du récit, on glisse vers la genre homo-erotique.
Hans von K.
Hans von K.

6 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 octobre 2025
Après un début prometteur, le film s'enlise et ne retrouve qu'épisodiquement de l'intérêt. La faute sans doute à une durée excessive, des enjeux pas toujours clairs et un huis clos mal exploité. Dommage.
Sergio H
Sergio H

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2025
Surpris par les critiques négatives des soi-disant « critiques », le nouveau film d’Amenábar sur Cervantès m’a paru une œuvre sensible et visuellement magnifique. Plein de fantaisie mais fondé sur des faits bien réels, il explore avec subtilité la psychologie du créateur plutôt que le grand spectacle historique. Dans sa retenue et sa profondeur, il y a une modernité désarmante. Un voyage à savourer doucement.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2025
J’avais beaucoup d’expectatives et c’est pour cela que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire au début, mais petit à petit on s’introduit dans une époque apparemment si lointaine mais réellement plus proche que l’on imagine, avec les mêmes misères, le même sens de l’humour, les mêmes sentiments… qu’aujourd’hui. L’histoire a quelques rebondissements que je ne vais pas dévoiler ici, mais qui donnent du « piquant » et d’humour…
Amenabar a fait ici un travaille de recherche historico-littéraire remarquable paraît-il et ça se ressent.
Les acteurs (tous) sont aussi très bons et notamment Fernando Tejero (padre Blanco de Paz) Miguel Rellan (Antonio de Sosa) et bien sûr Julio Peña (Miguel de Cervantes) entre autres…
Un intéressant trait historique sur l’un des plus grands écrivants de tous les temps et son contexte historique et d’une partie peu connue de sa vie…
Juliette
Juliette

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2025
Un très bon film historique, qui mets en lumière les travers de Cervantès mais d'une belle manière. L'histoire est touchante, spoiler: l'histoire entre Cervantès et Hassan m'a touchée, ( je voulais qu'ils restent j'avais trop la vision , svp ) 落

De plus les acteurs sont très bons.
Aucunement de l'ennuie à été ressenti. Bravo pour cette masterclass
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