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4,0
Publiée le 15 mars 2025
THE LAST SHOWGIRL - Gia Coppola | ⭐ 8/10
Ce film, très imparfait, parvient pourtant à toucher et c'est avec beaucoup de tendresse que l'on suit le destin de cette femme d'âge mûr, meneuse de revue, pour qui tout s'arrête du jour au lendemain.
La réalisation présente de nombreux tics propres aux films indépendants US, type Festival Sundance : cadrages instables, gros plans, mises au point hasardeuses, grain d'image particulier...
Mais le film de la petite fille de Francis Ford Coppola a surtout le mérite de mettre en avant une Pamela Anderson surprenante, incarnant à merveille cette femme s'accrochant à ses rêves, aux dépends des relations avec ses proches, et avec sa fille notamment.
Une femme qui aura été prête à tous les sacrifices pour faire sa place et sa carrière dans une revue, aussi médiocre soit-elle, du moment qu'elle lui permettait de vivre son rêve de show, de strass et de paillettes. Un personnage complexe, d'apparence égoïste, mais surtout très naïf, qui malgré des choix de vie discutables, aura toujours eu à coeur de bien faire.
Et c'est ce regard, rempli de tendresse et d'empathie, que porte la réalisatrice sur ses personnages qui rend le film si attachant.
Si la présence de Pamela Anderson fascine et attise la curiosité, dans un rôle qui fait nécessairement écho à sa propre carrière par sa critique du jeunisme et des diktats de la beauté dans un monde du spectacle impitoyable, les seconds rôles ne sont pas en reste et ceux joués avec beaucoup de vie et de sensibilité par Jamie Lee Curtis et Dave Bautista sont particulièrement bien caractérisés.
Après The Substance et le retour en grâce de Demi Moore, The Last Showgirl permet une nouvelle fois d'interroger la question de l'invisibilisation des femmes passé un certain âge et de remettre sur le devant de la scène une actrice injustement malmenée tout au long de sa carrière.
D'emblée on constate que la réalisatrice a opté pour un grain d'image prononcé qui permet de "vieillir" l'image, qui accentue l'effet naturaliste et surtout qui permet d'atténuer les effets bling bling inhérent habituellement aux show à la mode Las Vegas. Ainsi l'immersion en quasi docu-fiction place le film dans la lignée du magnifique film "The Wrestler" (2009) mais en mode cabaret. La première scène est une mise en abyme qui installe aussitôt la thématique principale du film, à savoir la place des femmes quand l'âge les pousse vers une retraite vécue comme une injustice. On est alors happé par une Pamela Anderson bluffante dans un rôle qui ne peut que renvoyer à sa propre carrière. Par là même, si Pamela Anderson signe une performance qui signe le sommet d'une carrière qui était depuis des années celle d'une has been. Par contre d'autres passages prennent des chemins faciles et/ou sont moins probants... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Un drame humaine subtil et touchant, et de magnifiques portraits de femmes en marge du monde dont les paillettes restent des rêves illusoires. Un joli moment. Site : Selenie.fr
Après 30 ans à danser dans le même spectacle, Shelly se retrouve désemparé, et peine à retrouver du boulot dans une industrie qui a évolué et qui surtout ne lui correspond plus du tout. Si le pitch est assez intéressant bien que mainte fois déjà porté à l'écran, The last showgirl est bien moue et surtout ne raconte pas grand-chose, le personnage passe plus de temps à se plaindre et à reporter la faute sur les autres que de réellement essayer de s'en sortir et surtout d'ouvrir les yeux, sur l'évolution du monde du spectacle. Le jeux de Pamela Anderson laisse franchement à désirer, le parallèle aurait été peut-être été plus intéressant en en faisant une star du petit écran sur le déclin, ou tout simplement si une actrice d'un autre standing avait tenue ce rôle. Malgré ça courte durée sa ce traîne, et c'est pas très intéressant.
Sympa de revoir Pamela Anderson, qui arrive à nous convaincre qu'elle est une bonne actrice touchante, et captivante. On sent l'écho dans l'histoire à sa vie. Elle aurait pu briller dans de bons films, dirigés par de meilleurs réal.
Voir des danseuses sur le retour se trémousser grimées dans une réalisation molle tient du supplice. Un film que rien sauve, surtout pas son esthétique
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + the last showgirl" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Vieillir, c’est une danse. Une de ces danses où l’on se rend compte, trop tard, qu’on ne connaît plus les pas. The Last Showgirl, sous la caméra douce-amère de Gia Coppola, ne parle pas seulement d’une meneuse de revue sur le déclin. Il parle de nous tous, du temps qui file et des projecteurs qui finissent toujours par s’éteindre.
Et qui mieux que Pamela Anderson pour incarner cette réalité ? On l’attendait figée dans un mythe, elle répond avec un jeu fragile, pudique, loin des strass et des clichés. Son Shelly n’est pas seulement une femme qui voit son rêve se briser : c’est une battante qui cherche désespérément une issue de secours dans un couloir sans fin.
Gia Coppola filme tout cela avec une élégance feutrée. Des plans serrés, une photographie saturée de néons fatigués, un silence pesant qui en dit plus que mille dialogues. À travers Shelly, c’est tout un monde de spectacle qui s’efface, remplacé par des écrans tactiles et des tendances TikTok. On ressent une vraie tendresse dans cette mise en scène, une attention particulière aux détails du quotidien : le maquillage qui s’effrite, les talons qui résonnent dans un couloir vide, les souvenirs d’une gloire passée accrochés comme des trophées fanés.
Le casting autour d’elle est au diapason. Jamie Lee Curtis, impériale, campe une ancienne collègue dont le regard en dit long sur ce que signifie vieillir dans cette industrie. Dave Bautista surprend en ancien partenaire de scène, mélange de douceur et de regrets. Billie Lourd, elle, joue la fille distante, celle qui n’a jamais vraiment compris cette mère qui brillait trop fort pour être proche.
Si The Last Showgirl a un défaut, c’est peut-être son rythme. Des scènes étirées, parfois redondantes, comme une chanson qu’on répète trop souvent. Mais est-ce vraiment un défaut ? Ce flottement, cette lenteur, ça fait partie du propos. Vieillir, c’est attendre. Attendre que quelque chose change. Ou que plus rien ne change jamais.
Au final, Coppola livre un drame mélancolique et sensible, porté par une Pamela Anderson qui explose là où on ne l’attendait pas. Le dernier show est peut-être fini, mais il reste une trace, une empreinte, quelque chose de vrai.
Mauvaise expérience. Caméra floue, échanges stériles, acting faiblard malgré le casting. Un ennui terrible m'est survenue et jamais le film n'a su me montrer quelques choses de bien.
Le choc. Pamela ne sait absolument pas jouer la comédie. Une cata. Incroyable. Le choc. Coppola ne sait absolument pas filmer. Jamais vu autant d'images floues. Le choc. Jamie Lee te voir dans cet état j'ai beaucoup souffert. Quelle cruauté. Sinon bon film sur la retraite aux U.S.A
L'histoire d'une femme qui n'a pas envie que son show s'arrête, et sa vie avec... Il y a beaucoup de sensibilité qui se dégage autour du premier film de Gia Coppola. Elle a su filmer les visages de ses héroïnes au plus près, avec un grain de photo fait pour faire sortir les défauts, aussi bien que les lumières ensoleillées de L.A. Il y a une vraie atmosphère autour de cette femme qui aime le spectacle , et défendue avec beaucoup de talent par Pamela Anderson, et sa voie fluette dans un corps trop sexy. Gia Coppola filme le show à la toute fin pour montrer que c'est bien les coulisses qui l'intéresse. Il y a pas mal d'humour mais c'est les thèmes de l'âge et de la dureté de la société qui ressort
Shelly, la cinquantaine bien entamée, danse depuis des années dans le même spectacle sur le Strand de Las Vegas. Passé de mode, il va s’arrêter laissant Kelly seule face à ses échecs : professionnel, familial, sentimental.
Il y a une quinze d’années, Darren Aronofsky donnait à la carrière de Mickey Rourke un second souffle en le filmant à nu dans "The Wrestler", le visage défiguré par la chirurgie esthétique, le corps épuisé par les médicaments et l’alcool, et en faisant au passage une peinture sans concession du monde du catch et de ses coulisses.
C’est à la lettre la même recette qu’applique Gia Coppola, petite-fille de…, avec Pamela Anderson, sex-symbol mamelue et peroxydée d’"Alerte à Malibu" au monokini rouge devenu iconique. "The Last Showgirl" la filme sans concession et sans maquillage, à 57 ans, le visage et les mains ravinés de rides.
L’arrêt de la revue où elle a dansé quasiment tous les soirs pendant des dizaines d’années la laisse désemparée. Elle se présente vainement à une audition ; mais l’humiliation reçue lui montre qu’elle ne retrouvera jamais un travail de danseur. Elle n’a pas gagné grand-chose, a épargné moins encore et vit en colocation avec quelques collègues. Plus jeune, elle avait sacrifié à sa carrière l’éducation de sa fille et peine à renouer avec elle une relation dégradée. Le père de l’enfant, dont l’identité ne lui a jamais été révélée, est le régisseur, plein d’empathie, de son show : mais l’espoir un temps caressé de reprendre cette relation est vite déçu.
On aurait mauvaise grâce de dire que le film ne touche pas juste dans son portrait doux-amer d’une femme à bout de souffle. Mais il emprunte des chemins trop balisés pour surprendre. Et ce n’est pas ses lumières diffractées qui lui confèrent une modernité qu’il n’a pas.
"The Last Showgirl" aura-t-il sur la carrière de Pamela Anderson le même effet que "The Wrestler" sur celle de Mickey Rourke ? On le lui souhaite même si la vérité oblige à dire qu’elle n’a jamais été une aussi grande actrice que lui.
Une fois n' est pas coutume, en général les comédies ou films ayant pour objet ou toile de fond, de la danse sous toutes ses formes, bénéficient d'une forme de bienveillance auprès de moi. Mais cette réalisation de Gia Coppola ( sa petite fille ! ) me fait mentir cette fois-ci dans une comédie tellement pauvre et d' une qualité photo bien relative. Voir une légende "Pamela Anderson" dans le rôle de Shelly, si fatiguée et ridée, en si grande difficulté pour s' accrocher à une carrière de danseuse professionnelle, n' est guère appétissant ! Ajoutant à cela le conflit "mère-fille" très torturé, la mise en scène ressort très compliquée, peu fluide et fouillis. D' ailleurs les images sont floues, comme pour souligner la si grande difficulté de rester "danseuse" ou meneuse de revue, dans un Las Vegas, implacable, ne laissant aucun sursis aux femmes avançant en age. Mais pas qu' à Las Vegas.... Ce rôle pleurnichant, virevoltant, ambiguë est finalement fatiguant et éprouvant à suivre. Un film déprimant voire consternant... A fuir..... !!**
Pamela Anderson est excellente dans ce rôle de vedette vieillissante d'un show has been. Film qui parle de la difficulté des femmes qui jouent sur leur physique de continuer à plaire avec l'âge. Après même si c'est bien joué et plutôt bien réalisé il manque le petit truc qui en ferait un truc bon film, on reste un peu sur sa faim peut-être parce qu'on a dû mal à avoir de l'empathie pour elle.
Vu à Los Angeles en Janvier, le film à une belle esthétique avec de bons acteurs, seulement le scénario manque cruellement d'évolution et surtout de backstory pour nourrir les personnages et leur donner plus de profondeur. Une belle promesse inaboutie.
Récit poétique et humain émouvant, COPPOLA fait de la quête de rédemption de cet ange de Vegas déchu, une belle aventure, parfois très convenu, parfois trop simple dans ses thématiques, mais qu'ANDERSON emmène avec un brio indéniable
Avec "The Last Showgirl", Gia Coppola offre à Pamela Anderson un grand retour dans les salles de cinéma. Ce drame introspectif explore la fin de carrière d'une danseuse de Las Vegas de 57 ans. L'actrice offre une performance nuancée et émouvante. Bien que le film présente de nombreuses faiblesses, il mérite d'être vu pour sa sensibilité et sa réflexion sur la fin d'une époque.